La Rétro d’Août par Professeur Oz

La Rétro d’Août par Professeur Oz

Le sujet de cette rétro du mois n’est pas d’une grande originalité mais il me tenait particulièrement à cœur. J’écris ces quelques lignes en regardant à côté de moi le numéro 27 d’IG Mag, le dernier numéro de ce magazine atypique. Cette défaite supplémentaire de la presse papier face à Internet me donne l’occasion de distribuer coups de gueule et coups de cœur pour la presse en générale, mais aussi pour cette revue en particulier.

Petite précision : le terme de « mook » est une aberration que je me refuse à employer. Inutile donc de venir me faire la leçon sur ce point 🙂

« la conjecture économique n’est pas favorable à la presse papier […] l’arrivé de l’ère digitale (sic ! NdOz) qui a bouleversé son économie »

Ces mots issus de l’Édito de Ruth Steen dans ce dernier IG Mag, on les entend souvent ces derniers temps. A chaque fois qu’un magazine n’a plus de quoi « insert coin » pour continuer. Et comme une ritournelle, Internet est souvent désigné comme le grand méchant boss contre lequel aucun level up ne semble résister.

S’il est vrai que la presse papier souffre de la concurrence de la toile, les opposer quasiment systématiquement me semble être un mauvais raisonnement. De manière un peu perfide, j’ai presque envie de dire que les magazines qui disparaissent l’on peut-être un peu mérité … Si l’immédiateté, la richesse d’informations et la gratuité (relative) du net sont des arguments souvent évoqués, quelles réponses la presse tente-t-elle d’apporter face à ça ?

Je ne sais pas pour vous, mais plutôt que concurrents, j’ai toujours vu internet et les revues comme étant complémentaires. Là où le web s’inscrit dans l’instant avec les raisons évoquées ci-dessus, les magazines sont fait pour s’inscrire dans la durée … Logiquement.

C’est certainement très subjectif et lié à mon âge, mais n’ayant pas connu le net dans ma jeunesse, je garde un rapport au papier quasi-scolaire que je n’ai pas pour l’évanescence de la toile.  Je suis capable de lire un dossier de plusieurs pages dans une revue alors que je décroche de mon PC dès qu’un papier me demande de faire défiler un tant soit peu l’écran. Lorsque j’ai cinq minutes à perdre, j’adore prendre un magazine au hasard sur mes étagères et le feuilleter, me renvoyant parfois bien des années en arrière, alors que le foisonnement de sources sur internet a très souvent raison de ma curiosité et me décourage rapidement. Une fois de plus, je ne doute pas que quelqu’un ayant grandi avec le net a des pratiques différentes et est peut-être moins attaché au support papier.

Mais justement, qu’est-ce que la presse a tenté de mettre en place pour séduire un nouveau lectorat ou conserver ses vieux habitués qu’elle voit déserter les rangs ?

Et bien, à mon sens, pas grand chose …

Je reste persuadé que la presse en général, et plus particulièrement dans le jeu vidéo qui est encore un jeune média, a une carte à jouer en tentant de s’inscrire sur le long terme, en proposant du fond plus que de la forme. Les sites internet surenchérissent sans cesse par des images, des trailers à longueur de journée, les news sur un titre AAA chassant celles d’un autre blockbuster. Chaque gros jeux devient à coup sûr un GOTY, de manière tellement systématique que ça en devient ridicule, méprisant au passage bon nombre de jeux plus intéressants mais au budget marketing aussi conséquent que la liste de nouveaux jeux sur WiiU.

Une constante d'IG Mag dès le premier numéro : des couvertures d'une classe absolue.

Une constante d’IG Mag dès le premier numéro : des couvertures d’une classe absolue.

Les magazines ont pour eux justement de ne pas être dans cette course au clic et de pouvoir prendre le temps (tout relatif) pour aller au fond des choses, se laisser le temps d’apprécier et de juger réellement un jeu sur la durée et non pas seulement dans la semaine de sa sortie. Un titre aussi bon soit-il à sa sortie, supporte-t-il l’épreuve du temps. Les revues papier seraient, selon moi, le support idéal pour différencier sur le long terme un bon jeu d’un grand jeu. Ceux qu’on prendra plaisir à faire et ceux dont on reparlera encore dans vingt ans.

