Mois : novembre 2012

« Et vous ? Que changeriez-vous dans votre existence si vous le pouviez ? ». Cette interrogation somme toute classique, combien de fois ne l’avez-vous pas entendue ? Et combien de fois avez-vous répondu : « rien, je n’ai aucun regret et j’assume mes choix et mes erreurs ! » Pourtant, que j’aurais aimé découvrir To The Moon plus tôt et ne pas attendre honteusement une promo Steam pour poser les yeux sur ce jeu dont j’avais entendu tant de bien sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. Si les personnes qui m’en parlèrent le firent avec un entrain communicatif, je ne pouvais m’empêcher de penser à un jeu indépendant de plus surfant sur la mode rétro 16 bit pour se faire une place. Que peut donc bien proposer To The Moon pour ne pas être qu’un phénomène retro hype de plus ?

Mon ami Gao, prête-moi ta plume, pour écrire un jeu …

Tout commence par un accident de voiture. Neil Watts a précipité son véhicule hors de la route, directement dans un arbre. Aucune égratignure, ni pour lui, ni pour sa passagère Eva Rosalene qui ne manque pas pour autant de le moquer sur les risques qu’il a pris pour tenter d’éviter un écureuil qu’il a de toute façon écrasé. Pas le temps de s’émouvoir sur la pauvre bestiole, les deux comparses sont attendus non loin de là, dans une résidence isolée au sommet d’une falaise bordant l’océan. Respectivement docteur et technicien chez Sigmund Corps, une société spécialisée dans le cerveau et la recherche mémorielle, plus particulièrement dans la modification de la mémoire, Eva et Neil se rendent au chevet de Jonny, un vieil homme au seuil de la mort.

La demeure de Jonny, aussi belle soit-elle, semble désespérément vide.

Celui-ci a fait appel aux services de Sigmund Corps pour l’aider à réaliser un vieux rêve : « aller sur la Lune ». Malheureusement, après un questionnaire d’usage, Jonny est bien incapable de se rappeler d’où lui vient cette idée de se la jouer « Georges Méliès ». Le temps leur étant compté, l’état du patient empirant petit à petit, les deux scientifiques décident de ne pas attendre pour se plonger dans la mémoire de leur client. Leur objectif est de retrouver dans son passé la graine qui a fait mûrir ce désir et de modifier cet événement afin que Jonny puisse prendre un autre chemin, vivre virtuellement une autre existence, fantasmée puis ignorée, qui l’aurait amené à s’envoler vers l’astre lunaire.

Cependant, Eva et Neil ne peuvent pas se permettre de visiter la mémoire de Jonny comme bon leur semble sans risquer le peu d’heures qu’il lui reste. Certes, leur société ne verrait pas d’un très bon œil la mort d’un client sans que satisfaction lui fut donnée, mais surtout, Eva et Neil pourraient rester à jamais prisonniers de l’inconscient de leur patient. Ils doivent donc mener leur enquête avec méthode, en commençant par les souvenirs les plus récents du vieil homme et remonter le fil de sa mémoire à l’aide de « connecteurs temporels », des objets faisant office de lien entre deux époques de la vie de Jonny. Par exemple, un livre posé à son chevet ramènera les deux collègues au moment où l’ouvrage fut acheté.

La passion de la femme de Jonny pour les origamis semble avoir tourné à l’obsession.

Eva et Neil vont ainsi découvrir à l’envers, petit à petit, la vie de Jonny… et ses secrets. L’existence du vieil homme va se révéler être un dédale dans lequel les deux scientifiques vont devoir se perdre, mener l’enquête. S’éloignant parfois de leur objectif initial, s’égarant au gré de leurs découvertes. Ils vont en particulier faire la connaissance de River, la femme de Jonny, récemment décédée, qui tout au long de sa vie, semble avoir souffert d’un mal étrange la poussant à s’isoler du reste du monde. De quoi souffre-t-elle ? Pourquoi réalise-t-elle des dizaines d’origamis en forme de lapin ? Et qui est donc cette « Anya » que River et Jonny évoquent si souvent ?

