Mois : novembre 2014

Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 2 Décembre date de la soixantième émission de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

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Yop les gens.

Cette semaine, le strip m’as été gentiment soufflé par le Professeur Oz (merci à lui), et si il y a bien un personnage fictif qui représente bien notre passion, c’est bien Indiana Jones. Oh oui, nos aventures vidéoludiques sont bien plus calmes que celles de l’homme au chapeau et au fouet, mais nous avons comme point commun l’attrait pour les choses anciennes.

J’espère que cette histoire vous plaira, car à mon avis nous reverrons le Professeur Jones dans d’autres mésaventures prochainement.

Bonne lecture.

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Strip 027 : Les aventuriers du retrogaming

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  A dans 15 jours

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Afin de vous faire patienter tranquillement jusqu’au 18 Novembre, date du dixième Hors-Série de La Caz’ Retro, je vous propose de faire marcher vos petites méninges sur une image énigme, teasing, whatever.. qui pourrait vous donner un indice sur le thème dont on va parler la semaine prochaine !

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Enigme

Yop les gens.

Après un dernier strip placé sous le signe de l’horreur, cette semaine il est beaucoup plus paisible, mais je vous laisse le découvrir sans plus tarder…

Bonne lecture.

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STRIP 26: TRESOR

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Nous recevions cet été, Metheore et Heavyarms dans un Bonus Stage consacré à leur site HyperFreeSpin.Fr, ils nous présentaient la HeavyBox et nous laissaient entrevoir un futur projet du nom de PastaBox.

La HFS Box est aujourd’hui disponible, une vraie révolution qui sera d’une grande utilité pour tous les novices et également pour les connaisseurs grâce à son système de synchronisation.

Je vous explique tout dans cette vidéo.

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Bienvenue pour ce vingt-troisième épisode de « La Caz’ Retro Part en Live !! » l’émission consacrée aux direct-live et au multiretrogaming ! La rédaction de lacazretro.fr vous invite à découvrir avec eux de vieux titres ou à participer à des compétitions de eSport pixélisé.

La Caz’ Retro Part en Live, c’est l’occasion pour nous de vous inviter à suivre en direct nos émissions live ! Commentez, Réagissez, Partagez, car n’oubliez jamais, la Passion n’est belle que lorsqu’elle est partagée.

Et aujourd’hui, on vous propose une rediffusion du live dans lequel s’affronte Anfalmyr et Professeur Oz sur le jeu Kid Chameleon.

Bonne Rediff’ ! Et n’hésitez pas à nous faire partager vos avis, vos conseils et différentes remarques.

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PART EN LIVE

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bannière oz

Les joueurs, c’était mieux avant !

S’il y a bien une phrase que j’aime à répéter comme un leitmotiv, c’est « le jeu vidéo, c’était mieux demain ». Manière personnelle de dire que s’il est toujours agréable de se retourner sur le passé de notre loisir préféré, il y a aussi des choses vraiment excitantes et passionnantes à attendre de ce média. Au vu de quelques faits récents dans l’actualité des dernières semaines, il m’est plus difficile d’établir le même constat concernant ceux ou celles qui se trouvent en face du jeu vidéo : les joueurs.

Ça faisait un moment que je voulais parler des différents thèmes abordés dans cet article, mais les différents dérapages qu’on a pu voir dans les média récemment m’ont incités à revoir ma copie pour, plutôt que d’en donner mon ressenti, m’en servir pour alimenter une autre question. C’est donc un édito du dimanche soir que je vous propose, un édito fait des restes des semaines passées et qui, saupoudré d’un brin de mauvaise foi, va tenter d’expliquer pourquoi les joueurs de jeux vidéo, c’était mieux avant !