Malheureusement, la plupart des revues se contente de faire comme les sites : on publie toujours plus de belles images (mais quand même moins belles que ce qu’on peut avoir sur son ordi), et toujours moins de textes qui seront de toute manière dépassés au moment de la publication de la revue.

Autre chose : que ça soit sur papier ou sur le net, où est passé la décontraction, la liberté de ton que l’on trouvait dans les Player One, Joypad et autre Console+ que les vieux cons comme moi aiment à rappeler à leur bon souvenir ? Certes, avec le temps, ces magazines paraissent bien désuets, voire amateurs, comparés aux analyses très complètes qui font désormais office de critiques. Mais quid de l’identité et du fun ? Un test de Génération 4 ne ressemblait en rien à un test de Joystick. Je vous met au défi de comparer les papiers de JVC, Gameblog et Gamekult sur un même jeu, hormis la note évidemment, le ton sera-t-il différent. Malheureusement non !

Je regrette vraiment que le traitement médiatique du jeu vidéo se prenne tellement au sérieux. Là aussi, à mon sens, la presse pourrait tirer son épingle du jeu mais trop peu l’ont compris. Car si on peut s’attrister de voir cesser la publication de bien des magazines, il ne faut pas oublier que certains résistent vaille que vaille et affiche même pour certains une santé insolente : Pix’n’Love et Canard PC par exemple. Ces deux revues ont justement compris que face au rouleau compresseur internet, il leur fallait développer une identité propre. Au delà de sa thématique rétrogaming de plus en plus à la mode, Pix’n’Love n’existerait pas encore si ses créateurs s’étaient contentés de faire un catalogue wiki de plus. Quant aux fous furieux de Canard PC … Et bien il faut croire que le ton délicieusement irrévérencieux des belles années de Joystick (dont certains rédacteurs sont à l’origine de CPC) fait encore mouche aujourd’hui pour que ce bimensuel « de qualitay » séduise de plus en plus d’hipsters. Et vu que leurs articles sont à mille lieux de ce qu’on trouve tous les jours sur le net, que demande le peuple ?

« Que tu reviennes au sujet de ton édito espèce d’andouille ! Tu étais censé nous parler d’IG Mag ! »

Ah oui en effet, j’y viens. Qui aime bien châtie bien dit-on ! Et l’affection que je porte pour cette revue m’autorise donc à quelques critiques.

IG Mag a dès le début placé la barre très (trop) haute en se voulant exigeant dans son contenu. A une publication bimestrielle forcément à la traîne face au net et autres magazines, mensuels pour la plupart, la publication d’Ankama a voulu proposer du fond, du vrai, avec des dossiers, des articles, balayant tous les genres (du dernier FPS à l’obscur jeu de stratégie) et toutes les époques (la partie rétrogaming étant certainement la préférée de bien des lecteurs). Il faut avouer qu’il n’y a pas tant que ça de sites ou de revues à ouvrir leurs pages aux jeux free-to-play, MMO ou à de nombreux développeurs indépendants. Et je ne parle même pas de certains sujets franchement barrés et originaux : vous en connaissez beaucoup des magazines ou des sites qui font un dossier sur « les poissons dans le jeu vidéo » ou « les boîtes et les caisses dans le jeu vidéo » ? Ah ben en fait si, je vous en ai parlé …

Il faut donc reconnaître à IG d’avoir pris le risque, pas forcément payant visiblement, de parler de sujets qui n’intéressaient pas forcément le gamer moyen. 

Mais voilà pour moi le principal problème d’IG Mag : à qui se destinait-il ?

Le rétrogamer a déjà Pix’n’Love et n’avait peut-être que faire des dernières nouveautés !

Le hardcore gamer ne se souciait certainement pas du dernier jeu navigateur à la mode !

Le fan de STR devait certainement sauter les pages mobiles !

Fidèle lecteur depuis ses débuts, je me suis souvent posé cette question sans arriver vraiment à y répondre. Si je connais beaucoup de monde qui lisait régulièrement IG, j’en connais très peu qui le lisait systématiquement. J’ai souvent eu l’impression que la revue avait un peu le cul entre deux chaises, voire trois, quatre, si ce n’est plus … Difficile de fidéliser sur le long terme quand sur plus de deux cents pages, moins de la moitié intéresse chaque lecteur.