En dépit de leur « professionnalisme » et de l’interdiction formelle qui leur est faite de ne s’émouvoir des cas de leurs clients, Eva et Neil ne pourront s’empêcher, chacun à leur tour, de s’attacher aux personnes qu’ils rencontrent, en spectateurs anonymes des différents moments de la vie de Jonny, et de prendre part aux instants les plus cruciaux. Parfois de manière irrévocable …

Gaming To the Moon ?

Les premières choses qui frappent en se lançant dans le jeu de FreebirdsGames, sont inévitablement la musique et l’illustration qui nous accueillent. Autant l’annoncer de suite, le joueur même le plus insensible ne saurait cracher sur la qualité de la bande originale qui va l’accompagner tout au long de l’aventure dans des décors que n’aurait pas renié Squaresoft sur une Super Nes en plein chant du cygne. La direction artistique de To The Moon est tout simplement magnifique. Mais cela ne suffit pas à en faire un jeu !

D’ailleurs, To The Moon en est-il vraiment un ?

Les puzzles qui ne vous poseront pas de grosses difficultés, mais encore faut-il les résoudre en un minimum de coups.

Si sa vue du dessus peut faire penser à un jeu d’aventure ou un RPG, il n’en est rien. Dans les faits, on se rapproche plus d’un point’n’click, mais réduit à un gameplay des plus dépouillés. Pas de dialogue à choix multiples, pas d’énigme, de quête « chrono-post » ou d’aller-retours incessants entre différents lieux. L’essentiel de l’aventure consiste à guider tour à tour Eve et Neil dans des tableaux du plus bel effet pixel art, à l’écoute des confessions des quelques personnages qui peuplent les lieux, ou à la recherche des fameux « connecteurs temporels ».

Pour pouvoir utiliser ces derniers, il faudra souvent avoir trouvé sur les lieux des « fragments de mémoire ». Au nombre maximum de cinq par tableau, ils poussent en fait le joueur à découvrir toutes les informations d’un souvenir donné. Enfin, il faudra résoudre un mini-puzzle en un minimum de coups afin de pouvoir remonter plus loin dans le passé de Jonny.

Et … c’est tout !

Reconnaissons-le, si vous cherchez un « vrai » jeu (je vous laisse y mettre votre définition), To The Moon risque de vous décevoir sur ce point. Le « jeu » de Freebirds Game s’apparente plus à un récit interactif. Genre tant décrié dans les années 90 car proposant des aventures aux ambitions ludiques proches de celles d’un « Pile ou Face », il semble pourtant qu’il pourrait trouver ses lettres de noblesse avec des histoires telles que celle qui nous intéresse ici-même.

Car, si l’on demeure ensorcelé durant la poignée d’heures que dure To The Moon, c’est bien grâce à son histoire, subtilement contée. Et seules les actions discrètes du joueur permettent de la voir suivre son fil.

Quand je vous dis que les graphismes sont de toute beauté …

D’aucuns critiqueront To The Moon pour sa facilité à tirer sur la corde sensible, lui reprochant de chercher l’émotion par dessus tout. Pourtant, d’habitude si méfiant à l’encontre des œuvres vidéoludiques s’habillant de leurs plus émouvants atours (non, non je vous assure, je n’ai pas du tout en tête un récent jeu de That Game Company), votre serviteur n’a pas lâché une larme à cause des graphismes en pixel art du plus bel effet (décidément, je me répète), vous baladant dans des décors tantôt sauvages, tantôt déserts, mais toujours prompts à inspirer la mélancolie. De même qu’il serait injuste de résumer la force évocatrice du titre sur sa seule musique, même si celle-ci accompagne ce voyage nostalgique d’un piano esseulé avec une justesse remarquable.

