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La Caz’ à la RGA

Un mot rapide pour vous signaler qu’une partie de l’équipe sera présente dès demain à la 6ème édition de la  Retro Game Alpes, un rendez-vous convivial et fort sympathique où une multitude de consoles et flippers seront disponibles.

Pour fêter nos retrouvailles entre Cazeurs, nous mettrons surement en place samedi soir un live sur notre chaine twitch afin de vous faire partager notre session gaming, ça sera l’occasion également de pouvoir discuter avec vous via le tchat.

Un bon week-end retrogaming en approche !!!

 

La Caz’ Retro Part en Live #11 : Contra 3 VS Super Probotector

Bienvenue pour ce onzième épisode de « La Caz’ Retro Part en Live !! » l’émission consacrée aux direct-live et au multiretrogaming ! La rédaction de lacazretro.fr vous invite à découvrir avec eux de vieux titres ou à participer à des compétitions de eSport pixélisé.

La Caz’ Retro Part en Live, c’est l’occasion pour nous de vous inviter à suivre en direct nos émissions live ! Commentez, Réagissez, Partagez, car n’oubliez jamais, la Passion n’est belle que lorsqu’elle est partagée.

Et aujourd’hui, on vous propose une rediffusion du live Twitch de Contra 3 VS Super Probotector sur Super Nintendo, émission tournée en compagnie de Anfalmyr, Subby Kun, Gerfaut, Mikadotwix et Loupign.

Subby_Kun et Mikadotwix vont s’affronter pour défendre leur version fétiche, un live en double écran pour suivre les deux parties en simultanées.

Bonne Rediff’ ! Et n’hésitez pas à nous faire partager vos avis, vos conseils et différentes remarques.

 

 

Enfin des jeux pour le canapé Master System!

Bonjour à tous.

Après plus d’un an passé sans jeu à se mettre sous la dent, voici en exclusivité les premières photos des adaptations tant attendues de Shinobi et Time Soldiers sur le canapé Master System.

Comme d’habitude, nous devons ces conversions de qualité au talent créatif de Subbinette.

 

En avant pour les captures d’écran:

 

Cartouche Canapé Master System 7

Deux jeux qui m’ont vraiment marqué dans ma jeunesse sur Master System

 

Cartouche Canapé Master System 3

Subbinette a même pensé à faire la sortie de la PCB.

 

Cartouche Canapé Master System 2

La cartouche insérée dans la console. Nous avons respecté la dimension du port cartouche.

 

Cartouche Canapé Master System 4

Voilà les deux premiers jeux de cette magnifique console 🙂

 

Cartouche Canapé Master System 5

Cartouche Canapé Master System 6

 

Énigme Episode #33

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 14 Mai, date de la trente-troisième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

La Rétro de Mai par Anfalmyr

[les éditos ne reflètent que l’opinion de leur auteur]

 

LE GRAND DÉBALLAGE 

 

Nous sommes le samedi 20 avril 2013, et alors que l’humeur du moment tend plus à pointer du doigt la connivence malsaine d’une presse spécialisée envers les principaux acteurs de son marché, la rendant de ce fait plus communicante que critique; une somme toute banale vidéo de Questions/Réponses d’un vidéo-testeur que je me permettrais de qualifier de « vieux de la vieille », vient nous rappeler deux choses. La première étant que certains organes de presse qui font de l’argent en traitant de jeux, jeuxvidéo.com en tête, ont senti le vent tourner depuis un peu plus d’un an. Ce vent, c’est le vent de la dissonance des voix des joueurs à celles des éditeurs et de la presse elle-même; ces trois voix formant une sorte de chœur de l’industrie. Chacun ayant bien entendu mille choses à reprocher aux autres, ce climat délétère a fait exploser la visibilité des « videomakers » , joueurs amateurs et passionnés qui ont trouvé là un public avide d’un discours indépendant et sans concession sur ce médium. Ici je ne parlerai pas des videomakers traitant avant-tout de jeux récents, qui ont rapidement vu les éditeurs toquer à leur porte pour les transformer ni une ni deux en bons petits hommes sandwich pour le prix de quelques jeux médiocres. La deuxième chose que nous rappelle cette vidéo, c’est que la sphère des retromakers  dont nous faisons maintenant partie, mine de rien, commence à laisser filtrer certaines tensions, certaines rancœurs, car son statut tend lui aussi à évoluer, et à l’heure de découper le gâteau, certains invités aimeraient à ne pas se retrouver avec une queue de cerise pour unique gâterie.

