Étiquette : rétro

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La cloche sonne, les chaises grincent sur le parquet usé de la classe, les manteaux froissent dans le couloir orné de porte-manteaux, les enfants sortent dans la cours de récréation alors que leurs cris stridents font fuir une nuée de moineaux. C’est les vacances ! Pas de bus scolaire aujourd’hui, Papa et Maman sont venus le chercher. La Peugeot 505 beige avec ses phares arrogants trône fièrement sur le petit parking municipal. Le petit garçon fait un signe de la main à ses camarades, n’ayant pas conscience qu’il ne les reverra pas avant au moins deux mois.

Dans un même élan, il claque la bise à ses parents puis jette son cartable waikiki sur la banquette arrière de l’automobile du paternel. À l’intérieur de ce char d’assaut, l’air suffoquant d’une voiture qui a passé la journée en plein soleil. D’un geste énergique, il tourne la manette en plastique de la vitre arrière qui descend péniblement. Sur le trajet, il s’amuse en sortant sa main à l’extérieur de l’auto, telle un avion improvisé qui file au gré des courants aériens. Alors que son père s’allume sa deuxième Gauloise, sa mère lui demande d’un regard complice s’il a des devoirs pour la semaine prochaine. Trop marrant Maman.

Arrivés à la maison, le jardin sent le gazon fraichement tondu. Le tas d’herbe dissimulé sous le jeune chêne ira rejoindre les chutes de troène dans le feu de joie qu’on préparera samedi après-midi. Même s’il n’a pas le droit de jouer avec le feu, il adore voir les flammes mordre le bois vert.

Tous les volets de la maison sont baissés, il fait frais à l’intérieur. De passage dans la cuisine, il se fait un chocolat froid et récupère la boite de cookies Hello de LU tandis que sa mère prépare une montagne de filets de sabre pour le dîner – c’est le poisson que personne ne connait et qui ne coute rien – toute la famille va se remplir le bide ce soir. Dans sa grande mansuétude, son père lui autorise à prendre le goûter devant Les Minikeums, mais une fois le Banania englouti, il aura intérêt à libérer le saint poste télé à son géniteur.

17h. Il monte dans la chambre de son frère en espérant que ce dernier joue sur sa Sega Saturn et apprécierait l’arrivée d’un copilote providentiel. Mince, le frangin s’écoute l’Ecole du Micro d’Argent sur sa console. En attendant que le patron termine sa cinquième écoute de l’Empire du Côté Obscur, le jeune garçon se rend dans sa chambre – en bordel – pour gribouiller quelques dessins sur le revers des Procès Verbaux jaune pisse que son père ramène de temps en temps du commissariat. Après un bon quart d’heure à dessiner des Schtroumpfs, son grand frère ouvre d’un coup la porte de la chambre.

– On joue?

– On joue.

La petite télé cathodique dans la chambre du frangin est placée au bord du lit. Selon la tradition, le grand frère s’assoit au bord de son matelas, et le petit frère sur le plancher, adossé au lit. L’objectif du jour, finir une nouvelle fois Guardian Heroes avant qu’un puissant « À table! » ne résonne dans l’escalier. Comme d’habitude ça sera un duo Samuel & Ginjiru, pourquoi changer une équipe qui gagne? Alors que le soleil commence à descendre sur la mer et que sa lumière rouge passe à travers les interstices des volets, les deux frères prennent le temps – comme à chaque fois – de regarder l’incroyable intro en Animé du jeu. Le petit garçon n’a toujours rien compris à l’histoire, mais peu importe, le plaisir est toujours le même, et comme à chaque fois il se dit que ça ferait un super dessin animé.

Les coups d’estoc résonnent à travers le son mono du cathodique, le tout au rythme des boutons matraqués des manettes Saturn. Les pads marquent des traces d’usure, le cordon a déjà commencé à se détacher de la manette et laisse apparaitre les fils. Le grand frère a le pad américain, le petit frère la version japonaise.  Ils en ont vu passer des jeux en si peu de temps. Athlete Kings, Die Hard Arcade, Daytona USA, pour ne citer que les titres multijoueurs.

Cette fois-ci, les deux frangins ont affronté Super Zur, et au milieu de l’ultime affrontement : « À Taaaaaaaaable! »

Dans un excès d’optimisme, les deux bougres demandent un temps additionnel pour pouvoir terminer la partie. Au second avertissement il ne leur restera plus que cinq minutes, et au troisième et dernier avertissement, c’est la voix du père qu’ils entendront. Mais ils n’auront pas à aller jusqu’à de telles extrémités. Dans un éclair éblouissant, le boss tombe face au talent de nos deux héros.

Du bout du doigt il appuie sur le bouton power de la console, à travers le petit hublot il observe le CD ralentir dans le lecteur. En descendant l’escalier pour aller manger, le gamin se dit que ce jeu est vraiment super bien, que ça serait bien qu’il ait une gameboy pour jouer à ce fameux jeu de collection de monstres dont on lui parle à l’école, ou cette fameuse console grise de Sony qui arrive sur le marché. Mais à aucun moment il ne se dit qu’il partagera ses souvenirs quinze ans plus tard à plus de gens qu’il n’y a d’habitants dans sa petit ville.

 

 

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« Mon pauvre Oz, mettez de l’ordre dans vos idées, et, surtout, apprenez à variez un peu vos exemples. Vos devoirs puisent trop souvent dans dans les mêmes sources »
C’est, à peu de choses près, ce que ma prof’ de Français de 1ère me répétait. Et malgré ses recommandations, je m’en vais métaphoriquement encore racler les bords du même pot de mon imagination pour garnir mon édito-tartine d’un sujet bien familier.

