Année : 2012

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 25 décembre, date de la dernière émission de l’année pour La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

!! A Mardi pour notre Émission Spéciale Noël ! !

 

Le jeu vidéo est-il un art ? Si je me garderai bien de donner mon avis sur cette question qui se pose depuis que le jeu vidéo joue des épaules avec le cinéma et la musique, le Museum of Modern Art (MoMA pour les intimes) de New York a décidé d’y répondre à sa manière en ouvrant ses portes à quelques-uns des plus ingénieux représentants de notre loisir préféré.

C’est très récemment, le 29 novembre pour être précis, que Paola Antonelli, directrice du département « Architecture et Design » du musée, a annoncé l’acquisition de quatorze jeux d’époques diverses sur une quarantaine de titres espérée dans un futur proche. Convaincue que, par leurs histoires, leurs musiques, leurs mécaniques de jeu, voire même l’élégance de leur code de programmation, les jeux vidéo représentaient une forme d’art, la conservatrice appuie également ce choix sur une volonté de conservation et de préservation de titres de plus en plus difficiles à pratiquer sur leur support d’origine. Emboîtant le pas à l’exposition Game Story de l’association MO5.com s’étant tenue il y a maintenant un an au Grand Palais à Paris,  le MoMA accueillera donc dès mars 2013 les jeux suivants :

  • vib-ribbon, tout à fait le genre de jeu « à part » qui mérite sa place dans un musée.

    Pac-Man (1980)

  • Tetris (1984)
  • Another World (1991)
  • Myst (1993)
  • SimCity 2000 (1994)
  • vib-ribbon (1999)
  • the Sims (2000)
  • Katamari Damacy (2004)
  • Eve Online (2003)
  • Dwarf Fortress (2006)
  • Portal (2007)
  • flOw (2006)
  • Passage (2008)
  • Canabalt (2009)

Si vous ne connaissez pas Passage de Jason Rohrer, je me demande ce que vous faites encore à lire cet article.

Proposant les plateformes originales des titres présentés afin de permettre aux visiteurs de jouer dans les conditions d’époques, tout en assurant le bon fonctionnement et la sécurité des-dites machines, le Musée a également fait l’acquisition des codes source des jeux présentés. Toujours dans un soucis de conservation, mais aussi avec l’intention de les adapter aux nouvelles technologies afin de transmettre cet héritage aux générations futures sur des supports moins archaïques. Et quand on voit la liste des prochains jeux  qui devraient faire leur entrée au MoMA, on se dit que les conservateurs n’ont pas choisi la facilité :

Spacewar! (1962), une compilation de jeux de la console Magnavox Odyssey (1972), Pong (1972), Snake (dont le design original remonte aux années 70 pour un titre qui connut un grand succès sur les téléphones Nokia à partir de 1997), Space Invaders (1978), Asteroids (1979), Zork (1979), Tempest (1981), Donkey Kong (1981), Yars’ Revenge (1982), M.U.L.E. (1983), Core War (1984), Marble Madness (1984), Super Mario Bros. (1985), The Legend of Zelda (1986), NetHack (1987), Street Fighter II (1991), Chrono Trigger(1995), Super Mario 64 (1996), Grim Fandango (1998), Animal Crossing (2001), et Minecraft (2011)

Une liste hétéroclite et de qualité qui témoigne du sérieux et l’implication d’une telle démarche. On attend avec impatience que d’autres musées fassent preuve de la même ouverture d’esprit.

 

Yao est un artiste qui s’amuse à inventer des jaquettes Super Nintendo ou même Neo-geo sur des sujets qui on marqué son enfance (Les dessins animés des années 80 par exemple) ou sur des jeux de cette génération de console (Mirror Edge, Asura’s Wrath, Oboro Muramasa, No More Heroes, … ).
Je l’ai découvert grâce à l’excellente communauté de Gameblog. Il a une solide culture années 80 et bien évidement a toujours une anecdote à raconter dès que l’on évoque la meilleure console jamais sortie : La Megadrive La Super Nintendo. (le mec troll tout seul vous avez remarquez? ndlr)
Années 80? Super Nintendo? Super Durand? Un homme de Goût évidemment.
C’est donc tout naturellement  que je l’ai contacté pour lui poser quelques questions. Mention spéciale pour la cover d’Ulysse 31 Pack Collector ;).

Mikadotwix :  Salut Yao, comme tu le sais nous sommes très admiratifs de ton travail ici sur lacazretro.fr, pour les gens qui nous suivent et qui peut-être te découvrent, pourrais tu te présenter?

YAO : Yo !
Déjà merci beaucoup ! C’est gentil de dire ça ! Je vous retourne le compliment sur vos podcasts !! Je ne peux plus m’en passer !!! J’adore vos anecdotes !!! De vraies pépites !!! On sent les passionnés !!
Sinon pour la présentation, donc je m’appelle Philippe Bouaka (Yao c’est mon nom d’artiste mais c’est aussi mon deuxième prénom), j’ai quasi 32 ans (en fin d’année, j’en pleure d’avance…). Je suis graphiste à Trait Pour Trait (agence graphique des Éditions Delcourt/Akata). En gros je crée des logos, réalise de la mise en page (PLV, affiches, Dossiers de presse, couvertures de bouquins) sur du manga, comics et BD franco-belge. À mon actif dans le désordre je bosse sur du Walking Dead, Haunt, Syndrome 1866, Ascension, Undead, Otomen, Spawn, Hadès, etc… Dernièrement j’ai bossé sur Sonic, Mass Effect, WoW : la Perle de Pandarie.
Et sinon, je suis dans l’asso Nekomix (www.nekomix.com) depuis plus de 10 piges maintenant en tant que « dessinateur » et illustrateur ! Voilà pour les infos !