 

Si je crée en préambule une dissociation entre le créateur de contenu récent, et son pendant « classique », c’est que ces deux anomalies ne représentent pas le même intérêt pour l’éditeur. Là où un let’s play du dernier shoot them up à texture mapping à la mode proposé par un ado déjà ivre de pouvoir jouer en avance à un titre offert gracieusement par un éditeur altruiste, saura trouver une place chaude et complice dans un registre d’actionnaires à la rubrique « Publicité facile à pas cher »; le cas du retromaker est bien différent. Par définition, un éditeur n’a pas à espérer vendre quelques copies de son jeu par le biais d’une vidéo de retrogaming, car ledit jeu est sorti à une époque où Michael Jackson était vivant, et probablement noir. Au mieux peut il espérer capitaliser sur le fait qu’un péon, bénévole et volontaire, va cultiver sans demande ni contrepartie aucune, sa simple image de marque. Rien de mieux que de se voir offrir un coup de brosse à reluire sur la simple évocation de son âge d’or, âge depuis longtemps éteint malheureusement. Et c’est sans doute là la plus grosse différence. Etant donné que le retromaker ne cherche rien d’autre qu’à partager, à transmettre son expérience et son point de vue; ne représentant rien pour un éditeur qui ne lui enverra jamais une copie encore sous blister de Sunset Riders, il n’aura donc aucun scrupule à glisser quelques petites quenelles sur l’actualité de ces mêmes éditeurs. Pendant un temps, cette sphère des retromakers s’est donc faite à l’idée qu’elle resterait une sphère de niche, et que puisqu’il n’y avait rien à gagner dans cette voie, autre que le plaisir de montrer qu’on connait toutes les warps de Kid Chameleon, et bien on pouvait se soutenir les uns et les autres et se faire plaisir ensemble.

 

 

Mais dans cette vidéo FAQ du célèbre Hedge, pionnier parmi les pionniers du retromaking, on oublie très rapidement le dictât de l’éditeur sur le monde de la critique, pour se concentrer sur les hommes et leur lutte d’ego. Dans cette vidéo, Hedge règle ses comptes publiquement avec des noms tout aussi connus de ce Milieu des retromakers. DG, Realmyope, et Usulmaster, principalement. Si les reproches faits à DG tiennent plus de la tambouille interne de deux ex-partenaires (et qui semble être également une sorte de marronnier), le brûlot palabrique sur les deux membres du Nesblog est nettement plus intéressant.

Intéressant dans le sens où, deux jours avant la  vidéo de Hedge, Usul exMaster avait dû s’offrir une tribune sur sa page facebook face à la gronde d’une partie de son public envers « la mafia nesblog ». Les brides semblent donc lâchées, et les voix s’élèvent. Mais pourquoi Hedge irait jusqu’à déballer son sac de linge sale en public dans cette même-période de suspicion ? Simple opportunisme ou pur cri d’injustice?

 

L’EGO : CE JE D’ENFANTS

 

Alors qu’Usul répondait à certaines attaques concernant « le » Nesblog, Hedge s’en est pris aux hommes, et a déballé des rancœurs et des différents très personnels. Lorsqu’on en vient à parler d’une histoire de cul et d’embrouilles d’homme à homme, à mille lieues d’un quelconque débat entre deux créateurs de contenu, on peut être en droit de s’interroger sur la pertinence de telles attaques, dans ce timing tout trouvé.

