Énigme Episode #17

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 04 septembre, date de la dix-septième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !
A Mardi pour la première émission de la Saison 02 !

5 mai 2012 à Paris, au cinéma Max Linder, 500 personnes assistent à l’avant-première du cinquième épisode de la série culte France Five, attendu depuis plusieurs années. Deux semaines plus tard, le 19 mai 2012 un millier de spectateurs se presse au palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux pour célébrer dans un spectacle de plus de trois heures les cinq ans de la chaîne Nolife. Aux origines de ces deux événements, deux hommes : Sébastien Ruchet et Alex Pilot. Si se lancer dans la réalisation d’une série rendant hommage aux sentaî de notre enfance (série live japonaise comme X-Or ou Bioman pour citer les plus connues) était déjà un pari pour le moins original, enchaîner sur la création d’une chaîne de télé dédiée aux geeks et à la culture japonaise relevait du rêve de doux dingues. Pourtant, malgré les difficultés énormes, l’inexpérience, la malchance, mais grâce au travail hallucinant d’obstination d’une équipe de passionnés, Nolife a traversé bien des périls pour se hisser aujourd’hui comme emblème de bien des geeks et otakus de France et de Navarre. Au travers de son ouvrage « Nolife Story », Florent Gorges, qui parallèlement à sa biographie de Yoshihisa Kishimoto (dont vous pouvez retrouver un excellent article 







C’est ainsi que va naître Nekketsu Kôha Kunio Kun (Renegade en occident), jeu de baston inspiré des bagarres de ces années lycée et première pierre d’un genre que l’on appellera bientôt beat’em up. On tient aussi là ce qui est certainement le premier jeu autobiographique tant l’histoire, les personnages, mais également les moindres détails graphiques renvoient à la réalité des bandes de voyous japonais. Pour l’exemple, dans le jeu original (c’est-à-dire dans sa version japonaise), les poignées des cartables de certains personnages sont blanches. Ce choix ne doit rien au hasard et je vous laisse chercher sa signification …
Inutile de s’étendre sur la franchise vedette de Technos Japan. Non que son histoire ne soit pas intéressante, bien au contraire : le livre de Florent Gorges regorge d’anecdotes sur le développement des aventures des frères Lee et leurs suites. Anecdotes dont tout fan de jeux vidéo et de rétrogaming ne peut que se délecter. Mais, si Yoshihisa Kishimoto n’est malheureusement pas connu à la hauteur de sa contribution au monde vidéoludique, c’est qu’on devine les aléas de sa carrière chez Technos : un jeu qui fait un tabac ; un suivant qui enfonce le clou et une entreprise qui, grisée par la réussite, se fourvoie dans des suites allant de l’excellent (Double Dragon 2) au médiocre (Double Dragon 3), finissant par tuer la poule aux œufs d’or, pendant que la concurrence copie et magnifie le concept original : c’est à ce moment que vous devez tous penser en chœur au Final Fight de Capcom. Mal gérée, incapable de se doter d’un véritable pôle de recherche et développement au grand dam de Kishimoto, Technos Japon finit par lasser le public et met la clé sous la porte.