MKT : En dessin, as-tu un style de prédilection?
YAO : Hum… Je n’aime pas trop me cataloguer mais je suis grandement influencé par le manga et en particulier Toriyama Akira (Dr Slump je vénère cette œuvre et Dragon Ball of course). Niveau humour, je surkiffe cet auteur !! Sinon, il y a aussi Inoue Takehiko (vagabond, Slam Dunk), Oda Eiichiro (One Piece), Kishimoto Masashi (Naruto), Murata Yusuke (Eyeshield 21), etc… Niveau Français, en ce moment c’est Bill & Gobi (Zblu Cops) que j’adore !! Je ne vais pas tout énumérer mais bon la grosse influence vient d’auteurs japonais mais j’aime aussi m’inspirer des auteurs US et français !!!

MKT : Y a-t-il un ou plusieurs sites où nous pourrions découvrir tes oeuvres?
YAO : Alors, il y a mon blog actuel qui est sur Gameblog  où je dessine, parle de mon fils en faisant des montages (pauvre de lui) en Sentai, et la créa de jaquettes entre autre !
Sinon je tweet aussi (@Shinobiyao) et il y a le site de l’asso dont je fais partie (www.nekomix.com).

MKT : D’où te vient cette passion pour le dessin?
YAO : Ça va sembler bateau mais depuis que je suis petit !! Je suis de la génération Club Do ! J’ai grandit devant ses émissions et devant le début de la japanime en France (Saint Seiya, Dragon Ball, Hokuto no Ken, Yoroiden Samurai Troopers [Les Samouraïs de l’Éternel], Nadia, etc…). Tout ça m’a poussé et inspiré à tâter du crayon !!!

MKT : A propos de tes fameuses jaquettes où tu nous proposes tes visions d’artiste sur les mythiques cover Super Nintendo, comment procèdes-tu lorsque tu les élabores? C’est le jeu qui prime sur la composition ou le contraire? As tu déjà de futures jaquettes en préparation?
YAO : Hum je dirais le jeu !!! En fait voilà comment je procède : En général je choisis soit une série qui m’a bercé durant mon enfance (une qui a été diffusée au Club Do ou à Youpi, l’École est finie) ou un jeu que j’ai surkiffé durant cette génération et que j’aurais bien vu à l’époque (genre NMH). Ensuite c’est la magie du net, je google le nom de l’œuvre et j’essaie de chopper des screens « utilisables ») puis je fais ma mise en page. Si il faut je recrée le logo en le vectorisant sous Illustrator (Super Durand/Future Policeman Urashiman) ou en le boostant sur Photoshop. Il peut m’arriver de redessiner aussi des éléments. Je m’inspire de la mise en page de l’époque pour être le plus fidèle possible ! Voilà en gros comment je m’y prends !!
Mes sujets de prédilections sont forcément les boîtiers SNES car voilà quoi, tu le sais toi même c’est la meilleure console jamais conçue !! 🙂 Et je pleure des larmes de sang de l’avoir vendue pour pouvoir m’acheter une N64 !! TT 3 TT

Il peut y avoir de la Wii, de la PS3 (c’est rare), j’ai essayé une fois la Neo Geo mais je trouve les jaquettes sans plus. Niveau Sega, n’en parlons pas, les boîtiers Megadrive sont moche (niveau Euro, j’entends bien) et ne parlons pas de ceux de la Master System, il n’y a pas de mot pour décrire ces horreurs…
Mes futurs projets ! J’en ai plein la tête !!
J’aimerais faire du Sherlock Holmes, Wonderful 101 (ça va être dans mes prochains, je suis en mode créa à 200% sur ce futur hit à mes yeux de Kamiya san), Alfred J. Kwak et Bof (Tout le monde se fout de ma gueule quand je parle des ces séries, mais elles m’ont marqué ! Tu connais ?? Si toi tu ne connais pas ??), King Arthur, Mashin Eiyuuden Wataru (Adrien, sauveur du monde), Macross (Meilleure série de mechas non SD de tous les temps) etc… J’en ai pour un moment ! Tant que j’ai l’envie quoi !!
Si ça en intéresse certains, toutes mes créas sont dispo ici
Dans le désordre on y trouve du Akira, Mask, Wingman, Le Roi Léo, Galaxy Rangers, ThunderCats, Surato, Ulysse 31, etc…

MKT : Pour réaliser des jaquettes retro avec tellement de soin et de passion, tu as forcément une grosse culture vidéoludique; quelle est ta première expérience de joueur? et sur quelle bécane?