Verra-t-on un jour des développeurs grimper un pareil escalier ?

Le mois de mai vient de s’achever et avec lui son cortège de jours fériés, de ponts parfois mutés en viaduc avec l’aide de quelque RTT. Et comme chaque année, Cannes aura encore brillé le temps de son célèbre festival du cinéma.
Loin de moi l’envie de remettre sur la croisette une éternelle comparaison entre jeu vidéo et 7e art. Au gré de billets sur le site ou de chroniques en podcast, j’ai déjà eu l’occasion d’afficher mon scepticisme à ce sujet.
Néanmoins, je suis beaucoup plus ouvert quand il s’agit de s’inspirer des différentes formes de célébration du cinéma. Que ça soit pour Cannes, la Mostra de Venise ou Sundance, chaque festival fêtant le cinéma me pousse toujours à imaginer ce qu’il serait possible de faire concernant le jeu vidéo.

Mai s’achève tire sa révérence et laisse la place au mois de juin. Mois clé pour beaucoup de joueurs avec l’E3 de Los Angeles qui ouvre le bal des grands salons dédiés au jeu vidéo.
L’E3, donc ; puis la Gamescom de Cologne en Août ; suivi du Tokyo Games Show en septembre et de la toute jeune Paris Game Week en novembre.
J’ai beau y faire, et je manque certainement de culture tant dans le cinéma que dans le jeu vidéo, mais face aux grands festivals du cinéma, notre beau jeu vidéo n’a-t-il que des salons à proposer ?

Ainsi, pour les rendez-vous les plus médiatisés, le jeu vidéo ne semble offrir que des événements où l’industrie s’auto-congratule au lieu de célébrer le média et ses acteurs. Confondant dans une grande naïveté « GOTY » et chef-d’oeuvre.

 

Le grand salon du jeu vidéo ou la grande foire ?

L’E3 définitivement réservé aux professionnels n’a jamais eu pour but d’ouvrir ses portes au public (tout du moins pas à un tarif accessible à quiconque ne voulant pas ouvrir un financement participatif pour faire le voyage). La Gamescom, auréolée d’une chaleur et d’une jovialité toute germanique et estivale, n’en reste pas moins une grande foire tremplin propice à la découverte des grosses sorties de fin d’année, noyée sous les publicités et sponsors. Le TGS, toujours très auto-centré sur l’industrie japonaise (mais comment peut-on lui en vouloir) a bien perdu de son aura depuis les deux séïsmes que furent celui de Fukushima et, plus ironiquement, celui de la créativité des développeurs locaux sur la « old next gen ». Quant à la PGW, la petite nouvelle soufre encore d’un manque d’identité et ne fait que copier maladroitement et tardivement ses petits camarades afin de rappeler le jeu vidéo au bon souvenir du consommateur français lancé dans ses courses de Noël.

Oui, j’ai bien écrit « consommateur » et non « joueur ».

Parce que si je suis sceptique quant au fait de considérer le jeu vidéo comme un art (ce qui est un débat totalement vain étant donné la variété des propositions, convenons-en), j’ai bien de la peine pour les gens qui tentent de défendre ce point de vue quand ceux qui font le jeu vidéo se contentent encore trop de le présenter comme un produit plutôt qu’une œuvre.
Certes, le jeu vidéo reste dans l’ensemble un produit de consommation. Mais faut-il pour autant négliger ce qu’il a d’artistique ? C’est pour cela que je trouve que, si le jeu vidéo ne manque pas de salons, il accuse un sérieux manque en festivals.
Je ne suis pas dupe et j’imagine bien que les grands festivals du cinéma sont avant tout, aussi, de belles manœuvres en coulisse des grands studios et autres producteurs star. Mais cela est-il incompatible avec le strass, les paillettes et le talent ?

Quid d’un vrai festival du jeu vidéo qui ne serait pas qu’un décorum en carton pour un salon bien commercial lui ?

Le cinéma a par exemple son festival de Cannes, sa sélection bigarrée et parfois polémique, ses récompenses et sa quinzaine des réalisateurs. Un festival aussi bien ouvert aux professionnels reconnus qu’aux ambitieux anonymes, en passant par les vedettes internationales et les petites équipes inconnues. En dix jours, le cinéma est célébré autant par ceux qui le font, qui le financent que ceux qu’il distrait ou qu’il instruit.

Le jeu vidéo ne pourrait-il pas non plus avoir ce genre d’initiative ?

Un festival où les gros studios présenteraient leur prochain blockbuster en parallèle d’une compétition où seraient présentés des jeux de tout horizon ; où les petits éditeurs et autres indépendants pourraient s’échanger email et carte de visite ; où le simple joueur pourrait venir s’essayer à tous ces jeux, achevés ou encore prototypes …

Je serais bien hypocrite si je ne reconnaissais pas que ce genre d’initiatives pointent déjà ça et là depuis quelques années : les Game Awards ; la Game Developper Conference, l’Indiecade Festival.
Ce sont des débuts même si ces exemples restent encore trop axés sur des segments par trop délimités : le succès souvent commercial pour les GA ; l’aspect professionnel et purement créatif pour la GDC etc. J’aimerais voir un jour naître un festival melting pot de ces différents rendez-vous.

Je devine déjà certains prêts à me répondre qu’il n’y a pas de festival de cinéma sans star, ce qui pose un léger problème concernant le jeu vidéo. Je leur accorde volontiers ce point.

