Auteur : Anfalmyr

C'est moi que tu entends en début et en fin de podcast. Entre les deux y'a pas grand chose d'intéressant, mais des fois je fais "ah oui" ou "hum hum". En gros, c'est moi l'animateur de La Caz' Retro

Pour cette première rétro de 2019, j’avais envie de profiter de la sortie toute récente de notre podcast consacré à Soul Reaver, pour poser quelques questions à Raphaël Lucas, auteur du livre « Legacy of Kain – entre deux mondes » à paraître chez Third Editions le mois prochain.  Un complément à notre podcast dans lequel Raphaël va pouvoir apporter son analyse sur certaines interrogations qu’on a pu se poser pendant l’émission.  Historien de formation, vous avez probablement déjà lu la plume de Raphaël Lucas puisque le monsieur est assez prolifique dans le milieu du jeu vidéo. Auteur notamment de « L’histoire du RPG – passés, présents et futurs » aux éditions Pix’nLove, ou de « La légende Final Fantasy I-II-III » chez Third, Raphaël est également un habitué des magazines puisqu’il a officié pour Joypad, Joystick PlayStation Magazine, ou Consoles + . Aujourd’hui vous pouvez toujours le lire dans des publications comme Jeux Vidéo Magazine ou The Game.

Petit Warning pour ceux qui nous suivent, cet échange peut comporter quelques mini-spoilers sur le contenu de notre podcast, ainsi que quelques spoilers (affichés) sur le scénario de la série. Maintenant que vous êtes prévenus, bonne lecture!

Encore merci à Raphaël et à Mehdi pour leur disponibilité, j’vous kiffe.

 

 

Anfalmyr : Peux-tu nous parler de la genèse du projet? 

Raphael: Cela s’est fait très simplement : avec Nico et Mehdi de Third Editions, on venait de boucler FF I-II-III, et j’avais envie de me lancer dans un autre ouvrage. Je leur ai proposé plusieurs possibilités, comme un bouquin sur les Baldur’s Gate (mais qui était déjà en cours d’écriture) ou plus largement sur l’Infinity Engine de BioWare. Ça aurait fait une suite intéressante à mon Histoire du RPG chez Pix’n Love qu’ils avaient déjà publiée, ainsi qu’à un article sur l’excellent Planescape : Torment que j’avais rédigé pour le mook de Third, Level Up. On a échangé autour d’autres idées, et principalement de séries cultes sur PSone. Et j’ai amené Legacy ok Kain sur la table. S’ils sont aussi fans et y avaient déjà pensé, ils n’étaient pas sûrs de la portée, de l’aura de la franchise aujourd’hui, mais après quelques mails échangés, où je leur assurais que ce serait « génial ! », on a signé le contrat. Et voilà !

A: Après avoir écrit sur Bioshock ou Final Fantasy, tu t’attaques à Legacy of Kain. Quel passif avais-tu avec la série en tant que joueur ?

R: Mon passif avec LoK ? Ainsi que je l’explique dans l’ouvrage, ma rencontre avec Blood Omen a été fortuite, un accident. Un heureux accident… A contrario, et bien plus qu’un Metal Gear Solid à l’époque, Soul Reaver est le titre que j’ai sans doute le plus suivi dans la presse, notamment via les articles de Joypad (Rahan signe d’ailleurs la préface de l’ouvrage). Si bien que je l’ai acheté le jour de la sortie et l’ai dévoré dans la semaine. J’ai ensuite suivi toute la série, Blood Omen 2, SR2 et Defiance, même si la lassitude a fini par l’emporter. Quelque chose – l’émerveillement ?- s’était perdu en cours de route. A mon sens, ce qui était novateur en termes de narration, de moteur graphique, d’esthétique, avec Soul Reaver s’est noyé dans toute la production PS2…

A: La série Legacy of Kain est une mine d’or à analyser, entre les coulisses de développement, le scénario, les avancées technologiques ou la richesse artistique déployée, on peut vite ne plus savoir où donner de la tête. As-tu orienté ton travail sur le livre vers une branche plus qu’une autre? Ou doit-on s’attendre à une énorme bible?

R: Alors, non, ce n’est pas une bible. Je ne suis pas fan de l’exercice, que ce soit en tant qu’auteur ou que lecteur. Si c’est pour ressortir des fiches wiki… J’ai préféré suivre le canevas habituel de Third : making of, monde/histoire, interprétation, tout en me laissant beaucoup de libertés, notamment sur l’écriture. Par exemple, la dernière partie laisse s’exprimer des développeurs, des universitaires, des journalistes spécialisés qui s’intéressent à la figure du vampire, dans et hors du jeu vidéo, ainsi qu’à l’image du monstre dans le jeu vidéo. Et je relie le tout à LoK qui à la fois fait partie de ces mouvances/tendances, et s’en détache par ses thématiques propres. On avait aussi des idées pour la maquette, certaines sont passées… d’autres non. Plus largement, le ton est beaucoup plus libre que dans mes précédents ouvrages, plus proche de ma manière d’écrire dans le magazine The Game par exemple. Et puis, c’est surtout un ouvrage très personnel. J’y injecte un peu (certains penseront sans doute trop ?) de mon rapport au jeu vidéo, à LoK, et notamment en introduction de parties. Enfin la créature de Frankenstein constitue une sorte de fil rouge durant tout l’ouvrage… Ca tombe bien, c’était l’anniversaire de sa première édition en janvier dernier !

J’ai tenté d’avoir de nombreux développeurs, programmeurs de la franchise en interview, mais on m’a rapidement expliqué qu’il y avait une omerta sur la franchise, un NDA qui empêchait les développeurs d’en parler… Certains ont accepté de discuter de LoK, mais sans que je puisse les citer directement. Une lecture attentive de l’ouvrage devrait vous permettre de déceler les passages qui proviennent de ces interviews « officieuses ». Donc, j’ai dû me rabattre sur les interviews existantes pour le making-of. Et il y en a déjà suffisamment.

A: Dans notre émission nous sommes revenus très brièvement sur le cas Silicon Knights, en expliquant que les développeurs de Blood Omen étaient tout sauf contents de voir Crystal Dynamics s’approprier leur série; tu partages ce point de vue? Qu’as-tu retenu de ce « passage de témoin » entre les deux studios?

R: « Passage de témoin »…  Je dirais surtout qu’il y a eu appropriation, presque vol. Denis Dyack a eu des mots très forts contre Crystal Dynamics, il y a eu procès… 😉 et de nombreuses magouilles pour déposséder Silicon Knights de Blood Omen. Au point que c’est Crystal Dynamics, du moins une partie de ses équipes, qui a vraiment terminé le jeu. C’est sans doute pour cette raison que la plupart des développeurs qui ont travaillé sur ces titres ne peuvent plus en parler aujourd’hui. Ces dissensions entre CD et SK constituent une grosse partie du making-of de Blood Omen dans mon ouvrage.

A: Amy Hennig a déclaré que Soul Reaver avait été sur-designé et que beaucoup de choses ont dû être coupées/abandonnées, c’était à ce point? Comment as-tu fait pour retrouver aujourd’hui les travaux préparatoires ?

R: Oui, c’était le cas. Tout comme pour Soul Reaver 2 ou pour Blood Omen 2 qui ont été coupés de toutes parts, de manière plus ou moins franche, de manière plus ou moins visible. Pour le vérifier, j’ai dû me rabattre sur des démos qui ont été proposées avant la sortie, notamment dans les PlayStation Magazine de l’époque, sur des photos montrant des lieux, des personnages qui n’ont pas été intégrés, etc. Par exemple, la démo du phare de Soul Reaver présente des animations qui ont été coupées, avant d’être réintégrées dans Soul Reaver 2. Je me suis aussi reposé sur le site The Lost Worlds qui recense une grosse partie des coupes. Son auteur, Ben Lincoln a même pu visiter Crystal Dynamics durant le développement de Defiance… Sinon, certains designers comme Cabuco proposent des visuels de leur travail de l’époque : on y voit l’évolution de Raziel, de Kain, etc. Malgré l’omerta, beaucoup de choses ont fuité…

A: Il nous a semblé pendant le podcast qu’Eidos avait mis le paquet pour que Raziel nous soit familier avant même notre premier contact avec le jeu; qu’on le considère immédiatement comme un personnage culte (modèle CGI utilisé dans les pubs, la mini-bd dans Consoles+…). Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui encore Raziel garde cette aura auprès des fans?

R: C’est un monstre, un écorché magnifique, charismatique. Stylistiquement, on n’est pas loin de l’esthétique et des poses d’un super-héros de la Marvel. Comme un mélange de Diablo (Nightcrawler), de Spider-Man (l’expressivité des yeux), des écorchés de la série Hellraiser et de divinités hindoues. A l’époque, aujourd’hui, il n’y a rien, aucun avatar, qui ressemble de près ou de loin à Raziel. Concernant sa promotion, en vérité, c’est surtout qu’Eidos a sans doute annoncé le jeu trop tôt, alors qu’il n’était qu’à l’état d’ébauche. Rahan l’explique dans son introduction, et m’en avait parlé lorsqu’on s’était vu à Montréal l’hiver dernier. La première fois qu’il l’a vu, il n’y avait qu’une salle, Raziel, quelques ennemis, et la mécanique de passage d’une dimension à une autre. Et c’est tout.

A:  Durant l’émission, la majorité des chroniqueurs ont avoué n’avoir fait de la série LoK que Soul Reaver 1. Ils n’ont pas joué aux suites notamment parce qu’ils n’ont pas fini le premier jeu (et n’ont donc pas découvert son cliffhanger). J’ai essayé tant bien que mal de vanter à mes camarades la puissance scénaristique du destin de Kain&Raziel, mais toi, qu’est-ce que tu pourrais leur dire pour qu’ils réalisent ce qu’ils ont loupé?

R: Le cliffhanger « A suivre… ». Personnellement, ça a été un choc pour moi à l’époque. A suivre ? Oui, mais quand ? Où ?