Quand Antoine déconne…

Oui bon, je sais ce que vous vous dites « quel intérêt de revenir sur cette histoire sur un site de rétrogaming ? » Deux choses :
_ d’une : pour faire du clic évidemment !
_ de deux : parce que l’impact de Twitch et consort sur les habitudes de bon nombre de joueurs est une chose qui me fascine autant qu’elle m’inquiète un peu depuis un moment. Et en ce sens, en plus de m’avoir plutôt amusé, je dois avouer que j’ai tendance à être un peu d’accord avec Antoine de Caunes quand moqueur il assène :

 « Il y a donc des gens qui regardent d’autres gens en train de jouer… Faut vraiment avoir rien d’autre à foutre de sa vie. »

Allez ! Ramassez les fourches, la corde, l’huile et les plumes cinq minutes. Laissez-moi donc exprimer mon point de vue.

Je suis d’une génération où, quand le jeu vidéo se pratiquait à plusieurs, il se faisait souvent sur un canapé où on se battait pour savoir qui tiendrait la ou les manettes. Si frustration il y avait de se voir réduit au seul statut de spectateur, n’ayant pour seule consolation que le pot de pâte chocolatée à l’huile de palme à défoncer sur un quignon de pain, il y avait aussi beaucoup de plaisir à se muer en voyeur vidéoludique et à égrener les conseils à « l’Élu » possesseur de la manette :

« Va à droite !
– Attention derrière toi !
– Ne prends pas ce masque, il ne sert à rien ici !
– Put#& mais je t’ai dit d’aller à droite, t’as une manette pour gaucher ou quoi ?»

Franchement, avouez que ça vous rappelle des souvenirs !

Cette convivialité qu’on retrouve aussi dans les jeux de société, me semble assez peu présente dans l’univers du streaming. Forcément, si on enlève la présence physique d’amis autour de soi, dans son salon, oui, moi aussi je trouve que regarder d’autres gens en train de jouer est assez désolant. Mon ressenti n’est pas celui d’un donneur de leçon ou d’un vieux con, mais celui d’un trentenaire qui travaille, qui sort avec ses amis ou sa famille et qui n’a pas forcément beaucoup de temps pour jouer dans une semaine. Alors quand j’ai quelques heures libres devant moi, je préfère les passer à jouer plutôt qu’à regarder d’autres le faire à ma place.

Bien entendu beaucoup d’entre vous me rétorqueront à raison que le streaming a d’autres qualités, comme de pouvoir regarder des joueurs pro donner des conseils sur le jeu de combat à la mode ; ou de voir un speedrunner dévoiler les secrets d’un jeu pour le finir le plus rapidement. Sans oublier de mentionner ces petits jeux qui se sont vus être mis en lumière par un youtubeur à succès !

Néanmoins, quand j’entends certains de mes élèves dire qu’ils connaissent un jeu non parce qu’ils y ont joué mais parce qu’ils ont regardé un walkthrough sur le net, ça m’interpelle ! Jusqu’à quel point Twitch, Youtube et consort « télévisionise » le jeu vidéo, média actif et même interactif, en rendant certains joueurs passifs, en les transformants tout simplement en téléspectateurs ? Combien y a-t-il de joueurs à passer plus de temps à choisir leur chaînes de streaming qu’à choisir le prochain jeu qu’ils vont acheter ?

Oui j’exagère, mais ça n’est rien à côté de ce qu’on a pu voir dernièrement sur les Internets.

Gamergate : la porte des étrons

Évidemment, je surinterprète la petite moquerie de de Caunes. Peut-être qu’il voulait vraiment se moquer des joueurs ? Peut-être qu’il voulait juste faire le malin ? Peut-être qu’il n’en a tout simplement pas grand chose à foutre ? En tout cas, rien de très étonnant quand on se rappelle de quoi il était capable sous les traits d’un « pine d’huitre » ou d’un « Didier l’Embrouille » du temps de Nulle Part Ailleurs.

Une chose est sûre, c’est qu’il ne devait certainement pas s’attendre au torrent de réactions négatives (et je reste poli) qu’il s’est vu récolter le week-end suivant sa déclaration.