YAO : Alors de mémoire… J’ai un flou total !!! Je suis en train de tout mélanger !! Je ne me rappelle plus l’année exacte où j’ai eu la Nes !!
Il me semble que j’ai d’abord joué chez un pote (tu sais LE pote bourgeois qui a toutes les consoles) à Renegade et Lemming sur Amstrad CPC.
En tout cas ma première console fût la NES (je ne suis pas sûr si j’ai découvert la Nes avant les G&W). Bref de toute façon ça a été sur Nintendo ! Dessus j’ai joué aux inévitables Mario, Duck Hunt, & TMNT !!! Ce dernier m’a rendu ouf !! Je n’ai pas besoin de détailler mais ceux qui y ont joué à l’époque savent !!! Il y eu aussi The Simspons (ce jeu m’a rendu ouf aussi !!!). Je ne pourrai pas te répondre par un jeu précis (car honnêtement je ne m’en souviens pas), mais, mes premiers jeux ont été ceux-ci !! Ensuite il y a eu du Kung-Fu, Ikari Warriors, Duck Tales, Castlevania, Ninja Gaiden, Bayou Billy, Tic & tac, Probotector, Jackie Chan, Wrath of the Black Manta (LA PIRE BOUSE DU MONDE !!), Saint Seiya, Dragon Ball, Bad Dudes, Metal Gear, Spy vs Spy, Punch Out, Robocop, etc…
Ensuite il y a eu la Super Nintendo (ce serait trop long à expliquer tellement cette console est mythique…), puis la N64, le Game Cube, la Play 2, la Wii, la PS3 et la 3DS (je n’ai jamais eu de portable avant, et ouais !!).

MKT : Et ta plus belle expérience de vieux joueur, ta Madeleine de Proust?
YAO : Hum je vais détailler par console car je ne peux pas te sortir un seul jeu !!! Sur Nes, ça va être Duck Tales, UNE TUERIE ce jeu !!! Je me suis régalé du début à la fin ! Capcom dans toute sa splendeur !!! Et comment ne pas mentionner SMB 2 (la version Doki Doki Panic) & 3. 2 petits derniers : Double Dragon 2 et Megaman 2 !!! Je retiendrai ces 4 jeux !!!
Sur Snes, ça a été la découverte de l’import !!! Et quel bonheur !! L’achat de l’adaptateur AD-29 pour pouvoir jouer à Sunset Riders (comme un connard j’ai prêté ce jeu et je ne l’ai jamais revu !! À celui qui me la carotte : VA TE FAIRE E*** !!!), Tiny Toons, Ganbare Goemon 2 (tu sais à quel point je kiffe cette licence !!). Tu vois le point commun de ces 3 jeux, toutes des licences Konami… La bonne époque ! Il y a eu aussi du Dragon Ball Z of course, découvrir le jeu avant « tout le monde » c’était kiffant, Sonic Blastman, SF2, Killer Instintc, Lost Vikings, Hook, Secret of Mana, Donkey Kong Country, etc…

Très belle illustration d’un Hors-série fantasmé pour une licence culte

Désolé je m’écarte de ta question mais je suis obligé de citer tous ces jeux !!! Je m’arrête à la période 16 bits… Je n’ai pas cité la Megadrive mais même si je n’avais pas la console à l’époque (fallait choisir son camp dans la cour de récré), on se prêtait les consoles !! Du coup j’ai pu jouer à Sonic (je n’adhère pas du tout au jeu !!), Street of Rages (Surtout le 1er), Mickey, Castle of Illusions, QuakeShot, etc…

J’étais comblé comme ado !! Mon regret c’est de ne pas avoir pu jouer à la Neo Geo (jusqu’à maintenant je n’ai jamais touché à cette console !!!) et la Pc Engine ! Je voulais tellement jouer à City Hunter et Mashin Eiyuuden Wataru… Bon depuis j’ai pu les tester et ce sont des bouses faut l’avouer mais les Pc Kid, Toilet Kids, ça c’est culte !!! Que dire du design de la bête… Bref…
Sinon j’ai tâté aussi de l’arcade !!! À l’Aquaboulevard de Balard (pour les parigos !! ^ 3 ^) et La Tête dans les Nuages !! La découverte de SF II, Rival Schools… Putain quel jeu celui là aussi!! Capcom un reboot façon SF IV please !! Et dans la foulée Tobal !!!

MKT : Même Punition, mais sur l’ensemble des années 80 (musique, ciné, tv..)? Allez réponds moi Super Durand STP
YAO : Woooa, ba Urashiman of course ! C’est plus milieu des années 80 (1986 pour être précis !!) :
Niveau DA, ça a été du Club Do combo Youpi l’école est finie !!! Je vais un peu me répéter mais ça y va à base de Saint Seiya, Dragon Ball, Hokuto no Ken, Shurato, Captain Tsubasa (Olive & Tom), Nadia et le secret de l’eau Bleue, Yoroiden Samurai troopers (Les Samourais de l’Éternel), Mashin Eiyuuden Wataru (Adrien, sauveur du monde, je suis tellement fan que j’ai acheté des box DVD au japon, sans sous-titres. Ça m’a coûté un rein + un bras !! Je pourrai t’en parler des heures, toute une vie de cette série CULTE, voir plus que ça à mes yeux !!! La meilleure série de mechas typé SD !!), Kimengumi High-School (Collège, Fou, fou, fou ! Encore un classique !), Cops, Mask, Ulysse 31, Jayce, Musclor, Sailor Moon, Le Piaf, Les Mondes Engloutis, la série Ghosbuster, etc…

Niveau série : Parker Lewis, Sauvé par le Gong, Alf, Prince de Bel-Air, 21 Jumpstreet, Cosby Show, La vie des Botes, Madame est servie, Bioman, Winspector, X-Or, Sharivan, San Ku Kai, Bomber X, etc…

Je regardais aussi Micro Kids, Televisator 2, En route pour l’aventure, Manga Zone, etc…

Niveau films : Robocop, Le Choc des Titans, Retour vers le futur, le combo Stallone, JCVD et Schwarzy, découverte de John Woo, Boys in the Hood, Menace 2 Society, … Que des films faits pour des enfants de mon âge à l’époque !