 

Mais qu’en est-il de la star trop souvent oubliée du jeu vidéo, à savoir le joueur ?

 

Qui en sera l’année prochaine ? Nous en tout cas, c’est certain.

Il y a peu, certains Cazeurs (dont votre serviteur) ont pu se rendre à l’édition 2015 du Stunfest à Rennes. Dans une tentative maladroite mais complètement assumée de raccrocher nos pérégrinations lors du rendez-vous breton à ce billet, je vais essayer de vous expliquer brièvement en quoi ce festival (et non salon) pourrait bien être le terreau d’un vrai festival du jeu vidéo en France.

Tout d’abord, un constat s’impose : ce n’est certainement pas après le porte-feuille du festivalier qu’en ont les organisateurs du Stunfest. Hormis les vétérans de Pix’n’Love, je n’ai rencontré aucun stand à seule portée commerciale. Pas de boutique affichant des produits à l’origine douteuse, l’ensemble de l’espace du Liberté de Rennes alloué au festival était dévoué à la découverte et au partage du jeu vidéo. Sans arrière-pensée.

Évidemment, la présence de sponsors en tout genre était là pour rappeler que le Stunfest ne s’était pas monté par la seule bonne volonté des contributeurs sur Ulule, mais l’association 3HitCombo a clairement réussi son pari de proposer un événement déconnecté de la vision « industrie » du média. Sur ce point, le Stunfest se présente tout simplement comme « l’anti Japan Expo ».

De plus, pour un festival que je savais de réputation grandement attaché à la scène des jeux de combat et où je m’attendais néanmoins à rencontrer les habituels stands retrogaming (bien présents), quelle ne fut pas ma surprise de découvrir le vaste espace réservé aux développeurs indépendants. Tout un étage du Liberté permettait à plus d’une trentaine de jeunes studios français de faire passer leurs jeux à l’épreuve du test public. Qu’ils ne soient encore qu’à l’état de prototypes ou fraîchement sortis sur les plateforme de téléchargement, tous ces jeux ont permis de mettre en lumière une scène indé française très dynamique et ambitieuse. Et appréciée aussi. Cet espace n’a jamais eu à rougir en terme de fréquentation par rapport au reste des activités proposées lors de l’évènement.

Et c’est là la plus belle réussite du Stunfest : redonner au joueur sa vraie place, au centre du jeu vidéo.

Tournoi sur jeux de combat, superplay, découverte de jeux indé, conférence … A chacune des activités proposées, le festival offre un bel hommage au joueur tour à tour acteur et visiteur.

« A quand un vrai festival du jeu vidéo ? » me demandais-je un peu plus haut. Je ne sais pas si ce festival est possible, s’il pourra un jour exister. En tout cas, une chose est sûre, les terres armoricaines semblent suffisamment fertiles et accueillantes pour le voir naître là-bas. A moins qu’il n’y soit déjà.

 

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Presse qui roule amasse les foules ?

 

 

Jouer les Madame Irma n’est vraiment pas donné à tout le monde. Malgré mes quelques accointances avec l’Éducation Nationale, aucun BTS ni autre Bac Pro ne saurait m’offrir le don de voyance dont je semble avoir cruellement manqué l’an passé.

 

En effet, il y a exactement un an, dans un dernier hommage à IG Mag qui venait de tirer sa révérence, je m’interrogeais sur les raisons pour lesquelles la presse papier vidéoludique échouait, selon moi, à jouer de tous ses arguments face à la suprématie de la presse internet. Après les disparitions de Joypad, Joystick ou Console+, les amoureux du papier se retrouvaient bien chafouins. Et comme pour me faire mentir, la saison 2013/2014 a vigoureusement gifler mes questionnements de l’été dernier en venant chatouiller certains sites par trop bien installés et aussi nous présenter non pas un, ni deux, ni trois, mais cinq nouveaux magazines : JV le Mag, Games, Jeux Video News, The Game et le retour de Gen4. Il m’a donc paru intéressant de faire un point sur ce que ces nouveaux venus pouvaient (ou non) apporter de frais dans un milieu encore jugé mort et sans avenir (ce qui va de soi pour un mort) par nombre de professionnels douze mois auparavant.

Si l’audace des premiers semble leur avoir permis de déplacer des montagnes pour se faire une jolie place, il faut croire que l’opportunisme des seconds n’est pas en reste pour avoir eux aussi leur part du gâteau (qui paraît-il est un mensonge) !

 

Gen 4 : là où il y a de la Gen …

Gen4_1Commençons par le plus anecdotique. Je me suis longuement demandé si je devais vraiment aborder le cas de ce magazine ici. Mais pour un site traitant du retrogaming, il aurait été étonnant de ne pas parler de ce « reboot » du vénérable Génération 4, aujourd’hui appelé Gen4 2.0. Et pourtant, quel malentendu !

Disparu en 2004, le magazine a fait un retour maladroitement remarqué dans ce que j’appelle « la trinité du 11 juillet 2014» au côté de deux autres nouveaux mag (Video Game News et The Game). Sérieusement, le lancement est quasiment un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire en terme de communication. A croire que ce sont les gaziers chargés des annonces Xbox One à l’E3 2013 qui ont repris du service ici tant la comparaison avec les deux autres revues a pu jouer en sa défaveur, de par son prix, mais aussi son contenu.