Ce qu’on ne peut enlever à Hedge, c’est d’avoir été présent avant ses deux compères. En effet, lorsqu’on jette un œil aux premiers tests de Hedge, Usul ou Realmyope (le premier épisode de 88mph), on constate que ces trois créateurs ont commencé presque au même moment, à trois mois d’intervalle. C’est donc le 19 avril 2008 qu’Hedge a commencé le retrotest, soit trois mois avant que les deux futurs membres de Nesblog pondent leur propre contenu, chacun de son côté. Si de l’aveu même d’Hedge il n’a jamais entretenu de rapport avec Realmyope autre qu’une certaine indifférence teintée de mépris; ces deux-là se trouvent un dénominateur commun en la personne d’Usul. Effectivement, le petit dernier parmi ces trois noms, aujourd’hui figure de proue des vidéomakers salariés des organes de presse, a su à l’époque s’octroyer les faveurs amicales de ses prédécesseurs. A cette époque il n’y avait rien à gagner à part des abonnés supplémentaires pour sa chaîne dailymotion, alors les échanges de bons procédés ne souffraient d’aucun calcul. Aujourd’hui ce n’est visiblement plus le cas.

Dans sa vidéo publique, Hedge parlais d’argent, et en quelque sorte d’un ascenseur dont il attend le retour. De ces années libertaires et insouciantes semble resurgir un compromis tacite : celui qui monte doit instiguer un cercle vertueux pour emmener ses amis avec lui. Et ça se comprend, bien sûr. Quand on se lance dans une voie sans aucun intérêt pour ceux qui font le marché, il ne faut pas hésiter à faire croquer ses amis à la moindre occasion. Mais le fait est que depuis un peu plus d’un an, lorsque justement le vent a commencé à tourner, ces vidéomakers insignifiants sont devenus une mauvaise herbe qu’il fallait vite maîtriser. Oh bien sûr il aurait été plus simple de les faire taire en prétextant l’usage non-autorisé d’un contenu tiers; mais comme toute mauvaise herbe, si vous la coupez, elle repoussera comme du chiendent. Et puis finalement tout le monde semble y trouver son compte; les retromakers se consacrent pleinement à leur passion en étant payés pour ce qu’ils faisaient gratuitement, et les sites professionnels endiguent l’hémorragie en recrutant leur caution indés. Est-ce là la source des rancœurs éprouvées par Hedge? Ne pas avoir été convié à la fête alors qu’il était une figure emblématique de cette génération? Bien évidemment il a Hedg.fr, la Hedge Convention, et beaucoup de contacts que même nous à La Caz’ Retro nous aimerions avoir; mais les statuts de ses pairs ont changé, et lui qui portait autrefois cette génération par son naturel et sa belle gueule semble aujourd’hui laissé sur le quai.

On peut comprendre ce sentiment d’injustice, tant il semble qu’Hedge avait l’envie et le potentiel d’être mis en avant, au contraire d’un Hooper qui assume depuis bien longtemps de rester l’exception parmi les exceptions, et se contente de son royaume d’irréductibles. On peut comprendre la frustration de ne pas recevoir les fruits juteux d’un investissement personnel qui a profité à tous sauf à lui.

Mais est-ce la faute d’Usulmaster? Il est aisé d’attaquer une cible qui se revendique et s’annonce comme telle, mais peut on reprocher au créateur du RPG démago d’avoir su prendre le vent quand il le fallait? Il n’était pas là question de vendre son indépendance au diable, car justement notre sphère n’a rien à vendre à part quelques leçons de sagesse dont les costard-cravate se foutent. Alors qu’Hedge passe beaucoup de temps à parler d’Usul dans sa vidéo, il passe très peu de temps à parler de son animosité envers Realmyope, alors que ce dernier est très clairement le Patron de ce nouvel essor des retromakers.

 

 

Car le NesBlog n’est pas qu’un simple blog de passionnés. Le Nerd Entertainment System  n’est rien de moins qu’une pure SARL dont Ronan Letoqueux (Realmyope) est le dirigeant.  Alors qu’Hedge balaye le créateur de 88mph d’un revers dédaigneux de la main, il est important de se rendre compte que Realmyope est le véritable catalyseur de cette nouvelle génération de retromakers rémunérés. Il serait facile de ne pas s’en rendre compte, car même dans Speed Game l’homme à la casquette se met en retrait face à son comparse Coeur de Vandale. De ce fait, la principale critique qui peut graviter sur son compte, c’est que non seulement ils ne font que commenter le travail des autres, mais qu’en plus il laisse CDV prendre toute la partie technique du commentary. 

