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La cloche sonne, les chaises grincent sur le parquet usé de la classe, les manteaux froissent dans le couloir orné de porte-manteaux, les enfants sortent dans la cours de récréation alors que leurs cris stridents font fuir une nuée de moineaux. C’est les vacances ! Pas de bus scolaire aujourd’hui, Papa et Maman sont venus le chercher. La Peugeot 505 beige avec ses phares arrogants trône fièrement sur le petit parking municipal. Le petit garçon fait un signe de la main à ses camarades, n’ayant pas conscience qu’il ne les reverra pas avant au moins deux mois.

Dans un même élan, il claque la bise à ses parents puis jette son cartable waikiki sur la banquette arrière de l’automobile du paternel. À l’intérieur de ce char d’assaut, l’air suffoquant d’une voiture qui a passé la journée en plein soleil. D’un geste énergique, il tourne la manette en plastique de la vitre arrière qui descend péniblement. Sur le trajet, il s’amuse en sortant sa main à l’extérieur de l’auto, telle un avion improvisé qui file au gré des courants aériens. Alors que son père s’allume sa deuxième Gauloise, sa mère lui demande d’un regard complice s’il a des devoirs pour la semaine prochaine. Trop marrant Maman.

Arrivés à la maison, le jardin sent le gazon fraichement tondu. Le tas d’herbe dissimulé sous le jeune chêne ira rejoindre les chutes de troène dans le feu de joie qu’on préparera samedi après-midi. Même s’il n’a pas le droit de jouer avec le feu, il adore voir les flammes mordre le bois vert.

Tous les volets de la maison sont baissés, il fait frais à l’intérieur. De passage dans la cuisine, il se fait un chocolat froid et récupère la boite de cookies Hello de LU tandis que sa mère prépare une montagne de filets de sabre pour le dîner – c’est le poisson que personne ne connait et qui ne coute rien – toute la famille va se remplir le bide ce soir. Dans sa grande mansuétude, son père lui autorise à prendre le goûter devant Les Minikeums, mais une fois le Banania englouti, il aura intérêt à libérer le saint poste télé à son géniteur.

17h. Il monte dans la chambre de son frère en espérant que ce dernier joue sur sa Sega Saturn et apprécierait l’arrivée d’un copilote providentiel. Mince, le frangin s’écoute l’Ecole du Micro d’Argent sur sa console. En attendant que le patron termine sa cinquième écoute de l’Empire du Côté Obscur, le jeune garçon se rend dans sa chambre – en bordel – pour gribouiller quelques dessins sur le revers des Procès Verbaux jaune pisse que son père ramène de temps en temps du commissariat. Après un bon quart d’heure à dessiner des Schtroumpfs, son grand frère ouvre d’un coup la porte de la chambre.

– On joue?

– On joue.

La petite télé cathodique dans la chambre du frangin est placée au bord du lit. Selon la tradition, le grand frère s’assoit au bord de son matelas, et le petit frère sur le plancher, adossé au lit. L’objectif du jour, finir une nouvelle fois Guardian Heroes avant qu’un puissant « À table! » ne résonne dans l’escalier. Comme d’habitude ça sera un duo Samuel & Ginjiru, pourquoi changer une équipe qui gagne? Alors que le soleil commence à descendre sur la mer et que sa lumière rouge passe à travers les interstices des volets, les deux frères prennent le temps – comme à chaque fois – de regarder l’incroyable intro en Animé du jeu. Le petit garçon n’a toujours rien compris à l’histoire, mais peu importe, le plaisir est toujours le même, et comme à chaque fois il se dit que ça ferait un super dessin animé.

Les coups d’estoc résonnent à travers le son mono du cathodique, le tout au rythme des boutons matraqués des manettes Saturn. Les pads marquent des traces d’usure, le cordon a déjà commencé à se détacher de la manette et laisse apparaitre les fils. Le grand frère a le pad américain, le petit frère la version japonaise.  Ils en ont vu passer des jeux en si peu de temps. Athlete Kings, Die Hard Arcade, Daytona USA, pour ne citer que les titres multijoueurs.

Cette fois-ci, les deux frangins ont affronté Super Zur, et au milieu de l’ultime affrontement : « À Taaaaaaaaable! »

Dans un excès d’optimisme, les deux bougres demandent un temps additionnel pour pouvoir terminer la partie. Au second avertissement il ne leur restera plus que cinq minutes, et au troisième et dernier avertissement, c’est la voix du père qu’ils entendront. Mais ils n’auront pas à aller jusqu’à de telles extrémités. Dans un éclair éblouissant, le boss tombe face au talent de nos deux héros.

Du bout du doigt il appuie sur le bouton power de la console, à travers le petit hublot il observe le CD ralentir dans le lecteur. En descendant l’escalier pour aller manger, le gamin se dit que ce jeu est vraiment super bien, que ça serait bien qu’il ait une gameboy pour jouer à ce fameux jeu de collection de monstres dont on lui parle à l’école, ou cette fameuse console grise de Sony qui arrive sur le marché. Mais à aucun moment il ne se dit qu’il partagera ses souvenirs quinze ans plus tard à plus de gens qu’il n’y a d’habitants dans sa petit ville.

 

 

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Nous en parlons régulièrement dans nos podcasts, nous aimons jouer à nos vieux jeux vidéo, et nous aimons également l’objet.
Malheureusement c’est aujourd’hui une réalité, il est extrêmement difficile de trouver des jeux complets et surtout a un prix décent.

À titre personnel, j’adore posséder l’objet, pas du tout dans l’esprit « regarde, j’ai la plus grosse, j’ai un Megaman X ultra rare de la mort qui tue », mais vraiment dans la mentalité de contempler l’objet et surtout de le partager avec des amis quand j’ai le plaisir de les recevoir.
J’ai toujours un petit sourire en coin quand un convive rentre dans ma Gaming Room, la chambre d’ami, et instantanément replonge dans sa jeunesse parce qu’il vient d’apercevoir un objet qui l’avait profondément marqué.

À La Caz’ Retro, notre Subby national s’est spécialisé dans la « remasterisation » de boîtes Super Nintendo (oui parce que je vois déjà le Professeur Oz râler qu’acheter un jeu Mega Drive en loose devrait être interdit par la convention de Genève), et franchement, le résultat est quasi imperfectible. Et moi, peut-être le savez-vous, mais mon plaisir caché est de faire des vrai-faux livrets  ou bien de restaurer les vignettes des jeux Game Boy quand celles-ci sont réellement abîmées.