De plus, j’ajouterais à cela une politique éditoriale pour le moins confuse sur deux points.

Le premier vient de la présence non négligeable de pages ayant attrait à l’actualité. Tout d’abord des critiques qui arrivaient trop souvent avec un sérieux mois de retard (si ce n’est plus) pour se révéler pertinentes concernant l’acte d’achat. Pour être méchant, j’ai toujours trouvé cette volonté de faire des tests un peu vaine. Toutefois, ces pages auraient pu se montrer intéressantes à lire si, à l’instar de Canard PC (oui, je suis un gros fan boy), elles avaient fait preuve d’un ton décalé. Malheureusement, ces critiques souffraient d’un conformisme déprimant. Loin de moi l’envie d’affliger le travail de leurs rédacteurs qui y mettaient à n’en pas douter la meilleur volonté, mais un peu de fun et d’humour n’aurait pas fait de mal à ces articles. Sur le long terme, on pourrait aussi retenir les nombreux interviews d’acteurs divers du jeu vidéo même si je dois regretter que certains de ces échanges tournaient un peu trop à l’exercice promotionnel avec langue de bois offerte sans supplément. A ce sujet, mentions spéciales à Bounthavy Suvilay qui a plus d’une fois fait montre d’une certaine irrévérence pour bousculer un peu ses interlocuteurs un peu trop rodés aux jeux des interviews ; et aussi à notre copain Bruno Rocca qui, selon moi, se démarquait des autres rédacteurs par son ton plus chaleureux (ça n’est pas pour rien non plus que ce fut l’un de nos premiers VIP).

Le second point relève des nombreuses publications d’IG, surtout depuis deux ans. La rédaction de la revue n’a jamais caché à ses lecteurs les difficultés auxquelles elle faisait face. Après avoir bien mené l’introduction d’un peu de publicité dans ses pages, l’équipe d’IG Mag semble avoir voulu lutter contre l’adversité en proposant toujours plus de contenu … au détriment selon moi du rendez-vous régulier instauré avec ses lecteurs depuis ses débuts. Ainsi, à un magazine qui se voulait bimestriel, on s’est presque retrouvé avec un mensuel en prenant en compte les hors-séries et autres numéros spéciaux. Cette volonté d’être très (trop ?) présent a selon moi semé la confusion au sein de son lectorat. Combien de fois sur Twitter n’ai-je pas lu les réactions de lecteurs qui s’étonnaient de la sortie d’un nouveau numéro alors qu’ils n’avaient pas fini le précédent ? Voire qui n’étaient même pas au courant de l’existence de tel hors-série ! IG Mag proposait un contenu copieux qui offrait à celui qui s’y intéressait vraiment, de nombreuses heures de lectures. Pour ma part, je n’avais pas trop des deux mois alloués pour lire la totalité d’un numéro. Je ne vous cache pas que ces derniers temps, il m’est arrivé avec une pointe d’agacement, de voir arriver dans ma boîte aux lettres un nouveau IG alors que j’avais à peine commencé la lecture du précédent.

 

Le hors-série consacré à la saga Zelda est bien plus intéressant que certains ouvrages sortis pour les 25 ans de la série.

Le hors-série consacré à la saga Zelda est bien plus intéressant que certains ouvrages sortis pour les 25 ans de la série.

Mais à me lire, on en viendrait presque à se demander pourquoi j’achetais IG Mag alors que je lui reproche tant de choses. Qu’on se comprenne bien : je prenais beaucoup de plaisir à en lire la totalité à chaque fois. Mais combien de personnes en faisaient autant pour les raisons que j’ai citées ? La fin du magazine me laisse croire que l’on devait être bien peu (tout du moins pas suffisamment) à l’apprécier dans sa totalité.