Je crois que ça devrait aller là !!
Il reste la musique, ça va être simple j’écoutais de tout : du rock Fm à la pop, au rap, à la techno ! Tout y passait !!! En vérité c’était du Madonna, The King of the Pop et basta ! LOL

Bon bah ça y est, cette fois j’ai bon ! Purée je t’ai pondu un roman, je suis vraiment désolé !
En tout cas ce fût un plaisir de répondre à tes questions !!

Bonjour à toute la team de la Caz !! Vous êtes des oufs !!
まったね !

Depuis le 25 novembre dernier, la trilogie Donkey Kong Country n’est plus disponible sur la console virtuelle de la Wii, ni en Europe, ni sur le territoire américain. Cette information a été reprise par la plupart des sites traitant de jeux vidéo, arguant un probable problème de droit entre Nintendo et Rare, studio ayant développé ces trois titres pour la Super Nintendo et désormais sous le giron de Microsoft. Certes, les jeux semblent être encore téléchargeables au Pays du Soleil Levant, mais faudra-t-il alors passer par de pénibles créations de comptes japonais pour pouvoir se les procurer légalement (sans même évoquer les difficultés liées aux conversions entre monnaies) ? Ou faut-il y voir l’arrivé d’une future compilation DKC synonyme de « tout ou rien » pour le joueur désireux de (re-)découvrir l’un de ces classiques, si ce n’est les trois ? Dans tous les cas, le joueur occidental est à nouveau lésé.

Mais au delà de l’incompréhension et des interrogations que peut susciter cette décision, elle soulève selon moi un autre problème : celui de l’avenir du retro gaming et a fortiori de sa pratique ?

Le passionné aura à cœur de raviver ses souvenirs en rebranchant de temps en temps les consoles ou micro de son enfance. Encore faut-il que les machines aient survécu à l’épreuve du temps et fonctionnent encore des années après (tendre dédicace aux fans de l’Amstrad CPC) ! Mais qu’en est-il du joueur lambda n’ayant ni la place, ni l’envie pour stocker précieusement tous ces trésors ? Il y a aussi la solution peu conventionnelle des émulateurs qui, malgré leur nombre et leur performances diverses, se réservent surtout aux connaisseurs n’ayant pas peur de mettre les mains dans le cambouis pour obtenir un résultat au plus proche des titres sur leur support d’origine.

Mais depuis ces dernières années, une alternative plus légale s’est développée par le biais des différentes plateformes de téléchargement des constructeurs et éditeurs. Malheureusement, comme nous le regrettions longuement durant notre hors série sur l’émulation, ces offres se révèlent souvent bien chiches en contenu, à des prix parfois honteux concernant certaines licences ayant déjà été bien rentabilisées depuis leur sortie. On a ainsi vu les poids lourds du secteur ressusciter de vieilles gloires à peine maquillées d’un filtre HD, avec la velléité pécuniaire de surfer sur la fièvre nostalgique de joueurs devenus trentenaires (si ce n’est plus). Si les canoniques Sonic, Mario et bien d’autres ont trouvé bonne place sur les rayons de ces échoppes virtuelles, on s’étonne encore de l’absence dans leur catalogue de grands titres ayant pourtant marqué leur temps.

Le jeu vidéo est un média encore jeune qui cherche à aller de l’avant. Pourtant, n’est-ce pas un signe de début de maturité de le voir se retourner sur son passé afin d’y puiser une fraîcheur parfois oubliée ? Cependant, il m’est bien triste de constater que ce coup d’œil en arrière relève plus du pillage que de l’hommage.

Quand je vois que des consoles comme la Saturn ne resurgissent péniblement du passé que par les prouesses d’anonymes développeurs, et non des grandes sociétés ; que maintenant Nintendo supprime une de ces licences phares de sa boutique virtuelle, je m’interroge sur la volonté des acteurs du milieu d’entretenir la flamme du souvenir. Tout du moins sous quelle forme pour un joueur de plus en plus confondu avec un consommateur ?

Pourtant, si les principaux intéressés que sont les développeurs, et plus certainement les éditeurs bien mieux armés financièrement, ne s’efforcent pas de préserver un minimum ce patrimoine, qui le fera ? Aujourd’hui, on peut bien sûr encore compter sur des passionnés capables de démonter une vieille bécane ou de décoder la rom d’une cartouche afin d’en extraire la substantifique moelle. Mais pour un Jordan Mechner qui retrouve miraculeusement les disquettes contenant le code source de Prince of Persia qu’il croyait perdu à jamais, combien de créateurs ont égaré ou jeté aux oubliettes les traces de leurs premières réalisations ?