Dans les épisodes suivants, Amy Hennig se lance dans les techniques narratives les plus casse-gueules que l’on connaisse, et notamment les voyages dans le temps : on y trouve des personnages qui s’interrogent sur le déterminisme de leur vie, de la narration par des fresques murales… Et puis il y cette manière qu’à Hennig de remplir les trous narratifs du premier Blood Omen – autour duquel tourne tous les autres épisodes – en faisant remonter ses héros dans le temps, un peu à la manière de la série Retour vers le futur. Raziel devient explorateur/révélateur de son propre passé, sautant d’épiphanies en épiphanies, avant son (SPOILER) volontaire sacrifice. Et là, en toute fin de Defiance, on comprend enfin le sens dramatique du titre Soul Reaver, titre qu’il fallait prendre au premier degré : ce que Hennig vous conte là, c’est l’histoire d’une épée, de sa constitution par le sacrifice d’une âme perdue… Passionnant. Obsédant. En fait, je crois qu’il n’y a pas d’équivalent, dans aucun autre média.

A: En préparant la revue de presse de SR pour notre podcast, j’ai noté plusieurs fois qu’un artwork d’Akuji s’incrustait dans l’habillage des tests comme pour nous rappeler que Crystal Dynamics avait sorti un autre jeu quelques mois plus tôt. Tu t’es plongé dans cet autre jeu de C.D pour appréhender le gameplay de SR?

R: Akuji, oui, j’y avais joué à l’époque, et je l’ai relancé pour l’ouvrage. On dit souvent que c’est l’aîné de Soul Reaver. Il y a des similitudes dans les thèmes abordés, dans cette dimension spectrale… D’ailleurs, Soul Reaver était en démo (celle du phare) sur le disque d’Akuji… Cependant, c’est une toute autre équipe de Crystal Dynamics, celle de Blood Omen 2, menée par Glen Scofield (Dead Space, CoD :WWII) qui est là aux commandes, un tout autre moteur…Et la concurrence entre les deux équipes est une des raisons pour lesquelles la série dérive vers les voyages dans le temps ensuite : pour rattraper les erreurs de Blood Omen 2

A l’époque, CD avait bien compris qu’avec la PlayStation, qu’avec ce public majoritairement adolescent, le gore, l’épouvante, les créatures fantastiques avaient de bonnes chances de marcher. D’ailleurs, il y a un moment « Monstres » je trouve durant « l’ère PlayStation », durant cette deuxième moitié des années 90 avec de nombreux avatars-monstrueux : Shadowman, Akuji, LoK, Planescape : Torment sur PC, etc. Et tous ces monstres vont peu à peu disparaître avec l’avancée technologique, avec des avatars de plus en plus réalistes, de plus en plus humains. Ou alors, il faut se tourner vers les AA (comme Vampyr) ou les indés pour retrouver cet amour d’esthétiques et de gameplay autres. Il y a quelque chose de l’ode aux monstres des AAA dans l’ouvrage.

A: Techniquement, le premier SR semblait très au-dessus de la concurrence (fluidité, « morphing », gestion de la caméra, temps de chargement, portage Dreamcast, cinématique à tomber par terre…), ce qui ne semble pas avoir été le cas pour les suites sur consoles 128bits (la concurrence – japonaise notamment – à la sortie de SR2 était hallucinante), comment l’expliques-tu?

R: Je crois surtout que passé l’effet « WOW ! » du premier SR, la série s’est emprisonnée elle-même dans un carcan : de l’action-aventure très narrative (on pourrait dire théâtrale, vues ses inspirations littéraire), aux combats et énigmes (longues, complexes) très questionnables. Quand Devil May Cry a cassé tous les moules, Crystal a essayé de suivre, en vain.

Pire, en proposant une histoire où tous les épisodes sont liés, entremêlés, se nourrissant les uns les autres sur la fin, avec même de nouveaux éclairages sur Blood Omen dans SR2 et Defiance, la série s’est coupée de nouveaux joueurs. Il fallait avoir tout fait pour tout comprendre, un peu à la manière des jeux épisodiques aujourd’hui. A la différence que les épisodes sortaient tous les deux ans… Difficile dans ce cas de donner envie de s’y mettre.

A: Depuis Defiance il semble que la série n’arrive pas à trouver sa nouvelle voie; entre le bref Nosgoth ou l’annulé Dead Sun, on dirait que le souvenir de Raziel hante toujours la licence. Pourquoi une si longue absence?

R: Parce que (SPOILER) Raziel n’est plus qu’âme et que son histoire est terminée ? Qu’il n’y a finalement pas grand-chose à raconter : Kain qui combat les Hyldens, oui, et alors ? Parce que Square Enix n’a pas envie d’investir dedans ? Un peu de tout ça. Et puis, surtout, je pense que LoK était une franchise de son temps, ancrée dans son époque. Dans cette ère PlayStation, dans cette fin de règne du monstre. Quelqu’un qui se lancerait aujourd’hui dans LoK aurait sans doute du mal à s’y intéresser ou à comprendre pourquoi elle a autant marqué : les combats sont secs, les caméras à l’ancienne, les énigmes insupportables… Si le fond, l’histoire est passionnante, la forme, pourtant avant-gardiste, a vieilli. En fait, j’ai tendance à penser qu’il vaut mieux se souvenir de Soul Reaver que d’y rejouer. Le souvenir est plus fort, bien plus beau que ne peut l’être le jeu, la série aujourd’hui.

 

Merci une nouvelle fois à Raphaël Lucas et à Third Editions pour m’avoir permis de vous proposer ce petit échange. Personnellement j’ai extrêmement hâte de me plonger dans cet ouvrage, qui sortira donc en février. Et puis restez attentifs, comme je le mentionne dans le podcast, il se peut qu’on vous lâche un petit concours pour remporter un exemplaire du livre très prochainement !

Alors, il s’est passé quoi ce mois-ci sur La Caz’ Retro ? Oh bah plein de trucs!

On a commencé le mois avec une sélection consacrée aux jeux GBA histoire de faire écho au hors-série qu’on a fait sur la portable de Nintendo. Pour l’occasion on a reçu Dunmcl de JeuDePixel, un camarade podcasteur que j’apprécie beaucoup et que j’ai eu la chance de rencontrer l’année dernière lors de la RGC 2017. Dunmcl partage avec moi un petit fétiche pour les jeux de bagnoles en vue isométrique. Allez savoir pourquoi. À la fin de l’enregistrement il m’a d’ailleurs fait découvrir le jeu Racing Gears Advance que j’ai essayé depuis et que je trouve vraiment très bon!

 

Ensuite on a enchaîné avec le premier podcast « standard » de la saison. Un podcast de deux heures pour le seul Rick Dangerous ! Il y a quelques années on aurait jamais envisagé pouvoir tenir deux heures sur un jeu pareil. Et le pire c’est qu’on a pas eu l’impression de meubler ! Pour l’occasion on a reçu Banjo Guy Ollie, qui était déjà venu sur nos ondes il y a quelques années lors d’un Bonus Stage. Toujours un plaisir de papoter avec ce monsieur qui en plus d’être un artiste génial, est aussi une véritable crème. On a vraiment beaucoup rigolé sur cet épisode, sûrement parce que le sujet était assez léger. Mais ça peut être un piège parfois de croire le sujet trop facile à traiter, car on peut faire l’erreur de vouloir sur-analyser et du coup on se retrouve avec une émission beaucoup trop sérieuse pour rien. Vous me direz, l’inverse existe aussi, de survoler un sujet riche en pensant à tort qu’il n’y a rien à dire dessus. Du coup, très content du podcast Rick Dangerous, et hâte de retrouver Ollie sur un autre sujet !

 

Et cette fin du mois, une bonne partie de l’équipe s’est rendue à la RGC 2018 dans une toute nouvelle salle (l’ancienne a été rasée). Je ne vous cache pas que j’étais ultra dégoûté de ne pas pouvoir m’y rendre cette année. L’année dernière j’y suis allé pour la toute première fois et j’avais passé un week-end génial. Dégoûté. Du coup pendant que mes amis se la donnaient à la RGC, j’ai monté le podcast Sélection du Mois spécial FPS PC. L’occasion pour Jipé et Gerfaut de faire leur rentrée, et pour moi de parler d’un jeu que j’aime beaucoup et qui souffre à mon sens de la réputation actuelle de sa série. Beaucoup de chambrage sur cet épisode d’ailleurs, et même un petit débat sur le réalisme à la fin qui pourrait faire des petits à l’avenir, à voir. Bon du coup avec le calendrier des sorties, ça fait deux Sélections du Mois le même mois, ça arrivera quelques fois durant la saison. Pas bien grave. Au moins grâce à Jipé on aura parlé sur de Condition Zero sur les ondes de LaCaz’; profitez en parce que ça sera probablement la dernière fois ! haha!

 

Enfin, juste après la diffusion de notre Sélection spéciale shooters pc, j’ai annoncé sur le facebook et le twitter de l’émission que notre Discord était dorénavant disponible pour la communauté. Ça doit faire un an que Jipé nous l’a créé et on ne l’avait presque jamais utilisé. Du coup on l’a un peu retouché pour vous accueillir et vous proposer un endroit sympa où interagir en direct avec nous. On pourra organiser des tournois sur Unreal Tournament, vous pourrez nous faire des retours en live à la sortie de nos émissions sans que l’info ne se perde dans un fil twitter indigeste… Et on aimerait aussi dans un futur assez proche organiser une sorte de soirée « radio libre » sur notre chaîne Twitch, et un serveur Discord sera idéal pour ça. Et si ça peut vous permettre d’organiser des sessions de jeux (retro ou récents) entre vous ça sera une belle réussite. Donc n’hésitez pas à nous rejoindre sur le serveur, les règles sont simples et les admins sont cools.

 

Ah et, pour finir, on est disponible également sur Spotify, mais comme vous êtes déjà très nombreux à vous être abonnés alors qu’on a rien annoncé, j’imagine que vous le savez déjà !

Allez c’est la rentrée, il est temps de reprendre les bonnes habitudes et de repartir pour une toute nouvelle saison de podcasts ! 