Mais, vous vous en doutez, si ma relation avec IG Mag est particulière, c’est plus précisément en lien avec le rétrogaming. Évacuons tout de suite les quelques critiques régulièrement entendues à ce sujet : on a parfois reproché aux rédacteurs (parmi lesquels, entre autre encore notre cher Bruno, on pouvait trouver d’autres pointures comme Thierry Falcoz, Julien Pirou ou le Dr Lakav, tous venus en voisins de Nolife) de céder au name dropping en énumérant à foison toutes les itérations d’un même jeu ou de ses suites. Ce fut parfois vrai, mais il serait de bien mauvaise foi d’affirmer que ces pages n’étaient qu’un vaste catalogue. Il n’était pas rare de voir parfois certaines rétrospectives s’étaler sur deux, voire trois numéros, afin de laisser une vraie place à leurs rédacteurs pour revenir au mieux sur l’histoire du jeu vidéo.

Mais jusque là, aussi attachantes et nostalgiques soient ces pages, qu’est-ce qui fait que j’étais tant attaché à mon précieux magazine. Et bien certainement pas la nostalgie justement et pour vous expliquer pourquoi, permettez-moi de raconter ma vie durant quelques lignes ! Quoi ? Vous n’en avez rien à faire de ma petite vie ? Oh rassurez-vous, ça ne sera pas bien long et de plus, si vous avez réussi à me lire jusqu’ici, ce serait dommage de s’arrêter là, c’est quasiment la fin de mon billet.

Retour en 2008, je viens de m’installer dans mon appartement après deux ans de coloc. A l’époque, ça fait déjà un bail que je ne m’intéresse plus vraiment au jeu vidéo. Un soir d’ennui, je trompe ce triste compagnon en zappant sur toutes les chaînes de ma box, et je tombe sur Nolife. Je ne vais pas encore étaler mon amour pour cette fabuleuse petite chaîne mais c’est en regardant ses émissions que je me suis rendu compte à quel point le jeu vidéo avait évolué depuis la fin des années 90. Enthousiasmé, j’en viens à faire l’acquisition d’une de ces nouvelles consoles : la Xbox 360. Entre temps, un peu perdu dans la jungle des nombreuses sorties de jeux et encore peu familier des sites internet consacrés, je m’essaie à différentes revues. Déçu, je constate ne pas y retrouver le même plaisir de lecture que dans leurs ancêtres ayant jalonnées mon enfance et mon adolescence (je sais je me répète avec ce que j’ai écrit plus haut). Et c’est encore sur Nolife que j’apprends la parution d’une nouvelle revue : IG Mag. Séduit dès les premiers numéros, c’est avec les dossiers consacrés au retro gaming que je découvre tout ces jeux à côté desquels je suis passé durant toutes ces années de désintérêt pour la chose vidéoludique. En complément des émissions rétro de Nolife, je m’émeus de retrouver mes madeleines de pixels et me prends de plus en plus de curiosité pour ces vieux jeux que je n’ai pas connus.

Si vous m’avez bien suvi, tout d’abord bravo à vous ! Vous aurez compris qu’une fois n’est pas coutume, j’ai encore fait les choses à l’envers. J’aime à croire que contrairement à beaucoup de lecteurs d’IG Mag, j’ai acheté ce magazine dès son premier numéro, vierge de nombreuses connaissances sur le jeu vidéo. Pour faire simple, je suis devenu rétrogameur en lisant IG Mag. Bien sûr, la lecture d’autre revues et de sites internet m’a aussi encouragé dans cette voie, mais ma passion pour les vieux tas de pixels est née en même temps que la revue d’Ankama. Je dirais même que le mag m’a accompagné dans mon parcours de rétrogameur car à chaque numéro, j’avais rapidement pris l’habitude de tenir ma « to do list », m’empressant en découvrant certaines oldies d’aller me renseigner sur le net et, souvent, de les retrouver en dématérialisé ou les rachetant d’occasion.

Quelques exemples : c’est en lisant une rétrospective sur la série Castlevania que j’ai fait mon premier achat rétro, certes en dématérialisé sur le XBLA : Symphony of the Night. De la même manière, le trouillard que je suis ne pense pas qu’il se serait intéressé aux Silent Hill si IG Mag n’en avait pas fait de beaux articles.