Parce que plus que l’évolution même des habitudes des joueurs, qui reste de toute façon mon interprétation du phénomène, ce sont les comportements de certains qui sont tout bonnement flippants, encore une fois principalement sur Internet. Que des gens se soient sentis rabaissés, blessés par cette remarque, c’est naturel. On le sait, le jeu vidéo est encore diversement apprécié en société et ce ne sont pas ceux qui ont grandi dans les années 80/90 qui viendront me contredire. Néanmoins, est-ce que cela justifie les saillies franchement agressives que certains ont pu se permettre à l’encontre du présentateur sur Twitter, l’interpellant d’une manière qui ne donne vraiment pas envie de s’intéresser aux joueurs, voire même d’en avoir peur ? Non certainement pas.

Est-ce que cela justifie que l’on fasse une pétition pour réclamer des excuses ? Non, certainement pas.

J’ai le souvenir qu’avant on faisait des pétitions pour des causes nobles (lutte pour les sans papiers etc), qu’il fallait battre le pavé et se frotter à la foule pour récolter quelques signatures. Là, on crée une pétition en ligne et on la signe comme on like une vidéo de chat sur Facebook.

Les plus optimistes me rétorqueront que cette frange de joueurs révoltés (et révoltants) ne représente qu’une minorité bruyante là où une grande majorité des joueurs s’en cognent joyeusement et pratiquent leur loisir sans se soucier des remous souvent véhiculés par des sites en manque de clics. Mais cette pétition a récolté plus de 75000 «  signatures ». Peut-on parler de valeur négligeable ? Je ne crois pas et cela me désole …

Après qu’Antoine de Caunes ait écrit un tweet annonçant ses excuses pour sa prochaine émission, on a vu des joueurs, et même des célébrités du petit monde du jeu vidéo en France, se moquer de ce revirement et appeler au boycott de ces excuses. J’ai cru un moment en une pétition refusant les regrets de l’ancien Didier l’Embrouille… Là aussi, cela me désole.

Et là encore, on ne parle que d’un fait français. A l’échelle mondiale, les exemples d’imbécillité généralisée de la part de nombreux joueurs en déficience neuronale ne manquent malheureusement pas. Il y a quelques temps, le mécontentement de beaucoup de joueurs à l’égard de la fin de Mass Effect 3 a fait couler beaucoup d’encre. Là encore on a vu rapidement une pétition apparaître, témoignant de l’indignation « de joueurs spoliés, lésés ». Quant au point de vue des auteurs et du respect de leur travail, on cherche encore. Quelqu’un a un synonyme pour désolant ?

On aura beau me répondre que là encore tous les joueurs ne sont pas comme ça, et heureusement ! Ce qui m’inquiète, c’est la résonance toujours croissante que l’on donne à ces râleurs. L’écho de plus en plus retentissant que semblent avoir ces joueurs qui ne sont jamais d’accord et qui se sentent toujours agressés. Et petit à petit, sans que rien n’y fasse, gonfler à coup de retweet, reddit et autres, la confiance s’installe, la mauvaise parole se libère, les propos parlant de moins en moins de jeux vidéo et de plus en plus de faits de société maladroitement passés au filtre d’un média qui ne sait pas encore comment traiter ce genre de sujets.

Et on en arrive à des phénomènes comme le gamergate.

Soyons clair, il est hors de question de chercher à entrer dans le débat. Je n’en ai ni l’envie, ni surtout les compétences. Je n’ai suivi cette triste affaire que de très loin et je n’ai clairement pas suffisamment de données pour comprendre réellement ce problème dans son intégralité.

Cependant, comment peut-on en arriver à ce que des gens s’insultent à longueur de forum ou de tweets alors qu’il suffirait de s’ignorer ? Comment peut-on en arriver à ce que la vie privée d’une personne soit étalée avec force de détails sur certains sites ? Comment peut-on arriver à ce qu’une personne soit obligée d’annuler une conférence parce qu’elle a été menacée de mort ?

Et là encore, à la base, on parle de joueurs ! Des gens qui jouent avec leurs consoles, leur PC ou leur smartphones !