La saison 7 a été le point de départ de la nouvelle vie de lacaz. Nouveau site, nouveau son, nouveau format… La saison dernière, on a pris le temps de faire les choses comme on le voulait sans être pressé par le temps. On a lancé la Sélection du Mois comme une pastille pour remplacer le Bonus Stage, et on s’est rendu compte très rapidement qu’on adorait ce format, déjà, et qu’il n’était en rien une pastille de 20min à deux micros mais bel et bien un format de podcast classique au même titre qu’un Hors-Série. Grâce à Gobolz on a mis en place l’Index du site, qui à la base devait juste permettre de retrouver plus facilement de vieux podcasts, puis on s’est rendu compte qu’on l’utilisait tous (vous comme nous) comme recherche par défaut et qu’il faudrait rapatrier tous les autres formats audio du site vers cet outil. Ensuite, on est passé en enregistrement multicanaux pour la première fois depuis les débuts du podcast (qui s’enregistrait au tout début sur skype via fraps, puis evaer…), en résulte un gain de qualité très net sur le son des émissions, mais également un montage sensiblement plus long, et des routines de montage à changer. En bref on a eu l’impression de refaire nos gammes.

Pour cette saison 8, on va continuer sur cette lancée et poursuivre l’évolution de La Caz’ Retro pour que cette émission continue de correspondre à ce qu’on veut faire. Parce que mine de rien, huit ans à faire du podcast, c’est long. Vous faisiez quoi, vous, il y a huit ans? Si je prends mon cas, ma vie n’a aujourd’hui rien à voir avec ce qu’elle était au début du podcast, et ça serait totalement risible de m’entendre animer une émission comme au début où je faisais le jeune joueur candide. C’est pareil pour tous mes camarades, et par extension au podcast en lui-même. Du coup, le plus gros changement à retenir sur cette saison 8 sera qu’on va intégrer les Sélections du Mois aux formats classiques de nos émissions au même titre que les Hors-Série ou les Émissions pour conserver la fréquence de deux podcasts par mois. De ce fait, tous les mois on alternera entre une Sélection de 5 jeux et une Émission sur un jeu. Vous pourrez ainsi tenter de découvrir la thématique de la Sélection du Mois dans les Énigmes de Pad&Joy, ce qui n’était pas le cas la saison dernière.

Malgré le fait que nous ayons commencé la saison 7 en janvier, on a produit 21 podcasts l’année dernière, ce qui est peu ou prou ce qu’on fait normalement en commençant en septembre. En gardant ce rythme de trois podcasts de plus de 90minutes et ce en commençant dès le mois de septembre, ça nous aurait amené à un total de 34 podcasts sur la saison 8. C’est ridicule. Même si dans l’absolu ça pourrait se faire, ça serait au prix d’un rush constant et on privilégierait le nombre au détriment de la qualité (sans parler du fait que ça ne nous laisserait presque aucune marge de manœuvre si on était dans l’obligation de reporter un enregistrement). Le fait est que La Sélection du Mois n’est pas un bonus ou un apéritif. C’est un long podcast qui implique cinq ou six chroniqueurs lors de l’enregistrement, un enregistrement qui bloque un dimanche soir du coup (oui parce qu’en général on enregistre le dimanche soir) et nécessite un temps de montage presque aussi long qu’un podcast traditionnel. Et encore, quand je dis podcast traditionnel, il faudrait nuancer. Parce qu’au début de l’aventure, on faisait des émissions d’une petite heure sans rubrique alors qu’aujourd’hui on tape plus souvent les deux heures d’émission avec rubrique et préparation hautement plus fouillée qu’à nos débuts.

Je ne vous dirai pas que cette nouvelle fréquence nous permettra de mieux préparer nos émissions, parce que je pense pas qu’on était mal préparés auparavant; mais ça va en tout cas nous permettre de ne pas avoir la tête dans le guidon en début et en fin de saison parce que nos agendas n’arrivent pas à s’accorder et ça c’est un poids en moins extrêmement précieux. En revanche, ça va nous permettre d’inviter plus de guests que lors des saisons précédentes du fait d’un agenda plus flexible! On a déjà reçu deux invités et ça va continuer comme ça sur toute cette huitième saison!

Cette saison huit est dors et déjà lancée avec ce hors-série marathon sur la Game Boy Advance que vous semblez avoir grandement apprécié, je continuerai d’apporter des infos sur les coulisses chaque mois ou presque dans ces éditos. Pensez à nous suivre sur Twitter c’est là qu’on communique le plus souvent. Et si vous aimez ce qu’on fait, n’oubliez pas de venir nous le dire, ça fait toujours chaud au cœur. Des bisous les Cazeurs et je nous souhaite à vous et à nous une excellente saison de podcast retro !

Quand je cherche des vidéos de gameplay de vieux jeux sur le tube, je perds très souvent quelques longues minutes à découvrir ou redécouvrir des cinématiques d’intro. Du coup je me suis posé la question de la toute première cinématique d’intro qui m’avait marqué, et en remontant le fil de mes souvenirs j’ai réalisé que j’avais été régulièrement bluffé tout au long de mon parcours de joueur par des cinématiques d’intro bien différentes. Parfois l’affect est purement technique et me ramène à une époque où j’avais pris une claque face à cette séquence; parfois c’est lié à l’amour que je porte au jeu en lui-même et le nombre de fois que j’ai pu le relancer. À mon sens, une cinématique d’intro, c’est une promesse, une note d’intention; et c’est pourquoi je ne me lasse pas de les mater. Il suffit que je me pose devant et je retourne immédiatement dans le mood. Je retrouve l’excitation de l’époque, je me revois découvrir ces séquences pour la première fois. Alors pour cette rétro de juillet, j’ai eu envie de vous partager celles qui m’ont le plus marqué. J’ai fait au mieux pour ne pas en mettre trop, mais j’en ai quand même un vingtaine! Petit disclaimer avant de commencer : je me suis empêché de choisir des intros de gameplay, ou des cinématiques dans le moteur du jeu, ou des vidéo live. Uniquement de la CGI ou de l’animation.

ANOTHER WORLD

J’ai mis vingt ans à finir ce jeu, et j’ai passé toute mon enfance à refaire encore et encore la même séquence entre le bassin et le fauve noir. Pendant des années donc, la seule chose que je connaissais d’Another World en plus de cette formidable jaquette, c’était sa cinématique d’intro.

FLASHBACK

Un de mes jeux préférés sur MegaDrive, même si je n’ai jamais été plus loin que New Washington. J’étais totalement fan de l’animation de Conrad, fan du setting, de la musique du jeu, de sa jaquette incroyable également. Le jeu était trop dur pour un enfant comme moi à l’époque, mais ce qu’il proposait me parlait énormément. Je ne sais combien de fois j’ai pu mater cette superbe cinématique d’intro tellement elle mettait dans l’ambiance et donnait vraiment envie de découvrir cet univers! Une référence encore aujourd’hui.

 

LA LÉGENDE DE THOR

Quand on avait pas Zelda à la maison, on jouait à ses clones. Et sur MegaDrive, moi je n’avais pas Soleil, j’avais La Légende de Thor. J’aimais beaucoup ce jeu, même si les donjons étaient un poil durs pour moi. En tout cas cette cinématique je ne la passais JAMAIS.

 

GUARDIAN HEROES

Alors là attention on parle d’un jeu culte! Non seulement c’est un des meilleurs beat them up auquel j’ai pu jouer dans ma vie, mais c’est aussi une des cinématiques d’intro les plus jouissives qui soient. Tellement incroyable qu’on rêvait de voir un Animé sortir dans cet univers. Je me mate cette intro très régulièrement et j’espère que ça vous donnera envie d’essayer le jeu surtout !

DISCWORLD 2

À moins d’un puissant trou de mémoire, je crois bien que Discworld  2 sur Sega Saturn a été mon tout premier Point’n Click! À l’époque on n’avait pas encore lu un seul Pratchett donc ça a été une double découverte. Celle d’un genre, et celle d’un univers littéraire. En revanche, la référence à L’Arme Fatale 3, ça je l’avais !

LES CHEVALIERS DE BAPHOMET

Ma découverte du point’n click avec Discworld a été suivie quelques temps après par celle d’un de mes jeux préférés de tous les temps et celui que j’aime le plus dans ce genre.  Même si, de manière objective, je préfère les séquences d’animation de l’intro du deuxième épisode, l’affect que j’ai pour celle-là est juste incomparable.

SHINING FORCE 3

Déjà, à la base, à la maison on aime la série des Shining. Shining in the Darkness, Shining Force 1 et 2. Alors quand Shining Force 3 est arrivé sur Sega Saturn, lorsqu’on a lancé le jeu, on a juste bavé devant cette intro qui promettait une aventure incroyable.

 

TENCHU

Tout un concept. J’en ai déjà parlé lors du podcast qu’on lui a dédié, et j’en ai rajouté une couche lors de la Sélection du Mois spéciale Jeux de Ninja. Impossible de passer cette intro lorsqu’on lançait le jeu, impossible.

 

RESIDENT EVIL 2

J’avais été terrifié par le premier Resident Evil sur Sega Saturn. La séquence d’intro en live était très flippante pour moi à l’époque, je ne la trouvais pas encore kitch. Lorsque le deuxième épisode est sorti, j’étais derrière mon frère qui lançait le jeu pour la première fois, et je me souviens de mon choc face à la beauté de cette cinématique. Je n’avais jamais vu un truc aussi dingue. Ébloui par ce que j’avais vu, je me suis décidé à jouer à ce jeu malgré mon jeune âge, et j’ai adoré.

FIFA 2000

J’ai longtemps hésité entre l’intro du 98 et celle-ci! Mais en terme de mise en scène, celle-ci va quand même beaucoup plus loin !

FINAL FANTASY VIII

Je vais vous faire une confession. FF7 a beau avoir été mon premier jeu Playstation et mon premier épisode de la série, je n’ai jamais lancé le CD2. J’ai regardé mon frère y jouer, certes, mais en terme d’aventure je n’ai pas été très attiré par cet épisode. Au contraire du 8 que j’ai suivi comme un malade avant sa sortie, dont j’ai saigné la démo achetée avec le hors-série de Playstation Magazine, et que j’ai poncé jusqu’au boss final pendant mon année de 6ème. Et puis franchement, je crois que cette intro dépasse le cadre de la série Final Fantasy pour figurer parmi les cinématiques les plus célèbres du jeu vidéo.

THE NOMAD SOUL

On passe sur Dreamcast avec une intro en CGi également très marquante. J’avais adoré le concept-même de Nomad Soul, j’avais été complètement perdu niveau histoire et sur certaines phases de gameplay, mais je me souviens de cette cinématique très « jeu vidéo pour les jeunes adultes ».  J’avais – presque – l’impression de lancer un héritier spirituel de Flashback avec cet univers futuriste et l’animation de son personnage principal.