Dans ma carrière de joueur faite d’une groooooosse parenthèse, IG Mag aura toujours cette place particulière de m’avoir tenu compagnie et guidé alors que je m’aventurais dans un univers qui avait bien changé. Si mon Gameboy me fait maintenant mal aux mains et que les manettes de ma Megadrive me paraissent aujourd’hui bien petite, il y a bien un truc qui n’a pas changé malgré les années, c’est le plaisir de tourner les pages. Lecteur volage des différentes revues cultes des années 90, IG Mag restera le seul magazine que j’aurais suivi (ou qui m’aura suivi, je ne sais plus trop) en totalité de son premier à son dernier numéro. La rédaction voulait en faire des beaux ouvrages qu’on rangerait sur un étagère à côté de sa collection de jeux. Rassurez-vous ! Aucune chance que je reproduise la même erreur qu’avec mes Console + ou mes Joypad. La poubelle peut bien être jalouse, mes IG Mag quitteront leur étagère seulement pour me permettre de m’y replonger encore et encore …

Merci à toute l’équipe d’IG Mag pour tout le boulot accompli durant ces quatre années.

Merci et à la prochaine ;)

Pour finir en beauté, et quoiqu’en dise sa couverture sur un jeu totalement inconnu, IG Mag offre la plus belle des tribunes à de nombreux développeurs indépendants.

13 commentaires

  1. Subby Kun dit :

    Le retour de notre Professeur avec ses articles plus long que 3 tests complets de jeux :). Je suis d’accord avec toi sur pas mal de points. C’est vrai qu’aujourd’hui, je prends de plus en plus plaisir à feuilleter quand j’en trouve un vieux mag de jeux car tu peux y lire beaucoup de chose très sympa: les promesses non tenues d’une preview de jeux, les tests et leur avis à l’époque, les jeux qui ne seront jamais sorti et totalement tombés dans l’oubli collectif, les rumeurs sur les prochains constructeurs (j’ai relu des trucs parfois, c’était énorme). Et tout cela est malheureusement quasi impossible avec Internet.

  2. manjimaru22 dit :

    Un excellent billet où je te rejoins sur de nombreux points… Pour ma part je ressors encore de temps en temps avec une grande nostalgie mes MegaForce, Joystick et Gen 4 de l’époque 🙂

  3. Paul Le Puel dit :

    Toujours un pur bonheur les retro’ de Prof Oz…il tient particulièrement bien celles du mois d’Août. Je me souviens encore celle de l’année dernière évoquant les cartes postales.
    Quand je lis le Prof j’ai l’impression de me retrouver un après midi d’été dans la maison de mon enfance, plongé dans mon cahier de vacances et pressé d’en découdre pour ne pas rater le début de croque-vacances.

    Sinon, pour ma part, je n’ai jamais bouquiné d’IG magazine…toutefois, je ressens le même besoin de lire des vieux trucs fun sur papier plutôt que des news techniques et aseptisées tout en visionnant des trailers sur le web.

    1. Professeur Oz dit :

      D’un autre côté, je ne sais plus où je lisais ça l’autre jour, mais il faut aussi être honnête : si les critiques tournent beaucoup sur la technique, c’est aussi parce que bon nombres de joueurs sont friands de ce genre de détails. Mais après, encore une fois, on peut être technique sans être chiant en essayant de pondre quand même des truc plus amusants à lire qu’un sempiternel concours de zob !

  4. corben dit :

    j’ai balancé encore cet été une grande partie de mes consoles +, joypad et autres magazines. en les ressortant du placard j’étais scotché par les couvertures, impressionnant comme elles étaient comment dire « charismatiques » mais je n’ai aucune nostalgie ou envie de les garder.

    concernant IG MAG, je les ai tous et franchement ils ne dépareillent pas à côté des livres sur les jeux vidéo ou les guides de solution, ce sont des très beaux ouvrages mais franchement la ligne éditoriale était incompréhensible. j’adorais les dossiers rétro mais je n’ai jamais trouvé aucun intérêt aux tests de 10 lignes de jeux mobile ni aux interview. Au final je lisais de moins en moins de rubriques dans le magazine. je me surprends même plusieurs mois après la parution du magazine à me rendre compte que je n’avais pas lu certaines rubriques entières pouvant être intéressantes.

    Le nombre de parutions ne me gênait même s’il ne fait aucun doute qu’il résultait d’une logique financière. Les hors séries étaient les mag les plus intéressants.