C’est là le Tour de Force de Realmyope. Contrairement à Hedge qui donne son nom à sa convention, Realmyope a porté son projet depuis cinq ans, sans jamais chercher à mettre sa personne en avant, de telle sorte que même à l’heure des règlements de compte, il n’est que très rarement la cible d’éventuelles attaques. Il n’a pourtant pas attendu jeuxvideo.com pour faire valoir la valeur de son travail; rappelons quand même qu’avant d’être commentateur de TAS, Realmyope faisait du Vjing pour différents prestataires. Il faut bien comprendre que dès 2007, Letoqueux avait pour ambition de vivre de son art, sans pour autant en faire une fin en soit instaurée de la sorte dans ses créations.

C’est finalement particulièrement curieux de voir Hedge reprocher en quelque sorte à Usul d’avoir été pistonné par Realmyope sur jv.com, et insinuer par la suite qu’il mérite lui aussi d’entrer dans la ronde. Là où on ne peut reprocher à Usul de tirer la couverture à lui puisqu’il n’est qu’un « simple » employé; je ne vois pas comment on pourrait également reprocher à Realmyope d’avoir professionnalisé son activité puisque c’était le cas avant même la création de 88mph. Mais il y a cependant à mon sens des zones floues qui alimentent les soupçons de collusion, voir certains raccourcis un brin hypocrites

 

 

 

En effet, la différence entre le groupe Nesblog et la société N.E.S n’est pas clairement établie, au point qu’on ne parvient pas à dissocier ce qui relève du groupement de passionnés, et ce qui relève du business-même. A se mettre à ce point en retrait face à sa production, Realmyope alimente malgré lui ce flou artistique. Lorsqu’Usul et Dorian évoquent la possibilité de les contacter via Nerd Entertainment System (ici), parlent-ils du Blog ou de la Société? Amis, associés, employés, les statuts se mélangent et on ne parvient plus, en tout cas de l’extérieur, à faire la part des choses. Voilà certainement pourquoi Hedge dévoile ses contentieux personnels en allant bien trop loin dans les détails intimes à un degré parfois inquiétant, plutôt que de s’exprimer sur le sujet principal du moment. On ne sait plus où sont les limites entre le privé et le public, car par définition ces retromakers sont le fruit d’une proximité et d’une transparence avec leur public.

Lorsque dans sa tribune, Usul explique que le Nesblog n’a usé d’aucun piston pour intégrer les chroniques de Karim Debbache, ou le LFG de Frédéric Molas (lui permettant au passage de recycler son concept d’AFK auparavant rejeté) auprès de jeuxvideo.com; on est en droit de se demander s’il tente consciemment de nous faire avaler cette anguille, ou s’il ne voit pas une fois de plus les arrangements tacites.

Faudrait il s’imaginer que Fougères est un véritable nid à talents et que les concepts proposés sont étudiés par la direction sur leur simple qualité intrinsèque ? Je n’imagine pas les talentueux membres du Nesblog aussi naïfs. Bien évidemment que pour les chroniqueurs comme pour la production, la centralisation des talents et des moyens est un argument à faire valoir pour les uns, et à exploiter pour les autres. On en oublierait presque les autres chroniqueurs de jv.com tant l’antenne de Fougères vampirise toute l’attention du public et de ses éventuelles critiques. Et toute cette émulation ne poserait strictement aucun problème, ni au public, ni à Hedge, si cette structure était dirigée clairement par jv.com.

 

« En nous professionnalisant et en nous rassemblant, nous aurions donc cessé d’être autant d’individus potentiellement créateurs d’empathie et serions devenus un groupe avec tout ce que le »groupe » peut avoir d’inhumain ou d’impersonnel quand il prend par exemple le visage d’une entreprise ou d’une institution. »  

 

De ces quelques mots d’Usul je repense à l’année 2008 où tous ces retromakers taillaient la route, dépensant en essence et en péages un pognon sacrifié au nom de la passion. A cette époque, combien ont reproché à Realmyope et CoeurDeVandale de commenter le travail des autres? Avions nous reproché alors à Usul de s’acoquiner avec d’autres pour promouvoir sa propre création? Imaginions nous que le jeune DiabloX9 deviendrait VRP  pour Electronic Arts (tiens qu’est ce que ça fait là ça..). Nous-même à la Caz’ Retro, on pourra nous reprocher un jour d’avoir invité Julien Chièze, Patrick Hellio, Douglas Alves et bien d’autres noms clinquants pour notre simple renommée. Et que se passerait-il si l’un d’entre nous était laissé sur le bord de la route pendant que les autres iraient professionnaliser le concept que nous avons éprouvé tous ensemble?

