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C’est l’été sur La Caz’ Retro, et vous savez que l’été nous ne prenons pas de vacances ! Toute l’équipe de lacazretro.fr est donc très fière de vous offrir le deuxième numéro de « La Plag’ Retro » !

Alors qu’est-ce que c’est que ce truc ? Et bien « La Plag’ Retro » est une initiative de notre bon MrBiskot qui avait envie de proposer cet été aux lecteurs du site un petit bonus, un petit magazine d’été rempli de jeux comme il est de bon ton d’arborer sur une plage de sable blanc avec un crayon au coin des lèvres.

Ni une ni deux, toute l’équipe s’est mobilisée pour créer le mag le plus « Cazeur » possible, quelque chose de drôle et décalé mais sans laisser de côté la qualité qui, vous le savez, est un point primordiale pour nous.

La Plag’ Retro c’est donc un mag totalement GRATUIT que vous pouvez télécharger sur le site, à imprimer selon vos moyens si vous voulez emporter le mag avec vous pendant vos vacances. Il est liiiibre le mag ! Pardon…

On espère que vous allez prendre autant de plaisir à le feuilleter qu’on s’est amusé à le façonner, n’hésitez pas à vous prendre en photo avec et à nous partager ça sur Twitter ou Facebook histoire de nous montrer jusqu’où « La Plag’ Retro » est lu !

Vous pouvez même l’offrir à vos amis ou l’abandonner volontairement à la terrasse d’un café ou sur une banquette de TGV, tous les moyens sont bons !

Vous pouvez retrouver également le premier numéro de « La Plag’ Retro » à cette adresse.

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DIAPORAMA DU MAGAZINE

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Chez La Caz Retro, vous le savez si vous nous écoutez régulièrement, nous n’avons pas de vache sacrée. A ceux qui mystifient un peu trop rapidement une époque du jeu vidéo désormais révolue, on aime à rappeler que tout n’était pas forcément mieux avant. Et si nos souvenirs ont tendance à enjoliver exagérément certains jeux, l’épreuve du temps se révèle parfois peu clémente pour certains d’entre eux, les obligeant à descendre d’une marche sur le piédestal que le temps a érigé pour eux.

Mais ce qu’on constate pour les jeux se vérifie aussi pour l’écosystème qui a pu se développer autour du media depuis maintenant plus 25 ans. Et les magazines ne font pas exception à la règle.

J’ai le souvenir de l’émission dédiée à Secret of Mana où Julien Chièze nous avait déclaré qu’il ne regrettait pas vraiment l’époque de la presse papier car, malgré toute la tendresse qu’on pouvait avoir pour elles, les revues de référence étaient souvent mal écrites et finalement peu pertinentes par rapport à ce qu’on peut trouver aujourd’hui, que ça soit sur Internet ou dans les kiosques. Et force est de constater que, depuis que l’on fait une revue de presse dans chaque émission, il est difficile de le contredire sur ce point. Arpentant souvent les archives d’Abandoware-magazines.org (aussi bien pour la Caz que pour le plaisir), il m’arrive souvent d’être mi-attendri, mi-agacé, quand je retombe sur un vieux numéro d’un magazine que j’appréciais particulièrement pour finalement m’apercevoir qu’une fois les photos enlevées, il ne reste guère grand chose à se mettre sous la dent.

Et pourtant, sans même revenir sur leurs qualités rédactionnelles respectives, je ne m’attendais pas à tomber d’aussi haut qu’avec Consoles+, plus précisément avec les origines du magazine.

Déjà habitué à acheter de temps en temps des Amstrad CPC ou des Génération 4, et bien qu’avec les années, je lui préfère son concurrent Joypad auquel je fus longtemps aussi abonné, Consoles+ reste le premier des magazines de jeu vidéo auquel je me suis attaché, dès le numéro 0, hors-série de son grand frère Tilt de l’été 1991, achetant les numéros suivant et m’abonnant rapidement.

Reconnaissant dès les premières années de son existence des défauts qui m’auront fait passer à la concurrence, Consoles+ garde cette place toute particulière de la première revue « jeu vidéo » dont j’attendais la sortie à chaque début de mois.

Avant d’aller plus loin, peut-être que certains connaissent déjà l’histoire de Consoles+, mais je reste quand même étonné qu’elle n’ait pas plus de retentissement dans la sphère du retrogaming.

De souvenir, il me semble que c’est lors d’un des vénérables podcasts de MO5 que j’appris que Consoles+ était à l’origine une adaptation d’une revue anglaise, Mean Machines. Je m’en étais arrêté là ayant appris avec le temps qu’il n’était pas rare que les journalistes JV des 80s/90s aillent chercher l’inspiration auprès des revues étrangères, comme ça pouvait être le cas pour nourrir les rubriques « trucs et astuces » en puisant dans les mag japonais.

Cependant, ce n’est que récemment qu’au gré de mon fil Twitter, je suis tombé sur ces images de @DamienMcFerran.

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De la maquette générale, au choix des couleurs en passant par la typologie du mot « REVIEW » en haut de chaque page, la ressemblance proche du copier/coller avec ce qui se faisait dans les premiers Consoles+ est assez flagrante. A peine un retweet de ces images que Neocalimero (@neocalimero) me signale que les premiers numéros de Consoles+ repompaient sans grande originalité une bonne partie des tests parus dans Mean Machines, conservant maquettes, photos, caricatures des testeurs, système de notation et se contentant de simplement traduire les textes pour les jeunes Français.

Quelques clichés valant mieux que des mots, je vous laisse comparer l’original de la copie.

couverture Sonic  Megamn mean 1 et 2

Megaman consoleplus 1et 2

megaman mean 3 et 4

megamn consoleplus 3 et 4

Moonwalker mean 1 et 2

Moonwalker consoleplus 1 et 2

Moonwalker mean 3

moonwlaker consoleplus 3

Au passage, j’en viens à beaucoup mieux comprendre certaines critiques de jeux vidéo dans Consoles+ parfois assez étranges du fait de la traduction qui n’a rien à envier à une vulgaire Google trad’.

Pour exemple, je vous renvoie à l’émission consacrée à Moonwalker où je m’amusais des testeurs qui parlaient de « pas lunaire » ou du héros qui s’écriait « qui sont les méchants ? » en lieu et place des évidents « moonwalk » et « who’s bad ? »

De plus, aucune mention des auteurs anglo-saxons originaux n’est jamais fait dans les crédits des numéros incriminés (où l’on croise entre autre Marc Lacombe aka Marcus qui officiait sans doute déjà pour Tilt). Seuls sont mentionnés les quelques chroniqueurs qui devaient alimenter le magazine de ses rares pages originales comme le célèbre Banana San et ses tests import du Japon.
Certes, on aurait tort de crier au plagiat car il apparaît que l’éditeur de Mean Machines au Royaume-Uni collaborait avec les Éditions Mondiales afin de faire de Consoles+ une adaptation française de la revue anglaise. Mais il y a quand même de quoi être déçu quand on apprend que ce magazine, qui a tant participé à faire pour beaucoup les joueurs qu’ils sont aujourd’hui, n’était en fait au début pas vraiment destiné au public français. Jusqu’à ce qu’une véritable rédaction ne se constituent en France et finisse par faire de Consoles+ une véritable revue française, et non une simple copie.