FINAL FANTASY IX

Très sincèrement, au début, je n’attendais pas grand chose de FFIX. J’allais le prendre parce que malgré ma PS1 pucée, les Final Fantasy je les achetais neufs. Et finalement, malgré mon intérêt tout relatif, FF9 est devenu très rapidement mon épisode préféré de la série. Et l’intro du jeu a joué pour beaucoup dans l’enthousiasme qui était le mien lorsque j’ai plongé pour la première fois dans cet univers.

 

PHANTASY STAR ONLINE

On retourne sur Dreamcast, on sort le long câble ethernet qui passe de la cuisine au salon. Les 2000 balles de facture France Telecom, tu connais. À l’époque je n’avais aucune idée de ce qu’était la licence Phantasy Star. J’en avais jamais entendu parler. Lorsqu’on m’a vendu PSO, je partais dans l’idée d’un MMORPG comme on m’en narrait les merveilles. Et même si au final c’était assez loin des fantasmes que j’en avais, PSO a été ma toute première expérience de jeu multijoueurs en ligne. Mais comme toute bonne cinématique d’intro, celle de PSO avait le don de nous faire rentrer dans l’ambiance et de nous envoyer au charbon pour découvrir ce qu’il était advenu de cette nouvelle colonie.

RESIDENT EVIL CODE VERONICA

Toujours sur la Dreamcast, qui a vraiment été la console des cinématiques CGI les plus cools de sa génération, avec Code Veronica et ces séquences encore bluffantes aujourd’hui. Les effets de lumière, le regard de Claire… Je regardais la cinématique à chaque lancement du jeu!

SILENT HILL 2

Silent Hill, ça fait partie des jeux que j’ai très envie de faire mais j’ai jamais trouvé le courage d’aller jusqu’au bout. Mais un jour j’ai vu la version collector du deuxième épisode à queudal dans un bac d’occasions, et comme j’en avais entendu énormément de bien dans une émission du Moggy Aspi Show, j’ai tenté l’expérience. Malheureusement je n’ai pas terminé le jeu mais je sais qu’un jour je vais m’y remettre depuis le début tant l’expérience était incroyable de tension. Et puis, cette cinématique d’intro avait cette touche Konami du début des années 2000. Ce teint pâle donné aux personnages, cette gestion des ombres. Un simple coup d’œil et on savait qu’on était dans un jeu Konami. Un gage de qualité qui a de quoi faire sourire aujourd’hui.

WARCRAFT 3

J’avais joué à Warcraft 2 sur Saturn, une bonne porte d’entrée aux STR avec Command & Conquer qu’on avait également sur cette console. Mais lorsque le troisième épisode est sorti sur PC, à une époque où on n’avait pas encore de bécane à la maison, tous mes potes pcistes étaient sur-excités par ce qu’ils voyaient. Lorsque je suis allé voir ça de mes yeux, mon pote m’a lancé l’intro de la campagne humaine. J’ai juste pété un câble. C’était tout bonnement incroyable. Et encore aujourd’hui ça reste très regardable.

 

PRO EVOLUTION SOCCER 2

Konami toujours, avec ce style si particulier. Et avec probablement la meilleure intro jamais réalisée sur un jeu de foot. L’intro parfaite pour ce genre, à mes yeux.

 

BATTLEFIELD 1942

Quand on parle de note d’intention et de promesses données dans une cinématique d’intro, celle de Battlefield 1942 est l’exemple parfait. Elle était tellement bonne vendeuse que pendant les parties on se demandait « mais où sont les sous-marins?! ». En tout cas elle a su installer le thème de la série, et de tous les épisodes c’est vraiment celle-là qui reste en tête.

 

WORLD OF WARCRAFT

Et pour finir, celle qui a lancé l’attente fébrile de chaque nouvelle cinématique d’extension, la fabuleuse cinématique d’intro de World of Warcraft! J’ai pas les mots. C’est rare sur un jeu en ligne aussi chronophage de se lancer la longue intro quasiment à chaque lancement du jeu.

 

 

Et vous, quelles sont les cinématiques d’intro en CGI qui ont marqué votre parcours de joueur?

Je déteste la série SXX. Mais en même temps j’y ai presque jamais joué. Mais bon sang que je déteste la série SXX. Et cette haine, je la dois à Gran Turismo 3, vraiment. Vous ne comprenez rien à cette intro? C’est normal, laissez moi vous raconter une petite histoire. Retournons au début de l’été de l’an 2001.

Juillet 2001, il fait beau par chez moi. J’ai fini mon année de 5ème et je profite du soleil breton – si si je vous jure – avec mes potes. Oui, je suis en pleine adolescence et je peux dorénavant aller à la plage à vélo avec mes copains. Un jour, je me rends avec mon père et mon frère au magasin de jeux vidéo du coin pour acheter Crazy Taxi 2 sur Dreamcast. Jeu d’arcade idéal pour l’été, même si au final je n’ai que très peu goûté cette suite. Mais le sujet n’est pas Crazy Taxi. Sur la vitrine du magasin était placardée une affiche annonçant un « tournoi de jeux vidéo » se tenant au milieu du mois de juillet dans le Planétarium du coin. Intrigué, j’interrogeai le gérant qui m’expliqua qu’ils organisaient un tournoi dans ce fameux planétarium, que la finale se tiendrait sous la coupole avec le jeu projeté sur l’écran hémisphérique du dôme (déjà, c’est la classe), et que le gagnant du tournoi repartirait avec une fucking Playstation 2!

Pour vous remettre dans le contexte, à cette époque chez moi on est sur la Dreamcast, c’est super, on s’amuse, mais depuis la fin de l’année 2000, je crève d’envie d’avoir une Playstation 2. J’ai pu me persuader pendant quelques semaines que c’était pas intéressant, que sur Dreamcast les jeux étaient plus beaux et plus cool trop top, mais ça n’y changeait rien : JE VOULAIS UNE PS2 ! Mais la bestiole était hors de prix, en tout cas pas un prix que mon père aurait avancé sans broncher, lui qui nous avait déjà offert la Dreamcast que nous ne pensions pas abandonner aussi tôt. Je me souviens assez bien de cette époque, car après la courte vie de la Sega Saturn, mon père commençait un peu à en avoir marre de nous offrir des consoles qui ne duraient pas. Fort de sa subtilité légendaire, il avait dû dire un truc du genre « celle-là c’est la dernière après vous vous démerdez ». C’est peut-être aussi pour ça qu’il s’est motivé à prendre ce superbe Pentium4 2.4Ghz à Noël 2002; il devait être fatigué du cycle aléatoire des consoles de salon pour lesquelles il claquait un fric monstre.

PifPafPoom nous revoilà dans ce magasin de jeux vidéo. Je suis pendu aux lèvres du gérant qui est en train de me dire que je peux gagner une Playstation 2 juste en jouant. Le rêve. Il n’a pas voulu me dire sur quels jeux la compétition allait se jouer; seulement que la finale se jouerait sur une grosse nouveauté. Teasing quand tu nous tiens. Le matin du tournoi, mon père accepta de m’emmener au planétarium pour que je tente ma chance. Le temps que je m’inscrive, on explique à mes parents que la première phase de poule commencera dans une bonne grosse demi-heure, et que la seconde phase aura lieu plus tard dans l’après-midi, pour une finale en début de soirée. Mes parents m’ont donc laissé là, tout seul. J’étais là, face à mon destin. Dans les allées entourant le dôme avaient été dressées plusieurs grandes tables afin d’accueillir nombre d’écrans cathodiques, et pas moins d’une dizaine de Playstation 2. Le fioutwuure vous dis-je. La plupart des gosses et des ados (que des mecs) s’agglutinent devant les postes pour jouer à un jeu de bagnole qui ne me parle pas du tout. En écoutant j’apprends qu’il s’agit de Ridge Racer 5. Comme je suis du genre timide, je n’ai pas l’impolitesse de demander à prendre le pad; je me contente de regarder. Je me sens déjà content de voir un jeu PS2 tourner en fait. Puis, au fond d’une allée, derrière un rideau noir, une dreamcast branchée à un volant et un grand écran. Le jeu? F355 Challenge. Personne dans la petite pièce sombre, alors j’en profite, je me pose devant le volant et je m’éclate tout seul comme un dingue.

Quelques minutes passent, puis un des organisateurs réclame le silence et l’attention de la foule, je sors donc de ma tanière pour écouter ce qu’il se passe. La première phase de qualification va commencer, et ça se fera en duel sur une course de Ridge Racer 5! À ce moment-là, je suis dégoûté. Tout le monde s’est entraîné sur le jeu depuis que je suis arrivé, et moi j’ai même pas posé une paluche sur un pad ps2 encore ! Me voilà bien mal parti. Les règles sont simples: une seule course, tout le monde prend la même voiture avec les mêmes réglages. Chaque participant se retrouve dans une poule à quatre, à la fin des matchs de poule, les deux premiers sont qualifiés pour les quarts de finale, puis pour la demi-finale qui désignera le joueur du matin qui sera qualifié pour la grande finale du soir contre le gagnant de la session de l’après-midi. C’est clair pour tout le monde?