Le fait que le vent tourne actuellement devrait réjouir tous les amateurs qui ont pris de leur temps libre pour proposer un contenu de qualité à des gens qui cherchaient là une manière différente de parler de jeux. A l’instar des machines, le discours autour du médium se doit aussi d’évoluer pour laisser place à une nouvelle génération. Saluons le travail d’un Ronan Letoqueux qui a senti que tout ceci serait possible dès 2007, tout comme il faut saluer la passion et l’investissement incroyable d’un Hedge qui a donné de sa personne depuis tant d’années. Le moment est important car il appartient à notre génération de redistribuer les cartes, et rien n’est encore joué. Les pionniers des retromakers devenus pigistes ont malgré tout une responsabilité envers leurs pairs encore amateurs. Il est naturel d’envier ces premiers explorateurs en nourrissant l’ambition de les rejoindre, et de craindre également que les senteurs du Nouveau Monde ne fassent perdre le sens des réalités à ceux qui foulent d’un pied leste les herbes grasses d’une terre pleine de promesses. L’actualité nous a déjà montré que sans garde-fou, certains amateurs s’engouffrent dans le jeu des éditeurs qui étouffent la voix du renouveau aussi facilement qu’une mouche sur le cul d’une vache.

 

Nous avons cette chance, cette opportunité incroyable, de pouvoir bousculer un environnement si cloisonné par les éditeurs depuis tant d’années, que ses dérives se font passer pour normes auprès de ceux à qui nous offrions alors notre confiance de public. Soyons attentifs et soucieux de ne pas répéter ces mêmes travers que nous avons si facilement condamnés, bien sûr, mais ne sombrons pas non plus dans une chasse aux sorcières facile pour dissimuler une quelconque vendetta. J’aurais aimé vous relayer la vidéo de Hedge, source de ce long billet, malheureusement il vient d’être supprimé de Youtube… Bien évidemment, les gens cités dans cet Edito sont les bienvenus sur La Caz’ Retro pour parler de leur passion, et participer à notre propre plan machiavélique pour dominer le Monde Muhahahahahaha. Pardon. 

 

Concours Konami Code

Certains le savent déjà, j’ai intégré le Konami Code sur le site, pour rappel vous pouvez effectuer la manipulation suivante avec votre clavier ( Haut, Haut, Bas, Bas, Gauche, Droite, Gauche, Droite, B, A ) .

Je vous propose un concours jusqu’à dimanche soir minuit, le but étant de réaliser le meilleur score sur le jeu Gradius version Nes en Java s’affichant sur la page grâce au Konami Code, vous pourrez bien sûr la mémoriser pour y revenir par la suite.

Insérez vos liens de captures d’écrans en commentaire sur ce billet, bien sûr je compte sur votre fair-play pour ne pas tricher avec photoshop ou autres 🙂

Le concours est réservé aux membres inscrits sur le site ou nos abonnés twitter ( je ne validerai pas les petits malins qui viennent s’inscrire rien que pour ce concours ).

Voilà, je vous propose de gagner R-TYPE Final sur PS2 sous blister, à vos claviers !!

 

 

Énigme Episode #32

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 30 Avril, date de la trente-deuxième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

La Caz’ Retro Part en Live #10 : Micro Machines 2 Pro Tournament

 

Bienvenue pour ce dixième épisode de « La Caz’ Retro Part en Live !! » l’émission consacrée aux direct-live et au multiretrogaming ! La rédaction de lacazretro.fr vous invite à découvrir avec eux de vieux titres ou à participer à des compétitions de eSport pixélisé.

La Caz’ Retro Part en Live, c’est l’occasion pour nous de vous inviter à suivre en direct nos émissions live ! Commentez, Réagissez, Partagez, car n’oubliez jamais, la Passion n’est belle que lorsqu’elle est partagée.

Et aujourd’hui, on vous propose une rediffusion du live Twitch de Micro Machines 2 Pro Tournament sur Super Nintendo, émission tournée en compagnie de Anfalmyr, Subby Kun, Professeur Oz, Gerfaut, Mikadotwix et Loupign.