Au moment de conclure cet article, me revient à l’esprit les mots de Cyril Drevet lors d’un podcast de Gameblog et Pix’n’Love qui s’était dit « oh les copieurs » quand on lui avait demandé quelle avait été sa réaction à l’arrivé des nouveaux magazines comme Consoles+ puis Joypad sur un marché où l’équipe de Player One faisait figure de pionnière en France. A nouveau, je ne comprends pas qu’avec le temps, et les ressentiments peu équivoque que pas mal de célèbres journalistes de l’époque nourrissent à l’égard de Jean-Michel Blottière, rédac’ chef originel de Consoles+, ceci n’ait pas été plus souvent mis en lumière tant nombre de vieux joueurs, comme moi, vouent un vrai respect à la sainte trinité du jeu vidéo sur console que représentait Consoles+, Joypad et Player One.

Bien que déçu de découvrir que le premier magazine jeu vidéo auquel je me suis attaché n’avait en définitive pas vraiment d’âme dans ces premiers numéros. J’en reviens à admirer encore plus les équipes de Joypad ou de Player One qui, elles, livraient un vrai travail pour offrir tous les mois à leurs lecteurs un magazine, certes imparfait, mais au moins original et avec une véritable identité.

Si vous souhaitez en savoir plus concernant Mean Machine et Consoles+ ainsi que les réactions des journalistes anglo-saxons, je vous renvoie vers les deux articles que Neocalimero avait rédigé sur son blog (et dont je me suis inspiré, rendons à César etc) ici et .

Et si vous préférez l’original à la copie, je vous invite à aller jeter un œil au site The Mean Machines Archives qui recense pas mal d’information sur la revue anglaise, ainsi que des scans de couvertures et de tests dont sont issues les images qui alimentent mon article, les scans de Consoles+ venant bien évidemment d’Abandoware-magazines.org.

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Presse qui roule amasse les foules ?

 

 

Jouer les Madame Irma n’est vraiment pas donné à tout le monde. Malgré mes quelques accointances avec l’Éducation Nationale, aucun BTS ni autre Bac Pro ne saurait m’offrir le don de voyance dont je semble avoir cruellement manqué l’an passé.

 

En effet, il y a exactement un an, dans un dernier hommage à IG Mag qui venait de tirer sa révérence, je m’interrogeais sur les raisons pour lesquelles la presse papier vidéoludique échouait, selon moi, à jouer de tous ses arguments face à la suprématie de la presse internet. Après les disparitions de Joypad, Joystick ou Console+, les amoureux du papier se retrouvaient bien chafouins. Et comme pour me faire mentir, la saison 2013/2014 a vigoureusement gifler mes questionnements de l’été dernier en venant chatouiller certains sites par trop bien installés et aussi nous présenter non pas un, ni deux, ni trois, mais cinq nouveaux magazines : JV le Mag, Games, Jeux Video News, The Game et le retour de Gen4. Il m’a donc paru intéressant de faire un point sur ce que ces nouveaux venus pouvaient (ou non) apporter de frais dans un milieu encore jugé mort et sans avenir (ce qui va de soi pour un mort) par nombre de professionnels douze mois auparavant.

Si l’audace des premiers semble leur avoir permis de déplacer des montagnes pour se faire une jolie place, il faut croire que l’opportunisme des seconds n’est pas en reste pour avoir eux aussi leur part du gâteau (qui paraît-il est un mensonge) !

 

Gen 4 : là où il y a de la Gen …

Gen4_1Commençons par le plus anecdotique. Je me suis longuement demandé si je devais vraiment aborder le cas de ce magazine ici. Mais pour un site traitant du retrogaming, il aurait été étonnant de ne pas parler de ce « reboot » du vénérable Génération 4, aujourd’hui appelé Gen4 2.0. Et pourtant, quel malentendu !

Disparu en 2004, le magazine a fait un retour maladroitement remarqué dans ce que j’appelle « la trinité du 11 juillet 2014» au côté de deux autres nouveaux mag (Video Game News et The Game). Sérieusement, le lancement est quasiment un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire en terme de communication. A croire que ce sont les gaziers chargés des annonces Xbox One à l’E3 2013 qui ont repris du service ici tant la comparaison avec les deux autres revues a pu jouer en sa défaveur, de par son prix, mais aussi son contenu.

Voyez donc : un trimestriel de 180 pages pour la modique somme de … 14,50 € (sic !). Alors oui, ramener au mois, on peut dire que Gen4 ne coûte « que moins de 5 € ». Mais franchement, on se demande à qui s’adresse ce mag ? Les plus jeunes ne connaissant pas, ou à peine, la « marque » Génération 4 n’iront certainement pas dépenser l’équivalent d’un jeu démat’ sur Steam alors que des magazines comme VideoGamer font déjà le boulot. Quant aux vieux briscards à qui le titre de la revue semble faire de gros clins d’œil charmeurs, ces derniers déjà échaudés par la couverture totalement insipide n’accepteront de claquer la quinzaine d’euros qu’à condition d’y retrouver ne serait-ce qu’une once de ce qui faisait le charme de cette revue. A savoir de bons gros dossiers ou tests bien velus. Et bien vous pouvez vous carrer vos espoirs là où je pense. Car bien que l’équipe derrière ce retour soit constituée d’anciens rédacteurs, on se demande ce qu’ils ont bien pu trouver à écrire quand on survole ces pages. Oui, j’ai bien écrit « survole » parce que croyez-moi, il n’y a qu’un pigeon qui pourra trouver satisfaction à feuilleter le maigre contenu de cette revue qui n’a rien d’autre à proposer que de grosses photos des gros titres de l’E3 accompagnées d’un bref commentaire pour chaque jeu. Le malentendu est là : Gen4 n’est pas un magazine, mais un guide d’achat des jeux à sortir à Noël.

Sur la couverture, le titre du magazine est précédé d’un « Solution High-Tech #1 » semblant reléguer cette nouvelle version de Gen4 au simple hors-série d’une quelconque revue pour passionné de technologie jetant parfois un œil à ce qui se fait dans le jeu vidéo, histoire de rentabiliser son home cinéma à 5 000 boules. Je suis certain que ce magazine catalogue sera offert pour son prochain achat supérieur à 500 € dans son enseigne high-tech favorite.

Gen4 rest in peace ! Next !

 

Jeux Video News : le jeu des sept différences !

jeux video newsJeux Video Magazine, VideoGamer et maintenant Jeux Video News (ces deux derniers étant édités par la même boîte)… Je ne suis pas sûr qu’il y ait de quoi trouver plus de sept différences tout compte fait. Franchement, si les mecs sont aussi audacieux pour le contenu de leur revue que pour lui trouver un nom, il y a de quoi avoir peur. Comment peut-on faire plus générique ? Même en tapant le nom du magazine dans Google, il n’y a rien en rapport qui n’apparaisse, si ce n’est des liens renvoyant aux pages news de la plupart des sites de jeux vidéo. Si même le moteur de recherche ne les trouve pas, je n’ose imaginer ce qu’il en est des éventuels lecteurs.