Premier duel, je tombe contre un inconnu un peu plus vieux que moi. La course est en trois tours. Je passe le premier tour à découvrir le circuit, le deuxième à rattraper mon retard, et le troisième à terminer juste derrière mon adversaire. Défaite. Okay c’est mort je vais me faire exploser. Les courses se terminent tout autour de moi, les réactions sont diverses et variées. Certains joueurs en font des caisses dans la victoire comme si Zidane venait de foutre une reprise en pleine louf en finale de la Champion’s League, certains sont venus accompagnés d’un fanclub qui s’excite derrière eux. Moi je me contente de ruminer ma défaite dans ma tête. Sans transition on attaque le deuxième match des poules. Cette fois-ci je tombe contre un jeune adulte, genre plus vieux que mon grand frère. Je commence à prendre mes marques, mon adversaire me met une bonne distance, mais je ne me foire pas trop ce qui me permet de rester dans la course. Vient le dernier tour, je suis vraiment en train de lui renifler le pot d’échappement. Le mec d’à côté sait que je suis derrière, prêt à passer devant, alors il tente un truc complètement con : me balancer contre le mur. Son timing lamentable le fait partir bien avant que j’arrive à sa hauteur, il se tape brutalement le mur du freeway quelques secondes avant le dernier virage, me laissant le champ libre sur la dernière ligne droite pour terminer premier. Victoire. Le mec à côté est dégoûté, il a voulu me la faire à l’envers, il s’est fait avoir. Tant mieux pour moi, je peux encore me qualifier. Plus qu’une seule course pour savoir. Dans ma poule, un candidat est seul en tête avec deux victoires, je suis à égalité avec un autre avec une victoire, et le mauvais joueur fait lanterne rouge tout seul avec les sales têtes. Dernière course, contre le joueur qui dispute avec moi la deuxième place du groupe, un peu comme une petite finale ! Je commence le premier tour à fond les ballons, je suis en tête. Au milieu du second tour, alors que je ne fais aucune erreur, mon adversaire me dépasse. AVEC LA MÊME BAGNOLE ! Mais comment fait-il?? Alors qu’on entame le dernier tour, je suis éliminé de la compétition. Je ne dois faire aucune erreur et je dois prier pour que mon adversaire en fasse au moins une. Mais il n’en fait pas. Sauf que, malgré ça, je gratte du terrain sur lui. WTF! Pas le temps de me poser la question, d’autant que mon adversaire se rend compte lui aussi du problème et ne sait pas comment arrêter mon inexplicable avantage. Dernier virage, je le prends à la corde, puis dernière ligne droite. Je passe devant et mets quelques mètres à mon adversaire qui ne peut rien faire d’autre que me regarder franchir la ligne d’arrivée avant lui. Victoire. OUI! Je suis qualifié pour les quarts de finale ! Bordel mais quel pied ! Je sers la main de mon adversaire que son père console juste après. Et là je me rends compte que je ne peux pas célébrer ma victoire avec ma famille. Mais c’est pas grave, si ça se trouve je vais me faire laver en quart et ça reviendra au même.

Première pause histoire que les organisateurs planifient les phases à élimination directe. Après un petit pipi à me motiver mentalement en me disant que je peux le faire, que c’est mon jour, que c’est écrit, je vais voir les orga pour leur demander comment ça se fait que le deuxième joueur va plus vite que le premier alors qu’on est sensé avoir la même voiture. Ils m’expliquent qu’il y a un mode d’activé qui permet au poursuivant d’avoir un avantage de vitesse sur le premier de la course. Pas un système d’aspiration, non, juste un bonus de vitesse au deuxième. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Je tâcherai de rester bon deuxième jusqu’au dernier tour du coup.

Arrive le début des quarts de finale. Tiens? Face à moi, un pote du foot. On se sert la main, on se chambre un petit peu, mais au fond on va arrêter d’être potes pendant quelques minutes. Premier tour, je fais ce que je peux pour rester juste derrière mon adversaire et je ne cherche pas à le doubler. Je commence à connaître la course par cœur du coup je me sens bien plus à l’aise. Mon adversaire ne se doute pas que je fais exprès de rester derrière lui, il fait ce qu’il peut pour me garder à bonne distance. Deuxième tour. Ma deuxième position commence à être suspecte, d’autant qu’à chaque ligne droite j’évite de tenter le moindre dépassement. Il sent que je prépare l’offensive pour le dernier tour. Troisième tour, je passe à l’attaque et je prie pour que ma stratégie porte ses fruits parce que sinon je vais m’en mordre les doigts. Mon pote essaye de me bloquer à chaque fois que je tente un dépassement, il arrive à me garder en respect, et puis : le dernier virage. C’est là que tout se joue à chaque fois. Mon adversaire ne parvient pas à la fois à prendre le virage comme il faut et à me bloquer le passage, du coup il freine beaucoup plus qu’il ne devrait et dévie sur la gauche de la route, me laissant la place sur la droite pour prendre le virage serré et partir en flèche. La dernière ligne droite n’étant pas assez longue pour que l’avantage du poursuivant ait un réel impact, je franchis la ligne d’arrivée en me retenant de hurler ma joie. Victoire!

À ce moment-là mon frère arrive dans la salle, il comptait s’inscrire pour les qualifications de l’après-midi. Il me demande comment ça se passe, je lui dis que je suis qualifié pour la « petite finale du matin »; il a l’air à la fois surpris et un peu fier. Pas trop le temps de se changer les idées que c’est déjà l’heure de la demi-finale, le ticket pour la finale du soir dans le dôme. Et qui est mon adversaire? Le mec qui m’a battu à mon premier match! Cette fois-ci j’ai mon frangin derrière moi pour me soutenir lors de cette grosse revanche. Ma stratégie est simple : refaire la même chose que pour le quart de finale. Quelques participants éliminés sont restés pour assister au duel. Premier tour. Je commence doucement, sans chercher à drifter comme un dingue. Mon adversaire passe logiquement devant moi, mais lui aussi reste assez calme dans sa conduite. C’est le premier tour le plus lent depuis le début du tournoi. Il est évident qu’il cherche lui aussi à ne pas se faire avoir par le bonus de vitesse. Deuxième tour. Le stress monte d’un cran supplémentaire. Mon adversaire commence à ralentir intentionnellement dans les virages, et je finis par passer devant sans vraiment le vouloir. Je prends l’avantage un peu trop tôt et je ne sais pas si je dois trouver un moyen de repasser derrière ou si je dois jouer à fond pour rester premier jusqu’à la fin. Dans ma tête à ce moment-là, c’est un bordel sans nom. Dans la confusion, je décide de rester en tête et de tout faire pour rester en place. Une petite voix dans ma tête me dit que je vais me faire avoir comme mon pote en quart de finale. Et encore, sous la pression je ne suis pas à l’abri d’une erreur de trajectoire et d’un choc contre le mur qui mettrait fin à mon rêve d’accéder à la finale. Dernier tour. Je suis toujours en tête, mon adversaire commence à bomber pour prendre l’avantage avant le dernier virage. Exactement ce que je faisais. J’étais mort. Le dernier virage arrive, et je suis toujours légèrement en tête, mes mains sont liquides tellement je stress à le voir si proche de moi sur l’écran splitté. Je ne peux rien faire d’autre que prendre le virage à la corde, et tenter tout ce que je peux pour l’empêcher de me dépasser sur la dernière ligne droite du freeway. Je connais la course sur le bout des doigts et ce virage encore plus, le prendre avec la vitesse maximale ne sera pas un problème; mais après ça… je n’avais aucune idée de la stratégie à adopter pour empêcher le poursuivant de passer devant moi. Je prend donc l’ultime virage aussi serré qu’il puisse être pris, et là, le miracle. Mon adversaire prend exactement la même trajectoire, mais comme il a un boost de vitesse en raison de sa position, il va plus vite que moi mais sur la même courbe, et ce qui devait ne jamais arriver, arriva : il me rentre dedans. Nos voitures s’entrechoquent, ma bagnole est secouée mais j’arrive à conserver ma trajectoire tant bien que mal, et le bolide de mon adversaire perd presque toute sa vitesse. Alors que je redresse le nez de la voiture pour prendre la dernière ligne droite, je vois sur le bas de l’écran l’autre voiture se faire distancer. Mon adversaire relâche même une main sur la manette et se content d’appuyer sur l’accélérateur pour terminer la course, mais c’est fait : JE SUIS EN FINALE.

Mon frère me secoue les épaules et me félicite en me donnant rendez-vous contre lui en finale. Malheureusement pour lui il n’aura pas autant de chance que moi et se fera griller la priorité par un gosse en élimination directe à cause de ce mode « avantage ». De mon côté, c’est le plaisir. Je suis à une marche d’une playstation2 gratos. Mes parents débarquent, découvrent que la journée va s’éterniser autour de ce planétarium. Je rentre chez moi pour manger tandis que mon frère reste pour participer à la phase de qualification de l’après-midi. Quand je reviens, je vais voir les organisateurs pour savoir à quelle heure la finale va avoir lieu et sur quel jeu. Là, il m’explique qu’à la base, la finale aurait dû se faire sur Grand Turismo 3, mais que Sony a retardé le jeu qui ne sortira donc pas à temps pour être joué pendant le tournoi. Faute de mieux, la finale se fera sur un jeu de snowboard : SSX. Jamais entendu parler, mais bon, j’aime bien Steep Slope Slider sur Sega Saturn, ça doit pas être bien différent… Là, un mec d’une vingtaine d’année vient voir les orga et pose les mêmes questions que moi. Quand on lui parle de SSX, il sourit, et s’en va.

