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La Retro d’Avril par Professeur OZ

Qu’on se le dise, rédiger un édito n’est pas chose facile. Les bons sujets ne se trouvent pas sous les sabots d’une Epona ou d’un Agro. Et encore faut-il après trouver le bon angle, les bons mots. Oh, bien sûr au début, on a un bon paquet d’idées. Généralement elles nous viennent quand on n’a rien d’autre à faire que de cogiter à tout et à rien, sous la douche, en faisant un jogging … On s’emballe, on développe des arguments, on trouve des tournures de phrases, des bons mots qui nous font sourire narcissiquement en se disant que finalement, on est génial et que l’on vaut certainement aussi bien que ces journaleux des jeux. Et puis, vient le moment de rédiger son papier. Et là on regrette de ne pas avoir pris la peine de noter quoi que ce soit de ses brillantes idées pour finalement commencer son édito par une introduction sans génie dont le but avoué n’est que de retenir l’attention d’un lecteur qui doit certainement se demander « mais où veut-il en venir ? »


Tout ça aura au moins permis à l’auteur de ces lignes de prendre un peu de contenance pour poursuivre la rédaction de son billet en optant pour le mode « rédaction automatique », aussi appelé « en roue libre », que Anfalmyr craint tant, alors qu’il relie pour la troisième fois la présente phrase, chaotiquement ponctuée, pour y déceler quelques fotte daurtograffe. (enfoiré ndlr)

Mais revenons donc à notre sujet : de quoi parler pour cette rétro du mois ?

Oh, en jetant un coup d’œil sur l’actualité des semaines passées, j’aurais bien des choses à dire concernant le doritos gate qui a secoué le petit monde de la presse vidéoludique. Je pourrais aussi donner mon avis, dont pas mal de monde doit se foutre joyeusement, sur les récents débats autour du sexisme dans le jeu vidéo. Ou bien pourrais-je aussi revenir sur la sortie lolesque du dernier Sim City, mais je ne crois pas encore que Lacazretro.fr ait vocation a parler de jeux Facebook …

Je suis certain que vous, oisif de l’autre côté de l’écran, percevez aussi que ces sujets pourraient être mis en perspective avec le rétrogaming. Mais cela fera peut-être les thèmes de prochains articles, qui sait ?

Non, tout compte fait, en relisant l’édito du mois de mars de la plume de « notre boss à nous », je me suis dit que l’annonce de la sortie de la PS4 titillait aussi ma fibre de gamer. Le problème, c’est que j’avais aussi envie de parler des déclarations navrantes de deux ex futurs « has been  sur le retour », à savoir Warren Spector et Richard Garriot. Et là, je vous l’annonce tout de go, je m’apprête à réaliser un petit numéro d’équilibriste rédactionnel dans le but de réussir à relier ces deux thèmes dans le même article. Pour savoir si j’y arrive, je vous donne rendez-vous un peu plus bas, dans ce qu’on a commune mesure d’appeler « la conclusion ».

Concernant la sortie prochaine de la Playstation 4, le moins que l’on puisse dire est que je ne partage pas vraiment l’enthousiasme pourtant communicatif d’Anfalmyr dans sa rétro. Non, non, n’y voyez pas encore une occasion de faire mon saumon. C’est juste que derrière les annonces certes prometteuses de la petite sœur de la PS3, je n’ai guère été emballé pour une raison précise : quid des jeux ?

« Mais enfin mon bon professeur, aviez-vous un casque de réalité virtuelle sur la tête pendant la conférence » réagiront les fanboys en délire. Et la bave aux lèvres d’ajouter « mais que faites-vous de Kill Zone, d‘InFamous, de The Witness, ou même de Knack ? Et de tous ces autres merveilleux titres qui nous ont été présentés ? » Je leur répondrais tout d’abord d’aller s’essuyer la bouche parce que c’est quand même un peu dégoûtant ; ensuite, je leur dirais que je n’ai pas suivi la conférence en direct, fort heureusement car j’aurais été bien déçu. Enfin, je continuerais en reconnaissant que, certes, s’il y a bien eu des jeux de présentés, pas de vrai system sellers selon moi.