Bonne Rediff’ ! Et n’hésitez pas à nous faire partager vos avis, vos conseils et différentes remarques.

 

 

Énigme Episode #31

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 16 Avril, date de la trente-et-unième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

La Retro d’Avril par Professeur OZ

Qu’on se le dise, rédiger un édito n’est pas chose facile. Les bons sujets ne se trouvent pas sous les sabots d’une Epona ou d’un Agro. Et encore faut-il après trouver le bon angle, les bons mots. Oh, bien sûr au début, on a un bon paquet d’idées. Généralement elles nous viennent quand on n’a rien d’autre à faire que de cogiter à tout et à rien, sous la douche, en faisant un jogging … On s’emballe, on développe des arguments, on trouve des tournures de phrases, des bons mots qui nous font sourire narcissiquement en se disant que finalement, on est génial et que l’on vaut certainement aussi bien que ces journaleux des jeux. Et puis, vient le moment de rédiger son papier. Et là on regrette de ne pas avoir pris la peine de noter quoi que ce soit de ses brillantes idées pour finalement commencer son édito par une introduction sans génie dont le but avoué n’est que de retenir l’attention d’un lecteur qui doit certainement se demander « mais où veut-il en venir ? »


Tout ça aura au moins permis à l’auteur de ces lignes de prendre un peu de contenance pour poursuivre la rédaction de son billet en optant pour le mode « rédaction automatique », aussi appelé « en roue libre », que Anfalmyr craint tant, alors qu’il relie pour la troisième fois la présente phrase, chaotiquement ponctuée, pour y déceler quelques fotte daurtograffe. (enfoiré ndlr)

Mais revenons donc à notre sujet : de quoi parler pour cette rétro du mois ?

Oh, en jetant un coup d’œil sur l’actualité des semaines passées, j’aurais bien des choses à dire concernant le doritos gate qui a secoué le petit monde de la presse vidéoludique. Je pourrais aussi donner mon avis, dont pas mal de monde doit se foutre joyeusement, sur les récents débats autour du sexisme dans le jeu vidéo. Ou bien pourrais-je aussi revenir sur la sortie lolesque du dernier Sim City, mais je ne crois pas encore que Lacazretro.fr ait vocation a parler de jeux Facebook …

Je suis certain que vous, oisif de l’autre côté de l’écran, percevez aussi que ces sujets pourraient être mis en perspective avec le rétrogaming. Mais cela fera peut-être les thèmes de prochains articles, qui sait ?

Non, tout compte fait, en relisant l’édito du mois de mars de la plume de « notre boss à nous », je me suis dit que l’annonce de la sortie de la PS4 titillait aussi ma fibre de gamer. Le problème, c’est que j’avais aussi envie de parler des déclarations navrantes de deux ex futurs « has been  sur le retour », à savoir Warren Spector et Richard Garriot. Et là, je vous l’annonce tout de go, je m’apprête à réaliser un petit numéro d’équilibriste rédactionnel dans le but de réussir à relier ces deux thèmes dans le même article. Pour savoir si j’y arrive, je vous donne rendez-vous un peu plus bas, dans ce qu’on a commune mesure d’appeler « la conclusion ».

Concernant la sortie prochaine de la Playstation 4, le moins que l’on puisse dire est que je ne partage pas vraiment l’enthousiasme pourtant communicatif d’Anfalmyr dans sa rétro. Non, non, n’y voyez pas encore une occasion de faire mon saumon. C’est juste que derrière les annonces certes prometteuses de la petite sœur de la PS3, je n’ai guère été emballé pour une raison précise : quid des jeux ?

« Mais enfin mon bon professeur, aviez-vous un casque de réalité virtuelle sur la tête pendant la conférence » réagiront les fanboys en délire. Et la bave aux lèvres d’ajouter « mais que faites-vous de Kill Zone, d‘InFamous, de The Witness, ou même de Knack ? Et de tous ces autres merveilleux titres qui nous ont été présentés ? » Je leur répondrais tout d’abord d’aller s’essuyer la bouche parce que c’est quand même un peu dégoûtant ; ensuite, je leur dirais que je n’ai pas suivi la conférence en direct, fort heureusement car j’aurais été bien déçu. Enfin, je continuerais en reconnaissant que, certes, s’il y a bien eu des jeux de présentés, pas de vrai system sellers selon moi.