Non, justement, si ce voyage émeut, c’est surtout parce qu’il nous est raconté avec une simplicité touchante, presque enfantine. Une histoire presque banale, des héros anonymes qui pourraient être votre voisine, votre boulanger, que sais-je encore !

La séquence du cinéma ravivera certainement des souvenirs à quelques-uns d’entre vous. Notez la frise en haut de l’écran où chaque « Jonny » représente un moment de sa vie.

Évidemment, étant donné son ton particulièrement mélancolique, To The Moon est à déconseiller aux personnes ayant perdu leur emploi, venant de se faire larguer, voire pire. Ni la corde, l’arsenic ou même la petite cuillère ne sont livrés avec le jeu pour écourter votre existence. « Il exagère le Prof’ là » penserez-vous. Peut-être en effet. La tristesse est un sentiment que chacun appréhende à sa façon. Mais combien d’entre vous reconnaîtront honteusement qu’il est parfois bien réconfortant de se complaire dans une introspection égoïste du style « pourquoi ce monde s’acharne-t-il sur moi ? »

Peut-être serez-vous plus fort ? Sachez juste que votre serviteur, ayant pourtant érigé en règle de vie la bonne humeur, a préféré limiter ses sessions de jeu à des portions d’une trentaine de minutes pour ne pas filer un mauvais coton. Ce jeu file le mouron (et non le mouton, rapport au mauvais coton, vous suivez ? Ah oui, le mouton c’est la laine ! Zut, elle tombe à l’eau cette vanne). Tenez-le vous pour dit !

Un moment hors du temps ! Cette séquence, et la musique qui l’accompagne ne manqueront pas de vous faire sourire

D’une certaine manière, je n’ai pu m’empêcher de voir en To The Moon une très libre inspiration du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind. L’histoire de FreebirdGames et le film de Michel Gondry ont en commun les thèmes nostalgiques du souvenir et des regrets ; le propos parfois décalé avec la gravité des situations ; une étrange bonne humeur qui émane pourtant en filigrane d’une histoire lourde et pesante.

Car en dépit de son ton résolument mature (qui a dit « déprimant » ? ), To The Moon égrène régulièrement des situations qui vous arracheront un sourire niais de bonheur, ou des répliques franchement drôles. A ce titre, il faut rendre hommage au travail d’écriture de Kan R. Gao (a qui on doit aussi une bonne partie des thèmes musicaux) et des auteurs de FreebirdGames qui ont réussi le grand écart entre dialogues empreints de tristesse et de résignation et échanges vachards entre les deux héros. Mention spéciale aussi aux fans français qui se sont chargés de traduire intégralement l’aventure, en respectant le ton, l’humour et les références nombreuses à la pop culture.

« Que serais-je devenu si … ? » Le genre de question que l’on risque de se poser un jour ou l’autre, au crépuscule de nos vies. « Que serait ma vie si je n’avais pas joué à To The Moon ? » Certainement la même si l’on considère que le loisir jeu vidéo n’a pas à prendre une place démesurée dans son existence. Mais il serait injuste de ne pas reconnaître la volonté de ses auteurs de redonner une véritable place à l’écriture. Là où les blockbusters de notre époque misent sans cesse plus sur la surenchère technologique et des histoires toujours plus alambiquées, l’étonnement rivalisant à la fascination, au détriment de l’émotion, To The Moon offre une balade douce-amère au gré de graphismes superbement désuets dans un récit aussi simple que poignant. C’est avec un plaisir et une curiosité non feints que le joueur troque ici ses habits de gamers pour ceux de spectateur complice.

« Il n’est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs »,

et To The Moon méritait bien qu’on lui rende hommage, fut-ce même en retard !

A noter que la bande originale de To The Moon est téléchargeable à un prix dérisoire sur le site des développeurs et que la moitié de la somme est versée à une œuvre caritative.

 

 

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 27 Novembre, date de la vingt-troisième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

A Mardi pour notre Nouvelle Emission ! 