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En me rendant sur le site Nintenbox, j’ai non seulement trouvé mon bonheur sur les vignettes Game Boy, mais le plus hallucinant, c’est que des scans de boîtes en haute résolution y sont également disponibles.

L’étincelle du « chic, je vais pouvoir donner une seconde jeunesse à mes jeux en loose » venait de monter jusqu’à mon cerveau.

Seulement voilà, vouloir imprimer une boîte, c’est plutôt noble quand on aime le retrogaming, le faire c’est une autre aventure. Surtout, réussir à en imprimer une sans avoir l’impression que l’on vient de faire une vilaine copie chinoise, c’est quasiment mission impossible.

Ou pas …

Ce que je vous propose donc, c’est de vous poster mes différentes recherches et résultats durant tout ce mois et, pourquoi pas, vous proposer des tutoriels. Si vous êtes sages, il n’est pas impossible que je propose un petit concours « Commandez vos boîtes rétro sur mesure ».

 

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SUMMER TIME !

Captain Obvious vient de me le souffler à l’oreille : l’été est là. Si pour beaucoup de magazines, de chaînes télé ou de sites internet, cette saison est habituellement l’occasion de ralentir le rythme après dix mois menés tambour battant, La Caz’Retro elle, ne chôme pas. Comme l’année dernière, nous chaussons nos tongs et sortons nos plus belles lunettes de soleil pour continuer à vous accompagner durant ces deux mois.

Certes, les émissions habituelles sont mises entre parenthèses et reviendront dès septembre, mais les Bonus Stage prennent le relais au rythme d’un numéro par semaine. L’année dernière, pour leur première édition, nous avions pu échanger avec divers camarades de la sphère internet avec comme dénominateur commun le jeu vidéo dans un spectre plus large que celui du seul rétrogaming. Et oui, l’été est la bonne période pour se permettre quelques extravagances et nous en profitons donc un peu pour dévier de notre thématique habituelle du « vieux jeu ».

Si de septembre à juin, on aime à revenir et raconter nos souvenirs sur des séries anciennes, les Bonus Stages nous permettent surtout de recevoir et mettre en valeur des gens (blogueurs, youtubers …) qui, comme nous amateurs, ne comptent pas leur temps pour parler du jeu vidéo dans toute sa diversité. Non, je n’utiliserai pas le mot de « passion » car ce mot rime trop souvent à mon goût avec « mouton ». Et les invités qui ont la gentillesse de venir tailler le bavette avec nous sont plutôt du genre « chien de berger » à veiller au grain et garder l’œil vif, voire « limier » pour ceux qui aiment à défricher et s’aventurer hors des sentiers battus.

Et en préparant cette deuxième saison des Bonus Stage, je m’étonne encore de découvrir que cette variété propre au jeu vidéo (et dont j’ai le plus grand mal à trouver un synonyme) se reflète dans sa manière de le traiter.

Si comme moi, vous vous rangez dans la catégorie du « joueur concerné » pour qui le plaisir et la curiosité passent avant les effets de mode, il y a fort à parier que vous vous retrouverez dans l’un ou l’autre de nos invités de cet été. Impossible pour moi d’en dire trop car je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de l’écoute. Mais sachez juste qu’il y a encore beaucoup de gens à découvrir. Des personnes, des sites en marge des média professionnels traditionnels et qui petit à petit construisent une autre manière de parler du jeu vidéo. Une manière dans laquelle il est nullement question d’être d’accord sur tout, de partager un même avis, mais plutôt une intention.

De la même façon qu’il est aussi idiot que vain d’opposer jeux AAA et titres indépendants, à l’heure d’internet, les initiatives amateures sont aussi nécessaires que les sites professionnels. Parce que les premières ont une liberté de parole que seule la bêtise peut entacher ; parce que les seconds restent des phares dans la nuit : indispensables même si parfois aveuglants (voire aveuglés ?).

Développeurs, journalistes, joueurs … le jeu vidéo est aussi désormais une histoire de personnes. Prolonger son expérience en s’intéressant aux gens qui font, défont et refont le média, c’est aussi prolonger son propre plaisir. Ça tombe bien, les Bonus Stages donnent la parole à ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur manette.

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L’HISTOIRE D’UNE PREMIÈRE FOIS

C’est un problème récurrent à tout rétrogamer qui se respecte : le vieillissement et la conservation de ses machines. Si à l’époque des Amiga, Amstrad ou Nes, on ne parlait pas encore d’obsolescence programmée, force est de reconnaître que ces générations de micro et consoles nous ont offerts des hardwares répondant à l’usure du temps bien mieux que n’importe quelle Xbox 360 prête à « RRoDer » à la moindre mise à jour. Néanmoins il arrive qu’après des années (voire des décennies) de bons et loyaux services, une de vos pouliches rendent l’âme. Deux solutions : compter sur le marché de l’occasion pour acquérir une nouvelle console ou retrousser ses manches et entreprendre une ouverture de la précieuse et y trouver la source de la panne.

Les plus paresseux opteront peut-être pour la première option, mais les prix indécents désormais pratiqués dans le retrogaming (on pourrait presque parler de detroussgaming) réservent ce choix aux plus fortunés (ou à ceux qui ne savent pas gérer leur argent, mais ça c’est une autre histoire). Non ! Si elle n’est pas forcément à la portée de tout le monde à première vue, la seconde solution s’offre quand même comme la plus raisonnable, mais aussi la plus fascinante pour qui fait preuve d’un minimum de curiosité.

Et c’est là que je vais vous faire part de mon expérience récente : j’ai dû réparer ma Nes qui depuis quelques semaines n’affichait plus qu’un écran désespérément aussi gris que la robe de ses cartouches. Mais plus que l’opération en elle-même, ce dont je souhaite vous parler c’est du contexte personnel dans lequel elle s’est déroulée.

Certains d’entre vous rigoleront à la lecture de ce diagnostic : « il va nous parler d’un des symptômes les plus classiques de la 8 bits grise et qui ne représente en rien un quelconque défi ». Certes, mais ce que vous devez savoir, c’est que c’était ma première fois ! Bien que la Caz Retro compte parmi ses membres quelques bricoleurs talentueux qui sauraient sans aucune antisèche vous expliquer comment switcher votre Snes ou raboter votre Mega Drive européenne pour faire passer des jeux japonais, je n’en fait pas partie. Il s’avère que question bricolage, j’ai toujours eu deux mains gauches.

