Auteur : Anfalmyr

C'est moi que tu entends en début et en fin de podcast. Entre les deux y'a pas grand chose d'intéressant, mais des fois je fais "ah oui" ou "hum hum". En gros, c'est moi l'animateur de La Caz' Retro

Lorsqu’on préparait notre podcast consacré à Golden Sun, je me suis souvenu de la pub papier du jeu de Camelot, et curieusement j’étais le seul de l’équipe à m’en souvenir. Pourtant elle m’avait vraiment marqué à l’époque. Et en cherchant cette fameuse publicité dans les scans disponibles sur l’excellent site abandonware-magazine, j’ai eu un mal fou à la retrouver. Mais vraiment. Je me suis tapé des dizaines de mags de l’époque sans la trouver, alors que je feuilletais les numéros avoisinant la sortie du jeu.  J’ai pourtant retrouvé assez facilement la version vidéo de cette publicité, mais il aura fallu attendre un numéro de Nintendo Magazine pour tomber enfin sur la précieuse réclame. Du coup, en parcourant tant de mensuels de l’époque, je me suis replongé dans mon petit plaisir des vieilles pubs jv de mes magazines papiers, alors je me suis dit qu’il ne fallait pas les garder pour moi.

la fameuse pub Golden Sun. « Affrontez les forces du Chaos pour sauver le Monde » avec une grande image hors sujet et un microscopique screen du jeu

 

« Les Adultes aussi peuvent avoir peur » très bonne accroche pour le remake de Resident Evil sur la console la plus « kid friendly » de l’ère 128bits

 

 

j’ai toujours eu mal avec cette accroche.

 

incroyable double page pour l’adaptation de Jurassic Park pour les consoles SEGA.

 

 

l’accroche universelle qui marche avec n’importe quelle plateforme !

 

GTA revient de loin.

 

 

j’adore la trad’ de « fragger » en plus du paragraphe qui mise tout sur le cv de Romero

 

 

sans commentaire

 

souvenons nous de cette overdose Lara Croft

 

ils sont forts quand même, ils ont réussi à trouver une manière beauf de promouvoir le jeu Blade Runner

 

sublime double page pour le troisième épisode de Monkey Island!

 

probablement ma pub préférée de toute cette sélection !

 

grande époque où tu pouvais faire une pub parce que trois jeux sortaient sur ta console

 

l’accroche la plus pertinente concernant un jeu

 

la bonne ambiance c’est la décadence

 

les années 90

 

un modèle du genre

 

 

crois en moi.

 

 

Et en me replongeant dans ces magazines je me suis rendu compte qu’avec le déclin de la presse papier, nous avions également perdu toutes ces pubs souvent inventives aux accroches mémorables. Oh bien sûr tout n’était pas de qualité, il y a eu de nombreux exemples de mauvais goût et de dérives ouvertement sexistes, mais toutes ces créations ont disparu aujourd’hui. C’est peut être pour ça que j’aime tant les fan-posters qui fleurissent sur Twitter, ça me rappelle ces graphismes en pleine page que certains d’entre nous découpaient dans leur magazine pour les ranger dans leur classeur spécial gaming. Aujourd’hui on communique par trailers, c’est sympa aussi, mais je ne peux m’empêcher de me dire que ça serait vraiment bien que cette méthode de communication revienne un peu sur le devant de la scène. En tout cas grâce à des sites comme abandonware magazine, je peux redécouvrir la manière dont on a nous avait vendu nos vieux jeux à l’époque, et j’adore ça.

Chaque mois l’équipe de LaCaz’Retro se réunit pour vous proposer une sélection de 5 jeux rétro à découvrir ou redécouvrir selon un thème bien précis ! Ce format mensuel nous permet de traiter de titres parfois plus confidentiels, et aussi la possibilité pour nous d’évoquer certains titres qui n’auraient pas vraiment d’intérêt à être traités dans un long podcast.

Et pour cette Sélection du Mois de Mars, l’équipe se réunit autour du thème suivant : Les FPS Console !

 

 Bonne Écoute à tous et n’hésitez pas à nous faire partager votre propre sélection !

 

 

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crédit musique générique LaCaz’Retro : Welcome to the Retro Zone by Izioq© ( http://izioq.bandcamp.com/ )

Salut mec ça va tu vas bien? On se présente? Mais nan tu nous connais. J’avais cette chanson en tête depuis ce matin du coup j’avais besoin de te la refiler, c’est chose faite. Passons maintenant à l’édito de mars.