 

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Sonic X-treme, c’est un peu le Final Fantasy Versus XIII des années 90. C’est-à-dire le jeu mille fois annoncé, autant de fois repoussé, et finalement annulé (même si on ne souhaite pas ce destin à l’arlésienne de Square Enix). Initialement imaginé pour la Megadrive, puis la 32X, et enfin la Saturn, ce qui aurait du être la première aventure en 3D du hérisson n’a jamais vu le jour. L’incapacité de Sega de doter sa console 32 bits d’une véritable aventure en 3D de son hérisson fut vue par beaucoup de joueurs comme un aveu d’échec face à la concurrence de la Playstation, et de la Nintendo 64 avec son Super Mario 64.

Concept de pochette pour le jeu

Si la Saturn dispose bien d’un jeu estampillé Sonic, Sonic R, ce dernier est un jeu de course (et un jeu de merde aussi non? ndlr) et ne peut pas rivaliser avec les cadors de la plateforme d’alors. Le plus regrettable pour Sonic X-treme, c’est que le projet était relativement avancé et a été annulé pour des raisons internes : une sombre histoire de rivalité entre les équipes américaines et japonaises de Sega. Les développeurs américains en charge de la réalisation du jeu et qui avait déjà œuvré sur Sonic 2 entre autre, espéraient pouvoir utiliser le moteur 3D créé par la Sonic Team pour Nights. Face au refus des Japonais, ils furent dans l’obligation de créer dans la douleur et la précipitation leur propre moteur. Prévu pour Noël 1996, les pontes de Sega, peu satisfaites du travail effectué, préférèrent annuler tout simplement le jeu. En cherchant sur la toile, vous trouverez sans mal des captures d’écran des différents niveaux réalisés. Un trailer fut même projeté lors de l’E3 de 1996. Puis, plus rien.

 

Voilà à quoi aurait pu ressembler la Jade Gully Zone

Hormis un fangame « Sonic X-treme » n’ayant que peu de rapport avec le jeu originel, on n’avait plus vraiment entendu parler de ce qui aurait du être LE concurrent de Super Mario 64. Jusqu’à la fin du mois d’octobre où est apparu sur Youtube une vidéo promotionnelle du jeu. Postée par un certain ArgileDX, qui aurait officié comme journaliste dans les années 90, cette vidéo serait issue d’une VHS que Sega aurait remis à pas mal de journalistes lors de l’E3 de 1996.

 

Ça fait quand même pas mal de conditionnel, on est d’accord. Mais, fake ou pas, il serait dommage de se priver de cette vidéo montrant un Mario (joué par un acteur) s’inquiéter de l’arrivée du hérisson dans le monde de la 3D. Un ton résolument provocateur à l’encontre de Nintendo et bien dans l’esprit des publicités Sega des années 90.

 

source : Gameinformer

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 13 Novembre, date de la vingt-deuxième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

 

 

A Mardi pour notre Nouvelle Emission ! 

 

Dopamine, c’est le parrain de La Caz’ Retro. Notre premier invité pour l’émission consacrée à Turtle in Time et Hyperstone Heist. Sévissant sur Rue89 et Parallaxe, ce vétéran de MicroKids a accepté notre invitation, non pas pour se charger simplement de la Retro de Novembre, mais pour rejoindre L’Equipe de La Caz’ Retro comme intervenant régulier !! Et oui, sur lacazretro.fr aussi, c’est le Mercato, et Tonton Dopa c’est un peu notre Zlatan de la saison. Le recrutement de Dopamine fait écho à notre volonté de vous proposer un contenu régulier et varié, et ce tout au long de l’année. Les Emplois du Temps des uns et des autres n’étant pas extensibles à volonté, et afin également de combler certains manques concernant de vieux titres, il nous a toujours semblé logique d’étendre l’équipe dans le temps. Rassurez vous, l’arrivée de Dopa’ ne coïncide pas avec le départ d’un d’entre nous, bien au contraire, c’est surtout l’occasion d’étendre le spectre des sujets à aborder. Mais trêve de flagorneries, la parole est à l’intéressé : Dopamine débarque sur La Caz’ Retro, qu’on se le dise ! ~Anfalmyr

Me voici donc investi de l’Edito du mois pour mon arrivée à la Caz’Retro. Vous aurez remarqué que les tauliers ne m’auront pas laissé une seconde pour souffler. Parlons donc un peu de mon débarquement dans les gros pixels et le retro gaming.