Si comme beaucoup de vieux joueurs, j’ai toujours éprouvé une grande curiosité pour le fonctionnement de mes machines, osant parfois les dévêtir de leur coque pour découvrir leurs entrailles, mon exploration s’arrêtait souvent à ces préliminaires, n’ayant pas le courage, ni les connaissances pour me lancer dans un démontage en règle. Défaire est facile, refaire peut être une autre paire de manche.
Cette peur remonte à l’enfance où ma curiosité abdiquait devant ma crainte de casser une console que mes parents refuseraient de remplacer. Internet n’existait pas encore et ma découverte chirurgicale de mon CPC ou de ma Mega Drive s’arrêtait généralement à la lecture de la fameuse étiquette annonçant la fin de la garantie si tel couvercle était enlevé.

Tout maladroit que j’étais (et que je suis toujours) avec un fer à souder dans les mains, j’ai la chance d’avoir un frère qui à l’opposé de moi n’a jamais hésité à démonter un peu tout ce qui pouvait lui passer sous les mains, jeux vidéo compris, ne craignant jamais d’user de gestes que je pouvais trouver brutaux pour finalement remettre en parfait état de marche une machine. Certains appellent ça avoir des doigts en or .

Quand il m’a donc fallu réparer ma Nes, j’avais déjà identifié la source du problème sur le net. Néanmoins, peu sûr de moi, j’ai préféré attendre de venir rendre visite à ma famille pour présenter la console à mon frère. Si cela fait belle lurette que le jeu vidéo ne l’intéresse plus vraiment, je savais que lui apporter une nouvelle machine (nous n’avons jamais eu la Nes dans notre enfance) attiserait sa curiosité.

Et ça n’a pas loupé, en moins de 10 min, la console était désossée, ces entrailles étalées sur la table. La réparation ne nécessitait pas autant de bricolage, mais au fur et à mesure que nous enlevions les composants, mon frère et moi, par jeu, ne résistions pas à l’envie de démonter quasiment totalement la console. À mon excitation et mon étonnement de découvrir avec quelle facilité la réparation se faisait s’ajouta le plaisir d’un échange de connaissances improbable entre deux adultes redevenus le temps de l’opération deux enfants curieux : mon frère d’expliquer au noob en bricolage que je suis à quoi servait telle puce ; moi de lui détailler les raisons pour lesquelles Nintendo a choisi de transformer la Famicom (dont il ignorait l’existence) en Nes pour le marché occidental.

Finalement, plus que la réparation, je retiens de cet atelier bricolage improvisé un chouette moment passé avec mon frère comme si chacun avait fait un pas vers la passion de l’autre. Si bien des tuto trouvés sur le net auraient pu me suffire à pratiquer ma réparation seul, aucun ne remplacera finalement la transmission directe de connaissances. D’ailleurs à mon grand étonnement mais non sans plaisir, quand je lui ai montré quelques photos de custom de consoles, j’ai vu une lueur dans ses yeux synonyme de défi à relever. Sans vouloir trop en dire, il s’est déjà penché sur la question et m’a déjà conseillé dans l’achat de peintures adéquates. Wait & see comme on dit …

Et si vous vous posez la question, la Nes va très bien, j’ai même pu faire une partie de Super Mario Bros 3 avec ma mère … Une jolie histoire familiale que cette réparation !

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Et voilà. L’excitation des fêtes de fin d’année est derrière nous. Pendant que certains ramassent les derniers cotillons planqués sous le canapé ou dans le lecteur de la Playstation, d’autres comatent encore, victimes de leurs trop nombreux excès. 2013 a tiré sa révérence, 2014 entre en scène. Après l’heure des bilans vient celle des résolutions. Inutile de promettre les classiques « cette année, je me mets au sport » ou « j’arrête de passer mon temps sur Twitter ou Facebook au boulot ». Non, non, quitte à prendre de bonnes habitudes dès le début de l’année et si possible de les tenir durant les douze mois qui vont suivre, autant qu’elles soient réalistes. Et plutôt que de se donner des objectifs impossibles à atteindre, mieux vaut essayer de joindre l’utile à l’agréable. C’est pourquoi je vous propose un panel de résolutions touchant à notre petite passion commune : « les bonnes résolutions du retrogamer ».