Ce n’est pas du tout une tentative lamentable de troll de ma part car je mets ma Megadrive au feu que la Durango/Xbox720 de Microsoft n’aura pas le droit à une présentation plus généreuse. Tout comme la WiiU, la PS Vita, ou la 3DS pour des passés plus ou moins récents n’ont pas non plus brillé à leurs débuts par leurs catalogues respectifs. Ceci dit, ça n’est pas non plus comme si depuis plus de douze ans, avec la PS2, on avait été habitué à des consoles proposant une liste de spécifications techniques certainement plus longues et excitantes que celle de leurs jeux de lancement.

C’est quand même déprimant de voir qu’à l’heure d’internet, je peux suivre en direct la présentation d’un nouveau système en étant moins excité qu’ado, lorsque je découvrais dans les magazines avec souvent un bon mois de décalage les nouvelles Super Nintendo, Jaguar (si, si je vous assure), Saturn ou Playstation. Tout ça pourquoi ? Parce que contrairement au vingtième siècle, les constructeurs semblent désormais oublier que ce qui fait avant tout une console, c’est encore les jeux. (et qu’à l’époque tu ne pouvais pas juger de la qualité réelle d’une présentation, te substituant à la qualité de remplissage d’un pigiste en manque de beurre ndlr)

L’air du temps est bien sûr au tout connecté et au partage via les réseaux, et c’est une chose que j’apprécie moi-même beaucoup et dans laquelle je m’amuse énormément. Mais, voyez-vous, comment spammer la timeline de mes amis virtuels si je n’ai même pas un jeu qui me donne vraiment envie de me délester d’un demi millier d’euros pour acquérir la précieuse ! F-Zero, Super Ghouls’n’Ghosts, Wipe Out, Toshinden, Virtua Fighter, Daytona USA … Autant de noms qui me donnait des envie de « day one ».

A un moment où certains analystes présagent que cette génération de consoles sera certainement la dernière ; que le PC reprend du poil de la bête avec une scène indé particulièrement frétillante et des business models innovants et rentables, j’en viens à penser qu’on assiste effectivement à la fin des consoles. Sony et ses finances inquiétantes, Microsoft qui fait plus d’argent avec ses logiciels qu’avec sa branche jeu vidéo et Nintendo qui n’arrive plus à suivre les tendances … Les constructeurs ne sont-ils pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont déjà calamiteusement installés en occultant ce qui a toujours fait l’intérêt d’une console : le jeu ?

 

 

Ceci dit, pour faire des jeux, il faut des développeurs. Transition toute trouvée pour revenir sur les propos malheureux de messieurs Spector et Garriot.

Si vous nous suivez, je ne doute pas que vous soyez un spectateur alerte et avisé de l’actualité du jeu vidéo. Vous savez certainement de quelles citations je veux parler. Cependant, dans ma grande mansuétude, je m’en vais rafraîchir la mémoire aux deux du fond qui ont un peu trop looter sur la beta de Path of Exile.

Sans entrer dans les détails, l’homme aux pulls les plus populaires du jeu vidéo, a déclaré en parlant du déjanté Lollipop Chainsaw :

« Il y a certains jeux qui ne devraient tout simplement pas voir le jour ».

Quant au touriste de l’espace papa de la saga Ultima :

« je n’ai rencontré pratiquement personne dans notre industrie qui est un aussi bon game designer que moi. Je ne dis pas ça car je pense que je suis si talentueux. Ce que je dis, c’est que je pense que la plupart des concepteurs craignent vraiment »

Bon, que dire ? Au delà du fait que ces déclarations sont plus pathétiques que vraiment révoltantes de la part de créateurs qui n’ont rien produit de majeur depuis un bon paquet d’années et qui cherchent encore un coin de lumière sur une scène vidéoludique qui s’évertue à avancer un peu trop vite pour eux. Surtout quand bon nombre de ces anciennes gloires, à l’instar de Lord British, espère une renaissance au travers du miroir aux alouettes qu’est Kickstarter.