Vient le moment de la finale, on entre dans le dôme. Une télé régionale est là pour filmer l’événement. On me file un t-shirt du planétarium pour faire la pub de l’endroit quand je serai filmé. Avant de lancer les hostilités, on nous projette une démo ps2 sur l’écran hémisphérique : Star Wars Starfighters. Encore aujourd’hui je me souviens de la mollesse abyssale du jeu et de ses temps de chargement honteux. Le truc ne donnait absolument pas envie. Puis on éteint les lumières et on lance SSX. On nous demande si on a déjà joué au jeu, je réponds « non », tout comme mon adversaire qui n’est autre que le gars de tout à l’heure qui avait demandé sur quel jeu se jouerait la finale. On nous explique que la finale se passera en deux courses gagnantes. Pendant qu’ils préparent le bousin, je demande tout bêtement à l’orga « c’est quoi les boutons? » et le gars me réponds texto « c’est croix pour sauter ». Ceux qui ont déjà joué à SSX doivent déjà se marrer face à cette réponse de branleur. La première course va commencer, c’est la première fois de ma vie que je joue à ce jeu et j’y joue sur un écran géant entouré de plein de gens cachés dans l’obscurité. On se lance ! Je suis à côté de mon adversaire dans la première ligne droite. À la première bosse, je me dis qu’il vaut peut être mieux sauter, alors j’appuie sur croix. J’appuie.une.fois.sur.croix. Car ce que ne m’avait pas expliqué ce crétin d’orga, c’est que pour sauter dans SSX, il faut maintenir croix appuyé pour PRÉPARER SON SAUT, et relâcher pour sauter. Du coup, qu’est ce qu’il s’est passé? Bah mon personnage a fait un petit bond à mi-chemin entre l’avc et et le plongeon de GTAV et j’ai terminé la tête la première dans la poudreuse. Pendant ce temps là, sur le côté gauche de l’écran splitté, qu’est-ce que faisait mon adversaire qui n’avait lui non plus jamais joué au jeu? Il tapait des records de tricks en faisant des sauts de l’impossible. Il prenait les raccourcis en pétant des murs de glace, alternait les boutons de tricks en même temps qu’il virevoltait dans tous les sens en faisant exploser sa jauge de boost. Mon premier réflexe a été de sourire. J’avais perdu. Cette finale n’allait pas se jouer au coude à coude, ni à armes égales, elle était perdue d’avance. Mon adversaire passa la ligne d’arrivée une dizaine de secondes avant moi. Au micro, l’organisateur était ultra gêné et lança un petit « Victoire de machin qui visiblement a un peu exagéré quand il a dit qu’il n’avait jamais joué au jeu… » NO SHIT. Plus qu’une course avant de mettre fin au supplice. Mais, dans la salle, ça bruisse. J’ai treize ans, lui en a plus de vingt, et il me l’a fait à l’envers. D’un coup, tout le public est derrière moi. Je ne les vois pas, mais je les entends. « Allez Lolo! » gueule mon frère, suivi de quelques applaudissements d’encouragement. Wow, on est en plein film Disney! Peut-être que la force de l’amitié va m’aider à dépasser l’adversité et à donner une bonne leçon à ce sale tricheur ! C’est faux, je me suis fait laver tout pareil sur la deuxième course. Après quelques Bouuh de circonstance, l’organisateur déclare mon adversaire grand vainqueur du tournoi. On me file un lot de consolation avec un porte-clé et une serviette de plage Clio. Je descends de la scène, les gens sont gentils avec moi. Je retrouve mon frère, dégoûté de ce qui venait de se passer.

On sort retrouver la lumière du jour, je rumine dans mon coin la mascarade de cette finale. Même si j’étais tombé contre un joueur qui ne connaissait pas le jeu, les explications foireuses des contrôles étaient déjà un handicap en soit. Et là, le coup de grâce. Mon adversaire sort de la salle avec la boite de la Playstation 2 sous le bras. Son pote, euphorique, lui demande « merde mais qu’est ce que tu vas faire d’une deuxième ps2?? » et il lui répond « j’sais pas, j’vais ptet la revendre ou la filer à ma sœur« . C’était trop pour moi. Trop d’injustice. Cette année-là, avoir une ps2 était mon rêve de gamin. Mon père et mon frère n’avait pas autant d’affect avec la marque Playstation que moi. La PS1 c’était MA console, ma toute première console de salon à moi rien qu’à moi. J’avais été à deux doigts de la gagner, et on avait presque mis en scène ma désillusion. C’était atroce.

Quelque part dans un coin de ma tête, j’imaginais mon père, fier comme tout de voir son petit aller aussi loin dans une compétition gaming contre des plus grands que lui; et qui face à l’injustice de sa défaite, aurait décidé de m’offrir la console au noël prochain. Mais c’est mon frère qui finalement craqua le premier et acheta la console en septembre de la même année avec ses sous. Superbe monolithe noir sur lequel jamais, au grand jamais, on ne joua au premier SSX… Malgré la déception profonde qui fut la mienne à cette époque, je garde aujourd’hui un souvenir assez agréable de cette journée. Souvenir d’une époque pré-internet où il était compliqué pour un gosse de mon âge de confronter son skill à celui de joueurs autres que sa propre famille ou ses amis. Et j’ai encore aujourd’hui ce fameux t-shirt noir du planétarium qui me sert de pyjama – un brin serré – et qui me rappelle une époque qui ne cesse de s’éloigner et qui m’est toujours aussi chère.

 

Joie du calendrier, ce mois-ci on a eu quatre podcasts sur le site. Quatre. Et oui ma bonne dame, ce mois-ci on a régalé. On s’est régalé, déjà, et on espère vous avoir régalés également. Du coup je me suis dit que ça serait sympa de faire un petit récap du mois passé, ça tombe bien c’est un peu le nom de la rubrique.

On a commencé par l’épisode consacré à Okami. Un jeu qu’on nous a souvent demandé depuis le début de lacaz, et qui à mon sens n’aurait pas pu aussi bien se faire qu’aujourd’hui. C’est un sujet qui me tient vraiment à cœur d’ailleurs, ce principe de programmation des sujets. Quand je réponds à une question ou une critique d’un poditeur, que ça soit en commentaire ou sur twitter par exemple, c’est un sujet qui revient très régulièrement. Pour expliquer mon point de vue simplement, je pense que le contenu et l’approche d’un podcast de La Caz’ Retro dépendent énormément du facteur humain. C’est un truc qu’on précise assez souvent quand on nous demande pourquoi on n’a pas parlé de telle ou telle feature dans une émission : le but de notre podcast n’est pas – et n’a jamais été – de faire un dossier complet et objectif sur un jeu. Du coup, comme on ne fait que partager les souvenirs des joueurs présents dans l’émission, le contenu du podcast va ressembler à ces joueurs. Avec la même préparation et les mêmes infos, une émission n’aura pas la même teneur en fonction des gens qui y participent. Ce qui semble d’une évidence pure pour nous mais c’est important de le repréciser. Et je pense que ce podcast Okami en est le parfait exemple. Il n’aurait jamais eu ce contenu avec d’autres chroniqueurs, ou si on l’avait fait à une autre époque, etc… Ce fut d’autant plus dingue de voir tous ces partages à la diffusion. Encore merci.  D’ailleurs pour l’anecdote, Oxydia et Dopamine n’étaient pas au courant du point Subby qui clôture le podcast. Ils savaient que Subby aurait une anecdote perso à évoquer durant l’émission, mais ils en ignoraient la teneur. Ce qui explique la voix un peu reniflante d’Oxydia lors de l’argus et le silence absolu de Dopamine. J’en menais pas large non plus je ne vais pas mentir.

Ensuite on s’est fait plaisir sur Guilty Gear. ça faisait un moment qu’on n’avait pas parlé de jeu de combat sur lacaz. Depuis le mois de mars de l’année dernière plus précisément avec le podcast Soul Calibur. Hop info cadeau, pas besoin d’aller vérifier c’est ça le petit service qualité.  Grand numéro d’équilibriste que le nôtre d’éviter aussi soigneusement de parler de Street Fighter non? Mais, comme à notre habitude, ce fut l’occasion pour le jeu de revenir sur le devant de la scène sans aucune raison logique. Parce que « pourquoi pas ». À force je vais finir par supplier les potes d’organiser des podcasts sur des jeux dont je veux des remakes ou des suites. Préparez vos listes les amis, on va lancer une tarification en fonction de vos envies. Plus le souhait est improbable, plus on vous fera payer cher. Honnête nan? À savoir qu’on a eu une fin d’enregistrement très étrange pour cet épisode-là. Le micro de Dopamine a décidé d’un coup de ne plus fonctionner après pas loin de deux heures d’enregistrement, et Tosmo a dû partir en urgence avant la fin. Et ça au même moment, pendant que Zéphirin faisait une pause pipi. Alors quand Zéphirin est revenu devant son micro, on entendait plus Dopa et Tosmo avait filé (je lui ai fait dire son « aurevoir » juste avant qu’il ne déconnecte).

Puis vint la Sélection du mois de Mai consacrée aux jeux Star Wars, animée une fois de plus par Oxydia qui confirme à quel point elle est super en host. Vivement qu’elle prenne l’animation d’un podcast standard. En tout cas ça m’a fait plaisir de relancer pour l’occasion le fameux « Star Wars Episode 1 Jedi Power Battles » même si à côté des titres choisis par mes camarades, il faisait quand même pâle figure. À cause de ses problèmes de réseaux, Gerfaut n’a pas pu se connecter avec nous le soir de l’enregistrement, du coup on a dû jouer le côté « message radio envoyé depuis le fin fond de la bordure extérieure ». En tout cas, en écoutant Subby parler de Knight of the Old Republic, ça m’a motivé à le racheter sur Steam. En plus, curieusement, il tourne vraiment bien. Hâte de trouver le temps de me le refaire. Et puis, comme pour Guilty Gear, une semaine après l’enregistrement, GoG proposait une version super optimisée de Star Wars Racer.

Et puisqu’on parle de la Sélection du Mois, j’ai vu que certaines personnes avaient du mal à retrouver ce format-là sur le site. C’est en soit une bonne nouvelle car ça implique que vous êtes de plus en plus nombreux à adopter notre tout nouvel index. À la base, l’index était intéressant pour vous permettre de retrouver plus facilement nos anciens podcasts en les filtrant par plateformes ou saisons. Et finalement, même nous dans l’équipe, on passe principalement par l’index pour naviguer entre les podcasts et non par le fil du blog. L’ajout des différents formats dans le filtrage de l’index est remonté jusqu’à Saint Gobolz. Maintenant qu’on voit comment tout le monde utilise le nouveau site, c’est plus facile de voir ce qu’il faut mettre en avant ou ce qu’il faut changer.

Et pour terminer ce mois bien chargé en podcast, notre émission dédiée à Wipeout 2097 est sortie. C’est tout beau c’est tout frais et ça n’attend que vous. Ça fait deux jeux playstation de suite avec Guilty Gears, et en plus deux jeux de niche si on peut dire. Avec une nouvelle fois, une bannière de malade mental de notre MrBiskot qui est en mode super saiyan cette saison niveau créa c’est un truc de malade. À chaque veille de diffusion on se retrouve sur son topic dans notre forum privé et on s’extasie à chaque fois. En tout cas pour parler de l’enregistrement du podcast à proprement parler, cette fois-ci Zéphirin n’a pas fait de pause pipi, du coup Tosmo et Dopamine ont pu terminer l’enregistrement proprement. Je plaisante Zeph, tu n’as pas la poisse je te rassure. C’était vraiment un enregistrement comme je les aime, où personne n’a de problème de net. Et pourtant je trouve qu’il n’y a rien de plus compliqué que de faire un podcast sur un jeu « simple ». Et là les gars ils ont vraiment géré. Bravo à eux.

C’était donc le mois de mai podcastique de La Caz’ Retro. Le mois de juin s’annonce, et ça va être pas mal aussi. 