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  1. C’est décidé, je confectionne des boites pour mes jeux Nes et Super Nes, parce que les cartouches, ça fait vraiment moche à côté des jeux Megadrive en boîte.
  2. Parce que je suis un passionné, un vrai, que je préfère jouer aux jeux sur leur support d’origine, j’arrête donc l’émulation…. Enfin quasiment, mais promis, j’achète les jeux que j’ai bien aimé. Enfin s’ils ne sont pas trop chers parce que les prix du rétro hein, c’est un peu la flambée ! En fait, l’émulation c’est quand même pratique.
  3. J’arrête d’acheter n’importe quel jeu indé rétro sous prétexte que « le pixel c’est trop bien, ça me rappelle ma folle jeunesse ». Parce que même chez les indé, il y a des mauvais jeux. Et les pixels n’ont pas toujours donnés des chef-d’œuvre.
  4. Ah et puis aussi, j’arrête d’acheter n’importe quel remake de vieux jeux. Parce que non dans le jeu vidéo, ça n’est pas forcément dans les vieux pixels qu’on fait les meilleurs soupes. Ou alors si, en fait oui parfois on a de la soupe, mais c’est pas forcément bon signe.
  5. Ça marche aussi avec Kickstarter. J’arrête de donner des sous pour n’importe quel jeu sous prétexte que les développeurs ont de bonnes têtes sur leur vidéo de présentation ; qu’ils y racontent des blagues ; qu’ils y font pleins de promesses dignes d’un Molyneux des meilleurs jours ; mais qu’ils oublient de nous montrer ne serait-ce que dix secondes de ce à quoi pourrait bien ressembler leur futur « jeu qui ne verra pas le jour faute d’objectif atteint ».
  6. Cette année, je me lève dès l’aurore pour aller en brocante histoire d’y être avant même l’ouverture, avant même les râtisseurs et de tomber sur les bonnes affaires.
  7. En brocante justement, j’arrêterais de négocier les prix vachement à la baisse quand ce sont des mamies ou de jeunes enfants qui s’occupent de la vente. Parce que c’est pas bien de profiter des faibles et des innocents… Bon, disons que j’arrête d’embêter les gamins !
  8. Et quand je suis en brocante, je me fixe un montant à ne pas dépasser. Pourquoi pas 10 euros en pièces de 50 centimes ? Non parce que l’année dernière j’y ai vraiment claqué trop de pognon pour des babioles qui n’avaient rien à voir avec le jeu vidéo.
  9. Non, en fait, il vaut mieux que j’arrête tout simplement d’aller en brocante. De toute façon, j’ai déjà tout les Fifa et les PES en triple depuis l’époque PS2.
  10. De toute façon, pour les achats rétro, il n’y a pas mieux qu’internet pour trouver ce qu’on cherche. D’ailleurs, ce serait bien cette année si je me contente d’acheter seulement les jeux que je cherche plutôt que d’enchérir sur 80 % des annonces d’eBay.
  11. Le plus simple, c’est juste d’arrêter de surenchérir bêtement sur eBay, non mais sérieusement, c’est quoi l’intérêt dans les 10 dernières secondes de passer de 25 € à 40 € pour un jeu ? De toute manière, ça ne marche jamais, il y a toujours un abruti pour faire monter le prix à 60 €.
  12. Arrêtez d’aller sur eBay toutes les heures parce que ça commence un peu à se voir au boulot.
  13. Arrêtez d’aller sur eBay tout court, parce que de toute manière là aussi toutes mes économies y passent.
  14. Non, ça ne sert à rien de se rabattre sur leboncoin, c’est la même chose, donc on oublie aussi.
  15. En fait je vais peut-être garder mes sous pour des trucs plus utiles. En fait l’émulation c’est peut-être une bonne idée !
  16. Ah et puis ce serait pas mal de jouer aussi un peu aux jeux récents. Parce que je vois pas trop l’intérêt d’acheter des jeux « day one » à 60 € si c’est pour les laisser prendre la poussière à côté de la PS3 ou de la 360. Quoique, vu qu’ils doivent encore être sous blister, ils n’ont pas trop à craindre la poussière. (oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas écrit « PS4 ou Xbox One », je croyais que vous vouliez dépenser moins de sous. Ne me dites pas que vous avez sorti l’équivalent d’un demi SMIC net pour vous offrir une superbe console sans jeu vraiment intéressant ? )
  17. Le plus simple c’est peut-être d’arrêter le retrogaming non ! ça n’est qu’une mode après tout. Et puis, avouons-le, on s’en fout un peu de tous ses vieux jeux. On est juste très fier de parler de sa jolie collection dans un grand élan de « c’est qui qu’à la plus grosse ». En plus toutes ces machines, ces cartouches, c’est que ça prend de la place.
  18. En fait le dématérialisé, c’est pas si mal que ça ! Pas besoin de grosses étagères pour ranger ses jeux. En plus les prix sont plus intéressants que ce qu’on trouve dans le rétro. Il faudra que je m’achète plus souvent des jeux comme ça.
  19. Ah !  Et puis le mot « retrogaming », parlons-en ! Ça ne veut rien dire, on est d’accord ? Et puis c’est aussi ridicule que « vidéoludique » non ? Et si on profitait de 2014 pour trouver un vrai mot pour désigner cette dévianc… Hem hem pardon, cette passion !

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Si dans tout ça, vous ne trouvez pas au moins une bonne résolution à vous plaire, c’est que vous faîtes preuve de mauvaise volonté et méritez de rester bloquer en 2013. Cela dit, ça ne devrait pas trop gêner les vieux cons comme nous qui sont déjà restés bloqués dans le 20e siècle. Sinon, j’ai bien en tête quelques résolutions faciles à tenir, comme de vous abonner à notre compte iTunes pour ne louper aucun de nos podcasts. Et vous pouvez aussi vous inscrire sur notre forum pour venir discuter avec nous. Et il y a également la newsletter de La Caz Retro pour vous tenir informé de l’actu du site. (quoique là, j’écris sous le contrôle de notre grand chef à tout faire Loupign). Sinon, moi, je m’étais dit que j’écrirais plus souvent des articles, et qu’ils seraient plus courts. C’est pas gagné !

Et vous ? Quelles sont vos résolutions de joueurs pour 2014 ?

Ah, et j’allais oublier, même si mon honnêteté naturelle m’incite à ne pas participer à cette vaste hypocrisie collective, la bienséance m’enjoint quand même de terminer ce billet par :

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TOUTE L’EQUIPE DE LA CAZ RETRO VOUS SOUHAITE

UNE BELLE ET HEUREUSE ANNÉE 2014

 

 

En ce mois d’octobre où les pulls ont définitivement remplacé les débardeurs affriolants, La Caz’ Retro ouvre sa Retro du Mois à ses grands frères de coeur, les premiers à avoir parlé de nous en dehors de notre Blog. Gamerside. Il y a tant de choses à dire sur Gamerside que la synthèse la plus globale serait : Putain on vous kiffe les mecs ! Point. Il faut dire qu’en plus d’être de fervents auditeurs des Podcasts de Gamerside, nous avons également beaucoup appris grâce à eux. De la manière de diffuser nos podcasts à la gestion d’un wordpress… Nous devons énormément à GMS dans notre gestion technique. C’était donc une évidence pour nous que de leur ouvrir grand nos portes pour parler de ce qu’ils veulent dans un Edito. Et c’est par la voix de Panda qu’ils s’expriment, avec un bien beau coup de gueule fédérateur. tavu tavu tavuuuu  ~Anfalmyr

 

Chers vous. J’ai la joie et le privilège d’avoir une tribune sur la caz pour partager un morceau de retrogaming avec vous. Pourquoi moi ? C’est simple, je suis le moins troll de la bande et sans contestation possible, le plus vieux ! J’ai en effet assisté à la création de nombreux jeux, des osselets au jeu de paume en passant par le bilboquet. Et puis comment passer sous silence le résultat de mes recherches qui m’ont été volées par Ralph Baer dans les années 60…

C’est cette vieillesse qui me pousse à vous écrire du fond de ma tanière pour partager avec vous un petit moment de sagesse. Oui, sagesse, car je n’irai pas par  quatre chemins : je suis contre la guerre des consoles. Bim ! Je sais je suis un ouf malade. Mais j’en ai ras le cul d’entendre les gamers s’étriper sur les différences des supports de jeu. J’en peux plus de devoir acheter mes jeux en fonction de la console de ceux avec qui j’ai envie de jouer. J’en ai marre de toujours essayer de justifier Gamerside quand on nous taxe d’être pro Xbox ou quand on me taxe d’Anti-Sony parce que j’ai eu le malheur de me faire chier sur Uncharted 2.

