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La Caz’ Retour : Mystic Quest

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Chaque mois la rédaction revient en vidéo sur les jeux que nous traitons durant nos podcasts mensuels.

L’occasion de découvrir du gameplay commenté et de passer un bon moment ensemble dans un format différent.

Ce mois-ci nous revenons sur notre podcast consacré à Mystic Quest.

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MYSTIC QUEST

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Podcast Live #05 : Le Grand Quiz

Aujourd’hui nous vous présentons la rediffusion de notre  podcast enregistré en live sur Twitch le dimanche 1 Mars. 

Il s’agit d’un Quiz dans lequel s’affrontent deux candidats, Pimy et Kévin, ils sont accompagnés de Mikadotwix, Professeur Oz et Subby_Kun.

Le tout animé par Anfalmyr et Loupign à la régie.

Et à l’occasion de ce Live, nos invités sont repartis tous les deux avec un superbe t-shirt geek offert par notre partenaire du soir « Sergent Tobogo » ! Vous pourrez d’ailleurs retrouver leur boutique en ligne à cette adresse : sergent-tobogo.com

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Lien vers la chaine Youtube The Legend Of Renegade entendue dans la pause musicale de Prof Oz.

AVEC

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INVITÉS

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Bonne Écoute à tous !!

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Le Grand Quiz

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La Retro de Mars par Oursique

 

Faisons le point sur ce qui est peut-être votre loisir ou même art préféré :

  • une série d’avancées technologiques a permis l’émergence de toute une industrie, de nouveaux métiers ;
  • il a fallu attendre longtemps pour avoir le son, la couleur, et qu’on en profite chez soi ;
  • faute de salles permanentes, on devait attendre le passage de foires pour en profiter ;
  • les salles avaient mauvaise réputation, les parents n’aimaient laisser leurs enfants y aller ;
  • les premières œuvres étaient souvent des clones d’une œuvre qui a eu un succès populaire ;
  • on s’attendait même à ce que le phénomène passe de mode et que les gens l’abandonnent ;
  • il a aussi fallu longtemps pour passer du format court à de longues et prenantes histoires ;
  • et il a fallu ce temps pour que ce nouveau média commence à être considéré comme un nouvel art.

 

Si vous pensiez à l’histoire du jeu vidéo, et à votre jeunesse dans les salles d’arcades, puisque nous sommes sur la Caz‘ rétro, j’ai réussi mon accroche.

Je parlais en fait de l’histoire du cinéma.

Le cinéma du début du 20e siècle doit encore faire ses preuves. C’est un phénomène de foire où l’on s’émerveille encore du simple fait de voir une image bouger. Et l’on regarde un énième film de policiers qui courent après des méchants. On reste encore proche du modèle du théâtre.

Il faudra attendre les années 10 pour que les premières salles permanentes ouvrent à Paris, et que des gens comme Chaplin — pour ne citer que lui qui en avait marre des recettes éculées — décident d’exploiter les possibilités uniques du support pour raconter des histoires comme il n’était pas possible de le faire avant. Et que s’enrichissent soudainement les codes cinématographiques que l’on connaît aujourd’hui.

L’expression « septième art » naît dans les années 10 mais son auteur bataille encore dans les années 20 pour la faire admettre. Alors que Chaplin a déjà réalisé plusieurs des chef-d’œuvres qu’on lui connaît.

Là où je veux en venir, au-delà du parallèle que j’ai établi avec l’histoire du jeu vidéo, c’est que nous, retrogamers, sommes au jeu vidéo ce que les cinéphiles sont au cinéma.

Je m’amuse moins de constater comment un cinéphile est reconnu pour sa culture par la société, alors qu’un retrogamer aura droit à des termes condescendants comme « nostalgique », « adolescent attardé », voire « geek » comme dans « toi t’es qu’un geek ».

Il y a du chemin… mais le cinéma a un siècle. Le jeu vidéo commercial n’en a même pas atteint la moitié.