    Au final un regret la disparition de IG MAG mais aussi j’ai l’impression qu’ils n’ont pas su se positionner.

    Je suis inquiet pour pix n love que je n’ai acheté que 2 fois mais le contenu me paraît de plus en plus rachitique et mal écrit

    1. Professeur Oz dit :

      Chez Pix, leur magazine reste vraiment bien, ce qui m’inquiète beaucoup plus, c’est leur éparpillement total dans mille et un projets. ça ne me gênerait pas tant que ça si ça n’influait pas sur la parution et le contenu de leur revue principale qui reste quand même leur vitrine et ce qui les a fait connaître. Le lectorat de PnL a toujours été très tolérant quant aux aléas de publication de leur mag, mais j’avoue que l’année dernière, j’ai été assez énervé de voir un nouveau numéro de PnL arrivé pour Japan Expo, moins d’un mois après la sortie du numéro précédent, pour ensuite attendre plus de 4 mois pour le numéro suivant. Pour une revue qui se veut trimestrielle, ça fait tâche. Même si j’aime beaucoup Pix, leur méthodes m’ont un peu perdu et cette année, je crois bien que je n’ai acheté aucun ouvrage chez eux.

  5. octopaddaone dit :

    Cher Oz, merci pour cette longue et intéressante prose, comme certains post, moi aussi j’ai replongé le temps d’un instant dans ma chambre d’ado où je feuilletais mes revues (ha Player one !). Je plussoie avec toi sur le manque de lisibilité de l’aventure d’IG Mag.

    De plus, je sais je vais passer pour un vieux rabougris mais je pense qu’ils n’ont pas pu aussi gérer le prix : + de 9 euros c’est cher et cela fait mal … oui, il y a l’abonnement & c’est tous les deux mois … mais perso pourquoi avoir fait un croix sur les pubs, pour baisser un peu le prix. Même si le grand Satan de l’indépendance le justifie, 5 pages sur 200 pages cela n’est pas la mer à boire ? De surcroit, leur lectorat étant les passionnés de jeux vidéos et pas des consommateurs forcenés – en faisant une couv’ sur steam boy plutôt que Call of duty, on ne parle pas au même joueurs. De plus, qui ne se souvient pas des pages de pubs qui ornaient nos vieux mag’ ? (voir mon billet ici http://octopaddle.wordpress.com/2013/05/12/papy-geek-2-les-pubs-1990). Les pubs participent aussi au contenu du mag, et puis avoir des pubs en liaisons avec les jeux indé/ les boutiques de rétro ou demandés de l’originalité à des enseignes ayant pignon sur rue … cela aurait été un plus 😉

    Bref, on peut critiquer, mais là je me rencontre – encore une fois – qu’une fois disparu on s’en prend à regretter de ne pas tous les avoirs !