Comme tu le sais peut-être, ou peut-être pas, en mars on fête l’anniversaire de ce petit site qu’est lacazretro.fr. Et oui! Joyeux Anniversaire au site donc, qui fête ce mois-ci sa sixième bougie. Six années pendant lesquelles ce courageux Loupign a bricolé les entrailles du blog et fait tenir cette machinerie avec beaucoup de courage et de dévouement. Aujourd’hui c’est Gobolz qui a repris le flambeau et qui est responsable de ce superbe site sur lequel tu surfes actuellement. Car si un podcast est une aventure humaine en soit, avoir un site sur lequel nous retrouver est également une petite odyssée. Je me souviens d’un réveillon de noël où j’ai reçu un sms de Loupign me disant « on s’est fait hacker »alors que j’attaquais les escargots à l’ail. Me connectant sur le site, j’ai eu le plaisir de découvrir une page noire avec la signature du hack. Le gars avait même inclue une mention remerciement en bas de page avec l’adresse de son skype en prime. Magique. Après sur le coup je faisais clairement pas le fier, ça m’a gâché la bûche au chocolat, mais aujourd’hui j’y repense avec le sourire, j’ai même screen la home page hackée en souvenir.

Du coup ce mois-ci je partais dans l’idée de ressasser mes souvenirs liés au site pour lui souhaiter un bon anniversaire, et puis je me suis dit : non. J’ai posé ma manette ps4 au milieu de mon newgame+ sur le remake de Shadow of the Colossus, et je me suis fait la réflexion suivante. Sur cette saison 7, nous avons déjà parlé de Wonderboy 3 et Shadow of the Colossus, deux titres rétros ayant eu le droit à un remake de qualité, salué par les puristes et les néophytes. Dernièrement, j’ai fait le remake de la trilogie Crash Bandicoot qui a également cartonné au point qu’Activision veuille réitérer ce succès avec un remake de Spyro. Ce mois-ci toujours, un des jeux offerts avec le PS+ n’était autre que le remake ps4 du premier Rachet & Clank d’Insomniac Games. On parle également d’une nouvelle édition de MediEvil présentée cette année, tout comme le remake du cultissime Resident Evil 2… Il est clair qu’on voit poindre une jolie vague de doudou des 90s qui commencent à faire de l’ombre aux anciens qui ne jurent que par les années 80. Non, visiblement, ils n’ont pas le monopole de la nostalgie, et les jeunes qui découvraient Crash Bandicoot à 8 ans en 1996 ont aujourd’hui 30 ans. C’est à dire mon âge. Ouch.

Et effectivement, quand je vois la séquence du débarquement dans le récent COD WW2, je ne peux m’empêcher de penser au petit Anfa de 2002 sur Medal of Honor Frontline qui parcourait Omaha Beach avec ses dix pnjs alliés face à ce bunker grisâtre et maître de mon destin. Voir cette séquence avec des graphismes actuels m’a filé des petits frissons je dois bien l’avouer. Tout comme le fait que je me sois éclaté à parcourir le remake de Shadow of the Colossus des texans de Bluepoint alors que j’ai déjà poncé plusieurs fois la version ps2 de la team ico. Ce n’est évidemment pas qu’une simple question de graphismes, car je trouve l’ère ps2 assez belle pour me suffire (preuve en est le remaster hd de Final Fantasy XII que je scotche également et qui n’a clairement pas besoin d’un remake à l’heure actuelle tant ce jeu est splendide en HD).

Mais dans le confort du framerate, les apports de la techno sur le plaisir de jeu comme la distance d’affichage, les temps de chargement, la meilleure gestion du pathfinding et autre précision accrue des sticks, il faut reconnaître que deux générations de consoles ont permis – notamment aux shooters console – un net progrès dans le confort du joueur.  Vous l’aurez compris, je ne suis absolument pas contre l’idée du remake en jeu vidéo, dans mon cœur ça ne remplace en rien le titre original, mais dans certains cas quand le remake est très bon, je peux délaisser le titre de l’époque en raison du confort de jeu du remake. C’est le cas par exemple de Shadow of the Colossus. Actuellement, à part la modélisation infâme du visage de Wanda, je me vois mal retourner sur la version ps2.

J’aime très sincèrement jouer à ces remakes, et s’ils ne remplaceront pas les souvenirs que je garde précieusement des titres originaux à l’époque à laquelle je les ai pratiqués, j’ai parfois l’impression que ce sentiment n’est pas partagé par les éditeurs. On parle souvent de la préservation du patrimoine vidéoludique, qu’il est important de conserver machines et jeux de la détérioration technique et de l’oubli populaire, mais si la notion de préservation au sein de musées est évidente, celle de la diffusion légale est nettement plus compliquée. Car aussi acclamés ces remakes puissent-ils être, il ne s’agira toujours que des mêmes usual suspects à qui on refera une beauté tous les dix ans. Quant à la réédition des jeux d’époque compatibles sur les hardwares modernes, il reste tant à faire. Même lorsque certains éditeurs proposent leurs vieux jeux en téléchargement sur un quelconque store, il est souvent naïf de croire qu’on va retrouver la version française à laquelle nous jouions naguère. Toute cette industrie souffre du syndrome de la trilogie originelle Star Wars. Voilà pourquoi je salue les pirates de l’émulation qui maintiennent ces titres en vie. Les bricoleurs  fous, les bidouilleurs de génie, les collectionneurs compulsifs. C’est de vous dont on doit s’inspirer pour la préservation de ces vieux jeux vidéo.