 

 

Tenez, faisons justement le point sur le cinéma séculaire :

 

  • cette industrie pèse plusieurs milliards, rien qu’aux États-Unis par exemple ;
  • des créateurs (metteurs en scène, scénaristes, compositeurs) sont assez célèbres pour que le grand public puisse en citer ;
  • les métiers et les codes du cinéma sont enseignés dans des écoles spécialisées, pas dans les écoles de théâtre;
  • il ne viendrait à personne l’idée de contester le qualificatif d’art ;
  • personne ne perd non plus de vue que c’est un produit culturel de consommation, les deux sont possibles.

 

Le jeu vidéo commence à valider tous ces points. Pour le poids financier, c’est vite vu, c’est la première industrie culturelle, devant le cinéma, justement. Il est assez probable que votre entourage qui ne partage pas votre passion ait quand même entendu le nom de Shigeru Miyamoto. Mais pas de quoi avoir une série sur les game designers à Questions pour un champion.

Et le jeu vidéo continue de créer ses métiers et ses codes, et de les enseigner dans des écoles qui continuent de s’ouvrir.

Pas besoin de démontrer la nature de produit culturel. Reste donc la question de l’art qui fait débat. Il a fallu du temps au cinéma pour acquérir ses lettres de noblesse, il en sera de même pour le jeu vidéo. Non, ce n’est pas Flappy Bird qui élèvera le jeu vidéo au rang d’art. Mais les teen movies n’invalident pas le statut artistique du cinéma dans son ensemble. Ça n’a pas non plus empêché de continuer à créer des films de policiers qui poursuivent des méchants.

Attention, je ne dis pas que le jeu vidéo s’inspire du cinéma parce qu’il a grandi de la même façon. C’est tout simplement que les premières générations de créateurs étaient bercées de cinéma dès l’enfance. Et les générations actuelles ont grandi avec un jeu vidéo déjà avancé. Peut-on imaginer ce qu’ils seront capables de créer une fois devenus créateurs ? Chaplin avait-il imaginé le cinéma d’aujourd’hui ?

Je ne me sens personnellement pas capable d’imaginer à quoi ressemblera le jeu vidéo quand il soufflera ses cent bougies. Mais je ne doute pas qu’il existera encore.

OURSIQUE

 

 

Énigme Épisode #65

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 10 Mars, date de la soixante cinquième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

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Bonus : aide supplémentaire

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Strip #33 : La dernière croisade

Yop les gens.

Il est de retour. Qui ça ? Le seul, l’unique, Docteur Jones bien sûr. Toujours à la recherche d’anciens artefacts, issus de mondes aujourd’hui éteints…

Va t-il y arriver ? Ou va t-il se vautrer comme la dernière fois. La réponse en image…

Bonne lecture.

Je vous conseille fortement de cliquer sur les images pour les voir en taille optimale

Strip 033 : La dernière croisade

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 A dans 15 jours

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Consoles+ ou l’art du copier/coller

Chez La Caz Retro, vous le savez si vous nous écoutez régulièrement, nous n’avons pas de vache sacrée. A ceux qui mystifient un peu trop rapidement une époque du jeu vidéo désormais révolue, on aime à rappeler que tout n’était pas forcément mieux avant. Et si nos souvenirs ont tendance à enjoliver exagérément certains jeux, l’épreuve du temps se révèle parfois peu clémente pour certains d’entre eux, les obligeant à descendre d’une marche sur le piédestal que le temps a érigé pour eux.

Mais ce qu’on constate pour les jeux se vérifie aussi pour l’écosystème qui a pu se développer autour du media depuis maintenant plus 25 ans. Et les magazines ne font pas exception à la règle.

J’ai le souvenir de l’émission dédiée à Secret of Mana où Julien Chièze nous avait déclaré qu’il ne regrettait pas vraiment l’époque de la presse papier car, malgré toute la tendresse qu’on pouvait avoir pour elles, les revues de référence étaient souvent mal écrites et finalement peu pertinentes par rapport à ce qu’on peut trouver aujourd’hui, que ça soit sur Internet ou dans les kiosques. Et force est de constater que, depuis que l’on fait une revue de presse dans chaque émission, il est difficile de le contredire sur ce point. Arpentant souvent les archives d’Abandoware-magazines.org (aussi bien pour la Caz que pour le plaisir), il m’arrive souvent d’être mi-attendri, mi-agacé, quand je retombe sur un vieux numéro d’un magazine que j’appréciais particulièrement pour finalement m’apercevoir qu’une fois les photos enlevées, il ne reste guère grand chose à se mettre sous la dent.