Si le jeu vidéo a désormais atteint un taux de pénétration impressionnant, devenant un loisir à part entière, il paraît évident qu’il sera bien plus facile dans vingt ans de dénicher une PS3, une Xbox 360 ou une Wii tant les chiffres de ventes de ces machines écrasent ceux de leur grandes sœurs des années 80 et 90. S’il ne sera certainement pas bien compliqué de dénicher la plupart des grands jeux actuels, étant donné leurs ventes souvent importantes, pourra-t-on encore jouer à un Uncharted ou un Gears of War sur des consoles qui avaient déjà la fâcheuse tendance de « RRODer » à leur époque ? Ces mêmes consoles seront-elles aussi faciles à émuler que leurs ancêtres ? Comment réagiront alors les Nintendo, Microsoft ou Sony d’alors ? Le rétrogaming devra-t-il se contenter de remake HD d’une poignée de titres triés sur on ne sait quel volet, parmi un catalogue pourtant généreux ?

Le rétrogaming connaît un intérêt croissant indéniable lié à la prise de conscience de beaucoup de joueurs de préserver un patrimoine vidéoludique au caractère malheureusement encore trop éphémère. Mais je ne peux m’empêcher de penser que cette pratique vit actuellement son âge d’or avant un déclin que des technologies toujours plus compliquées et vicieuses (qui a dit DRM ?) finira par précipiter. Et ça n’est pas le succès mérité d’une nouvelle génération de développeurs prodiguant des chefs-d’œuvres uniquement dématérialisés qui viendra me rassurer pour l’avenir… Mais ceci fera certainement le sujet d’un prochain  billet.

Puissent les années à venir me faire mentir !

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 11 Décembre, date de la vingt-quatrième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

A Mardi pour notre Nouvelle Emission ! 

 

« Et vous ? Que changeriez-vous dans votre existence si vous le pouviez ? ». Cette interrogation somme toute classique, combien de fois ne l’avez-vous pas entendue ? Et combien de fois avez-vous répondu : « rien, je n’ai aucun regret et j’assume mes choix et mes erreurs ! » Pourtant, que j’aurais aimé découvrir To The Moon plus tôt et ne pas attendre honteusement une promo Steam pour poser les yeux sur ce jeu dont j’avais entendu tant de bien sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. Si les personnes qui m’en parlèrent le firent avec un entrain communicatif, je ne pouvais m’empêcher de penser à un jeu indépendant de plus surfant sur la mode rétro 16 bit pour se faire une place. Que peut donc bien proposer To The Moon pour ne pas être qu’un phénomène retro hype de plus ?

Mon ami Gao, prête-moi ta plume, pour écrire un jeu …

Tout commence par un accident de voiture. Neil Watts a précipité son véhicule hors de la route, directement dans un arbre. Aucune égratignure, ni pour lui, ni pour sa passagère Eva Rosalene qui ne manque pas pour autant de le moquer sur les risques qu’il a pris pour tenter d’éviter un écureuil qu’il a de toute façon écrasé. Pas le temps de s’émouvoir sur la pauvre bestiole, les deux comparses sont attendus non loin de là, dans une résidence isolée au sommet d’une falaise bordant l’océan. Respectivement docteur et technicien chez Sigmund Corps, une société spécialisée dans le cerveau et la recherche mémorielle, plus particulièrement dans la modification de la mémoire, Eva et Neil se rendent au chevet de Jonny, un vieil homme au seuil de la mort.

La demeure de Jonny, aussi belle soit-elle, semble désespérément vide.

Celui-ci a fait appel aux services de Sigmund Corps pour l’aider à réaliser un vieux rêve : « aller sur la Lune ». Malheureusement, après un questionnaire d’usage, Jonny est bien incapable de se rappeler d’où lui vient cette idée de se la jouer « Georges Méliès ». Le temps leur étant compté, l’état du patient empirant petit à petit, les deux scientifiques décident de ne pas attendre pour se plonger dans la mémoire de leur client. Leur objectif est de retrouver dans son passé la graine qui a fait mûrir ce désir et de modifier cet événement afin que Jonny puisse prendre un autre chemin, vivre virtuellement une autre existence, fantasmée puis ignorée, qui l’aurait amené à s’envoler vers l’astre lunaire.

Cependant, Eva et Neil ne peuvent pas se permettre de visiter la mémoire de Jonny comme bon leur semble sans risquer le peu d’heures qu’il lui reste. Certes, leur société ne verrait pas d’un très bon œil la mort d’un client sans que satisfaction lui fut donnée, mais surtout, Eva et Neil pourraient rester à jamais prisonniers de l’inconscient de leur patient. Ils doivent donc mener leur enquête avec méthode, en commençant par les souvenirs les plus récents du vieil homme et remonter le fil de sa mémoire à l’aide de « connecteurs temporels », des objets faisant office de lien entre deux époques de la vie de Jonny. Par exemple, un livre posé à son chevet ramènera les deux collègues au moment où l’ouvrage fut acheté.

La passion de la femme de Jonny pour les origamis semble avoir tourné à l’obsession.

Eva et Neil vont ainsi découvrir à l’envers, petit à petit, la vie de Jonny… et ses secrets. L’existence du vieil homme va se révéler être un dédale dans lequel les deux scientifiques vont devoir se perdre, mener l’enquête. S’éloignant parfois de leur objectif initial, s’égarant au gré de leurs découvertes. Ils vont en particulier faire la connaissance de River, la femme de Jonny, récemment décédée, qui tout au long de sa vie, semble avoir souffert d’un mal étrange la poussant à s’isoler du reste du monde. De quoi souffre-t-elle ? Pourquoi réalise-t-elle des dizaines d’origamis en forme de lapin ? Et qui est donc cette « Anya » que River et Jonny évoquent si souvent ?