Voyez donc : un trimestriel de 180 pages pour la modique somme de … 14,50 € (sic !). Alors oui, ramener au mois, on peut dire que Gen4 ne coûte « que moins de 5 € ». Mais franchement, on se demande à qui s’adresse ce mag ? Les plus jeunes ne connaissant pas, ou à peine, la « marque » Génération 4 n’iront certainement pas dépenser l’équivalent d’un jeu démat’ sur Steam alors que des magazines comme VideoGamer font déjà le boulot. Quant aux vieux briscards à qui le titre de la revue semble faire de gros clins d’œil charmeurs, ces derniers déjà échaudés par la couverture totalement insipide n’accepteront de claquer la quinzaine d’euros qu’à condition d’y retrouver ne serait-ce qu’une once de ce qui faisait le charme de cette revue. A savoir de bons gros dossiers ou tests bien velus. Et bien vous pouvez vous carrer vos espoirs là où je pense. Car bien que l’équipe derrière ce retour soit constituée d’anciens rédacteurs, on se demande ce qu’ils ont bien pu trouver à écrire quand on survole ces pages. Oui, j’ai bien écrit « survole » parce que croyez-moi, il n’y a qu’un pigeon qui pourra trouver satisfaction à feuilleter le maigre contenu de cette revue qui n’a rien d’autre à proposer que de grosses photos des gros titres de l’E3 accompagnées d’un bref commentaire pour chaque jeu. Le malentendu est là : Gen4 n’est pas un magazine, mais un guide d’achat des jeux à sortir à Noël.

Sur la couverture, le titre du magazine est précédé d’un « Solution High-Tech #1 » semblant reléguer cette nouvelle version de Gen4 au simple hors-série d’une quelconque revue pour passionné de technologie jetant parfois un œil à ce qui se fait dans le jeu vidéo, histoire de rentabiliser son home cinéma à 5 000 boules. Je suis certain que ce magazine catalogue sera offert pour son prochain achat supérieur à 500 € dans son enseigne high-tech favorite.

Gen4 rest in peace ! Next !

 

Jeux Video News : le jeu des sept différences !

jeux video newsJeux Video Magazine, VideoGamer et maintenant Jeux Video News (ces deux derniers étant édités par la même boîte)… Je ne suis pas sûr qu’il y ait de quoi trouver plus de sept différences tout compte fait. Franchement, si les mecs sont aussi audacieux pour le contenu de leur revue que pour lui trouver un nom, il y a de quoi avoir peur. Comment peut-on faire plus générique ? Même en tapant le nom du magazine dans Google, il n’y a rien en rapport qui n’apparaisse, si ce n’est des liens renvoyant aux pages news de la plupart des sites de jeux vidéo. Si même le moteur de recherche ne les trouve pas, je n’ose imaginer ce qu’il en est des éventuels lecteurs.

Non en fait, je vous propose un autre jeu : « toi aussi, trouve un nom pour le magazine de jeux vidéo que tu vas lancer ! » Je propose « Jeux Vidéos Games News Magazine ». Et vous ? Je vous laisse faire vos propositions en commentaires.

Ah et ce que j’en pense du magazine ? Je ne sais pas, je ne l’ai pas lu. Oui je suis médisant.

 

JV le Mag : courez l’acheter !

jv le magÇa ne tiendrait qu’à moi (et à ma fainéantise), je me serais contenté de cet intertitre et serais déjà passé au magazine suivant. Néanmoins, je vais essayer de vous expliquer pourquoi en moins d’un an, JV le Mag est devenu l’une de mes revues de référence (avec l’indéboulonnable Canard PC).

Constitué de journalistes ayant roulé leur bosse pour d’autres mag et sites de jeux vidéo, ce magazine représente le parfait consensus entre le sérieux attendu par le joueur/lecteur lambda concerné par le média et l’esprit potache qui manque tant à pas mal de revues (hormis Cana… OK j’arrête ! ). Pour faire simple, on peut dire que la rédaction ne se prend pas au sérieux, sauf quand il s’agit de parler de jeux vidéo. Et le mot « rédaction » est aussi à prendre au sens « physique » du terme car le magazine est imaginé, fabriqué dans des bureaux où se trouve toute l’équipe. Ça a l’air con dit comme ça mais il faut savoir qu’avec Internet, de plus en plus de revues se font « à distance », les pigistes éparpillés partout dans le monde, remettant leurs articles par mail ou via Dropbox. Du coup, il en ressort de JV le Mag une véritable identité, un esprit d’équipe de gens qui souhaitent juste parler et déconner autour du jeu vidéo sans complexe ni soucis de la bienséance. Comme une bande de copains dont on aimerait faire partie.

Mais le plaisir ne tient pas qu’au ton mais aussi au contenu.

L’exhaustivité ne peut être une qualité pour une publication mensuelle forcément à la ramasse par rapport au net. Et ça, l’équipe l’a bien compris en privilégiant la qualité à la quantité. Tout comme moi j’ai préféré la banalité à l’originalité dans la phrase précédente. A croire que les membres de la rédaction ont entendu mes suppliques de l’été dernier, recherchant dans la presse papier les articles de fond que je désespérais de trouver sur les Internets.

Aux critiques et autres news viennent donc s’ajouter des billets d’humeur, des analyses d’œuvres (oui on parle bien de jeux vidéo). Le tout accompagné de délires totalement idiots (mention spéciale pour le jeu de tradingcards « Mystic Créateurs »). Ils ont même réussi à traiter un sujet classique et incontournable comme l’E3 avec un détachement, un recul et un humour auquel les média nous ont peu habitué, en nous montrant que non, ce salon n’est pas aussi fantastique qu’on voudrait bien nous le faire croire.