Lorsqu’on préparait notre podcast consacré à Golden Sun, je me suis souvenu de la pub papier du jeu de Camelot, et curieusement j’étais le seul de l’équipe à m’en souvenir. Pourtant elle m’avait vraiment marqué à l’époque. Et en cherchant cette fameuse publicité dans les scans disponibles sur l’excellent site abandonware-magazine, j’ai eu un mal fou à la retrouver. Mais vraiment. Je me suis tapé des dizaines de mags de l’époque sans la trouver, alors que je feuilletais les numéros avoisinant la sortie du jeu.  J’ai pourtant retrouvé assez facilement la version vidéo de cette publicité, mais il aura fallu attendre un numéro de Nintendo Magazine pour tomber enfin sur la précieuse réclame. Du coup, en parcourant tant de mensuels de l’époque, je me suis replongé dans mon petit plaisir des vieilles pubs jv de mes magazines papiers, alors je me suis dit qu’il ne fallait pas les garder pour moi.

la fameuse pub Golden Sun. « Affrontez les forces du Chaos pour sauver le Monde » avec une grande image hors sujet et un microscopique screen du jeu

 

« Les Adultes aussi peuvent avoir peur » très bonne accroche pour le remake de Resident Evil sur la console la plus « kid friendly » de l’ère 128bits

 

 

j’ai toujours eu mal avec cette accroche.

 

incroyable double page pour l’adaptation de Jurassic Park pour les consoles SEGA.

 

 

l’accroche universelle qui marche avec n’importe quelle plateforme !

 

GTA revient de loin.

 

 

j’adore la trad’ de « fragger » en plus du paragraphe qui mise tout sur le cv de Romero

 

 

sans commentaire

 

souvenons nous de cette overdose Lara Croft

 

ils sont forts quand même, ils ont réussi à trouver une manière beauf de promouvoir le jeu Blade Runner

 

sublime double page pour le troisième épisode de Monkey Island!

 

probablement ma pub préférée de toute cette sélection !

 

grande époque où tu pouvais faire une pub parce que trois jeux sortaient sur ta console

 

l’accroche la plus pertinente concernant un jeu

 

la bonne ambiance c’est la décadence

 

les années 90

 

un modèle du genre

 

 

crois en moi.

 

 

Et en me replongeant dans ces magazines je me suis rendu compte qu’avec le déclin de la presse papier, nous avions également perdu toutes ces pubs souvent inventives aux accroches mémorables. Oh bien sûr tout n’était pas de qualité, il y a eu de nombreux exemples de mauvais goût et de dérives ouvertement sexistes, mais toutes ces créations ont disparu aujourd’hui. C’est peut être pour ça que j’aime tant les fan-posters qui fleurissent sur Twitter, ça me rappelle ces graphismes en pleine page que certains d’entre nous découpaient dans leur magazine pour les ranger dans leur classeur spécial gaming. Aujourd’hui on communique par trailers, c’est sympa aussi, mais je ne peux m’empêcher de me dire que ça serait vraiment bien que cette méthode de communication revienne un peu sur le devant de la scène. En tout cas grâce à des sites comme abandonware magazine, je peux redécouvrir la manière dont on a nous avait vendu nos vieux jeux à l’époque, et j’adore ça.

Salut mec ça va tu vas bien? On se présente? Mais nan tu nous connais. J’avais cette chanson en tête depuis ce matin du coup j’avais besoin de te la refiler, c’est chose faite. Passons maintenant à l’édito de mars.

Comme tu le sais peut-être, ou peut-être pas, en mars on fête l’anniversaire de ce petit site qu’est lacazretro.fr. Et oui! Joyeux Anniversaire au site donc, qui fête ce mois-ci sa sixième bougie. Six années pendant lesquelles ce courageux Loupign a bricolé les entrailles du blog et fait tenir cette machinerie avec beaucoup de courage et de dévouement. Aujourd’hui c’est Gobolz qui a repris le flambeau et qui est responsable de ce superbe site sur lequel tu surfes actuellement. Car si un podcast est une aventure humaine en soit, avoir un site sur lequel nous retrouver est également une petite odyssée. Je me souviens d’un réveillon de noël où j’ai reçu un sms de Loupign me disant « on s’est fait hacker »alors que j’attaquais les escargots à l’ail. Me connectant sur le site, j’ai eu le plaisir de découvrir une page noire avec la signature du hack. Le gars avait même inclue une mention remerciement en bas de page avec l’adresse de son skype en prime. Magique. Après sur le coup je faisais clairement pas le fier, ça m’a gâché la bûche au chocolat, mais aujourd’hui j’y repense avec le sourire, j’ai même screen la home page hackée en souvenir.

Du coup ce mois-ci je partais dans l’idée de ressasser mes souvenirs liés au site pour lui souhaiter un bon anniversaire, et puis je me suis dit : non. J’ai posé ma manette ps4 au milieu de mon newgame+ sur le remake de Shadow of the Colossus, et je me suis fait la réflexion suivante. Sur cette saison 7, nous avons déjà parlé de Wonderboy 3 et Shadow of the Colossus, deux titres rétros ayant eu le droit à un remake de qualité, salué par les puristes et les néophytes. Dernièrement, j’ai fait le remake de la trilogie Crash Bandicoot qui a également cartonné au point qu’Activision veuille réitérer ce succès avec un remake de Spyro. Ce mois-ci toujours, un des jeux offerts avec le PS+ n’était autre que le remake ps4 du premier Rachet & Clank d’Insomniac Games. On parle également d’une nouvelle édition de MediEvil présentée cette année, tout comme le remake du cultissime Resident Evil 2… Il est clair qu’on voit poindre une jolie vague de doudou des 90s qui commencent à faire de l’ombre aux anciens qui ne jurent que par les années 80. Non, visiblement, ils n’ont pas le monopole de la nostalgie, et les jeunes qui découvraient Crash Bandicoot à 8 ans en 1996 ont aujourd’hui 30 ans. C’est à dire mon âge. Ouch.

Et effectivement, quand je vois la séquence du débarquement dans le récent COD WW2, je ne peux m’empêcher de penser au petit Anfa de 2002 sur Medal of Honor Frontline qui parcourait Omaha Beach avec ses dix pnjs alliés face à ce bunker grisâtre et maître de mon destin. Voir cette séquence avec des graphismes actuels m’a filé des petits frissons je dois bien l’avouer. Tout comme le fait que je me sois éclaté à parcourir le remake de Shadow of the Colossus des texans de Bluepoint alors que j’ai déjà poncé plusieurs fois la version ps2 de la team ico. Ce n’est évidemment pas qu’une simple question de graphismes, car je trouve l’ère ps2 assez belle pour me suffire (preuve en est le remaster hd de Final Fantasy XII que je scotche également et qui n’a clairement pas besoin d’un remake à l’heure actuelle tant ce jeu est splendide en HD).

Mais dans le confort du framerate, les apports de la techno sur le plaisir de jeu comme la distance d’affichage, les temps de chargement, la meilleure gestion du pathfinding et autre précision accrue des sticks, il faut reconnaître que deux générations de consoles ont permis – notamment aux shooters console – un net progrès dans le confort du joueur.  Vous l’aurez compris, je ne suis absolument pas contre l’idée du remake en jeu vidéo, dans mon cœur ça ne remplace en rien le titre original, mais dans certains cas quand le remake est très bon, je peux délaisser le titre de l’époque en raison du confort de jeu du remake. C’est le cas par exemple de Shadow of the Colossus. Actuellement, à part la modélisation infâme du visage de Wanda, je me vois mal retourner sur la version ps2.

J’aime très sincèrement jouer à ces remakes, et s’ils ne remplaceront pas les souvenirs que je garde précieusement des titres originaux à l’époque à laquelle je les ai pratiqués, j’ai parfois l’impression que ce sentiment n’est pas partagé par les éditeurs. On parle souvent de la préservation du patrimoine vidéoludique, qu’il est important de conserver machines et jeux de la détérioration technique et de l’oubli populaire, mais si la notion de préservation au sein de musées est évidente, celle de la diffusion légale est nettement plus compliquée. Car aussi acclamés ces remakes puissent-ils être, il ne s’agira toujours que des mêmes usual suspects à qui on refera une beauté tous les dix ans. Quant à la réédition des jeux d’époque compatibles sur les hardwares modernes, il reste tant à faire. Même lorsque certains éditeurs proposent leurs vieux jeux en téléchargement sur un quelconque store, il est souvent naïf de croire qu’on va retrouver la version française à laquelle nous jouions naguère. Toute cette industrie souffre du syndrome de la trilogie originelle Star Wars. Voilà pourquoi je salue les pirates de l’émulation qui maintiennent ces titres en vie. Les bricoleurs  fous, les bidouilleurs de génie, les collectionneurs compulsifs. C’est de vous dont on doit s’inspirer pour la préservation de ces vieux jeux vidéo.

En sept saisons de podcasts on en a vu passer des titres – pourtant connus – jamais réédités ni remasterisé. Et même parfois quand le jeu est disponible dans un shop virtuel, il faut parfois se méfier de la qualité d’une émulation paresseuse bien que payante.

Alors pendant que je vais continuer à prendre du plaisir à découvrir d’anciens jeux sous un jour nouveau grâce à des remakes de plus en plus intéressants, je me garderais de jeter mes vieux jeux malgré la place que ça prend, car pour beaucoup c’est le seul format dans lequel ils peuvent être appréciés.

Nous y voilà ! Enfin ! La septième saison de La Caz’ Retro peut commencer ! Quelle aventure mes amis ! Entre les déménagements multiples au sein de l’équipe, la refonte totale du site par ce génie de Gobolz, les problèmes de santé des uns et des autres, les pépins techniques habituels voire même un cambriolage ! Nom d’un petit bonhomme en mousse on a bien cru ne jamais en voir le bout !