Non en fait, je vous propose un autre jeu : « toi aussi, trouve un nom pour le magazine de jeux vidéo que tu vas lancer ! » Je propose « Jeux Vidéos Games News Magazine ». Et vous ? Je vous laisse faire vos propositions en commentaires.

Ah et ce que j’en pense du magazine ? Je ne sais pas, je ne l’ai pas lu. Oui je suis médisant.

 

JV le Mag : courez l’acheter !

jv le magÇa ne tiendrait qu’à moi (et à ma fainéantise), je me serais contenté de cet intertitre et serais déjà passé au magazine suivant. Néanmoins, je vais essayer de vous expliquer pourquoi en moins d’un an, JV le Mag est devenu l’une de mes revues de référence (avec l’indéboulonnable Canard PC).

Constitué de journalistes ayant roulé leur bosse pour d’autres mag et sites de jeux vidéo, ce magazine représente le parfait consensus entre le sérieux attendu par le joueur/lecteur lambda concerné par le média et l’esprit potache qui manque tant à pas mal de revues (hormis Cana… OK j’arrête ! ). Pour faire simple, on peut dire que la rédaction ne se prend pas au sérieux, sauf quand il s’agit de parler de jeux vidéo. Et le mot « rédaction » est aussi à prendre au sens « physique » du terme car le magazine est imaginé, fabriqué dans des bureaux où se trouve toute l’équipe. Ça a l’air con dit comme ça mais il faut savoir qu’avec Internet, de plus en plus de revues se font « à distance », les pigistes éparpillés partout dans le monde, remettant leurs articles par mail ou via Dropbox. Du coup, il en ressort de JV le Mag une véritable identité, un esprit d’équipe de gens qui souhaitent juste parler et déconner autour du jeu vidéo sans complexe ni soucis de la bienséance. Comme une bande de copains dont on aimerait faire partie.

Mais le plaisir ne tient pas qu’au ton mais aussi au contenu.

L’exhaustivité ne peut être une qualité pour une publication mensuelle forcément à la ramasse par rapport au net. Et ça, l’équipe l’a bien compris en privilégiant la qualité à la quantité. Tout comme moi j’ai préféré la banalité à l’originalité dans la phrase précédente. A croire que les membres de la rédaction ont entendu mes suppliques de l’été dernier, recherchant dans la presse papier les articles de fond que je désespérais de trouver sur les Internets.

Aux critiques et autres news viennent donc s’ajouter des billets d’humeur, des analyses d’œuvres (oui on parle bien de jeux vidéo). Le tout accompagné de délires totalement idiots (mention spéciale pour le jeu de tradingcards « Mystic Créateurs »). Ils ont même réussi à traiter un sujet classique et incontournable comme l’E3 avec un détachement, un recul et un humour auquel les média nous ont peu habitué, en nous montrant que non, ce salon n’est pas aussi fantastique qu’on voudrait bien nous le faire croire.

En clair, si vous recherchiez un magazine pas prise de tête, drôle, bien écrit et proposant un traitement plus « mature » du jeu vidéo mais que Canard PC est trop « hardware » pour vous, JV le Mag est LE mag qu’il vous faut.

Mais je me demande vraiment si j’ai besoin de mentionner tout ça parce qu’à parcourir les forums et réseaux sociaux depuis la sortie du premier numéro l’an dernier, il est clair que cette revue remporte déjà tous les suffrages auprès des joueurs ayant autre chose que « colof » et « fifa » dans leur lexique.

 

Games : alea jacta games

GAMES_04-0407141011Autre publication à avoir rapidement séduit les joueurs, si j’en crois les mêmes forums, le bimestriel Games est arrivé dans nos kiosques en même temps que JV le Mag, au crépuscule de 2013, mais avec une orientation bien différente. Si le second s’est positionné pile poil à mi-chemin entre sérieux et déconne, Games a préféré pousser le curseur plutôt du  premier côté.

Son leitmotiv est clair : traiter le jeu vidéo de manière adulte, plus approfondie (qui a dit « le jeu vidéo autrement »?) en donnant la parole aux créateurs. De ce fait, dès le premier numéro, de nombreuses interviews de développeurs prestigieux (Fumito Ueda, Eiji Aonuma, Jonathan Blow) ou moins connus issus de la scène indé remplissaient abondamment les pages donnant à la revue de faux airs de Chronic’Art ou Telerama du jeu vidéo, bien éloigné de ce que la presse a l’habitude de servir aux joueurs. C’est une évidence, Games se veut pointu et défricheur du dernier AAA à l’obscur jeu indé en chantier dans quelque garage. Et il y arrive vraiment bien, beaucoup de lecteurs semblant apprécier ce traitement disons plus intelligent du jeu vidéo.

Néanmoins, à vouloir élever le débat plus haut que ce qu’on a coutume de voir ailleurs, je trouve que Games a tendance à adopter un ton certes pertinent mais parfois à la limite du prétentieux. Ce n’est certainement qu’un ressenti sévère très personnel sans doute dû au fait que je ne partage pas leur vision du jeu vidéo comme art, mais je trouve regrettable que certains rédacteurs confondent critique d’un jeu avec concours pour le Printemps des Poètes. Parce que faire de jolies phrases avec de belles tournures et des métaphores que n’auraient pas reniées un JCVD des grands jours (et des grands écarts), c’est bien mignon tout ça, mais encore faut-il que le lecteur comprenne au final de quoi on parle ! Et parfois, à trop vouloir puiser dans son dictionnaire de synonymes pour se la jouer Lautréamont de pixels, cela en devient presque ridicule. Un exemple valant mieux que tout, je vous laisse deviner de quel jeu (nommé ici XXX) l’auteur de ces lignes a voulu faire la critique :

XXX rejoint ces rares productions dont la réussite remet d’autorité sur la table la question fondamentale : le jeu vidéo pour quoi faire ? […] Mais si la célébration de la libération du corps physique encore impossible à l’homme biologique appartient bien à l’ADN du jeu vidéo, alors XXX devient cette ultime médecine de vaudou numérique qui transcende.

Vous avez bien compris ? Allé, je vous laisse 2 min pour relire ça calmement. Vous n’avez aucune idée de quel titre il est question ? La réponse est à la fin de mon billet, mais comme je ne suis pas bégueule, je vous laisse deviner parmi les jeux suivants :

Goat Simulator, Watch_Dogs, inFamous Second Son, Octodad Dadliest Catch,
Surgeon Simulator ou Assassin’s Creed Black Flag ?

Bon, j’avoue exagérer et l’ensemble du magazine ne ressemble heureusement pas tout le temps à ça. Néanmoins, à la lecture de certains articles, j’ai envie d’appeler la rédaction et de leur dire : « PETEZ UN COUP LES GARS ! » Parce que si j’apprécie vraiment qu’on parle du jeu vidéo avec le sérieux qu’on a si souvent refusé de lui accorder il y a quelques années, je n’en oublie pas pour autant que dans « jeu vidéo », il y a le mot « jeu », synonyme pour moi « d’amusement ». Et le moins que je puisse dire, c’est qu’à la lecture de Games, si j’ai le sentiment d’apprendre des choses, je ne me fends pas souvent la poire.