En clair, si vous recherchiez un magazine pas prise de tête, drôle, bien écrit et proposant un traitement plus « mature » du jeu vidéo mais que Canard PC est trop « hardware » pour vous, JV le Mag est LE mag qu’il vous faut.

Mais je me demande vraiment si j’ai besoin de mentionner tout ça parce qu’à parcourir les forums et réseaux sociaux depuis la sortie du premier numéro l’an dernier, il est clair que cette revue remporte déjà tous les suffrages auprès des joueurs ayant autre chose que « colof » et « fifa » dans leur lexique.

 

Games : alea jacta games

GAMES_04-0407141011Autre publication à avoir rapidement séduit les joueurs, si j’en crois les mêmes forums, le bimestriel Games est arrivé dans nos kiosques en même temps que JV le Mag, au crépuscule de 2013, mais avec une orientation bien différente. Si le second s’est positionné pile poil à mi-chemin entre sérieux et déconne, Games a préféré pousser le curseur plutôt du  premier côté.

Son leitmotiv est clair : traiter le jeu vidéo de manière adulte, plus approfondie (qui a dit « le jeu vidéo autrement »?) en donnant la parole aux créateurs. De ce fait, dès le premier numéro, de nombreuses interviews de développeurs prestigieux (Fumito Ueda, Eiji Aonuma, Jonathan Blow) ou moins connus issus de la scène indé remplissaient abondamment les pages donnant à la revue de faux airs de Chronic’Art ou Telerama du jeu vidéo, bien éloigné de ce que la presse a l’habitude de servir aux joueurs. C’est une évidence, Games se veut pointu et défricheur du dernier AAA à l’obscur jeu indé en chantier dans quelque garage. Et il y arrive vraiment bien, beaucoup de lecteurs semblant apprécier ce traitement disons plus intelligent du jeu vidéo.

Néanmoins, à vouloir élever le débat plus haut que ce qu’on a coutume de voir ailleurs, je trouve que Games a tendance à adopter un ton certes pertinent mais parfois à la limite du prétentieux. Ce n’est certainement qu’un ressenti sévère très personnel sans doute dû au fait que je ne partage pas leur vision du jeu vidéo comme art, mais je trouve regrettable que certains rédacteurs confondent critique d’un jeu avec concours pour le Printemps des Poètes. Parce que faire de jolies phrases avec de belles tournures et des métaphores que n’auraient pas reniées un JCVD des grands jours (et des grands écarts), c’est bien mignon tout ça, mais encore faut-il que le lecteur comprenne au final de quoi on parle ! Et parfois, à trop vouloir puiser dans son dictionnaire de synonymes pour se la jouer Lautréamont de pixels, cela en devient presque ridicule. Un exemple valant mieux que tout, je vous laisse deviner de quel jeu (nommé ici XXX) l’auteur de ces lignes a voulu faire la critique :

XXX rejoint ces rares productions dont la réussite remet d’autorité sur la table la question fondamentale : le jeu vidéo pour quoi faire ? […] Mais si la célébration de la libération du corps physique encore impossible à l’homme biologique appartient bien à l’ADN du jeu vidéo, alors XXX devient cette ultime médecine de vaudou numérique qui transcende.

Vous avez bien compris ? Allé, je vous laisse 2 min pour relire ça calmement. Vous n’avez aucune idée de quel titre il est question ? La réponse est à la fin de mon billet, mais comme je ne suis pas bégueule, je vous laisse deviner parmi les jeux suivants :

Goat Simulator, Watch_Dogs, inFamous Second Son, Octodad Dadliest Catch,
Surgeon Simulator ou Assassin’s Creed Black Flag ?

Bon, j’avoue exagérer et l’ensemble du magazine ne ressemble heureusement pas tout le temps à ça. Néanmoins, à la lecture de certains articles, j’ai envie d’appeler la rédaction et de leur dire : « PETEZ UN COUP LES GARS ! » Parce que si j’apprécie vraiment qu’on parle du jeu vidéo avec le sérieux qu’on a si souvent refusé de lui accorder il y a quelques années, je n’en oublie pas pour autant que dans « jeu vidéo », il y a le mot « jeu », synonyme pour moi « d’amusement ». Et le moins que je puisse dire, c’est qu’à la lecture de Games, si j’ai le sentiment d’apprendre des choses, je ne me fends pas souvent la poire.

J’ai l’air dur, mais pour être honnête cela ne m’empêche pas d’aller chez mon libraire tous les deux mois. Car Games est une excellente revue que, en dépit d’un certaine froideur dans le ton que les numéros à venir vont certainement contribuer à réchauffer, je conseille vraiment à n’importe quel joueur se disant un minimum « passionné » (pour ne pas reprendre mon dictionnaire de synonymes).

 

The Game : les (in-) dés sont jetés !

thegame_couv« En 2014, il est donc encore possible de sortir un magazine de jeux vidéo qui ne parle pas d’indé »

Voilà peu ou prou ce qui m’est venu en tête en terminant la lecture du premier numéro de The Game. Pensée exagéré car en y cherchant bien, on trouve quelques pages sur Broforce, Ori ou No Man’s Sky mais qui semblent un peu coincées entre celles vantant les blockbusters à venir. Et sans rentrer dans un débat inutile sur ce que signifie « être indé » (si cela a encore un sens), c »est surtout l’impression de voir ignoré tout un pan de la production vidéoludique actuelle qui m’a un tantinet agacé.

Mais reprenons les choses depuis le début car je vous vois déjà m’accuser de faire un procès d’intention à ce mag alors qu’il vient à peine de voir le jour.