  6. Indianagilles dit :

    Je suis tout à fait en phase avec toi Prof Oz en ce qui concerne mon rapport avec le papier et la difficulté que j’ai à lire sur le net. En fait, je crois que les mags papiers auraient justement dû ne pas évoluer et faire comme à la bonne époque avec ce côté fun, ses testeurs qui sont proches de nous et tout ce que tu as souligné. Je ne suis pas sûr par-contre de demander plus de « fond » car justement c’est ce qui me gonfle de plus en plus dans la presse papier ainsi que le net qui sont beaucoup trop sérieux désormais. On analyse tout et n’importe quoi. Et moi si je vous aime bien aussi c’est justement parce que vous c’est le ressenti plus que le « fond » (ce qui pour moi ne veut rien dire d’ailleurs). Et c’est bien ça qui manque, ce ressenti qu’on avait en lisant deux ou trois lignes avant. Tout ça manque de passion, c’est trop froid, c’est chiant et en plus ça me semble souvent bien prétentieux.
    J’ai pris IG dès le premier numéro aussi et j’ai trouvé dommage qu’il se disperse un peu, qu’il fasse trop de HS aussi. Je dois avouer que j’aimais bien IG mais je n’ai jamais eu l’affect que je pouvais avoir avec mes Joystick, Joypad, Amstrad 100%. Finalement, c’est presque par défaut que je me contentais d’IG. Surtout que je ne connais pas trop No Life (pas trop fan de ce que j’ai vu en fait même si ce n’est pas inintéressant) donc je n’avais aucun affect particulier avec leur équipe. Là aussi c’était peut-être un peu trop scolaire, un peu froid… Puis des sujets du genre ‘les chiens dans les jeux vidéo », « les toilettes dans les jeux vidéo », je trouvais pas ça bien intéressant au final. Je pense que s’il n’était pas tout jolis sur mon étagère, je songerais à m’en débarrasser. J’avais beau ne plus aimer le Joypad des derniers temps, sa disparition m’a beaucoup plus touchée qu’IG. Sans doute car IG n’était pas un mag « historique ». Soyons honnête, ça m’a quand même fait quelque chose. Surtout qu’ils ont parlé de mes adaptations de jeux en bouquin dans un de leur numéro. Ça m’a bien fait plaisir.
    Pix’n love j’adore par-contre mais comme toi, je trouve qu’ils s’éparpillent trop et que du coup ça perturbe le mag principal (moi aussi j’ai du mal avec cette connerie de mot « mook »). Après ils faut bien qu’ils gagnent leur vie. Perso j’aime beaucoup leurs bibles même si c’est finalement assez minimaliste et bien subjectif. Elles sont parfois très incomplètes aussi (celle de l’Amiga est vraiment trop limitée. Il doit manquer la moitié des jeux) mais y a un côté classe et pratique. J’aimerai qu’il me fasse la bible du CPC et de la Megadrive un de ces jours.

    1. Anfalmyr dit :

      là où je ne serai pas d’accord avec toi gilles, c’est sur la différenciation que tu fais entre le ton sérieux et la passion. Je pense au contraire qu’un véritable passionné peut très justement s’attaquer au fond des choses pour montrer avec ses mots ce qu’il trouve de beau dans ce médium. Dans les podcasts nous ne sommes pas exhaustifs parce qu’on est tourné vers le souvenir du joueur et pas du jeu; mais en tant que lecteur je préfère de loin lire quelque chose d’inspirant, plutôt qu’une simple revue Wiki où je ne ferai que noter les oublis éventuels.
      ça n’est que mon avis.

      1. Indianagilles dit :

        Oh je ne différencie pas les deux. C’est juste que ce côté trop scolaire, trop rigide, trop « pointu » finalement m’ennuie plus. C’est comme s’amuser à tout décortiquer ou vouloir voir les coulisses d’un film, ça enlève de la magie et finalement ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant à mes yeux.
        Après, ça dépend des fois et des jeux. J’aime bien l’approche de Pix n love qui mélange interview, anecdotes, descriptions…

  7. Lapino dit :

    Non mais c’est une blague ! Le Prof. nous dit qu’il a du mal à lire des textes sur écran dès qu’il faut faire défiler l’écran un minimum et il vient nous pondre un gros pavé ! C’te blague !

    Article passionnant dans lequel je me suis aussi retrouvé (normal hein… même génération.. 🙂 ). Pour ma part, ma « relation » avec IG n’aura duré que quelques numéros. La redondance de cerains thèmes/sujets, le fait de devoir patienter pour lire certains dossiers… (oui pour certains c’est un point positif les dossiers en deux parties, pour moi c’est le mal !).. plus les quelques défauts que tu as énuméré.

    Aujourd’hui, mes lectures vidéoludiques se limitent à Pix’n’Love et quelques ouvrages par ci par là. D’ailleurs, je ne peux que trop vous conseiller la lecture du premier (et pour l’instant unique) numéro de Download que j’ai trouvé excellentissime. Un bel objet esthétiquement parlant qui traite en profondeur des jeux dématérialisés plutôt « connus ». Ils y parlent entre autre de From Dust, Bastion, Ms. Splosion Man, etc… Preuve qu’on peut coller à l’actualité dans un magazine écrit sans pour autant paraitre obsolète et dépassé : il suffit de traiter l’information différemment !

    1. Anfalmyr dit :

      Comment j’approuve ta première remarque XD ! l’hôpital qui se fout de la charité, totalement hahahahaa ^^

  8. Mika dit :

    Bonjour,

    Totalement d’accord avec toi, je dévorais ce magazine du début à la fin!
    RIP IG 🙁

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