Ce n’est pas du tout une tentative lamentable de troll de ma part car je mets ma Megadrive au feu que la Durango/Xbox720 de Microsoft n’aura pas le droit à une présentation plus généreuse. Tout comme la WiiU, la PS Vita, ou la 3DS pour des passés plus ou moins récents n’ont pas non plus brillé à leurs débuts par leurs catalogues respectifs. Ceci dit, ça n’est pas non plus comme si depuis plus de douze ans, avec la PS2, on avait été habitué à des consoles proposant une liste de spécifications techniques certainement plus longues et excitantes que celle de leurs jeux de lancement.

C’est quand même déprimant de voir qu’à l’heure d’internet, je peux suivre en direct la présentation d’un nouveau système en étant moins excité qu’ado, lorsque je découvrais dans les magazines avec souvent un bon mois de décalage les nouvelles Super Nintendo, Jaguar (si, si je vous assure), Saturn ou Playstation. Tout ça pourquoi ? Parce que contrairement au vingtième siècle, les constructeurs semblent désormais oublier que ce qui fait avant tout une console, c’est encore les jeux. (et qu’à l’époque tu ne pouvais pas juger de la qualité réelle d’une présentation, te substituant à la qualité de remplissage d’un pigiste en manque de beurre ndlr)

L’air du temps est bien sûr au tout connecté et au partage via les réseaux, et c’est une chose que j’apprécie moi-même beaucoup et dans laquelle je m’amuse énormément. Mais, voyez-vous, comment spammer la timeline de mes amis virtuels si je n’ai même pas un jeu qui me donne vraiment envie de me délester d’un demi millier d’euros pour acquérir la précieuse ! F-Zero, Super Ghouls’n’Ghosts, Wipe Out, Toshinden, Virtua Fighter, Daytona USA … Autant de noms qui me donnait des envie de « day one ».

A un moment où certains analystes présagent que cette génération de consoles sera certainement la dernière ; que le PC reprend du poil de la bête avec une scène indé particulièrement frétillante et des business models innovants et rentables, j’en viens à penser qu’on assiste effectivement à la fin des consoles. Sony et ses finances inquiétantes, Microsoft qui fait plus d’argent avec ses logiciels qu’avec sa branche jeu vidéo et Nintendo qui n’arrive plus à suivre les tendances … Les constructeurs ne sont-ils pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont déjà calamiteusement installés en occultant ce qui a toujours fait l’intérêt d’une console : le jeu ?

 

 

Ceci dit, pour faire des jeux, il faut des développeurs. Transition toute trouvée pour revenir sur les propos malheureux de messieurs Spector et Garriot.

Si vous nous suivez, je ne doute pas que vous soyez un spectateur alerte et avisé de l’actualité du jeu vidéo. Vous savez certainement de quelles citations je veux parler. Cependant, dans ma grande mansuétude, je m’en vais rafraîchir la mémoire aux deux du fond qui ont un peu trop looter sur la beta de Path of Exile.

Sans entrer dans les détails, l’homme aux pulls les plus populaires du jeu vidéo, a déclaré en parlant du déjanté Lollipop Chainsaw :

« Il y a certains jeux qui ne devraient tout simplement pas voir le jour ».

Quant au touriste de l’espace papa de la saga Ultima :

« je n’ai rencontré pratiquement personne dans notre industrie qui est un aussi bon game designer que moi. Je ne dis pas ça car je pense que je suis si talentueux. Ce que je dis, c’est que je pense que la plupart des concepteurs craignent vraiment »

Bon, que dire ? Au delà du fait que ces déclarations sont plus pathétiques que vraiment révoltantes de la part de créateurs qui n’ont rien produit de majeur depuis un bon paquet d’années et qui cherchent encore un coin de lumière sur une scène vidéoludique qui s’évertue à avancer un peu trop vite pour eux. Surtout quand bon nombre de ces anciennes gloires, à l’instar de Lord British, espère une renaissance au travers du miroir aux alouettes qu’est Kickstarter.