En sept saisons de podcasts on en a vu passer des titres – pourtant connus – jamais réédités ni remasterisé. Et même parfois quand le jeu est disponible dans un shop virtuel, il faut parfois se méfier de la qualité d’une émulation paresseuse bien que payante.

Alors pendant que je vais continuer à prendre du plaisir à découvrir d’anciens jeux sous un jour nouveau grâce à des remakes de plus en plus intéressants, je me garderais de jeter mes vieux jeux malgré la place que ça prend, car pour beaucoup c’est le seul format dans lequel ils peuvent être appréciés.

 

Chaque mois l’équipe de LaCaz’Retro se réunit pour vous proposer une sélection de 5 jeux rétro à découvrir ou redécouvrir selon un thème bien précis ! Ce format mensuel nous permet de traiter de titres parfois plus confidentiels, et aussi la possibilité pour nous d’évoquer certains titres qui n’auraient pas vraiment d’intérêt à être traités dans un long podcast.

Et pour cette Sélection du Mois de Février, l’équipe se réunit autour du thème suivant : Les Jeux d’Horreur !

 

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Chaque mois l’équipe de LaCaz’Retro se réunit pour vous proposer une sélection de 5 jeux rétro à découvrir ou redécouvrir selon un thème bien précis ! Ce format mensuel nous permet de traiter de titres parfois plus confidentiels, et aussi la possibilité pour nous d’évoquer certains titres qui n’auraient pas vraiment d’intérêt à être traités dans un long podcast.

Et pour cette Sélection du Mois de Janvier, l’équipe se réunit autour du thème suivant : Les Jeux Musicaux !

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Nous y voilà ! Enfin ! La septième saison de La Caz’ Retro peut commencer ! Quelle aventure mes amis ! Entre les déménagements multiples au sein de l’équipe, la refonte totale du site par ce génie de Gobolz, les problèmes de santé des uns et des autres, les pépins techniques habituels voire même un cambriolage ! Nom d’un petit bonhomme en mousse on a bien cru ne jamais en voir le bout !

Mais aujourd’hui on peut enfin lancer cette septième saison ! Déjà ! Qui aurait pu penser que ce petit podcast tiendrait aussi longtemps et jouirait d’une communauté aussi forte ? hein, qui ? Notre absence en ce début de saison a été l’occasion de voir l’attente chez nos poditeurs, voire même le manque chez certains de leur dose de podcast pixélisé. Quand après six ans on voit des podcasts abandonner leur régularité ou même disparaître silencieusement en se disant qu’un jour c’est ce qui nous arrivera probablement, et bien je peux vous dire qu’être témoin de cet engouement a été un moteur incroyable pour nous. On a tendance à se dire qu’on fait ce podcast pour nous, qu’il marche ou pas, et c’est en grande partie vraie ; mais il ne faut jamais sous-estimer la force insufflée par une communauté. Alors encore une fois, merci. MERCI.

Evidemment, pour nous dans l’équipe, la saison a commencé il y a déjà plusieurs mois ! C’est bien simple, depuis la création de LaCaz’Retro nous n’avons jamais eu autant de podcasts d’avance ! Pour vous ça ne change pas grand-chose, mais pour nous c’est un stress en moins non négligeable. Car une des raisons qui ont retardé le lancement de cette saison, est qu’il est extrêmement important pour nous de conserver notre régularité de sorties pendant la saison. Un podcast est suivi la semaine d’après de l’énigme du podcast suivant et ainsi de suite. On ne va pas se mentir, ça fait bien deux saisons que le rythme était très dur à tenir en début et en fin de saison, ce qui retardait la mise en place de cette nouvelle version du site qu’on voulait faire depuis au moins deux ans. En prenant ce temps nécessaire, on s’est donné la possibilité de préparer le futur sereinement sans se mettre de pression inutile.