On pourrait regretter que le média encore jeune qu’est jeu vidéo soit décidément en mal de vedettes. Ces créateurs qui nous faisaient rêver ont bien du mal à mettre leurs pas dans ceux des gros éditeurs. Miyamoto qui évoque sa prochaine retraite ; Molyneux qui, n’en déplaisent aux fans des Fables, n’a pas vraiment convaincu sur cette génération ; ou Michel Ancel qu’Ubisoft s’évertue à vouloir voir échouer en sacrifiant ses Rayman dans l’arène des grosses sorties de fin d’année. J’ai le sentiment que cette génération de consoles a surtout confirmé et/ou révélé les gros éditeurs plus que des développeurs, faisant passer au second plan ces derniers. Ah, on me signale que j’oublie les personnalités révélées ces dernières années sur la scène indé ! Oui mais cette nouvelle génération de créateurs évoluent d’une certaine manière en marge du marché des consoles en faisant leur beurre avant tout dans l’univers du PC.

Certes, Anfalmyr se rassurait de voir deux développeurs de l’âge d’or des 16 bits, Mark Cerny et David Perry, participer en bonne place à l’aventure de la Playstation 4. Mais leurs derniers faits d’armes vidéoludiques datent quand même d’un certain temps que les moins de 128 bits ne peuvent pas connaître. (Cerny étant à l’origine des projets Uncharted et Resistance.. ndlr) Semblant avoir troqué leurs habits de créateurs/bidouilleurs pour ceux moins excitants mais plus réalistes de « spécialistes ». Leurs noms sont sensés être un signe de la part de Sony envers les développeurs ayant critiqué l’architecture difficilement domptable de la PS3. Mais si les développeurs peuvent être rassurés, que peut donc bien en attendre le joueur.

Le petit Oz de 1994 se fichait bien de savoir qui se cachait derrière les PlayStation ou les Saturn. Seuls lui importait alors les jeux qu’on allait lui promettre à l’arrivée de ces nouvelles machines. Et encore une fois, si l’économie des consoles vacille, je ne vois pas comment elle pourrait retrouver la forme si les constructeurs et les éditeurs ne donnent pas dès le départ de sérieux arguments pour acheter ces nouvelles machines, à savoir des jeux. On pourra me répondre que le développement des jeux coûte de plus en plus cher et prend de plus en plus de temps. Je répondrais de la même manière qu’il y a vingt ans que le joueur que je suis n’en a finalement rien à faire et que ce qu’il l’importe est juste de s’amuser. Quelle est la logique de lancer une machine sans un vrai catalogue de jeux ? Depuis quand le joueur doit-il acheter une console pour attendre ensuite plusieurs semaines, voire mois (coucou la WiiU, je parle de toi là), avant de pouvoir se mettre de bons jeux sous le pad ? Les constructeurs ne devraient-ils pas attendre d’avoir une poignée de cartouches avant de dégainer leurs nouvelles machines ? Ne serait-ce pas ce qu’on appelle « mettre la console avant les jeux ? » Est-ce que ça ne fait pas trop de points d’interrogation en peu de lignes ? 

 


Que je sois clair : l’annonce d’une nouvelle console est toujours une bonne nouvelle pour moi. J’achèterais certainement les prochains bébés de Sony, Microsoft ou Nintendo. Je n’ai aucun doute d’y trouver certainement de quoi m’amuser, m’émouvoir et que sais-je encore. Mais entre les constructeurs qui ne savent plus qu’inventer pour vendre leurs nouveaux devices, certains développeurs qui se perdent en déclarations plutôt qu’en programmation, j’ai parfois l’impression que les acteurs du jeu vidéo ont un peu perdu de vue le loisir que c’était initialement. Comme si ce milieu était devenu trop sérieux. Si je suis persuadé qu’il y a encore de belles lignes de code à écrire et que, pour moi, « le jeu vidéo, c’était mieux demain », j’avoue avoir quand même encore du mal à me faire au fait que c’est devenu une industrie. Oui je sais, ça n’est pas bien d’écrire des gros mots !

Quant à savoir si j’ai réussi à lier intelligemment les deux sujets énoncés beaucoup plus haut, je vous laisse seul juge…

 

33 comments on “La Retro d’Avril par Professeur OZ

  1. corben dit :

    Je suis perplexe sur l’article. autant je partage le constat final de constructeurs qui ne mettent plus le jeu en avant parce qu’ils sont partis dans autre chose : le social, le centre multimédia, ce que l’on veut
    autant je ne partage pas l’analyse sur les jeux à la sortie des prochaines consoles. Paradoxalement je pense que l’évolution relative des nouvelles consoles et leur copie du Pc font qu’elles vont certainement disposer de gros jeux lors de leur sortie, c’est à dire de jeux au moins équivalents à ceux disponibles sur Ps3 et 360 au même moment, ce qui était loin d’être le cas sur la PS2, dont les premiers jeux étaient daubiques.