Plus jeune j’étais bien sûr enlisé dans ces guerre de paroisse (plutôt d’obédience Nintendesque d’ailleurs), mais aujourd’hui… A part les exclusivités et la forme des paddles, qu’est ce qui justifie encore ce combat ? J’ai souvent rêvé du support unique (Kich me dirait le PC) et j’ai du coup regardé de près la vie d’Onlive. Bon, c’est visiblement un peu mal barré et limite tant mieux car je n’aime pas l’idée de louer mes jeux.

Mais ne serait-ce pas le bonheur de partager des délires vidéoludiques avec ses potes facilement ? Imaginez un peu dans d’autres circonstances, si un pote venait vous chercher un samedi après-midi pour faire un foot ou un tennis et que vous lui disiez “Ah nan, on peut pas jouer ensemble mes balles sont carrées…”.

Bon, j’arrête mon délire. Je sais que la concurrence sur ce marché est plutôt bonne. Quand on était plus jeune si la guerre des consoles n’avait pas existé, une société comme Rare software ne nous aurait pas pondu des hits, et Aladdin n’aurait pas eu une version megadrive supérieure. Maintenant il faut que je vous laisse, la fatigue me gagne et je viens de recevoir d’ebay un lot fort intéressant qu’il est de mon devoir de potasser. On sait jamais, des fois que la caz retro viendrait dans le nord nous narguer 😉

 

Deuxième Saison de La Caz’ Retro, c’est parti ! Je peux bien l’avouer, lorsque j’ai contacté la team des vieux papys retrogameurs que sont Mikadotwix, Loupign, Subby_Kun ou Professeur Oz, je partais dans l’idée de faire un podcast sympa sur de vieux titres, à partager avec la communauté de Gameblog.fr. Aujourd’hui nous avons notre propre site, nous avons bouclé avec sérieux une première saison on ne peut plus régulière, apporté des nouveautés au fil des mois… Nous sommes vraiment fiers de ce que nous avons proposé pour cette première saison. Cette année est cruciale pour notre Emission, puisqu’il nous faut confirmer la « bonne surprise ». Passé la découverte, il faut maintenant convaincre sur la durée. Non pas qu’il nous faille dès à présent nous renouveler pour ne pas lasser, mais cette deuxième saison doit instaurer une fois pour toute l’identité de La Caz’ Retro. Et avec la passion de toute l’équipe, on va tout donner pour que ça soit le cas ! 

 

Les Tournois : 

Il faut dire les choses comme elles sont, nous avons rencontré cet été notre premier revers. Nous avions prévu durant l’été de proposer à notre communauté de nous rejoindre sur des tournois en ligne de vieux titres: Mario Kart 64 et ISS Deluxe. Nous avions bossé durant plusieurs mois en secret sur la mise en place de « La Caz’ Retro Part en Live » et nous avions diffusé notre tournois interne de Windjammers justement pour vous montrer que le dispositif était au point. Malheureusement, au moment de lancer les invitations aux candidats et de commencer les enregistrements, les serveurs sur lesquels nous étions installés ont rendu l’âme, et des problèmes de latence se sont invités également à la fête. Ce n’est en soit pas un très gros problème, mais le fait que cette panne survienne pendant les vacances alors que la majorité de l’équipe n’est pas disponible pour se pencher sur ce soucis technique, ça bloque l’organisation des tournois.

Attention cependant, Bloquer ne veut pas dire Annuler. Maintenant que la saison commence, nous allons rapidement relancer les tournois. Nous avons vraiment à coeur de développer ces compétitions de multiretrogaming, car la Passion n’est belle que si elle est partagée.

 

La Saison 02 :

Alors, qu’avons nous prévu pour cette deuxième saison? Comme l’année dernière, nous allons garder la fréquence de deux émissions par mois, à la fois en vidéo sur youtube et en audio sur itunes. En revanche nous allons essayer d’apporter un peu plus d’homogénéité sur les durées des émissions. Etant donné que nous avons les live pour faire des émissions courtes, et les hors-série pour faire des émissions longues; nous allons essayer de garder une durée moyenne d’une bonne heure par Emission standard. Sur la fin de notre première saison nous avons souvent abusé de ce côté là, il nous faut cette année adopter un peu plus de rigueur dans les formats de nos contenus. Rigueur dans la technique mais attention, il est très important pour nous de conserver notre ton, cette ambiance de banquette moelleuse où des potes se souviennent avec nostalgie d’un vieux titre qui les a transporté pendant leur prime jeunesse.

Nous aurons donc les Live exclusivement en vidéo d’une durée proche de la demi-heure, pour des vidéos découverte ou des parties multijoueurs; ensuite les émissions standards en vidéo et audio; et finalement les podcasts hors-série exclusivement audio d’une durée proche des deux heures.

Cette deuxième saison sera aussi l’occasion d’inviter toujours plus de VIPs, que ce soit dans nos émissions ou sur une Retro du Mois. C’est un véritable plaisir pour nous que de recevoir des gens importants qui font le jeu vidéo français aujourd’hui, qu’ils soit journalistes, développeurs ou blogueurs. L’apport de leur expérience à notre naturel décontracté devrait donner quelque chose de vraiment agréable !

Même si cette deuxième saison va commencer dans la continuité de la première, attendez vous malgré tout à de futurs changements dans la forme, notamment en ce qui concerne les vidéos de La Caz’ Retro. Outre l’arrivée de prochaines vidéos originales, j’ai prévu de renouveler les génériques de nos différentes vidéos, afin de leur donner à toutes la touch Caz’Retro. La Sélection du Mois de Loupign devrait passer en HD afin de se mettre à niveau du reste de notre contenu vidéo. En revanche nous n’avons pas prévu de passer en 1080p, d’une part parce que les jeux retros n’ont pas besoin de cette résolution, et également pour un gain de temps à l’upload. Poster une vidéo d’1h30 en fullHD, ça prend un peu MEGA du temps.