Je n’ai jamais eu vraiment de période de désert ludique. Il y a toujours eu plusieurs consoles et ordinateurs à la maison. J’ai eu la chance, très jeune, de pouvoir profiter de presque toutes les machines du marché et d’un grand nombre de jeux. Mais cette période presque « professionnelle » initiée par Micro Kids s’est arrêtée et je suis redevenu un joueur passionné « standard ».

Ceci dit, j’ai toujours gardé un pied dans ce milieu en continuant d’écrire sur le jeu vidéo. Pas toujours sous le même pseudo, souvent sous mon véritable nom, mais toujours avec passion. Et c’est ce qui nous amène à la Caz Retro.

Bien que jouant principalement sur les consoles de dernière génération, je continue à rester très attaché à toute cette histoire vidéoludique. Il était donc presque naturel pour moi de rejoindre la joyeuse équipe de la Caz qui a eu la gentillesse de m’inviter.

Deux raisons principales me poussent à me plonger régulièrement dans le retrogaming

L’Histoire du jeu vidéo est jeune et j’ai eu l’énorme chance d’en connaître les presque débuts. A l’époque, tout était à inventer et énormément de principes ludiques ont émergé. La limitation des capacités techniques obligeaient les concepteurs à trouver des principes orignaux pour intéresser les joueurs. De Pong à Pole Position, de Karaté à Street Fighter, de Snoopy à Wing Commander, les genres se sont modelés et le média a commencé à se structurer. Le jeu vidéo est en révolution depuis ses débuts et si le sujet du jour est à la dématérialisation des jeux, aussi bien que des consoles, l’évolution est toujours aussi fulgurante par rapport aux autres biens de divertissement.

Retourner visiter cette histoire peut donc nous permettre de mettre tous ces jeux en perspective avec ce que nous voyons aujourd’hui. Prendre appui sur un mur dans Assassins Creed est-ce si différent que dans Kung Fun Kid sur Master System ? Kung Fu Kid fut l’un des premiers, si ce n’est le premier, à proposer cette nouveauté de Gameplay. La finalité étant toujours d’atteindre une plateforme inaccessible autrement ou de toucher un adversaire coriace…

 

La passion reste un dénominateur commun à toute cette aventure. Car si la forme change, le fond n’est-il pas le même ? Passé le « wahou effect », on se concentre sur une histoire, un gameplay et on va vivre son jeu pleinement. Evidemment  les moyens techniques actuels nous permettent de nous plonger plus facilement dans des univers qui nécessitent en conséquence des moyens bien plus lourds. Un peu comme la couleur qui, en transcendant le cinéma, lui a en même temps fait perdre un certain charme.

Mais je ne boude pas mon plaisir car discuter et échanger sur ces jeux, qu’ils soient récents ou passés nous permet de mettre en lumière un élément qui manque peut être un peu plus aujourd’hui qu’hier ; la convivialité. La convivialité de se retrouver autour d’une télé et de jouer au même jeu. Ces moments de coopération où l’un aura forcément une idée que l’autre aura oubliée. Ces moments où le pote à ma gauche va me chambrer parce que j’aurai pensé à un truc débile. Cet autre moment encore où je vais enfin réussir à battre un partenaire réputé invincible sur un jeu de versus fighting.

 

C’est pour cela que je suis heureux de rejoindre l’équipe de La Caz Retro, en espérant pouvoir vous offrir un peu de ces moments de convivialité et d’échanges sympathiques autour de notre passion commune.

 

Rendez-vous à très bientôt !

 

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