Dernier larron de la « Trinité du 11 juillet », The Game s’annonce comme le plus intéressant des trois. Vu la concurrence me répondrez-vous, il n’y avait pas vraiment photo. Avec sa couverture typée BD et sa maquette claire et colorée tout en restant sobre, le magazine est déjà très séduisant au premier coup d’œil. Au-delà des reviews et tests bien présents dans ce nouveau bimensuel, on trouve aussi des analyses de jeux cultes (Tetris, Bioshock, Zelda 3) et des tribunes à des personnalités aussi diverses que Julien Chièze ou « Jay » Grouard pour ne citer que les plus extrêmes.

Dans un entretien donné à challenges.fr, Laurent Guillemain, directeur général de Link Digital Spirit (qui édite aussi Jeux Vidéo Magazine) déclare que la revue cherchant à s’adresser à des lecteurs plus adultes, se positionne à un carrefour d’audience, entre les ultragamers (sic !) visées par JV le Mag et Games, et la montée en puissance de VideoGamer et JVM,.

Issu de la même boîte que JVM mais cherchant à se diversifier et à séduire une autre frange des joueurs, dont l’âge moyen est de 38 ans nous le répète-t-on, il ne fait nul doute que The Game se glisse dans le sillon creusé par JV le Mag et Games. Opportuniste ? Peut-être mais après tout pourquoi pas si l’offre est différente et que le contenu se montre pertinent.

Malheureusement, c’est un peu là que le bas blesse car, jusque dans son nom qui peut prêter à confusion avec Games, The Game manque clairement d’identité et de profondeur pour satisfaire ses ambitions. Comme engoncé par l’ombre du géant qu’est Jeux Vidéo Magazine, on a quand même l’impression que malgré toute la bonne volonté des rédacteurs, la revue peine à s’affranchir de l’actualité des gros jeux à sortir en fin d’année pour séduire le lecteur potentiel au détriment des « articles qui analysent, décryptent, explorent le jeu d’une façon nouvelle » comme le vend l’édito. En témoignent les nombreuses pages (sur 130) consacrées à Watch_Dogs, Assassin’s Creed Unity, Kojima et son MGS ou Mario Kart. Même si, encore une fois, j’exagère certainement un peu, il est quand même étonnant que plusieurs jours après en avoir terminé la lecture, je n’ai retenu que les articles consacrés à Ubisoft ou Nintendo. Vouloir explorer le jeu vidéo différemment et survendre le prochain Assassin’s Creed (parce que là, c’est aussi peu discret que les héros de la célèbre franchise), il y a comme un je ne sais quoi d’ironique là-dedans.

« Et les dossiers, les analyses ? » me demanderez-vous. Et bien, si je dois reconnaître avoir pris plaisir à lire les articles sur Zelda 3, Tetris ou Bioshock pour à nouveau citer ceux qui m’ont le plus marqué, je n’ai pas non plus eu l’impression d’apprendre des choses nouvelles. Un peu comme si l’effet « madeleine de pixels » (ou « madeleine de wiki ») marchait à fond en redécouvrant des choses que je savais déjà.

Le plus gênant, c’est qu’à la lecture de The Game, il n’y a pas vraiment de ligne claire qui s’en dégage. J’ai eu le sentiment que la rédaction allait là ou le grand public l’attend, ou tout du moins là où ils ont l’impression que le grand public veut aller (c’est-à-dire les grosses licences comme AC, MGS, Mario Kart, Zelda). Comme si on avait dit aux rédacteurs : « faites plus adulte que d’habitude mais sans effrayer le gamin pour autant ». Et finalement, à rester le pad entre deux ports sans vraiment choisir, on se retrouve avec un Jeux Video Magazine plus classe, plus agréable à lire, mais pas plus pertinent.

Cela dit la critique est facile de ma part mais The Game n’en est qu’à son premier numéro et va certainement évoluer à l’avenir. On espère bien qu’en dépit de son héritage un peu encombrant, il va se montrer plus audacieux dans les prochains mois. En tout cas, il mérite qu’on lui laisse une chance.

 

JVC, GK, GB, JVN : au royaume d’Internet, les youtubers sont les rois ?

Avec tant d’arrivées dans nos kiosques ces derniers mois, j’aurais pu conclure mon billet avec mes impressions sur The Game. Mais presse papier et presse en ligne étant presque systématiquement mises dos-à-dos, il me paraissait intéressant de faire un détour par Internet pour y faire une petite revue des troupes. D’autant que la saison 2013/2014 aura été assez mouvementée pour les sites français les plus connus et pas forcément moins éprouvante.

Tout d’abord, une pensé pour JVN qui a fermé ses portes en mars dernier. Créé en 2009, le site aura connu une existence compliquée faite d’un amalgame incestueux avec le site JeuxVideoMagazine.com, dernière éclaboussure de la vague déferlante ayant emporté d’autres magazines JV avec la liquidation de l’organe de presse MER7. Obligée de changer d’url et plombée dans une tourmente judiciaire depuis le début 2013 afin de conserver ses contenus réalisés sous la marque de l’ancien site JeuxVideoMagazine, l’équipe derrière JVN aura préféré baisser le rideau. La dernière année du site illustre malheureusement trop bien les difficultés de faire vivre (survivre ?) un site d’info sur le jeu vidéo seulement avec des revenus publicitaires sans partenaire solide pour le soutenir.