Des joueurs qui cherchent juste à parler de ce qu’ils aiment ou n’aiment pas dans le jeu vidéo. Comme tout joueur le fait depuis que ce média existe. Qu’est-ce qui fait que les passions se déchaînent au point de renvoyer une image aussi dégradante des joueurs ? Car ne nous leurrons pas, si tous les joueurs n’ont certainement pas la bave et le sang à la bouche, ce genre d’excités suffit à jeter l’opprobre sur l’ensemble de la communauté des joueurs.

Tweeter n’est pas jouer

Il est très facile de faire le lien avec les réseaux sociaux, ou plus largement, avec la facilité d’expression qu’octroie Internet. Certains trouvant derrière leur écran la confiance, si ce n’est la rage, qu’ils n’auraient pas AFK.

Là encore, il n’est pas question de jouer les accusateurs face à Twitter, Facebook et autres. Certainement pas. Je serais bien mal placé, moi qui en abuse copieusement. Je les utilise et j’apprécie la souplesse et la facilité que ce genre de réseau offre. Mais j’en mesure également les limites, voire les pièges, même s’il m’arrive aussi de tomber dedans.

Car, que ce soit pour le jeu vidéo, le cinéma, la politique ou tout ce que vous voulez, ces réseaux ont largement élargi le cercle de nos débats. Souvenez-vous, pour les plus vieux, lorsque vous parliez d’un jeu avec vos amis, que vous soyez d’accord ou non, votre discussion se faisait justement avec des amis. C’est-à-dire des personnes que vous connaissiez, qui vous connaissaient. Les échanges, qu’ils soient posés ou vifs, se faisaient généralement dans un respect mutuel lié à la complicité d’un groupe de copains.

Quid de cette complicité avec Sephiroth_de_creteil, mystérieux individu qui vient vous insulter sur Twitter après être tombé sur un retweet ou vous partagiez un gif trop rigolol sur la mort de Aerith ?

En clair, les réseaux nous ont fait passer du cercle d’amis avec qui on pouvait parler de tout, au cercle … d’inconnus avec qui ont prend des risques de parler de tout. Je ne vois pas trop comment le dire autrement.

Ajoutez à cela cette nécessité, proche du complexe, très caractéristique de beaucoup de joueurs, d’être au courant de tout ce qui se fait dans le jeu vidéo et, surtout, de jouer au dernier gros jeu dès sa sortie pour pouvoir le plus rapidement donner son avis (dont généralement tout le monde se contrefout), et vous obtenez un mélange détonnant où tout le monde a son mot à dire mais personne ne s’écoute. Chacun détient la sainte parole, forcément la sienne, et admettre qu’on a pu se tromper est d’autant plus inadmissible quand cela se fait sous les yeux virtuels de centaines de followers anonymes. « Non, ce n’est pas possible, j’ai forcément raison ! Voyez donc, j’arrive bien à trouver d’autres personnes qui sont d’accord avec moi ».

C’est un problème sans fin …. Comme cet article d’ailleurs !

Voilà, le joueur de jeu vidéo, c’était mieux avant parce qu’il ne représentait pas un paradoxe ambulant. Le paradoxe qui le fait aujourd’hui jouer moins pour regarder des inconnus le faire à sa place alors qu’il veut pourtant jouer à tout pour lui aussi pouvoir exprimer son opinion. Le paradoxe qui fait qu’on en vient à parler de titres sur lesquels on n’a même pas mis les mains, condamnant à l’échafaud des jeux sans avoir ne serait-ce qu’essayé ce qui fait justement la particularité du média jeu vidéo : son gameplay.

Le joueur de jeu vidéo c’était mieux avant parce qu’il échangeait avec d’autres passionnés en espérant secrètement que son loisir préféré soit un jour reconnu. En espérant qu’un jour le jeu vidéo serait capable de parler d’autre chose que de plombier, de zombies, de magiciens ou de princesse en détresse.

Et alors qu’on touche enfin du doigt cette perspective d’un jeu vidéo plus mature, capable d’aborder des thèmes plus sérieux, certains joueurs, trop de joueurs, viennent montrer au monde entier que si le média a bien évolué, il n’en est pas de même de ceux qui le pratiquent.

Les mentalités évoluent, certains joueurs le devraient aussi !

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