Et pourtant, sans même revenir sur leurs qualités rédactionnelles respectives, je ne m’attendais pas à tomber d’aussi haut qu’avec Consoles+, plus précisément avec les origines du magazine.

Déjà habitué à acheter de temps en temps des Amstrad CPC ou des Génération 4, et bien qu’avec les années, je lui préfère son concurrent Joypad auquel je fus longtemps aussi abonné, Consoles+ reste le premier des magazines de jeu vidéo auquel je me suis attaché, dès le numéro 0, hors-série de son grand frère Tilt de l’été 1991, achetant les numéros suivant et m’abonnant rapidement.

Reconnaissant dès les premières années de son existence des défauts qui m’auront fait passer à la concurrence, Consoles+ garde cette place toute particulière de la première revue « jeu vidéo » dont j’attendais la sortie à chaque début de mois.

Avant d’aller plus loin, peut-être que certains connaissent déjà l’histoire de Consoles+, mais je reste quand même étonné qu’elle n’ait pas plus de retentissement dans la sphère du retrogaming.

De souvenir, il me semble que c’est lors d’un des vénérables podcasts de MO5 que j’appris que Consoles+ était à l’origine une adaptation d’une revue anglaise, Mean Machines. Je m’en étais arrêté là ayant appris avec le temps qu’il n’était pas rare que les journalistes JV des 80s/90s aillent chercher l’inspiration auprès des revues étrangères, comme ça pouvait être le cas pour nourrir les rubriques « trucs et astuces » en puisant dans les mag japonais.

Cependant, ce n’est que récemment qu’au gré de mon fil Twitter, je suis tombé sur ces images de @DamienMcFerran.

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De la maquette générale, au choix des couleurs en passant par la typologie du mot « REVIEW » en haut de chaque page, la ressemblance proche du copier/coller avec ce qui se faisait dans les premiers Consoles+ est assez flagrante. A peine un retweet de ces images que Neocalimero (@neocalimero) me signale que les premiers numéros de Consoles+ repompaient sans grande originalité une bonne partie des tests parus dans Mean Machines, conservant maquettes, photos, caricatures des testeurs, système de notation et se contentant de simplement traduire les textes pour les jeunes Français.

Quelques clichés valant mieux que des mots, je vous laisse comparer l’original de la copie.

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Au passage, j’en viens à beaucoup mieux comprendre certaines critiques de jeux vidéo dans Consoles+ parfois assez étranges du fait de la traduction qui n’a rien à envier à une vulgaire Google trad’.

Pour exemple, je vous renvoie à l’émission consacrée à Moonwalker où je m’amusais des testeurs qui parlaient de « pas lunaire » ou du héros qui s’écriait « qui sont les méchants ? » en lieu et place des évidents « moonwalk » et « who’s bad ? »

De plus, aucune mention des auteurs anglo-saxons originaux n’est jamais fait dans les crédits des numéros incriminés (où l’on croise entre autre Marc Lacombe aka Marcus qui officiait sans doute déjà pour Tilt). Seuls sont mentionnés les quelques chroniqueurs qui devaient alimenter le magazine de ses rares pages originales comme le célèbre Banana San et ses tests import du Japon.
Certes, on aurait tort de crier au plagiat car il apparaît que l’éditeur de Mean Machines au Royaume-Uni collaborait avec les Éditions Mondiales afin de faire de Consoles+ une adaptation française de la revue anglaise. Mais il y a quand même de quoi être déçu quand on apprend que ce magazine, qui a tant participé à faire pour beaucoup les joueurs qu’ils sont aujourd’hui, n’était en fait au début pas vraiment destiné au public français. Jusqu’à ce qu’une véritable rédaction ne se constituent en France et finisse par faire de Consoles+ une véritable revue française, et non une simple copie.