J’ai l’air dur, mais pour être honnête cela ne m’empêche pas d’aller chez mon libraire tous les deux mois. Car Games est une excellente revue que, en dépit d’un certaine froideur dans le ton que les numéros à venir vont certainement contribuer à réchauffer, je conseille vraiment à n’importe quel joueur se disant un minimum « passionné » (pour ne pas reprendre mon dictionnaire de synonymes).

 

The Game : les (in-) dés sont jetés !

thegame_couv« En 2014, il est donc encore possible de sortir un magazine de jeux vidéo qui ne parle pas d’indé »

Voilà peu ou prou ce qui m’est venu en tête en terminant la lecture du premier numéro de The Game. Pensée exagéré car en y cherchant bien, on trouve quelques pages sur Broforce, Ori ou No Man’s Sky mais qui semblent un peu coincées entre celles vantant les blockbusters à venir. Et sans rentrer dans un débat inutile sur ce que signifie « être indé » (si cela a encore un sens), c »est surtout l’impression de voir ignoré tout un pan de la production vidéoludique actuelle qui m’a un tantinet agacé.

Mais reprenons les choses depuis le début car je vous vois déjà m’accuser de faire un procès d’intention à ce mag alors qu’il vient à peine de voir le jour.

Dernier larron de la « Trinité du 11 juillet », The Game s’annonce comme le plus intéressant des trois. Vu la concurrence me répondrez-vous, il n’y avait pas vraiment photo. Avec sa couverture typée BD et sa maquette claire et colorée tout en restant sobre, le magazine est déjà très séduisant au premier coup d’œil. Au-delà des reviews et tests bien présents dans ce nouveau bimensuel, on trouve aussi des analyses de jeux cultes (Tetris, Bioshock, Zelda 3) et des tribunes à des personnalités aussi diverses que Julien Chièze ou « Jay » Grouard pour ne citer que les plus extrêmes.

Dans un entretien donné à challenges.fr, Laurent Guillemain, directeur général de Link Digital Spirit (qui édite aussi Jeux Vidéo Magazine) déclare que la revue cherchant à s’adresser à des lecteurs plus adultes, se positionne à un carrefour d’audience, entre les ultragamers (sic !) visées par JV le Mag et Games, et la montée en puissance de VideoGamer et JVM,.

Issu de la même boîte que JVM mais cherchant à se diversifier et à séduire une autre frange des joueurs, dont l’âge moyen est de 38 ans nous le répète-t-on, il ne fait nul doute que The Game se glisse dans le sillon creusé par JV le Mag et Games. Opportuniste ? Peut-être mais après tout pourquoi pas si l’offre est différente et que le contenu se montre pertinent.

Malheureusement, c’est un peu là que le bas blesse car, jusque dans son nom qui peut prêter à confusion avec Games, The Game manque clairement d’identité et de profondeur pour satisfaire ses ambitions. Comme engoncé par l’ombre du géant qu’est Jeux Vidéo Magazine, on a quand même l’impression que malgré toute la bonne volonté des rédacteurs, la revue peine à s’affranchir de l’actualité des gros jeux à sortir en fin d’année pour séduire le lecteur potentiel au détriment des « articles qui analysent, décryptent, explorent le jeu d’une façon nouvelle » comme le vend l’édito. En témoignent les nombreuses pages (sur 130) consacrées à Watch_Dogs, Assassin’s Creed Unity, Kojima et son MGS ou Mario Kart. Même si, encore une fois, j’exagère certainement un peu, il est quand même étonnant que plusieurs jours après en avoir terminé la lecture, je n’ai retenu que les articles consacrés à Ubisoft ou Nintendo. Vouloir explorer le jeu vidéo différemment et survendre le prochain Assassin’s Creed (parce que là, c’est aussi peu discret que les héros de la célèbre franchise), il y a comme un je ne sais quoi d’ironique là-dedans.

« Et les dossiers, les analyses ? » me demanderez-vous. Et bien, si je dois reconnaître avoir pris plaisir à lire les articles sur Zelda 3, Tetris ou Bioshock pour à nouveau citer ceux qui m’ont le plus marqué, je n’ai pas non plus eu l’impression d’apprendre des choses nouvelles. Un peu comme si l’effet « madeleine de pixels » (ou « madeleine de wiki ») marchait à fond en redécouvrant des choses que je savais déjà.

Le plus gênant, c’est qu’à la lecture de The Game, il n’y a pas vraiment de ligne claire qui s’en dégage. J’ai eu le sentiment que la rédaction allait là ou le grand public l’attend, ou tout du moins là où ils ont l’impression que le grand public veut aller (c’est-à-dire les grosses licences comme AC, MGS, Mario Kart, Zelda). Comme si on avait dit aux rédacteurs : « faites plus adulte que d’habitude mais sans effrayer le gamin pour autant ». Et finalement, à rester le pad entre deux ports sans vraiment choisir, on se retrouve avec un Jeux Video Magazine plus classe, plus agréable à lire, mais pas plus pertinent.

Cela dit la critique est facile de ma part mais The Game n’en est qu’à son premier numéro et va certainement évoluer à l’avenir. On espère bien qu’en dépit de son héritage un peu encombrant, il va se montrer plus audacieux dans les prochains mois. En tout cas, il mérite qu’on lui laisse une chance.

 

JVC, GK, GB, JVN : au royaume d’Internet, les youtubers sont les rois ?

Avec tant d’arrivées dans nos kiosques ces derniers mois, j’aurais pu conclure mon billet avec mes impressions sur The Game. Mais presse papier et presse en ligne étant presque systématiquement mises dos-à-dos, il me paraissait intéressant de faire un détour par Internet pour y faire une petite revue des troupes. D’autant que la saison 2013/2014 aura été assez mouvementée pour les sites français les plus connus et pas forcément moins éprouvante.

Tout d’abord, une pensé pour JVN qui a fermé ses portes en mars dernier. Créé en 2009, le site aura connu une existence compliquée faite d’un amalgame incestueux avec le site JeuxVideoMagazine.com, dernière éclaboussure de la vague déferlante ayant emporté d’autres magazines JV avec la liquidation de l’organe de presse MER7. Obligée de changer d’url et plombée dans une tourmente judiciaire depuis le début 2013 afin de conserver ses contenus réalisés sous la marque de l’ancien site JeuxVideoMagazine, l’équipe derrière JVN aura préféré baisser le rideau. La dernière année du site illustre malheureusement trop bien les difficultés de faire vivre (survivre ?) un site d’info sur le jeu vidéo seulement avec des revenus publicitaires sans partenaire solide pour le soutenir.

Et de partenaires, ça tombe bien, parce qu’il en est justement question pour les trois autres sites que sont jeuxvideo.com, Gamekult et Gameblog.