Mais aujourd’hui on peut enfin lancer cette septième saison ! Déjà ! Qui aurait pu penser que ce petit podcast tiendrait aussi longtemps et jouirait d’une communauté aussi forte ? hein, qui ? Notre absence en ce début de saison a été l’occasion de voir l’attente chez nos poditeurs, voire même le manque chez certains de leur dose de podcast pixélisé. Quand après six ans on voit des podcasts abandonner leur régularité ou même disparaître silencieusement en se disant qu’un jour c’est ce qui nous arrivera probablement, et bien je peux vous dire qu’être témoin de cet engouement a été un moteur incroyable pour nous. On a tendance à se dire qu’on fait ce podcast pour nous, qu’il marche ou pas, et c’est en grande partie vraie ; mais il ne faut jamais sous-estimer la force insufflée par une communauté. Alors encore une fois, merci. MERCI.

Evidemment, pour nous dans l’équipe, la saison a commencé il y a déjà plusieurs mois ! C’est bien simple, depuis la création de LaCaz’Retro nous n’avons jamais eu autant de podcasts d’avance ! Pour vous ça ne change pas grand-chose, mais pour nous c’est un stress en moins non négligeable. Car une des raisons qui ont retardé le lancement de cette saison, est qu’il est extrêmement important pour nous de conserver notre régularité de sorties pendant la saison. Un podcast est suivi la semaine d’après de l’énigme du podcast suivant et ainsi de suite. On ne va pas se mentir, ça fait bien deux saisons que le rythme était très dur à tenir en début et en fin de saison, ce qui retardait la mise en place de cette nouvelle version du site qu’on voulait faire depuis au moins deux ans. En prenant ce temps nécessaire, on s’est donné la possibilité de préparer le futur sereinement sans se mettre de pression inutile.

Du coup, bienvenue sur ce nouveau site lacazretro.fr refait à neuf ! Vous pouvez féliciter Gobolz, notre petit nouveau, qui s’est démené comme un beau diable pour tout mettre en place pendant que nous autres on se tournait joyeusement les pouces ! L’habillage est pensé pour le podcast, avec une mise en page directe et épurée pour vous amener à l’essentiel : nos émissions. D’un simple coup d’œil vous verrez la bannière, la barre de lecture et la durée du podcast. Simple, efficace, intérieur cuir.

Autre point important, l’index. Aujourd’hui LaCaz’Retro c’est plus d’une centaine de podcasts, ça commence à faire beaucoup, et pour ceux qui nous découvrent ou ceux qui veulent se refaire un de nos vieux pods, il était nécessaire de classer toutes nos émissions de manière pratique. Maintenant vous pourrez répertorier nos podcasts par saison ou par consoles afin de retrouver une émission plus facilement. La Caz’ Retro étant par nature une émission intemporelle, on observe régulièrement de nouveaux poditeurs se refaisant nos podcasts depuis le début ou cherchant des sujets spécifiques. Avec l’index, ça devrait leur faciliter grandement la tâche. Plutôt chouette nan ?

Il y a également toute un chantier de fond orchestré par Gobolz afin d’actualiser le site, ne serait-ce qu’une version responsive capable de s’adapter aux téléphones, ce qui n’était pas le cas jusqu’à aujourd’hui. Mais ça notre grand webmaster en parlera sûrement mieux que moi.

 

Bon alors ! Qu’est-ce qu’on va faire cette saison du coup ? Vous retrouverez comme d’habitude vos deux émissions par mois, émissions dont vous pourrez deviner le sujet une semaine avant grâce aux devinettes de nos deux nouvelles mascottes PAD & JOY ! Qui sont ces deux petites créatures me demanderez-vous? Oh et bien vous les découvrirez très rapidement sous la mine géniale de notre MrBiskot ( Vous pouvez d’ailleurs suivre la vie de ces deux sacripants sur leur compte Twitter @Pad_Et_Joy )

Autre changement de taille, nous remplaçons les Bonus Stage mensuels par une toute nouvelle émission, mensuelle également, mais beaucoup plus classique : LA SELECTION DU MOIS. Chaque mois, l’équipe se réunit dans un podcast consacré à un thème. Le but : vous proposer une sélection de 5 jeux qui, selon les chroniqueurs, méritent le coup d’œil. On ne vous parlera pas des « 5 meilleurs jeux de cette catégorie », mais juste de 5 jeux qu’on vous conseille d’essayer. Cette nouvelle formule nous permet de traiter plusieurs jeux dans une même émission, et parfois de titres plus méconnus que ceux que nous traitons en émission. En plus ça nous permet de partir sur des thématiques hyper précises ; un exercice vraiment très amusant que vous pourrez écouter très prochainement.

Nous allons également continuer les  jeux sur Twitch (il y en aura quelques-uns dans la saison), et avec Punky on va œuvrer petit à petit pour uploader la totalité de nos podcasts sur la chaîne youtube de lacaz. Gros chantier mais j’ai foi entre nos bandes passantes (c’est faux). On a également une pastille à vous proposer pendant l’été avec Zephirin, mais ça on en parlera plus tard !

Voilà pour ce petit tour d’horizon de notre septième saison, saison qui sera plus courte que les autres mais qui marque une étape importante pour la vie de notre petit podcast. Prenez le temps de parcourir le site et de nous reporter les défauts de finition que vous pourrez découvrir. Amusez-vous avez, on se retrouve demain avec les fameux Pad & Joy, et chargez les batteries car la semaine prochaine vous aurez le premier podcast de la saison et la toute première sélection du mois ! Moi je vous laisse je m’en vais digérer le foie gras et les saucisses cocktails !

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La cloche sonne, les chaises grincent sur le parquet usé de la classe, les manteaux froissent dans le couloir orné de porte-manteaux, les enfants sortent dans la cours de récréation alors que leurs cris stridents font fuir une nuée de moineaux. C’est les vacances ! Pas de bus scolaire aujourd’hui, Papa et Maman sont venus le chercher. La Peugeot 505 beige avec ses phares arrogants trône fièrement sur le petit parking municipal. Le petit garçon fait un signe de la main à ses camarades, n’ayant pas conscience qu’il ne les reverra pas avant au moins deux mois.

Dans un même élan, il claque la bise à ses parents puis jette son cartable waikiki sur la banquette arrière de l’automobile du paternel. À l’intérieur de ce char d’assaut, l’air suffoquant d’une voiture qui a passé la journée en plein soleil. D’un geste énergique, il tourne la manette en plastique de la vitre arrière qui descend péniblement. Sur le trajet, il s’amuse en sortant sa main à l’extérieur de l’auto, telle un avion improvisé qui file au gré des courants aériens. Alors que son père s’allume sa deuxième Gauloise, sa mère lui demande d’un regard complice s’il a des devoirs pour la semaine prochaine. Trop marrant Maman.

Arrivés à la maison, le jardin sent le gazon fraichement tondu. Le tas d’herbe dissimulé sous le jeune chêne ira rejoindre les chutes de troène dans le feu de joie qu’on préparera samedi après-midi. Même s’il n’a pas le droit de jouer avec le feu, il adore voir les flammes mordre le bois vert.

Tous les volets de la maison sont baissés, il fait frais à l’intérieur. De passage dans la cuisine, il se fait un chocolat froid et récupère la boite de cookies Hello de LU tandis que sa mère prépare une montagne de filets de sabre pour le dîner – c’est le poisson que personne ne connait et qui ne coute rien – toute la famille va se remplir le bide ce soir. Dans sa grande mansuétude, son père lui autorise à prendre le goûter devant Les Minikeums, mais une fois le Banania englouti, il aura intérêt à libérer le saint poste télé à son géniteur.

17h. Il monte dans la chambre de son frère en espérant que ce dernier joue sur sa Sega Saturn et apprécierait l’arrivée d’un copilote providentiel. Mince, le frangin s’écoute l’Ecole du Micro d’Argent sur sa console. En attendant que le patron termine sa cinquième écoute de l’Empire du Côté Obscur, le jeune garçon se rend dans sa chambre – en bordel – pour gribouiller quelques dessins sur le revers des Procès Verbaux jaune pisse que son père ramène de temps en temps du commissariat. Après un bon quart d’heure à dessiner des Schtroumpfs, son grand frère ouvre d’un coup la porte de la chambre.

– On joue?

– On joue.

La petite télé cathodique dans la chambre du frangin est placée au bord du lit. Selon la tradition, le grand frère s’assoit au bord de son matelas, et le petit frère sur le plancher, adossé au lit. L’objectif du jour, finir une nouvelle fois Guardian Heroes avant qu’un puissant « À table! » ne résonne dans l’escalier. Comme d’habitude ça sera un duo Samuel & Ginjiru, pourquoi changer une équipe qui gagne? Alors que le soleil commence à descendre sur la mer et que sa lumière rouge passe à travers les interstices des volets, les deux frères prennent le temps – comme à chaque fois – de regarder l’incroyable intro en Animé du jeu. Le petit garçon n’a toujours rien compris à l’histoire, mais peu importe, le plaisir est toujours le même, et comme à chaque fois il se dit que ça ferait un super dessin animé.

Les coups d’estoc résonnent à travers le son mono du cathodique, le tout au rythme des boutons matraqués des manettes Saturn. Les pads marquent des traces d’usure, le cordon a déjà commencé à se détacher de la manette et laisse apparaitre les fils. Le grand frère a le pad américain, le petit frère la version japonaise.  Ils en ont vu passer des jeux en si peu de temps. Athlete Kings, Die Hard Arcade, Daytona USA, pour ne citer que les titres multijoueurs.

Cette fois-ci, les deux frangins ont affronté Super Zur, et au milieu de l’ultime affrontement : « À Taaaaaaaaable! »

Dans un excès d’optimisme, les deux bougres demandent un temps additionnel pour pouvoir terminer la partie. Au second avertissement il ne leur restera plus que cinq minutes, et au troisième et dernier avertissement, c’est la voix du père qu’ils entendront. Mais ils n’auront pas à aller jusqu’à de telles extrémités. Dans un éclair éblouissant, le boss tombe face au talent de nos deux héros.

Du bout du doigt il appuie sur le bouton power de la console, à travers le petit hublot il observe le CD ralentir dans le lecteur. En descendant l’escalier pour aller manger, le gamin se dit que ce jeu est vraiment super bien, que ça serait bien qu’il ait une gameboy pour jouer à ce fameux jeu de collection de monstres dont on lui parle à l’école, ou cette fameuse console grise de Sony qui arrive sur le marché. Mais à aucun moment il ne se dit qu’il partagera ses souvenirs quinze ans plus tard à plus de gens qu’il n’y a d’habitants dans sa petit ville.

 

 

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