Une refonte graphique qui se fera petit à petit, nouveauté après nouveauté. Le but étant d’uniformiser tout le contenu du site sous une même patte graphique pour notre gros chantier de cette saison.

Car quand on se donne plusieurs objectifs dans une saison, il faut également choisir LA priorité de l’année. Et pour notre deuxième saison, nous avons vraiment envie de nous essayer au reportage vidéo. Nous voulons tenter de couvrir les évènements français liés au retrogaming, interviewer les gens qui font vivre le retrogaming en France aujourd’hui, ainsi que les acteurs du jv d’antan. C’est notre gros chantier de l’année et nous sommes toujours à la recherche de partenaires voulant nous aider à concrétiser ce joli projet.

 

Cette deuxième saison est très importante pour nous, et nous avons à coeur de la faire vivre le mieux possible afin de faire de La Caz’ Retro un rendez-vous important pour les fans de retrogaming en France. Rien que ça! Plus sérieusement, on est super heureux de rempiler pour une deuxième saison et on espère que vous prendrez plaisir à nous retrouver ! Voilà, La Caz’ Retro, Saison 02, c’est sur Lacazretro.fr que ça se passe, et ça commence Maintenant ! 

Avec Internet, beaucoup d’habitudes ont évolué. Aujourd’hui, les gens qui ont la chance de partir en vacances, peuvent se contenter d’envoyer un mail accompagné en fichier joint d’une ou plusieurs photos de leur séjour, à l’ensemble de leurs amis. Ces derniers n’ont donc plus à se plier de politesse aux « éprouvantables »  soirée diapo  d’antan, au profit d’un message directement transférable à la corbeille. C’est ainsi que disparaît peu à peu cet étrange rituel, généralement dévolu aux enfants, qu’on appelait autrefois « la carte postale ». Pour les plus jeunes de nos lecteurs qui n’en aurait jamais entendu parler, j’ai cherché dans mes souvenirs pour vous en livrer une reconstitution des plus fidèles, telle qu’on pouvait la pratiquer dans mes jeunes années.

Chers Copains de La Caz’ !

Quand vous lirez ces lignes, je serai certainement encore chez ma Mémé Galette en Bretagne. Mes parents ont beau dire le contraire, mais je sais bien que ça n’est pas son vrai nom et que tout le monde l’appelle comme ça parce qu’elle fait les meilleurs crêpes du monde.

Même si, comme à chaque début d’été, je suis toujours un peu triste de quitter mes copains pour aller « prendre un grand bol d’air iodé » comme le répète mon Papa, je suis quand même bien content de venir passer l’été chez Mémé et Pépé Galette. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on appelait aussi Pépé comme ça, mais ses copains disent que lui aussi il fait « de belles galettes ». Pourtant, je ne l’ai jamais vu faire de crêpes.

Ici, je n’ai pas le temps de m’ennuyer : vélo, promenade et quand il fait beau, la plage n’est pas loin et on peut y passer toute la journée ! Je vous entends déjà rigoler avec des blagues du genre « ça doit être beau la plage sous la pluie hein ! ». Genre, « il fait jamais beau en Bretagne ». Mon Pépé vous répondrait : « de toute façon, en Bretagne, il ne pleut que sur les cons ! ». Bon, après, il doit y avoir eu un sacré arrivage d’abrutis avec les touristes vu qu’au moment où je vous écris, j’avoue qu’il tombe des cordes depuis deux jours … Et pourtant, la semaine dernière, qu’est-ce qu’il faisait beau ! Le soleil tapait si fort que j’ai même réussi à attraper un coup de soleil au dessous des pieds … Du coup, j’ai un peu plus de mal à aller me balader. Mais vu qu’il pleut, c’est pas trop grave. Du coup, je reste à la maison à regarder des dessin-animés ou à lire des BD, le tout en buvant un grand bol de Benco, c’est le top ! J’espère tout de même qu’il ne va pas continuer à pleuvoir trop longtemps tout de même. Je n’aimerais pas qu’il m’arrive comme l’été dernier où j’avais bien dû relire toutes mes BD au moins cinq fois.

Pour ne pas trop m’ennuyer, j’ai demandé à mes parents si je pouvais emporter ma console de jeu. Ma Maman s’est énervée : « tu passes déjà tout ton temps sur ta console, tu vas en profiter pour prendre l’air ! ». Mon Papa a ajouté : « et ta console ne peut pas se brancher sur la télé de Pépé et Mémé, elle est trop vieille, ça l’abîmerait ». Mais j’ai quand même eu de la chance, parce qu’avant de partir, la météo annonçait du mauvais temps en Bretagne. Alors, ils ont quand même bien voulu me laisser apporter ma console portable, « au cas où ! » ils m’ont dit. Et ils m’ont même acheté un jeu avant de partir. Comme le jeu ne devait pas coûter trop cher, j’ai essayé de trouver un jeu à petit prix mais avec une boîte rigolote. J’ai pris  les Schtroumphs. J’ai hésité avec Tintin, mais les petits bonhommes bleus sont tellement plus mignons. J’espère que je vais bien m’amuser avec ce jeu. Je n’ai pas encore pu l’essayer car j’essaie de ne pas jouer avec ma console pour ne pas gaspiller les piles. En effet, je n’ai pris qu’un paquet de piles de rechange avec moi et j’ai peur que ça soit un peu juste. J’ai bien repéré où Pépé cache ses piles pour son transistor qu’il utilise quand il veut écouter les Grosses Têtes en cachette de Mémé, mais je préférerais éviter de les lui piquer quand même !