Si on a coutume de croire que les abonnements sont le nerfs de la guerre dans la presse papier, les revenus liés à la publicité ne sont pas en reste. Malgré la prolifération d’abonnements sous forme de « formule soutien » ou « premium », certains sites web peinent aussi à subvenir correctement à leurs besoins sans soutien extérieur. Sans rentrer dans de sombres détails économiques venant rallonger encore un peu plus ce billet qui n’en finit plus de ne pas finir, les trois sites précités ont tous changé de crèmerie (comprenez propriétaire) durant les douze derniers mois. Objectif affiché : faire la nique à Youtube, Twitch et consort qui ne cessent de les concurrencer. Si la mutation récente du mastodonte jeuxvideo.com en quasi-chaine de télévision aux multiples émissions en direct claironne sur toute sa home comme symbole de cette volonté, l’évolution se fait plus en douceur pour Gameblog ou Gamekult qui, disposant de ressources moindre, ont généralisé les émissions vidéo et surtout les lives de gameplay dont sont férus les milliers de spectateurs des plateformes de streaming. On assiste à une véritable course de fond dont la tête appartient à celui qui sait être le plus réactif, le plus original ou le plus drôle.

Et le retrogaming dans tout ça ?

Que ça soit dans les magazines ou sur les sites, une chose me paraît désormais claire : on ne peut plus parler du retrogaming comme d’une mode.

Pas un magazine ne peut faire l’impasse sur une rubrique « rétro » s’appuyant assez souvent sur l’histoire du média pour mieux comprendre les jeux d’aujourd’hui et de demain. Encore une fois, JV le Mag se distingue par le choix de ses sujets (The Elder Scrolls, Carmageddon …) richement documentés et développés sur plusieurs pages. Quant aux sites internet, le retrogaming est moins un outil de décrytpage qu’un moyen de proposer toujours plus de vidéos en surfant sur les souvenirs. On le voit bien avec un site comme Gamekult qui, avec des vidéos tous les soirs en semaine, ne peut tenir la cadence avec les seuls jeux faisant l’actualité. Ressortir une vieillerie est donc un bon moyen d’occuper sa grille des programmes, facile à produire, tout en faisant plaisir aux plus vieux de leur audience.

 

 

Ce gros coup d’œil en arrière nous a permis de constater à quel point le monde du jeu vidéo évolue incroyablement vite. Si les technologies n’ont de cesse d’aller toujours plus loin, les médias autour de ce média changent aussi en conséquence. Cette saison 2013/2014 aura été incroyablement féconde en événements venus bousculer l’ordre établi du traitement du jeu vidéo : des sites internet qui vont de soubresauts en révolution silencieuse, le papier qui se rebiffe, les joueurs qui tendent de plus en plus à court-circuiter les journalistes pour aller directement piocher l’info là où elle est … Je ne sais pas pour vous, mais je sens que les prochains mois vont être riches en rebondissements et pas que du côté des jeux.

Ah au fait, j’ai trouvé un stage d’été en astrologie, option « Madame Soleil ». J’espère me débrouiller suffisamment bien pour y voir, à défaut d’avenir, ne serait-ce que le sujet de mon prochain édito.

 

 

Et pour ceux qui n’ont pas oublié, le jeu dont j’ai cité un extrait de sa critique dans Games, c’est InFamous Second Son. voilà, voilà, je vous laisse méditer là-dessus :p

Exceptionnellement cette semaine nous vous proposons un nouveau numéro du Bonus Stage, afin d’évoquer la sortie du deuxième numéro de « Retro Vers le Futur Magazine » en compagnie d’une partie de l’équipe de la rédaction du Mag. 

Gestation du projet, lancement de la campagne Ulule et avenir du magazine, Anfalmyr est revenu avec MrMeeea, Jibé et le Docteur Lakav sur la proposition de ce nouveau canard retro et sur les envies de son équipe de rédaction. Une entrevue à savourer dans le Bonus Stage !

Vous pouvez d’ailleurs vous procurer le magazine à cette adresse : http://retro-mag.com/

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AVEC

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INVITÉ

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Bonus Stage Retro Vers le Futur Magazine

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Le sujet de cette rétro du mois n’est pas d’une grande originalité mais il me tenait particulièrement à cœur. J’écris ces quelques lignes en regardant à côté de moi le numéro 27 d’IG Mag, le dernier numéro de ce magazine atypique. Cette défaite supplémentaire de la presse papier face à Internet me donne l’occasion de distribuer coups de gueule et coups de cœur pour la presse en générale, mais aussi pour cette revue en particulier.

Petite précision : le terme de « mook » est une aberration que je me refuse à employer. Inutile donc de venir me faire la leçon sur ce point 🙂

« la conjecture économique n’est pas favorable à la presse papier […] l’arrivé de l’ère digitale (sic ! NdOz) qui a bouleversé son économie »

Ces mots issus de l’Édito de Ruth Steen dans ce dernier IG Mag, on les entend souvent ces derniers temps. A chaque fois qu’un magazine n’a plus de quoi « insert coin » pour continuer. Et comme une ritournelle, Internet est souvent désigné comme le grand méchant boss contre lequel aucun level up ne semble résister.

S’il est vrai que la presse papier souffre de la concurrence de la toile, les opposer quasiment systématiquement me semble être un mauvais raisonnement. De manière un peu perfide, j’ai presque envie de dire que les magazines qui disparaissent l’on peut-être un peu mérité … Si l’immédiateté, la richesse d’informations et la gratuité (relative) du net sont des arguments souvent évoqués, quelles réponses la presse tente-t-elle d’apporter face à ça ?

Je ne sais pas pour vous, mais plutôt que concurrents, j’ai toujours vu internet et les revues comme étant complémentaires. Là où le web s’inscrit dans l’instant avec les raisons évoquées ci-dessus, les magazines sont fait pour s’inscrire dans la durée … Logiquement.

C’est certainement très subjectif et lié à mon âge, mais n’ayant pas connu le net dans ma jeunesse, je garde un rapport au papier quasi-scolaire que je n’ai pas pour l’évanescence de la toile.  Je suis capable de lire un dossier de plusieurs pages dans une revue alors que je décroche de mon PC dès qu’un papier me demande de faire défiler un tant soit peu l’écran. Lorsque j’ai cinq minutes à perdre, j’adore prendre un magazine au hasard sur mes étagères et le feuilleter, me renvoyant parfois bien des années en arrière, alors que le foisonnement de sources sur internet a très souvent raison de ma curiosité et me décourage rapidement. Une fois de plus, je ne doute pas que quelqu’un ayant grandi avec le net a des pratiques différentes et est peut-être moins attaché au support papier.

Mais justement, qu’est-ce que la presse a tenté de mettre en place pour séduire un nouveau lectorat ou conserver ses vieux habitués qu’elle voit déserter les rangs ?

Et bien, à mon sens, pas grand chose …

Je reste persuadé que la presse en général, et plus particulièrement dans le jeu vidéo qui est encore un jeune média, a une carte à jouer en tentant de s’inscrire sur le long terme, en proposant du fond plus que de la forme. Les sites internet surenchérissent sans cesse par des images, des trailers à longueur de journée, les news sur un titre AAA chassant celles d’un autre blockbuster. Chaque gros jeux devient à coup sûr un GOTY, de manière tellement systématique que ça en devient ridicule, méprisant au passage bon nombre de jeux plus intéressants mais au budget marketing aussi conséquent que la liste de nouveaux jeux sur WiiU.