Et de partenaires, ça tombe bien, parce qu’il en est justement question pour les trois autres sites que sont jeuxvideo.com, Gamekult et Gameblog.

Si on a coutume de croire que les abonnements sont le nerfs de la guerre dans la presse papier, les revenus liés à la publicité ne sont pas en reste. Malgré la prolifération d’abonnements sous forme de « formule soutien » ou « premium », certains sites web peinent aussi à subvenir correctement à leurs besoins sans soutien extérieur. Sans rentrer dans de sombres détails économiques venant rallonger encore un peu plus ce billet qui n’en finit plus de ne pas finir, les trois sites précités ont tous changé de crèmerie (comprenez propriétaire) durant les douze derniers mois. Objectif affiché : faire la nique à Youtube, Twitch et consort qui ne cessent de les concurrencer. Si la mutation récente du mastodonte jeuxvideo.com en quasi-chaine de télévision aux multiples émissions en direct claironne sur toute sa home comme symbole de cette volonté, l’évolution se fait plus en douceur pour Gameblog ou Gamekult qui, disposant de ressources moindre, ont généralisé les émissions vidéo et surtout les lives de gameplay dont sont férus les milliers de spectateurs des plateformes de streaming. On assiste à une véritable course de fond dont la tête appartient à celui qui sait être le plus réactif, le plus original ou le plus drôle.

Et le retrogaming dans tout ça ?

Que ça soit dans les magazines ou sur les sites, une chose me paraît désormais claire : on ne peut plus parler du retrogaming comme d’une mode.

Pas un magazine ne peut faire l’impasse sur une rubrique « rétro » s’appuyant assez souvent sur l’histoire du média pour mieux comprendre les jeux d’aujourd’hui et de demain. Encore une fois, JV le Mag se distingue par le choix de ses sujets (The Elder Scrolls, Carmageddon …) richement documentés et développés sur plusieurs pages. Quant aux sites internet, le retrogaming est moins un outil de décrytpage qu’un moyen de proposer toujours plus de vidéos en surfant sur les souvenirs. On le voit bien avec un site comme Gamekult qui, avec des vidéos tous les soirs en semaine, ne peut tenir la cadence avec les seuls jeux faisant l’actualité. Ressortir une vieillerie est donc un bon moyen d’occuper sa grille des programmes, facile à produire, tout en faisant plaisir aux plus vieux de leur audience.

 

 

Ce gros coup d’œil en arrière nous a permis de constater à quel point le monde du jeu vidéo évolue incroyablement vite. Si les technologies n’ont de cesse d’aller toujours plus loin, les médias autour de ce média changent aussi en conséquence. Cette saison 2013/2014 aura été incroyablement féconde en événements venus bousculer l’ordre établi du traitement du jeu vidéo : des sites internet qui vont de soubresauts en révolution silencieuse, le papier qui se rebiffe, les joueurs qui tendent de plus en plus à court-circuiter les journalistes pour aller directement piocher l’info là où elle est … Je ne sais pas pour vous, mais je sens que les prochains mois vont être riches en rebondissements et pas que du côté des jeux.

Ah au fait, j’ai trouvé un stage d’été en astrologie, option « Madame Soleil ». J’espère me débrouiller suffisamment bien pour y voir, à défaut d’avenir, ne serait-ce que le sujet de mon prochain édito.

 

 

Et pour ceux qui n’ont pas oublié, le jeu dont j’ai cité un extrait de sa critique dans Games, c’est InFamous Second Son. voilà, voilà, je vous laisse méditer là-dessus :p

bannière oz

Et voilà. L’excitation des fêtes de fin d’année est derrière nous. Pendant que certains ramassent les derniers cotillons planqués sous le canapé ou dans le lecteur de la Playstation, d’autres comatent encore, victimes de leurs trop nombreux excès. 2013 a tiré sa révérence, 2014 entre en scène. Après l’heure des bilans vient celle des résolutions. Inutile de promettre les classiques « cette année, je me mets au sport » ou « j’arrête de passer mon temps sur Twitter ou Facebook au boulot ». Non, non, quitte à prendre de bonnes habitudes dès le début de l’année et si possible de les tenir durant les douze mois qui vont suivre, autant qu’elles soient réalistes. Et plutôt que de se donner des objectifs impossibles à atteindre, mieux vaut essayer de joindre l’utile à l’agréable. C’est pourquoi je vous propose un panel de résolutions touchant à notre petite passion commune : « les bonnes résolutions du retrogamer ».