On pourrait regretter que le média encore jeune qu’est jeu vidéo soit décidément en mal de vedettes. Ces créateurs qui nous faisaient rêver ont bien du mal à mettre leurs pas dans ceux des gros éditeurs. Miyamoto qui évoque sa prochaine retraite ; Molyneux qui, n’en déplaisent aux fans des Fables, n’a pas vraiment convaincu sur cette génération ; ou Michel Ancel qu’Ubisoft s’évertue à vouloir voir échouer en sacrifiant ses Rayman dans l’arène des grosses sorties de fin d’année. J’ai le sentiment que cette génération de consoles a surtout confirmé et/ou révélé les gros éditeurs plus que des développeurs, faisant passer au second plan ces derniers. Ah, on me signale que j’oublie les personnalités révélées ces dernières années sur la scène indé ! Oui mais cette nouvelle génération de créateurs évoluent d’une certaine manière en marge du marché des consoles en faisant leur beurre avant tout dans l’univers du PC.

Certes, Anfalmyr se rassurait de voir deux développeurs de l’âge d’or des 16 bits, Mark Cerny et David Perry, participer en bonne place à l’aventure de la Playstation 4. Mais leurs derniers faits d’armes vidéoludiques datent quand même d’un certain temps que les moins de 128 bits ne peuvent pas connaître. (Cerny étant à l’origine des projets Uncharted et Resistance.. ndlr) Semblant avoir troqué leurs habits de créateurs/bidouilleurs pour ceux moins excitants mais plus réalistes de « spécialistes ». Leurs noms sont sensés être un signe de la part de Sony envers les développeurs ayant critiqué l’architecture difficilement domptable de la PS3. Mais si les développeurs peuvent être rassurés, que peut donc bien en attendre le joueur.

Le petit Oz de 1994 se fichait bien de savoir qui se cachait derrière les PlayStation ou les Saturn. Seuls lui importait alors les jeux qu’on allait lui promettre à l’arrivée de ces nouvelles machines. Et encore une fois, si l’économie des consoles vacille, je ne vois pas comment elle pourrait retrouver la forme si les constructeurs et les éditeurs ne donnent pas dès le départ de sérieux arguments pour acheter ces nouvelles machines, à savoir des jeux. On pourra me répondre que le développement des jeux coûte de plus en plus cher et prend de plus en plus de temps. Je répondrais de la même manière qu’il y a vingt ans que le joueur que je suis n’en a finalement rien à faire et que ce qu’il l’importe est juste de s’amuser. Quelle est la logique de lancer une machine sans un vrai catalogue de jeux ? Depuis quand le joueur doit-il acheter une console pour attendre ensuite plusieurs semaines, voire mois (coucou la WiiU, je parle de toi là), avant de pouvoir se mettre de bons jeux sous le pad ? Les constructeurs ne devraient-ils pas attendre d’avoir une poignée de cartouches avant de dégainer leurs nouvelles machines ? Ne serait-ce pas ce qu’on appelle « mettre la console avant les jeux ? » Est-ce que ça ne fait pas trop de points d’interrogation en peu de lignes ? 

 


Que je sois clair : l’annonce d’une nouvelle console est toujours une bonne nouvelle pour moi. J’achèterais certainement les prochains bébés de Sony, Microsoft ou Nintendo. Je n’ai aucun doute d’y trouver certainement de quoi m’amuser, m’émouvoir et que sais-je encore. Mais entre les constructeurs qui ne savent plus qu’inventer pour vendre leurs nouveaux devices, certains développeurs qui se perdent en déclarations plutôt qu’en programmation, j’ai parfois l’impression que les acteurs du jeu vidéo ont un peu perdu de vue le loisir que c’était initialement. Comme si ce milieu était devenu trop sérieux. Si je suis persuadé qu’il y a encore de belles lignes de code à écrire et que, pour moi, « le jeu vidéo, c’était mieux demain », j’avoue avoir quand même encore du mal à me faire au fait que c’est devenu une industrie. Oui je sais, ça n’est pas bien d’écrire des gros mots !

Quant à savoir si j’ai réussi à lier intelligemment les deux sujets énoncés beaucoup plus haut, je vous laisse seul juge…

 

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