    Pour autant je suis à peu sur de n’acheter ni la PS4 ni la 720. Les jeux de tir à boudre, le social inintéressant etc ne me plaisent pas. J’ai envie de convivialité, de plaisir non violent.

    1. Professeur Oz dit :

      Je n’affirme pas que les prochaines consoles n’auront pas de gros jeux à leur sortie, je le crains quand je constate le peu de place qui le leur est laissée dans les présentations. Ensuite, tu parles de gors jeux et « de leur copie du PC ». Si je comprends bien ce que tu as voulu dire, je ne trouve pas ça plus rassurant car si on est bien d’accord qu’il y a de bons jeux multi supports, je voulais bien entendu parler des exclu, de ces jeux qui te font acheter une console parce que tu ne les trouves pas ailleurs. Il y en a certes, mais pas à mon sens du même acabit que ce qu’on pouvait trouver il y a un bon paquet d’années. Et je prends justement comme date symbolique la sortie de la PS2 qui a été particulièrement famélique de ce côté.

      1. Anfalmyr dit :

        La présentation de février n’était clairement pas là pour montrer du jeu, et ce n’est que grâce aux nouvelles technologies et à l’immédiateté de l’information actuelle, que nous (joueurs) avons pu suivre cette conférence qui ne nous était absolument pas destinée. Et du peu de jeux montrés, la majorité venait de licences exclusives à la marque Playstation.

        Ce genre de présentations ne datent pas d’aujourd’hui, et Atari, Commodore, Nintendo ou Sega sont eux-aussi passés par là; à la différence qu’à l’époque, soit on ne nous en parlait pas, ou le tout était bien enrobé par deux pages de remplissage dans notre magazine mensuel 🙂

        1. Professeur Oz dit :

          Pour reprendre vos arguments, j’ajouterais qu’il y a 20 ans, les Européens que nous sommes étaient souvent les derniers servis concernant les consoles et les jeux avec parfois 2 ans d’attente après les sorties Jap ou US. Toutefois dans notre malheur, lorsqu’une console sortait, on avait au moins l’avantage de souvent jouir de line up assez conséquent constitués de jeux déjà sortis outre atlantique, là ou les Ricains ou les Jap devaient se contenter de catalogue de sortie plus réduits.

          Oui, ce genre de présentation est aussi destiné principalement aux développeurs. Que les jeux y soient moins présents car le « grand public » n’était pas l’audience visée, je l’admets sans problème. Mais il ne faut pas se leurrer, si les joueurs ont pu aussi la suivre grâce à la magie du net, c’est aussi parce que Sony avait envie d’une certaine manière de communiquer dessus. Et si je me doute bien que ça n’est qu’une facette de leur communication, plus orienté « social » que « jeu », je ne peux m’empêcher d’être un peu chagrin.

          Certes, ce genre de présentation a toujours existé. Mais le jeu vidéo n’est plus le loisir pour enfant qu’il était dans les 80s. C’est devenu une industrie, le premier loisir culturel au monde, avec des titres au budget qui n’a pas grand chose à envier à certains films ou séries. Les enjeux ne sont plus les mêmes et c’est en ce sens que je nourris ma réflexion. Les consoles et les jeux coûtent tellement chèrs en R&D (et à l’achat pour le « consommateur ») que je regrette que ces derniers ne soient pas plus mis en avant.
          Et si je ne veux pas pour autant faire de procès d’intention à Sony, les précédents de la Vita, de la 3DS ou, plus récemment de la WiiU, montrent malheureusement que même plusieurs mois après leur sortie et l’enthousiasme provoqué, les nouvelles consoles peinent à proposer des jeux poussant vraiment à l’achat de ces dernières.

          Mais à nouveau, je ne doute pas de voir de belles aventures pointer le bout de leur pad sur ces consoles. C’est leur attente qui me fait languir.