Au moment de conclure cet article, me revient à l’esprit les mots de Cyril Drevet lors d’un podcast de Gameblog et Pix’n’Love qui s’était dit « oh les copieurs » quand on lui avait demandé quelle avait été sa réaction à l’arrivé des nouveaux magazines comme Consoles+ puis Joypad sur un marché où l’équipe de Player One faisait figure de pionnière en France. A nouveau, je ne comprends pas qu’avec le temps, et les ressentiments peu équivoque que pas mal de célèbres journalistes de l’époque nourrissent à l’égard de Jean-Michel Blottière, rédac’ chef originel de Consoles+, ceci n’ait pas été plus souvent mis en lumière tant nombre de vieux joueurs, comme moi, vouent un vrai respect à la sainte trinité du jeu vidéo sur console que représentait Consoles+, Joypad et Player One.

Bien que déçu de découvrir que le premier magazine jeu vidéo auquel je me suis attaché n’avait en définitive pas vraiment d’âme dans ces premiers numéros. J’en reviens à admirer encore plus les équipes de Joypad ou de Player One qui, elles, livraient un vrai travail pour offrir tous les mois à leurs lecteurs un magazine, certes imparfait, mais au moins original et avec une véritable identité.

Si vous souhaitez en savoir plus concernant Mean Machine et Consoles+ ainsi que les réactions des journalistes anglo-saxons, je vous renvoie vers les deux articles que Neocalimero avait rédigé sur son blog (et dont je me suis inspiré, rendons à César etc) ici et .

Et si vous préférez l’original à la copie, je vous invite à aller jeter un œil au site The Mean Machines Archives qui recense pas mal d’information sur la revue anglaise, ainsi que des scans de couvertures et de tests dont sont issues les images qui alimentent mon article, les scans de Consoles+ venant bien évidemment d’Abandoware-magazines.org.

Énigme Épisode #64

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 24 Février, date de la soixante quatrième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

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Strip #32 : Pour l’amour du jeu

Yop les gens.

Aaaah l’amour… Oui je sais la Saint Valentin est déjà passée mais je n’ai pas pu résister à l’envie de vous parler d’amour et de jeux vidéo… Pas de L’amour des jeux vidéo, non, mais bien des relations amoureuses avec l’être chère et de ses conséquences.

Mais je laisse la parole à un spécialiste de la question qui vous expliquera ça mieux que moi.

Bonne lecture.

Je vous conseille fortement de cliquer sur les images pour les voir en taille optimale

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 A dans 15 jours

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La Caz’ Retour : Dracula X

Chaque mois la rédaction revient en vidéo sur les jeux que nous traitons durant nos podcasts mensuels.

L’occasion de découvrir du gameplay commenté et de passer un bon moment ensemble dans un format différent.

Ce mois-ci nous revenons sur notre podcast consacré à Dracula X.

 

DRACULA X

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La Retro de Février par Mehdi de Third Editions

Pour cette année 2015, l’un de nos voeux est de poursuivre et de prolonger les échanges avec d’autres amateurs de jeu vidéo et, plus particulièrement de retrogaming. Que ce soit par le biais de participation à nos émissions ou en ouvrant nos colonnes à d’autres intervenants. Nous sommes donc très heureux d’avoir vu Medhi El Kanafi des toutes jeunes Third Éditions accepter de se prêter à l’exercice de la rétro du mois. Place est donc faite à quelqu’un aussi habitué à manipuler le pad que la plume.

Le Retrogaming autrement

Quand je souhaite me replonger dans un vieux titre, je ne joue pas, je lis ; je ne sors pas une manette, mais un magazine. En effet, ce que je préfère, pour découvrir ou redécouvir un jeu ancien, c’est lire : des articles, des tests, des dossiers — j’ingurgite ainsi tout ce qui peut me renseigner à son sujet. Cette pratique, que l’on pourrait qualifier d’« étrange », s’applique aussi à des jeux auxquels je ne me suis pas essayé à l’époque. Dans la circonstance, la nostalgie ne devrait pas faire son effet… Et pourtant… Le retrogaming, c’est plus qu’une console, une cartouche et un pad, c’est toute une époque ! Prendre connaissance d’un jeu par la lecture représente pour moi une véritable découverte — d’une œuvre, mais aussi d’un contexte économique et culturel. Des informations qui ne se laissent guère appréhender par le seul prisme du jeu.