Du coup, comme je garde ma console pour le cas où vraiment je n’aurais plus rien à faire, et comme j’ai déjà lu une bonne partie de mes BD, quand on va faire les courses, ma Mémé me laisse acheter un magazine. A chaque fois, j’en profite pour acheter un magazine de jeu vidéo. J’ai déjà apporté avec moi le dernier numéro de mon magazine préféré, mais vu que c’est l’été, il n’y a qu’un seul numéro pour juillet et août. Ils appellent ça « un numéro double ». Pourtant j’ai bien compté. D’habitude, il y a 150 pages dans le magazine, et dans ce numéro, il y a 200 pages. Alors le magazine, il a beau être plus gros, on ne me la fait pas à moi hein ! J’ai peut-être eu 5/20 au dernier test de Math de Monsieur Carré (ça me fait toujours rire), je vois bien que 200, ça n’est pas le double de 150 … La première semaine, comme je n’avais pas d’autre revue, j’ai relu cinq fois mon magazine. Comme mes BD l’année dernière. Je connais par cœur les notes de tous les jeux testés. Le meilleur jeu du mois a même été annoncé comme le meilleur jeu de l’année avec une note de 95 %. C’est quand même bizarre parce que le jeu du mois dernier a eu 96 %, il doit être meilleur alors non?

Même si ça reste mon magazine favori, j’étais quand même bien content de feuilleter les autres magazines. D’ailleurs, c’est rigolo, mais quand on les compare, certains jeux n’ont pas les mêmes avis d’un magazine à un autre. Il y avait un jeu qui me faisait drôlement envie et qui a eu une bonne note dans mon mag’ préféré, mais dans un autre magazine, il a eu une mauvaise note et un des testeurs a écrit « vous vous amuserez bien plus en vous la tordant et en vous la mettant derrière l’oreille !» Comme je n’ai pas compris, j’ai montré le test à mon Pépé, il a bien rigolé et m’a expliqué que ça voulait dire que le jeu ne devait pas être très bon.

Bon, je vais devoir vous laisser, ma Mémé m’appelle pour me dire qu’il est temps de faire mes devoirs de vacances. Je déteste ça mais mon Pépé m’a promis que si je les faisais sérieusement, j’aurais droit à une récompense :  il me montrera la console avec laquelle mon Papa jouait quand il était petit. Il m’a dit qu’elle n’avait qu’un bouton. Je n’arrive pas à imaginer qu’on pouvait s’amuser avec un seul bouton, et avec un jeu en noir et blanc en plus ! Ça doit être super moche !

Promis, je vous raconterai tout ça dès mon retour !

J’ai vraiment hâte de tous vous retrouver à la Rentrée !

Note à nos lecteurs :

je viens de m’apercevoir que pour écrire un message pareil, il aurait fallu que des cartes postales au format A3 existent, ce dont je doute sérieusement. J’espère que vous ne m’en porterez pas rigueur.

Le mois dernier nous recevions Mme Carole Quintaine de Gamer à tout prix, qui était revenue sur Ecco the Dolphin. En ce premier mai, fête du vrai travail, nous accueillons Moggy, co-créateur du MoggyAspi Show, feu l’excellente émission dailymotion consacrée aux jeux vidéos, qu’ils fussent récents ou rétro ! Avec ses camarades l’Aspirateur, Ekty, Yougad, LDD et consort, ils ont animés des années durant leur émission pleine de passion et de souvenirs. Et c’est un peu en raison de l’arrêt du MAS que j’ai eu envie de créer La Caz’ Retro! C’était donc une évidence d’inviter Moggy à partager ses souvenirs vidéoludiques dans La Retro du Mois; un grand merci à lui pour avoir accepter l’invitation, et un gros câlin à toute l’équipe que nous sommes nombreux à regretter !    ~Anfalmyr

Enfance perdue

En cette magnifique journée du premier mai, quoi de plus agréable que de prendre le pad en main afin d’ensoleiller votre après-midi en compagnie d’un muguet, à la vie bien éphémère, posé sur votre table.

Et pourquoi ne pas se faire une émouvante rétrospective en allumant une vieille console toute jaunie ? Pourquoi ne pas se remémorer le temps insouciant où l’on jouait en s’extasiant sur le moindre papillon volant devant nous. Vous savez, l’enfance. Aahh l’enfance… Nous étions heureux de pouvoir allumer notre console et jou… Heu… Retirer sa cartouche, souffler dedans, allumer sa console et enfin jouer.

Aujourd’hui aussi, nous pouvons nous adonner à notre activité favorite avec bon nombre d’excellents titres. Mais nous avons dorénavant des responsabilités (pas autant que Spiderman non plus). Nous sommes conscients des problèmes d’ordre social qui gangrènent notre monde ainsi que nos vies. Jouer nous permet aujourd’hui encore de nous évader et de rêver à l’instar de la littérature, le cinéma, le théâtre ou même la musique.

Mais remontons un peu le temps : A l’époque, nous recommencions 500 fois le même jeu et cela ne nous dérangeait pas. Nous pouvions même relancer un jeu à la difficulté abusive juste pour voir si nous allions passer ce satané niveau 4. C’était en outre une époque où l’on se prêtait nos disquettes et nos cartouches entre copains. Parfois, nous échangions un Sonic contre un titre dont on ne se souvient même plus du nom tellement il était mémorable. Une époque où l’on écoutait les Sound Test dans les options. D’ailleurs, en parlant de cela, j’écoutais absolument TOUT, y compris les «Aahh» «Bling» «Driiing» «Heeuurf» «Dzoiing», parfois même 2 fois de suite, aller savoir pourquoi… Je me disais qu’il fallait que j’écoute tout, histoire d’avoir fait le tour…

Pourrait-on parler d’une espèce de TOC ?  Mais passons. Je divague à nouveau docteur.

En ces temps révolus, il y avait déjà des articles sensationnels pointant du doigt la virtualité et la violence qui s’immisçaient dans cette étrange activité aux sonorités non-terriennes. A vrai dire, ce même doigt n’a pas véritablement bougé depuis et on s’en prend régulièrement au jeu vidéo dès qu’une sordide affaire de tuerie pointe le bout de son nez. Mais ne vous inquiétez pas, cela va changer avec les générations à venir. Tout imposant média passe l’épreuve de la diabolisation avant d’être totalement ancré (ou presque) et accepté dans la majeure partie de la société.

Nous lisions 10 fois le même test dans un magazine sur un titre qui nous faisait saliver. Nous scrutions, de manière limite obsessionnelle, les images alléchantes tout en fantasmant dessus.

Nous comptions les jours qui nous restaient avant l’arrivée de notre précieux. Parfois, nous étions pleinement satisfaits et parfois déçus. Pour ce dernier cas, la désillusion nous dictait d’essayer de nous convaincre que le dernier jeu acquis n’était pas si mauvais que cela. Quelques fois, nous avions totalement conscience que l’on était en train de jouer à un titre médiocre, mais on y revenait dessus régulièrement quand même.