Une constante d'IG Mag dès le premier numéro : des couvertures d'une classe absolue.

Une constante d’IG Mag dès le premier numéro : des couvertures d’une classe absolue.

Les magazines ont pour eux justement de ne pas être dans cette course au clic et de pouvoir prendre le temps (tout relatif) pour aller au fond des choses, se laisser le temps d’apprécier et de juger réellement un jeu sur la durée et non pas seulement dans la semaine de sa sortie. Un titre aussi bon soit-il à sa sortie, supporte-t-il l’épreuve du temps. Les revues papier seraient, selon moi, le support idéal pour différencier sur le long terme un bon jeu d’un grand jeu. Ceux qu’on prendra plaisir à faire et ceux dont on reparlera encore dans vingt ans.

Malheureusement, la plupart des revues se contente de faire comme les sites : on publie toujours plus de belles images (mais quand même moins belles que ce qu’on peut avoir sur son ordi), et toujours moins de textes qui seront de toute manière dépassés au moment de la publication de la revue.

Autre chose : que ça soit sur papier ou sur le net, où est passé la décontraction, la liberté de ton que l’on trouvait dans les Player One, Joypad et autre Console+ que les vieux cons comme moi aiment à rappeler à leur bon souvenir ? Certes, avec le temps, ces magazines paraissent bien désuets, voire amateurs, comparés aux analyses très complètes qui font désormais office de critiques. Mais quid de l’identité et du fun ? Un test de Génération 4 ne ressemblait en rien à un test de Joystick. Je vous met au défi de comparer les papiers de JVC, Gameblog et Gamekult sur un même jeu, hormis la note évidemment, le ton sera-t-il différent. Malheureusement non !

Je regrette vraiment que le traitement médiatique du jeu vidéo se prenne tellement au sérieux. Là aussi, à mon sens, la presse pourrait tirer son épingle du jeu mais trop peu l’ont compris. Car si on peut s’attrister de voir cesser la publication de bien des magazines, il ne faut pas oublier que certains résistent vaille que vaille et affiche même pour certains une santé insolente : Pix’n’Love et Canard PC par exemple. Ces deux revues ont justement compris que face au rouleau compresseur internet, il leur fallait développer une identité propre. Au delà de sa thématique rétrogaming de plus en plus à la mode, Pix’n’Love n’existerait pas encore si ses créateurs s’étaient contentés de faire un catalogue wiki de plus. Quant aux fous furieux de Canard PC … Et bien il faut croire que le ton délicieusement irrévérencieux des belles années de Joystick (dont certains rédacteurs sont à l’origine de CPC) fait encore mouche aujourd’hui pour que ce bimensuel « de qualitay » séduise de plus en plus d’hipsters. Et vu que leurs articles sont à mille lieux de ce qu’on trouve tous les jours sur le net, que demande le peuple ?

« Que tu reviennes au sujet de ton édito espèce d’andouille ! Tu étais censé nous parler d’IG Mag ! »

Ah oui en effet, j’y viens. Qui aime bien châtie bien dit-on ! Et l’affection que je porte pour cette revue m’autorise donc à quelques critiques.

IG Mag a dès le début placé la barre très (trop) haute en se voulant exigeant dans son contenu. A une publication bimestrielle forcément à la traîne face au net et autres magazines, mensuels pour la plupart, la publication d’Ankama a voulu proposer du fond, du vrai, avec des dossiers, des articles, balayant tous les genres (du dernier FPS à l’obscur jeu de stratégie) et toutes les époques (la partie rétrogaming étant certainement la préférée de bien des lecteurs). Il faut avouer qu’il n’y a pas tant que ça de sites ou de revues à ouvrir leurs pages aux jeux free-to-play, MMO ou à de nombreux développeurs indépendants. Et je ne parle même pas de certains sujets franchement barrés et originaux : vous en connaissez beaucoup des magazines ou des sites qui font un dossier sur « les poissons dans le jeu vidéo » ou « les boîtes et les caisses dans le jeu vidéo » ? Ah ben en fait si, je vous en ai parlé …

Il faut donc reconnaître à IG d’avoir pris le risque, pas forcément payant visiblement, de parler de sujets qui n’intéressaient pas forcément le gamer moyen. 

Mais voilà pour moi le principal problème d’IG Mag : à qui se destinait-il ?

Le rétrogamer a déjà Pix’n’Love et n’avait peut-être que faire des dernières nouveautés !

Le hardcore gamer ne se souciait certainement pas du dernier jeu navigateur à la mode !

Le fan de STR devait certainement sauter les pages mobiles !

Fidèle lecteur depuis ses débuts, je me suis souvent posé cette question sans arriver vraiment à y répondre. Si je connais beaucoup de monde qui lisait régulièrement IG, j’en connais très peu qui le lisait systématiquement. J’ai souvent eu l’impression que la revue avait un peu le cul entre deux chaises, voire trois, quatre, si ce n’est plus … Difficile de fidéliser sur le long terme quand sur plus de deux cents pages, moins de la moitié intéresse chaque lecteur.

De plus, j’ajouterais à cela une politique éditoriale pour le moins confuse sur deux points.

Le premier vient de la présence non négligeable de pages ayant attrait à l’actualité. Tout d’abord des critiques qui arrivaient trop souvent avec un sérieux mois de retard (si ce n’est plus) pour se révéler pertinentes concernant l’acte d’achat. Pour être méchant, j’ai toujours trouvé cette volonté de faire des tests un peu vaine. Toutefois, ces pages auraient pu se montrer intéressantes à lire si, à l’instar de Canard PC (oui, je suis un gros fan boy), elles avaient fait preuve d’un ton décalé. Malheureusement, ces critiques souffraient d’un conformisme déprimant. Loin de moi l’envie d’affliger le travail de leurs rédacteurs qui y mettaient à n’en pas douter la meilleur volonté, mais un peu de fun et d’humour n’aurait pas fait de mal à ces articles. Sur le long terme, on pourrait aussi retenir les nombreux interviews d’acteurs divers du jeu vidéo même si je dois regretter que certains de ces échanges tournaient un peu trop à l’exercice promotionnel avec langue de bois offerte sans supplément. A ce sujet, mentions spéciales à Bounthavy Suvilay qui a plus d’une fois fait montre d’une certaine irrévérence pour bousculer un peu ses interlocuteurs un peu trop rodés aux jeux des interviews ; et aussi à notre copain Bruno Rocca qui, selon moi, se démarquait des autres rédacteurs par son ton plus chaleureux (ça n’est pas pour rien non plus que ce fut l’un de nos premiers VIP).