En dépit de leur « professionnalisme » et de l’interdiction formelle qui leur est faite de ne s’émouvoir des cas de leurs clients, Eva et Neil ne pourront s’empêcher, chacun à leur tour, de s’attacher aux personnes qu’ils rencontrent, en spectateurs anonymes des différents moments de la vie de Jonny, et de prendre part aux instants les plus cruciaux. Parfois de manière irrévocable …

Gaming To the Moon ?

Les premières choses qui frappent en se lançant dans le jeu de FreebirdsGames, sont inévitablement la musique et l’illustration qui nous accueillent. Autant l’annoncer de suite, le joueur même le plus insensible ne saurait cracher sur la qualité de la bande originale qui va l’accompagner tout au long de l’aventure dans des décors que n’aurait pas renié Squaresoft sur une Super Nes en plein chant du cygne. La direction artistique de To The Moon est tout simplement magnifique. Mais cela ne suffit pas à en faire un jeu !

D’ailleurs, To The Moon en est-il vraiment un ?

Les puzzles qui ne vous poseront pas de grosses difficultés, mais encore faut-il les résoudre en un minimum de coups.

Si sa vue du dessus peut faire penser à un jeu d’aventure ou un RPG, il n’en est rien. Dans les faits, on se rapproche plus d’un point’n’click, mais réduit à un gameplay des plus dépouillés. Pas de dialogue à choix multiples, pas d’énigme, de quête « chrono-post » ou d’aller-retours incessants entre différents lieux. L’essentiel de l’aventure consiste à guider tour à tour Eve et Neil dans des tableaux du plus bel effet pixel art, à l’écoute des confessions des quelques personnages qui peuplent les lieux, ou à la recherche des fameux « connecteurs temporels ».

Pour pouvoir utiliser ces derniers, il faudra souvent avoir trouvé sur les lieux des « fragments de mémoire ». Au nombre maximum de cinq par tableau, ils poussent en fait le joueur à découvrir toutes les informations d’un souvenir donné. Enfin, il faudra résoudre un mini-puzzle en un minimum de coups afin de pouvoir remonter plus loin dans le passé de Jonny.

Et … c’est tout !

Reconnaissons-le, si vous cherchez un « vrai » jeu (je vous laisse y mettre votre définition), To The Moon risque de vous décevoir sur ce point. Le « jeu » de Freebirds Game s’apparente plus à un récit interactif. Genre tant décrié dans les années 90 car proposant des aventures aux ambitions ludiques proches de celles d’un « Pile ou Face », il semble pourtant qu’il pourrait trouver ses lettres de noblesse avec des histoires telles que celle qui nous intéresse ici-même.

Car, si l’on demeure ensorcelé durant la poignée d’heures que dure To The Moon, c’est bien grâce à son histoire, subtilement contée. Et seules les actions discrètes du joueur permettent de la voir suivre son fil.

Quand je vous dis que les graphismes sont de toute beauté …

D’aucuns critiqueront To The Moon pour sa facilité à tirer sur la corde sensible, lui reprochant de chercher l’émotion par dessus tout. Pourtant, d’habitude si méfiant à l’encontre des œuvres vidéoludiques s’habillant de leurs plus émouvants atours (non, non je vous assure, je n’ai pas du tout en tête un récent jeu de That Game Company), votre serviteur n’a pas lâché une larme à cause des graphismes en pixel art du plus bel effet (décidément, je me répète), vous baladant dans des décors tantôt sauvages, tantôt déserts, mais toujours prompts à inspirer la mélancolie. De même qu’il serait injuste de résumer la force évocatrice du titre sur sa seule musique, même si celle-ci accompagne ce voyage nostalgique d’un piano esseulé avec une justesse remarquable.

Non, justement, si ce voyage émeut, c’est surtout parce qu’il nous est raconté avec une simplicité touchante, presque enfantine. Une histoire presque banale, des héros anonymes qui pourraient être votre voisine, votre boulanger, que sais-je encore !

La séquence du cinéma ravivera certainement des souvenirs à quelques-uns d’entre vous. Notez la frise en haut de l’écran où chaque « Jonny » représente un moment de sa vie.

Évidemment, étant donné son ton particulièrement mélancolique, To The Moon est à déconseiller aux personnes ayant perdu leur emploi, venant de se faire larguer, voire pire. Ni la corde, l’arsenic ou même la petite cuillère ne sont livrés avec le jeu pour écourter votre existence. « Il exagère le Prof’ là » penserez-vous. Peut-être en effet. La tristesse est un sentiment que chacun appréhende à sa façon. Mais combien d’entre vous reconnaîtront honteusement qu’il est parfois bien réconfortant de se complaire dans une introspection égoïste du style « pourquoi ce monde s’acharne-t-il sur moi ? »

Peut-être serez-vous plus fort ? Sachez juste que votre serviteur, ayant pourtant érigé en règle de vie la bonne humeur, a préféré limiter ses sessions de jeu à des portions d’une trentaine de minutes pour ne pas filer un mauvais coton. Ce jeu file le mouron (et non le mouton, rapport au mauvais coton, vous suivez ? Ah oui, le mouton c’est la laine ! Zut, elle tombe à l’eau cette vanne). Tenez-le vous pour dit !