Dans le temps, nous appelions des numéros surtaxés pour connaître quelques trucs et astuces concernant nos jeux préférés. Bien entendu, nous nous faisions engueuler à la fin du mois. Visionner des démos dans les magasins avait plus d’impact qu’actuellement. Déjà d’une, parce qu’un enfant est facilement impressionnable, mais aussi parce qu’apercevoir des vidéos était chose relativement rare. Internet était très loin d’être encore là. A la place, nous avions un truc marron, assez classe je l’avoue, débranché et rangé dans un coin que l’on appelait «Minitel». Les petits pervers n’ont même pas pu assurer la pérennité de cet appareil.

Nous pouvions parfois jouer à 1 mètre de l’écran avant que quelqu’un nous lance un «Recule ! Tu vas t’abîmer les yeux !»

Ponctuellement, un «Putain !» nous échappait de la bouche lorsque le jeu testait notre patience. C’était dans ces moments là que nos parents, médusés, rétorquaient un : «Mais enfin… Si ça te met dans des états pareils, on coupe tout !»

Aujourd’hui, ça va. On peut insulter notre personnage ou notre manette sans forcément nous faire réprimander. En effet, ce n’était jamais de notre faute lorsque l’on perdait, mais toujours celle de la manette ou de notre avatar. C’était en quelque sorte une projection freudienne du gamer. Peu de chose ont évolué sur ce point cela dit.

En  sus, les jeux vidéo nous ont appris l’anglais avant l’heure. Hé oui. On savait dire « Easy » « Difficult » puis plus tard « Loading ». Des tas de mignons petits mots anglais que l’on était fier de retrouver au collège.

Je pourrais en écrire des tonnes sur ces petits souvenirs d’enfance. En définitif, notre média a bien grandi, un peu comme nous. Il a évolué comme nous. Il trace son propre chemin. Il est maintenant un fier et valeureux gaillard.

 Ce petit édito sent à plein gaz la nostalgie. Oui mais la bonne nostalgie : Celle qui nous fait replonger dans le passé sans regretter le présent… 

Nous y voilà, LaCazRetro.fr s’ouvre en Mars, après dix émissions. Evidemment dans le fond, rien ou presque ne change, si ce n’est qu’avoir un « chez nous » va nous permettre de vous proposer un contenu régulier, en plus des émissions tous les quinze jours. Avions nous véritablement besoin de nous émanciper du Blog d’Anfa’ sur Gameblog.fr pour vous proposer ces contenus, il semble que oui, et on va essayer de le faire le mieux possible et de la meilleure des manières. 

Alors, que faut il attendre de ce site? Et bien toujours plus de retrogaming et toujours plus d’ambiance décalée et conviviale ! C’est pour nous une condition sine qua non dans l’évolution de La Caz’ Retro. On ne cherche pas à faire des reviews complètes d’anciens jeux, d’autres le font déjà très bien. Ici vous êtes dans l’arrière salon d’un bar cozy, les banquettes sont confortables, les verres sont pleins, vous êtes entre potes et vous taillez le bout de gras sur des vieux jeux en piochant régulièrement dans le bol de cacahuètes. C’est aussi simple que ça.

Le fond restera le même, et ce n’est pas parce que nous rajouterons quelques rubriques à nos podcasts, ou que nous inviterons des VIPs que le fond va changer, sûrement pas ! En revanche dans la forme on continuera d’affiner nos rubriques pour vous proposer toujours plus de convivialité et de confort de lecture.

Car, entendons nous bien, en vous proposant les émissions à la fois en vidéo, mais aussi en audio que ce soit en lecteur web, ou en téléchargement mp3 ou via itunes; on essaye de vous proposer le plus vaste choix dans la manière de suivre La Caz’ Retro. Le but c’est de vous proposer la solution la plus confortable pour vous, peu importe si ça nous demande un investissement plus important, ce qui compte c’est que vous ne vous sentiez jamais frustrés de ne pas pouvoir suivre notre Emission comme vous l’entendez. Et c’est dans cet ordre d’idée qu’est née l’envie de créer ce site, car nous étions conscient qu’un podcast qui est une catégorie d’un blog perso’ hébergé sur un site de jeux… C’était pas lisible. Aujourd’hui, vous pouvez parler de notre émission à vos amis, et ils n’auront qu’à taper « la caz retro » sur google pour tomber sur nous. C’est pour ça qu’on a voulu s’émanciper de Gameblog, et on en parlait depuis plusieurs mois déjà.

Bien entendu nous gardons un Blog sur Gameblog.fr afin de rester actifs dans la Communauté que nous adorons,  sans leur demander de s’échapper de Gameblog le temps d’une Emission. Néanmoins, pour ceux qui aiment suivre La Caz’ Retro et qui veulent voir l’intégralité de notre actu, il faudra passer par ici. Ce n’est pas une décision élitiste afin de vous faire venir « chez nous », c’est une nécessité pour nous afin de parler de notre passion pour le retrogaming sans avoir l’air de déranger. Car il faut dire les choses comme elles sont, quand six mecs discutent chaque semaine de retrogaming et évoquent leurs discussions en public, ça peut déranger ceux qui ne sont pas dans la confidence et qui s’en foutent de notre Emission. Donc, parce qu’on n’a pas envie d’alimenter un fantasme de Lutte des Clans qui est à mille lieues de notre Pensée et de notre mentalité, on préfère avoir notre petit coin à nous pour accueillir les gens qui aiment ce qu’on fait, et préserver ceux qui n’en ont rien à faire. Nous pensons que c’est la solution la plus simple et, encore une fois, la plus confortable pour tout le monde.

Voilà, un petit récap’ important à faire pour lancer le site. Il nous reste encore beaucoup de choses à faire pour vous proposer quelque chose de vraiment cool. Vous pouvez déjà accéder au site de manière confortable (toujours) sur vos smartphones, histoire de nous suivre partout où vous allez. Vous pouvez également nous suivre sur notre nouveau Twitter ( @Lacazretro  ). Sur ce, très bon mois de Mars, à Mardi pour l’Emission, et sinon, restez à l’écoute car on a encore plein de choses à vous dévoiler ! 

Anfa’

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