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  1. C’est décidé, je confectionne des boites pour mes jeux Nes et Super Nes, parce que les cartouches, ça fait vraiment moche à côté des jeux Megadrive en boîte.
  2. Parce que je suis un passionné, un vrai, que je préfère jouer aux jeux sur leur support d’origine, j’arrête donc l’émulation…. Enfin quasiment, mais promis, j’achète les jeux que j’ai bien aimé. Enfin s’ils ne sont pas trop chers parce que les prix du rétro hein, c’est un peu la flambée ! En fait, l’émulation c’est quand même pratique.
  3. J’arrête d’acheter n’importe quel jeu indé rétro sous prétexte que « le pixel c’est trop bien, ça me rappelle ma folle jeunesse ». Parce que même chez les indé, il y a des mauvais jeux. Et les pixels n’ont pas toujours donnés des chef-d’œuvre.
  4. Ah et puis aussi, j’arrête d’acheter n’importe quel remake de vieux jeux. Parce que non dans le jeu vidéo, ça n’est pas forcément dans les vieux pixels qu’on fait les meilleurs soupes. Ou alors si, en fait oui parfois on a de la soupe, mais c’est pas forcément bon signe.
  5. Ça marche aussi avec Kickstarter. J’arrête de donner des sous pour n’importe quel jeu sous prétexte que les développeurs ont de bonnes têtes sur leur vidéo de présentation ; qu’ils y racontent des blagues ; qu’ils y font pleins de promesses dignes d’un Molyneux des meilleurs jours ; mais qu’ils oublient de nous montrer ne serait-ce que dix secondes de ce à quoi pourrait bien ressembler leur futur « jeu qui ne verra pas le jour faute d’objectif atteint ».
  6. Cette année, je me lève dès l’aurore pour aller en brocante histoire d’y être avant même l’ouverture, avant même les râtisseurs et de tomber sur les bonnes affaires.
  7. En brocante justement, j’arrêterais de négocier les prix vachement à la baisse quand ce sont des mamies ou de jeunes enfants qui s’occupent de la vente. Parce que c’est pas bien de profiter des faibles et des innocents… Bon, disons que j’arrête d’embêter les gamins !
  8. Et quand je suis en brocante, je me fixe un montant à ne pas dépasser. Pourquoi pas 10 euros en pièces de 50 centimes ? Non parce que l’année dernière j’y ai vraiment claqué trop de pognon pour des babioles qui n’avaient rien à voir avec le jeu vidéo.
  9. Non, en fait, il vaut mieux que j’arrête tout simplement d’aller en brocante. De toute façon, j’ai déjà tout les Fifa et les PES en triple depuis l’époque PS2.
  10. De toute façon, pour les achats rétro, il n’y a pas mieux qu’internet pour trouver ce qu’on cherche. D’ailleurs, ce serait bien cette année si je me contente d’acheter seulement les jeux que je cherche plutôt que d’enchérir sur 80 % des annonces d’eBay.
  11. Le plus simple, c’est juste d’arrêter de surenchérir bêtement sur eBay, non mais sérieusement, c’est quoi l’intérêt dans les 10 dernières secondes de passer de 25 € à 40 € pour un jeu ? De toute manière, ça ne marche jamais, il y a toujours un abruti pour faire monter le prix à 60 €.
  12. Arrêtez d’aller sur eBay toutes les heures parce que ça commence un peu à se voir au boulot.
  13. Arrêtez d’aller sur eBay tout court, parce que de toute manière là aussi toutes mes économies y passent.
  14. Non, ça ne sert à rien de se rabattre sur leboncoin, c’est la même chose, donc on oublie aussi.
  15. En fait je vais peut-être garder mes sous pour des trucs plus utiles. En fait l’émulation c’est peut-être une bonne idée !
  16. Ah et puis ce serait pas mal de jouer aussi un peu aux jeux récents. Parce que je vois pas trop l’intérêt d’acheter des jeux « day one » à 60 € si c’est pour les laisser prendre la poussière à côté de la PS3 ou de la 360. Quoique, vu qu’ils doivent encore être sous blister, ils n’ont pas trop à craindre la poussière. (oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas écrit « PS4 ou Xbox One », je croyais que vous vouliez dépenser moins de sous. Ne me dites pas que vous avez sorti l’équivalent d’un demi SMIC net pour vous offrir une superbe console sans jeu vraiment intéressant ? )
  17. Le plus simple c’est peut-être d’arrêter le retrogaming non ! ça n’est qu’une mode après tout. Et puis, avouons-le, on s’en fout un peu de tous ses vieux jeux. On est juste très fier de parler de sa jolie collection dans un grand élan de « c’est qui qu’à la plus grosse ». En plus toutes ces machines, ces cartouches, c’est que ça prend de la place.
  18. En fait le dématérialisé, c’est pas si mal que ça ! Pas besoin de grosses étagères pour ranger ses jeux. En plus les prix sont plus intéressants que ce qu’on trouve dans le rétro. Il faudra que je m’achète plus souvent des jeux comme ça.
  19. Ah !  Et puis le mot « retrogaming », parlons-en ! Ça ne veut rien dire, on est d’accord ? Et puis c’est aussi ridicule que « vidéoludique » non ? Et si on profitait de 2014 pour trouver un vrai mot pour désigner cette dévianc… Hem hem pardon, cette passion !

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Si dans tout ça, vous ne trouvez pas au moins une bonne résolution à vous plaire, c’est que vous faîtes preuve de mauvaise volonté et méritez de rester bloquer en 2013. Cela dit, ça ne devrait pas trop gêner les vieux cons comme nous qui sont déjà restés bloqués dans le 20e siècle. Sinon, j’ai bien en tête quelques résolutions faciles à tenir, comme de vous abonner à notre compte iTunes pour ne louper aucun de nos podcasts. Et vous pouvez aussi vous inscrire sur notre forum pour venir discuter avec nous. Et il y a également la newsletter de La Caz Retro pour vous tenir informé de l’actu du site. (quoique là, j’écris sous le contrôle de notre grand chef à tout faire Loupign). Sinon, moi, je m’étais dit que j’écrirais plus souvent des articles, et qu’ils seraient plus courts. C’est pas gagné !

Et vous ? Quelles sont vos résolutions de joueurs pour 2014 ?

Ah, et j’allais oublier, même si mon honnêteté naturelle m’incite à ne pas participer à cette vaste hypocrisie collective, la bienséance m’enjoint quand même de terminer ce billet par :

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TOUTE L’EQUIPE DE LA CAZ RETRO VOUS SOUHAITE

UNE BELLE ET HEUREUSE ANNÉE 2014

 

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