Cette amour que j’ai avec la lecture consacrée au jeu vidéo, je l’entretiens depuis toujours. Avec Nico, mon ami d’enfance et aujourd’hui associé, nous nous levions très tôt pour enfourcher nos vélos et aller acheter nos magazines spécialisés. Toutes les fins de mois, le rituel se répétait, et cela plusieurs jours de suite. Nous étions adolescents et déjà passionnés par ces textes. Par substitution, nous jouions aux titres présentés au sein des colonnes des magazines, et sans les cartouches, nous nous forgions déjà une culture du jeu vidéo. Cette relation à la presse, nous l’avons, je pense, tous eue. Notre cas n’est pas une anomalie. À treize ans, nous n’avions, comme beaucoup, pas les fonds pour acheter plusieurs jeux par an. Néanmoins, il nous fallait étancher notre soif vidéoludique. Internet n’étant pas ce qu’il est aujourd’hui, c’est à travers les phrases et l’expérience des journalistes spécialisés que nous vivions notre passion : un constat qui nous permet de saisir pourquoi le statut de journaliste jouit d’un si grand prestige auprès des joueurs, pourquoi on constate une telle admiration à l’égard de ce corps de métier et de ceux qui le pratiquent au quotidien.

À ce jour encore, la lecture me fait revivre de grandes épopées ludiques à travers des livres et non plus seulement des magazines. Le format court des tests (papier ou Internet) limite la projection que les mots nous permettent de faire. Les sagas devenant sans cesse plus riches il fallait que les récits sur le jeu vidéo s’étendent sur un bien plus grand nombre de pages pour stimuler notre imaginaire. Alors, pour satisfaire notre propre appétit de « littérature » spécialisée, Nico et moi avons décidé de partir à l’aventure. Avec un magazine tout d’abord, Console Syndrome, puis une maison d’édition du même nom. Au cours de ces quatre ans, chez CS, puis Pix’n Love, et aujourd’hui Third Éditions, nous avons eu à cœur de retranscrire au mieux par des phrases ce qu’un jeu vidéo peut offrir par son gameplay. L’entreprise est difficile, pour ne pas dire impossible ; cependant, raconter dans un livre les coulisses de la création d’une saga, puis en développer l’univers et enfin analyser les rouages de ses systèmes nous fait éprouver à nouveau des émotions liées directement aux jeux. L’imaginaire et les souvenirs sont hautement sollicités, car pour certains de nos ouvrages, nous avons fait le pari de ne pas inclure de visuels. Pour être tout à fait sincère, ce « choix », à l’origine, n’en était pas vraiment un, puisque résultant de contraintes de droit à l’image. Toutefois, nombre de lecteurs nous avouent apprécier ce qui entre-temps est devenu une prise de position. En l’absence de repères visuels venant « parasiter » la lecture, l’attention se porte uniquement sur le texte, nous faisant par voie de conséquence voyager davantage dans notre imaginaire. Un peu à l’image de nos cinq sens : si nous nous voyons amputer de l’un d’eux, les quatre restants fonctionneront de façon plus intensive afin de pallier ce manque.

Je n’apprendrai rien aux lecteurs de La Caz’Retro en disant que le retrogaming représente bien plus qu’une mode. L’édito d’Achille Micral l’a très bien exposé, d’ailleurs. Avec Third Éditions, nous essayons à notre mesure d’alimenter de différentes manières ce mouvement si vaste. Par nos ouvrages, nous souhaitons apporter notre contribution à la conservation du patrimoine du jeu vidéo, mais nous désirons aussi faire simplement plaisir aux lecteurs, en leur rappelant de bons souvenirs ou en leur offrant des informations supplémentaires sur les séries de jeux qu’ils affectionnent. Pour nous, lire c’est aussi jouer !

Mehdi

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