          1. Anfalmyr dit :

            c’est très juste le coup de la sortie décalée des consoles en Europe qui faisait que nous, on avait un beau lineup.

  2. Guillaumix dit :

    Je suis complètement Anfa’ sur ce coup. Bien que nostalgique de l’époque où je découvrais mes futurs jeux dans la pages de mon magazine préféré, je ne peux que reconnaître que les médias ont évolués et que la manière des dévelloppeurs et des éditeurs d’appréhender NOTRE média a radicalement changé.
    Cependant cette industrie reste fondamentalement un bizness et la conférence SONY ne fait que rendre accessible au plus grand nombre un évènement qu’il était impossible de diffuser à cette échelle à l’époque.
    L’arguement du prix des jeux vidéos n’est pas vraiment valable, car à l’époque le prix demandé était quand même assez prohibitif. Je me rappelle de l’achat de la 32X qui m’avait valu pas mal de supplications quand mes parents avaient jeté un coup d’oeil à la note. Où encore la jaguar quand j’avais eu le droit à un haussement de sourcil en guise de réponse.
    Oui les jeux sont devenus cher, mais à l’image du cinéma les productions actuelles dépensent des sommes vertigineuses sans assurance de rentabilité.
    Le jeu a évolué, sa façon de se vendre également et les émotions qu’ils procurent aussi.
    Je fonde beaucoup d’espoir dans le futur vidéoludique car je continue, après avoir finis certains jeux, à me laisser tomber au fond de mon canapé avec un soupir, avec cette impression que je reviens de loin.
    Je pense que le Professeur expérimente le syndrome du « c’était mieux avant » « Avant les kilomètres étaient plus longs et les degrés plus froids ».
    En suivant ce genre de raisonnement, on avait pas besoins de jeux vidéos avant leur invention, si on voulait être un hors la loi ou un flic on jouait au gendarmes et aux voleurs et j’avais pas besoin de Fifa pour me prendre pour Eric Cantona.
    Et puis oui il y a 20 ans on avait certains jeux après les USA ou le Jpn, mais je dirais même que des fois on les avait pas du tout (Merci pour Shining Force 3).
    Je soutiens un amour du retro gaming soutenu par la certitude que les générations de consoles à venir seront notre génial retrogaming de plus tard.
    Je vous kiffe !

    1. Professeur Oz dit :

      Euh comment dire ? Tu n’y es pas du tout !

      Je ne parle pas du tout du prix des jeux ou des consoles (qui, en prenant en compte l’inflation, me semblent moins chers aujourd’hui qu’avant, tout du moins pour les jeux), ni même de la disponibilité éventuelle des jeux. De plus, concernant le fameux syndrome dont tu m’affliges avant de me faire un procès d’intention, je t’invite à relire ma conclusion où j’y fais un petit pied de nez, que je martèle comme un leitmotiv à qui veut bien l’entendre : « le jeu vidéo s’était mieux demain » 🙂

      Pour faire simple, c’est surtout la communication des constructeurs/éditeurs qui me titillent un peu. Je regrette que d’une manière générale, les futures consoles soient plus vendues par les constructeurs sur des spécifications techniques que sur leur potentielle ludothèque. Je regrette d’avoir l’impression que les constructeurs mettent la charue avant les boeufs en proposant des consoles sans killer app’. Dépenser 500 € ne me dérange pas trop si je sais que je pourrais vraiment m’amuser un bon bout de temps sur un nouveau support ; par contre, si je dois subir des mois de vaches maigres vidéoludiques avant de trouver jeux à me plaire, ça me gène un peu.

      C’est une vision évidemment personnelle, mais pour moi, une console est avant tout destinée à jouer, tout comme un téléphone portable devrait avant tout être destiné à téléphoner. Et quand je vois que je peux surfer sur le net avec mon smartphone de n’importe où mais que j’ai du mal à avoir une communication correcte avec, ça me gave un peu.