Le second point relève des nombreuses publications d’IG, surtout depuis deux ans. La rédaction de la revue n’a jamais caché à ses lecteurs les difficultés auxquelles elle faisait face. Après avoir bien mené l’introduction d’un peu de publicité dans ses pages, l’équipe d’IG Mag semble avoir voulu lutter contre l’adversité en proposant toujours plus de contenu … au détriment selon moi du rendez-vous régulier instauré avec ses lecteurs depuis ses débuts. Ainsi, à un magazine qui se voulait bimestriel, on s’est presque retrouvé avec un mensuel en prenant en compte les hors-séries et autres numéros spéciaux. Cette volonté d’être très (trop ?) présent a selon moi semé la confusion au sein de son lectorat. Combien de fois sur Twitter n’ai-je pas lu les réactions de lecteurs qui s’étonnaient de la sortie d’un nouveau numéro alors qu’ils n’avaient pas fini le précédent ? Voire qui n’étaient même pas au courant de l’existence de tel hors-série ! IG Mag proposait un contenu copieux qui offrait à celui qui s’y intéressait vraiment, de nombreuses heures de lectures. Pour ma part, je n’avais pas trop des deux mois alloués pour lire la totalité d’un numéro. Je ne vous cache pas que ces derniers temps, il m’est arrivé avec une pointe d’agacement, de voir arriver dans ma boîte aux lettres un nouveau IG alors que j’avais à peine commencé la lecture du précédent.

 

Le hors-série consacré à la saga Zelda est bien plus intéressant que certains ouvrages sortis pour les 25 ans de la série.

Le hors-série consacré à la saga Zelda est bien plus intéressant que certains ouvrages sortis pour les 25 ans de la série.

Mais à me lire, on en viendrait presque à se demander pourquoi j’achetais IG Mag alors que je lui reproche tant de choses. Qu’on se comprenne bien : je prenais beaucoup de plaisir à en lire la totalité à chaque fois. Mais combien de personnes en faisaient autant pour les raisons que j’ai citées ? La fin du magazine me laisse croire que l’on devait être bien peu (tout du moins pas suffisamment) à l’apprécier dans sa totalité.

Mais, vous vous en doutez, si ma relation avec IG Mag est particulière, c’est plus précisément en lien avec le rétrogaming. Évacuons tout de suite les quelques critiques régulièrement entendues à ce sujet : on a parfois reproché aux rédacteurs (parmi lesquels, entre autre encore notre cher Bruno, on pouvait trouver d’autres pointures comme Thierry Falcoz, Julien Pirou ou le Dr Lakav, tous venus en voisins de Nolife) de céder au name dropping en énumérant à foison toutes les itérations d’un même jeu ou de ses suites. Ce fut parfois vrai, mais il serait de bien mauvaise foi d’affirmer que ces pages n’étaient qu’un vaste catalogue. Il n’était pas rare de voir parfois certaines rétrospectives s’étaler sur deux, voire trois numéros, afin de laisser une vraie place à leurs rédacteurs pour revenir au mieux sur l’histoire du jeu vidéo.

Mais jusque là, aussi attachantes et nostalgiques soient ces pages, qu’est-ce qui fait que j’étais tant attaché à mon précieux magazine. Et bien certainement pas la nostalgie justement et pour vous expliquer pourquoi, permettez-moi de raconter ma vie durant quelques lignes ! Quoi ? Vous n’en avez rien à faire de ma petite vie ? Oh rassurez-vous, ça ne sera pas bien long et de plus, si vous avez réussi à me lire jusqu’ici, ce serait dommage de s’arrêter là, c’est quasiment la fin de mon billet.

Retour en 2008, je viens de m’installer dans mon appartement après deux ans de coloc. A l’époque, ça fait déjà un bail que je ne m’intéresse plus vraiment au jeu vidéo. Un soir d’ennui, je trompe ce triste compagnon en zappant sur toutes les chaînes de ma box, et je tombe sur Nolife. Je ne vais pas encore étaler mon amour pour cette fabuleuse petite chaîne mais c’est en regardant ses émissions que je me suis rendu compte à quel point le jeu vidéo avait évolué depuis la fin des années 90. Enthousiasmé, j’en viens à faire l’acquisition d’une de ces nouvelles consoles : la Xbox 360. Entre temps, un peu perdu dans la jungle des nombreuses sorties de jeux et encore peu familier des sites internet consacrés, je m’essaie à différentes revues. Déçu, je constate ne pas y retrouver le même plaisir de lecture que dans leurs ancêtres ayant jalonnées mon enfance et mon adolescence (je sais je me répète avec ce que j’ai écrit plus haut). Et c’est encore sur Nolife que j’apprends la parution d’une nouvelle revue : IG Mag. Séduit dès les premiers numéros, c’est avec les dossiers consacrés au retro gaming que je découvre tout ces jeux à côté desquels je suis passé durant toutes ces années de désintérêt pour la chose vidéoludique. En complément des émissions rétro de Nolife, je m’émeus de retrouver mes madeleines de pixels et me prends de plus en plus de curiosité pour ces vieux jeux que je n’ai pas connus.

Si vous m’avez bien suvi, tout d’abord bravo à vous ! Vous aurez compris qu’une fois n’est pas coutume, j’ai encore fait les choses à l’envers. J’aime à croire que contrairement à beaucoup de lecteurs d’IG Mag, j’ai acheté ce magazine dès son premier numéro, vierge de nombreuses connaissances sur le jeu vidéo. Pour faire simple, je suis devenu rétrogameur en lisant IG Mag. Bien sûr, la lecture d’autre revues et de sites internet m’a aussi encouragé dans cette voie, mais ma passion pour les vieux tas de pixels est née en même temps que la revue d’Ankama. Je dirais même que le mag m’a accompagné dans mon parcours de rétrogameur car à chaque numéro, j’avais rapidement pris l’habitude de tenir ma « to do list », m’empressant en découvrant certaines oldies d’aller me renseigner sur le net et, souvent, de les retrouver en dématérialisé ou les rachetant d’occasion.

Quelques exemples : c’est en lisant une rétrospective sur la série Castlevania que j’ai fait mon premier achat rétro, certes en dématérialisé sur le XBLA : Symphony of the Night. De la même manière, le trouillard que je suis ne pense pas qu’il se serait intéressé aux Silent Hill si IG Mag n’en avait pas fait de beaux articles.

Dans ma carrière de joueur faite d’une groooooosse parenthèse, IG Mag aura toujours cette place particulière de m’avoir tenu compagnie et guidé alors que je m’aventurais dans un univers qui avait bien changé. Si mon Gameboy me fait maintenant mal aux mains et que les manettes de ma Megadrive me paraissent aujourd’hui bien petite, il y a bien un truc qui n’a pas changé malgré les années, c’est le plaisir de tourner les pages. Lecteur volage des différentes revues cultes des années 90, IG Mag restera le seul magazine que j’aurais suivi (ou qui m’aura suivi, je ne sais plus trop) en totalité de son premier à son dernier numéro. La rédaction voulait en faire des beaux ouvrages qu’on rangerait sur un étagère à côté de sa collection de jeux. Rassurez-vous ! Aucune chance que je reproduise la même erreur qu’avec mes Console + ou mes Joypad. La poubelle peut bien être jalouse, mes IG Mag quitteront leur étagère seulement pour me permettre de m’y replonger encore et encore …

Merci à toute l’équipe d’IG Mag pour tout le boulot accompli durant ces quatre années.

Merci et à la prochaine ;)

Pour finir en beauté, et quoiqu’en dise sa couverture sur un jeu totalement inconnu, IG Mag offre la plus belle des tribunes à de nombreux développeurs indépendants.