Un moment hors du temps ! Cette séquence, et la musique qui l’accompagne ne manqueront pas de vous faire sourire

D’une certaine manière, je n’ai pu m’empêcher de voir en To The Moon une très libre inspiration du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind. L’histoire de FreebirdGames et le film de Michel Gondry ont en commun les thèmes nostalgiques du souvenir et des regrets ; le propos parfois décalé avec la gravité des situations ; une étrange bonne humeur qui émane pourtant en filigrane d’une histoire lourde et pesante.

Car en dépit de son ton résolument mature (qui a dit « déprimant » ? ), To The Moon égrène régulièrement des situations qui vous arracheront un sourire niais de bonheur, ou des répliques franchement drôles. A ce titre, il faut rendre hommage au travail d’écriture de Kan R. Gao (a qui on doit aussi une bonne partie des thèmes musicaux) et des auteurs de FreebirdGames qui ont réussi le grand écart entre dialogues empreints de tristesse et de résignation et échanges vachards entre les deux héros. Mention spéciale aussi aux fans français qui se sont chargés de traduire intégralement l’aventure, en respectant le ton, l’humour et les références nombreuses à la pop culture.

« Que serais-je devenu si … ? » Le genre de question que l’on risque de se poser un jour ou l’autre, au crépuscule de nos vies. « Que serait ma vie si je n’avais pas joué à To The Moon ? » Certainement la même si l’on considère que le loisir jeu vidéo n’a pas à prendre une place démesurée dans son existence. Mais il serait injuste de ne pas reconnaître la volonté de ses auteurs de redonner une véritable place à l’écriture. Là où les blockbusters de notre époque misent sans cesse plus sur la surenchère technologique et des histoires toujours plus alambiquées, l’étonnement rivalisant à la fascination, au détriment de l’émotion, To The Moon offre une balade douce-amère au gré de graphismes superbement désuets dans un récit aussi simple que poignant. C’est avec un plaisir et une curiosité non feints que le joueur troque ici ses habits de gamers pour ceux de spectateur complice.

« Il n’est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs »,

et To The Moon méritait bien qu’on lui rende hommage, fut-ce même en retard !

A noter que la bande originale de To The Moon est téléchargeable à un prix dérisoire sur le site des développeurs et que la moitié de la somme est versée à une œuvre caritative.

 

 

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 27 Novembre, date de la vingt-troisième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

A Mardi pour notre Nouvelle Emission ! 

 

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Sonic X-treme, c’est un peu le Final Fantasy Versus XIII des années 90. C’est-à-dire le jeu mille fois annoncé, autant de fois repoussé, et finalement annulé (même si on ne souhaite pas ce destin à l’arlésienne de Square Enix). Initialement imaginé pour la Megadrive, puis la 32X, et enfin la Saturn, ce qui aurait du être la première aventure en 3D du hérisson n’a jamais vu le jour. L’incapacité de Sega de doter sa console 32 bits d’une véritable aventure en 3D de son hérisson fut vue par beaucoup de joueurs comme un aveu d’échec face à la concurrence de la Playstation, et de la Nintendo 64 avec son Super Mario 64.

Concept de pochette pour le jeu

Si la Saturn dispose bien d’un jeu estampillé Sonic, Sonic R, ce dernier est un jeu de course (et un jeu de merde aussi non? ndlr) et ne peut pas rivaliser avec les cadors de la plateforme d’alors. Le plus regrettable pour Sonic X-treme, c’est que le projet était relativement avancé et a été annulé pour des raisons internes : une sombre histoire de rivalité entre les équipes américaines et japonaises de Sega. Les développeurs américains en charge de la réalisation du jeu et qui avait déjà œuvré sur Sonic 2 entre autre, espéraient pouvoir utiliser le moteur 3D créé par la Sonic Team pour Nights. Face au refus des Japonais, ils furent dans l’obligation de créer dans la douleur et la précipitation leur propre moteur. Prévu pour Noël 1996, les pontes de Sega, peu satisfaites du travail effectué, préférèrent annuler tout simplement le jeu. En cherchant sur la toile, vous trouverez sans mal des captures d’écran des différents niveaux réalisés. Un trailer fut même projeté lors de l’E3 de 1996. Puis, plus rien.

 

Voilà à quoi aurait pu ressembler la Jade Gully Zone

Hormis un fangame « Sonic X-treme » n’ayant que peu de rapport avec le jeu originel, on n’avait plus vraiment entendu parler de ce qui aurait du être LE concurrent de Super Mario 64. Jusqu’à la fin du mois d’octobre où est apparu sur Youtube une vidéo promotionnelle du jeu. Postée par un certain ArgileDX, qui aurait officié comme journaliste dans les années 90, cette vidéo serait issue d’une VHS que Sega aurait remis à pas mal de journalistes lors de l’E3 de 1996.

 

Ça fait quand même pas mal de conditionnel, on est d’accord. Mais, fake ou pas, il serait dommage de se priver de cette vidéo montrant un Mario (joué par un acteur) s’inquiéter de l’arrivée du hérisson dans le monde de la 3D. Un ton résolument provocateur à l’encontre de Nintendo et bien dans l’esprit des publicités Sega des années 90.