  3. Guillaumix dit :

    Ce n’était pas du tout un procès d’intention. Je ne partage pas ton avis, même si je le comprend et le respecte.
    Je suis tout à fat d’accord sur le fait qu’acheter une console revient à « miser » sur le succès de celle-ci. JE me souviens avec amertume de mon echec sur la dreamcast que je trouvais pourtant formidable et des copains que j’avais entrainé avec moi dans ma chute.
    Je parlais plus haut de la 32X, je l’ai payé une blinde et je n’ai eu que 2 malheureux jeux parce qu’ils étaient très cher, peu nombreux et pas franchement révolutionnaires. Pourtant le marketing de SEGA nous l’avait annoncé comme quelque chose de surpuissant. Et je ne parlerais même pas du MegaCD.
    Je ne dis pas que tu as tort, bien au contraire, mais je ne partage pas ta vision de la réalité. Je dis juste que ce que tu n’aimes pas dans l’industrie moderne existait déjà dans cet « age d’or » que nous regrettons. C’est justequ maintenant ils mettent plus de moyens dans leur bobards parce que ça fait plus de 20 ans qu’on se fait avoir et on commence à avoir la peau dure.
    Mais je refuse d’oublier que ce qui fait avancer le média ce sont les créateurs qui eux aussi misent sur la puissance des consoles et qui ont envie de nous divertir (au moins autant que de nous prendre notre pognon).
    Pour finir je suis à fond avec toi sur les smartphones, parce que j’adore tout ce qu’il fait mais si je devais choisir je préférais mon vieux portable qui ne faisait rien d’autre que téléphoner mais qui passait tous ses appels et qui ne buggait jamais.

    1. Professeur Oz dit :

      D’une certaine manières, Sega était déjà avant gardiste en proposant avec le Mega CD et la 32 x deux périphériques (plus que de nouvelles consoles) sans jeux., tout comme ce que je reproche aux « PS720 ».

      Et je ne pense pas qu’on se fasse avoir … La Playstation, la Saturn, la N64 furent annoncés avec des jeux vraiment tentant (même si tous ne vurent pas le jour comme le « FF VI en 3D » qui n’était qu’une démo). L’exemple de la Dreamcast n’est pas bon à mon avis car cette console était proposée dès le début avec des titres vraiment intéressants. C’est l’ombre de la PS2 qui l’a tuée.

      Il ne faut pas confondre les chances de succès d’une console avec ses munitions pour l’obtenir.
      Une console, comme la 128 bit des Sega, peut tout à fait avoir de quoi séduire les joueurs et se vautrer niveau vente, tout comme la PS2 a été un succès sans véritable jeux durant ses débuts.

      J’ai bien conscience qu’acheter une console est un pari, mais en ce qui me concerne, je mise sur le cheval qui sait avant tout courir, plutôt que sur celui qui sait faire la cuisine, aussi bon soit ses petits plats 🙂

  4. Guillaumix dit :

    Oui je vois ce que tu veux dire. C’est vrai que les line up de ces dernières années sont plus pauvres qu’avant. Mais j’ai acheté la PS3 sur une base moins impressionante que celle de la PS4. Pourtant à aucun moment je n’ai regretté mon achat. Aussi je me permet de critiquer ta métaphore. Car même si moi aussi je n’aime pas parier sur le succès d’une console, je ne mise pas sur un cheval qui sait faire la cuisine. Je mise sur un cheval qui piaffe dans son box (elle est pas mal non 😉 ).
    Je ne vais argumenter plus longtemps étant donné que pour chaque argument que tu pourrais avancer, je pourrais t’en avancer un contraire et que tu pourrais en fare autant. Je me fais l’avocat du diable car je te rejoins sur certains points, mais je reste persuadé qu’un line up clairsemé mais de qualité est un gage de réussite, et la concurrence actuelle des constructeurs, ainsi que l’investissement dans ces nouvelles consoles, nous garanti une continuité dans cette qualité. Je reprend l’exemple de la Dreamcast, si tu as des jeux de qualité mais pas les bonnes exclu’ tu es mort. Et je préfère miser sur le cheval qui finit la course que sur celui qui part très fort et qui s’arrête pour brouter les paquuerettes.

  5. Stacey Robles dit :

    Le mot « vidéo » dans le jeu vidéo, fait traditionnellement référence à un dispositif d’affichage de trame , mais suite à la vulgarisation du terme il implique aujourd’hui tout type de dispositif d’affichage.

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