Avec Internet, beaucoup d’habitudes ont évolué. Aujourd’hui, les gens qui ont la chance de partir en vacances, peuvent se contenter d’envoyer un mail accompagné en fichier joint d’une ou plusieurs photos de leur séjour, à l’ensemble de leurs amis. Ces derniers n’ont donc plus à se plier de politesse aux « éprouvantables »  soirée diapo  d’antan, au profit d’un message directement transférable à la corbeille. C’est ainsi que disparaît peu à peu cet étrange rituel, généralement dévolu aux enfants, qu’on appelait autrefois « la carte postale ». Pour les plus jeunes de nos lecteurs qui n’en aurait jamais entendu parler, j’ai cherché dans mes souvenirs pour vous en livrer une reconstitution des plus fidèles, telle qu’on pouvait la pratiquer dans mes jeunes années.

Chers Copains de La Caz’ !

Quand vous lirez ces lignes, je serai certainement encore chez ma Mémé Galette en Bretagne. Mes parents ont beau dire le contraire, mais je sais bien que ça n’est pas son vrai nom et que tout le monde l’appelle comme ça parce qu’elle fait les meilleurs crêpes du monde.

Même si, comme à chaque début d’été, je suis toujours un peu triste de quitter mes copains pour aller « prendre un grand bol d’air iodé » comme le répète mon Papa, je suis quand même bien content de venir passer l’été chez Mémé et Pépé Galette. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on appelait aussi Pépé comme ça, mais ses copains disent que lui aussi il fait « de belles galettes ». Pourtant, je ne l’ai jamais vu faire de crêpes.

Ici, je n’ai pas le temps de m’ennuyer : vélo, promenade et quand il fait beau, la plage n’est pas loin et on peut y passer toute la journée ! Je vous entends déjà rigoler avec des blagues du genre « ça doit être beau la plage sous la pluie hein ! ». Genre, « il fait jamais beau en Bretagne ». Mon Pépé vous répondrait : « de toute façon, en Bretagne, il ne pleut que sur les cons ! ». Bon, après, il doit y avoir eu un sacré arrivage d’abrutis avec les touristes vu qu’au moment où je vous écris, j’avoue qu’il tombe des cordes depuis deux jours … Et pourtant, la semaine dernière, qu’est-ce qu’il faisait beau ! Le soleil tapait si fort que j’ai même réussi à attraper un coup de soleil au dessous des pieds … Du coup, j’ai un peu plus de mal à aller me balader. Mais vu qu’il pleut, c’est pas trop grave. Du coup, je reste à la maison à regarder des dessin-animés ou à lire des BD, le tout en buvant un grand bol de Benco, c’est le top ! J’espère tout de même qu’il ne va pas continuer à pleuvoir trop longtemps tout de même. Je n’aimerais pas qu’il m’arrive comme l’été dernier où j’avais bien dû relire toutes mes BD au moins cinq fois.

Pour ne pas trop m’ennuyer, j’ai demandé à mes parents si je pouvais emporter ma console de jeu. Ma Maman s’est énervée : « tu passes déjà tout ton temps sur ta console, tu vas en profiter pour prendre l’air ! ». Mon Papa a ajouté : « et ta console ne peut pas se brancher sur la télé de Pépé et Mémé, elle est trop vieille, ça l’abîmerait ». Mais j’ai quand même eu de la chance, parce qu’avant de partir, la météo annonçait du mauvais temps en Bretagne. Alors, ils ont quand même bien voulu me laisser apporter ma console portable, « au cas où ! » ils m’ont dit. Et ils m’ont même acheté un jeu avant de partir. Comme le jeu ne devait pas coûter trop cher, j’ai essayé de trouver un jeu à petit prix mais avec une boîte rigolote. J’ai pris  les Schtroumphs. J’ai hésité avec Tintin, mais les petits bonhommes bleus sont tellement plus mignons. J’espère que je vais bien m’amuser avec ce jeu. Je n’ai pas encore pu l’essayer car j’essaie de ne pas jouer avec ma console pour ne pas gaspiller les piles. En effet, je n’ai pris qu’un paquet de piles de rechange avec moi et j’ai peur que ça soit un peu juste. J’ai bien repéré où Pépé cache ses piles pour son transistor qu’il utilise quand il veut écouter les Grosses Têtes en cachette de Mémé, mais je préférerais éviter de les lui piquer quand même !

Du coup, comme je garde ma console pour le cas où vraiment je n’aurais plus rien à faire, et comme j’ai déjà lu une bonne partie de mes BD, quand on va faire les courses, ma Mémé me laisse acheter un magazine. A chaque fois, j’en profite pour acheter un magazine de jeu vidéo. J’ai déjà apporté avec moi le dernier numéro de mon magazine préféré, mais vu que c’est l’été, il n’y a qu’un seul numéro pour juillet et août. Ils appellent ça « un numéro double ». Pourtant j’ai bien compté. D’habitude, il y a 150 pages dans le magazine, et dans ce numéro, il y a 200 pages. Alors le magazine, il a beau être plus gros, on ne me la fait pas à moi hein ! J’ai peut-être eu 5/20 au dernier test de Math de Monsieur Carré (ça me fait toujours rire), je vois bien que 200, ça n’est pas le double de 150 … La première semaine, comme je n’avais pas d’autre revue, j’ai relu cinq fois mon magazine. Comme mes BD l’année dernière. Je connais par cœur les notes de tous les jeux testés. Le meilleur jeu du mois a même été annoncé comme le meilleur jeu de l’année avec une note de 95 %. C’est quand même bizarre parce que le jeu du mois dernier a eu 96 %, il doit être meilleur alors non?

Même si ça reste mon magazine favori, j’étais quand même bien content de feuilleter les autres magazines. D’ailleurs, c’est rigolo, mais quand on les compare, certains jeux n’ont pas les mêmes avis d’un magazine à un autre. Il y avait un jeu qui me faisait drôlement envie et qui a eu une bonne note dans mon mag’ préféré, mais dans un autre magazine, il a eu une mauvaise note et un des testeurs a écrit « vous vous amuserez bien plus en vous la tordant et en vous la mettant derrière l’oreille !» Comme je n’ai pas compris, j’ai montré le test à mon Pépé, il a bien rigolé et m’a expliqué que ça voulait dire que le jeu ne devait pas être très bon.

Bon, je vais devoir vous laisser, ma Mémé m’appelle pour me dire qu’il est temps de faire mes devoirs de vacances. Je déteste ça mais mon Pépé m’a promis que si je les faisais sérieusement, j’aurais droit à une récompense :  il me montrera la console avec laquelle mon Papa jouait quand il était petit. Il m’a dit qu’elle n’avait qu’un bouton. Je n’arrive pas à imaginer qu’on pouvait s’amuser avec un seul bouton, et avec un jeu en noir et blanc en plus ! Ça doit être super moche !

Promis, je vous raconterai tout ça dès mon retour !

J’ai vraiment hâte de tous vous retrouver à la Rentrée !

Note à nos lecteurs :

je viens de m’apercevoir que pour écrire un message pareil, il aurait fallu que des cartes postales au format A3 existent, ce dont je doute sérieusement. J’espère que vous ne m’en porterez pas rigueur.

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