 

source : Gameinformer

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 13 Novembre, date de la vingt-deuxième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

A Mardi pour notre Nouvelle Emission ! 

 

Dopamine, c’est le parrain de La Caz’ Retro. Notre premier invité pour l’émission consacrée à Turtle in Time et Hyperstone Heist. Sévissant sur Rue89 et Parallaxe, ce vétéran de MicroKids a accepté notre invitation, non pas pour se charger simplement de la Retro de Novembre, mais pour rejoindre L’Equipe de La Caz’ Retro comme intervenant régulier !! Et oui, sur lacazretro.fr aussi, c’est le Mercato, et Tonton Dopa c’est un peu notre Zlatan de la saison. Le recrutement de Dopamine fait écho à notre volonté de vous proposer un contenu régulier et varié, et ce tout au long de l’année. Les Emplois du Temps des uns et des autres n’étant pas extensibles à volonté, et afin également de combler certains manques concernant de vieux titres, il nous a toujours semblé logique d’étendre l’équipe dans le temps. Rassurez vous, l’arrivée de Dopa’ ne coïncide pas avec le départ d’un d’entre nous, bien au contraire, c’est surtout l’occasion d’étendre le spectre des sujets à aborder. Mais trêve de flagorneries, la parole est à l’intéressé : Dopamine débarque sur La Caz’ Retro, qu’on se le dise ! ~Anfalmyr

Me voici donc investi de l’Edito du mois pour mon arrivée à la Caz’Retro. Vous aurez remarqué que les tauliers ne m’auront pas laissé une seconde pour souffler. Parlons donc un peu de mon débarquement dans les gros pixels et le retro gaming.

Je n’ai jamais eu vraiment de période de désert ludique. Il y a toujours eu plusieurs consoles et ordinateurs à la maison. J’ai eu la chance, très jeune, de pouvoir profiter de presque toutes les machines du marché et d’un grand nombre de jeux. Mais cette période presque « professionnelle » initiée par Micro Kids s’est arrêtée et je suis redevenu un joueur passionné « standard ».

Ceci dit, j’ai toujours gardé un pied dans ce milieu en continuant d’écrire sur le jeu vidéo. Pas toujours sous le même pseudo, souvent sous mon véritable nom, mais toujours avec passion. Et c’est ce qui nous amène à la Caz Retro.

Bien que jouant principalement sur les consoles de dernière génération, je continue à rester très attaché à toute cette histoire vidéoludique. Il était donc presque naturel pour moi de rejoindre la joyeuse équipe de la Caz qui a eu la gentillesse de m’inviter.

Deux raisons principales me poussent à me plonger régulièrement dans le retrogaming

L’Histoire du jeu vidéo est jeune et j’ai eu l’énorme chance d’en connaître les presque débuts. A l’époque, tout était à inventer et énormément de principes ludiques ont émergé. La limitation des capacités techniques obligeaient les concepteurs à trouver des principes orignaux pour intéresser les joueurs. De Pong à Pole Position, de Karaté à Street Fighter, de Snoopy à Wing Commander, les genres se sont modelés et le média a commencé à se structurer. Le jeu vidéo est en révolution depuis ses débuts et si le sujet du jour est à la dématérialisation des jeux, aussi bien que des consoles, l’évolution est toujours aussi fulgurante par rapport aux autres biens de divertissement.

Retourner visiter cette histoire peut donc nous permettre de mettre tous ces jeux en perspective avec ce que nous voyons aujourd’hui. Prendre appui sur un mur dans Assassins Creed est-ce si différent que dans Kung Fun Kid sur Master System ? Kung Fu Kid fut l’un des premiers, si ce n’est le premier, à proposer cette nouveauté de Gameplay. La finalité étant toujours d’atteindre une plateforme inaccessible autrement ou de toucher un adversaire coriace…

 

La passion reste un dénominateur commun à toute cette aventure. Car si la forme change, le fond n’est-il pas le même ? Passé le « wahou effect », on se concentre sur une histoire, un gameplay et on va vivre son jeu pleinement. Evidemment  les moyens techniques actuels nous permettent de nous plonger plus facilement dans des univers qui nécessitent en conséquence des moyens bien plus lourds. Un peu comme la couleur qui, en transcendant le cinéma, lui a en même temps fait perdre un certain charme.

Mais je ne boude pas mon plaisir car discuter et échanger sur ces jeux, qu’ils soient récents ou passés nous permet de mettre en lumière un élément qui manque peut être un peu plus aujourd’hui qu’hier ; la convivialité. La convivialité de se retrouver autour d’une télé et de jouer au même jeu. Ces moments de coopération où l’un aura forcément une idée que l’autre aura oubliée. Ces moments où le pote à ma gauche va me chambrer parce que j’aurai pensé à un truc débile. Cet autre moment encore où je vais enfin réussir à battre un partenaire réputé invincible sur un jeu de versus fighting.

 

C’est pour cela que je suis heureux de rejoindre l’équipe de La Caz Retro, en espérant pouvoir vous offrir un peu de ces moments de convivialité et d’échanges sympathiques autour de notre passion commune.

 

Rendez-vous à très bientôt !

 

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