Du coup, bienvenue sur ce nouveau site lacazretro.fr refait à neuf ! Vous pouvez féliciter Gobolz, notre petit nouveau, qui s’est démené comme un beau diable pour tout mettre en place pendant que nous autres on se tournait joyeusement les pouces ! L’habillage est pensé pour le podcast, avec une mise en page directe et épurée pour vous amener à l’essentiel : nos émissions. D’un simple coup d’œil vous verrez la bannière, la barre de lecture et la durée du podcast. Simple, efficace, intérieur cuir.

Autre point important, l’index. Aujourd’hui LaCaz’Retro c’est plus d’une centaine de podcasts, ça commence à faire beaucoup, et pour ceux qui nous découvrent ou ceux qui veulent se refaire un de nos vieux pods, il était nécessaire de classer toutes nos émissions de manière pratique. Maintenant vous pourrez répertorier nos podcasts par saison ou par consoles afin de retrouver une émission plus facilement. La Caz’ Retro étant par nature une émission intemporelle, on observe régulièrement de nouveaux poditeurs se refaisant nos podcasts depuis le début ou cherchant des sujets spécifiques. Avec l’index, ça devrait leur faciliter grandement la tâche. Plutôt chouette nan ?

Il y a également toute un chantier de fond orchestré par Gobolz afin d’actualiser le site, ne serait-ce qu’une version responsive capable de s’adapter aux téléphones, ce qui n’était pas le cas jusqu’à aujourd’hui. Mais ça notre grand webmaster en parlera sûrement mieux que moi.

 

Bon alors ! Qu’est-ce qu’on va faire cette saison du coup ? Vous retrouverez comme d’habitude vos deux émissions par mois, émissions dont vous pourrez deviner le sujet une semaine avant grâce aux devinettes de nos deux nouvelles mascottes PAD & JOY ! Qui sont ces deux petites créatures me demanderez-vous? Oh et bien vous les découvrirez très rapidement sous la mine géniale de notre MrBiskot ( Vous pouvez d’ailleurs suivre la vie de ces deux sacripants sur leur compte Twitter @Pad_Et_Joy )

Autre changement de taille, nous remplaçons les Bonus Stage mensuels par une toute nouvelle émission, mensuelle également, mais beaucoup plus classique : LA SELECTION DU MOIS. Chaque mois, l’équipe se réunit dans un podcast consacré à un thème. Le but : vous proposer une sélection de 5 jeux qui, selon les chroniqueurs, méritent le coup d’œil. On ne vous parlera pas des « 5 meilleurs jeux de cette catégorie », mais juste de 5 jeux qu’on vous conseille d’essayer. Cette nouvelle formule nous permet de traiter plusieurs jeux dans une même émission, et parfois de titres plus méconnus que ceux que nous traitons en émission. En plus ça nous permet de partir sur des thématiques hyper précises ; un exercice vraiment très amusant que vous pourrez écouter très prochainement.

Nous allons également continuer les  jeux sur Twitch (il y en aura quelques-uns dans la saison), et avec Punky on va œuvrer petit à petit pour uploader la totalité de nos podcasts sur la chaîne youtube de lacaz. Gros chantier mais j’ai foi entre nos bandes passantes (c’est faux). On a également une pastille à vous proposer pendant l’été avec Zephirin, mais ça on en parlera plus tard !

Voilà pour ce petit tour d’horizon de notre septième saison, saison qui sera plus courte que les autres mais qui marque une étape importante pour la vie de notre petit podcast. Prenez le temps de parcourir le site et de nous reporter les défauts de finition que vous pourrez découvrir. Amusez-vous avez, on se retrouve demain avec les fameux Pad & Joy, et chargez les batteries car la semaine prochaine vous aurez le premier podcast de la saison et la toute première sélection du mois ! Moi je vous laisse je m’en vais digérer le foie gras et les saucisses cocktails !

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La cloche sonne, les chaises grincent sur le parquet usé de la classe, les manteaux froissent dans le couloir orné de porte-manteaux, les enfants sortent dans la cours de récréation alors que leurs cris stridents font fuir une nuée de moineaux. C’est les vacances ! Pas de bus scolaire aujourd’hui, Papa et Maman sont venus le chercher. La Peugeot 505 beige avec ses phares arrogants trône fièrement sur le petit parking municipal. Le petit garçon fait un signe de la main à ses camarades, n’ayant pas conscience qu’il ne les reverra pas avant au moins deux mois.

Dans un même élan, il claque la bise à ses parents puis jette son cartable waikiki sur la banquette arrière de l’automobile du paternel. À l’intérieur de ce char d’assaut, l’air suffoquant d’une voiture qui a passé la journée en plein soleil. D’un geste énergique, il tourne la manette en plastique de la vitre arrière qui descend péniblement. Sur le trajet, il s’amuse en sortant sa main à l’extérieur de l’auto, telle un avion improvisé qui file au gré des courants aériens. Alors que son père s’allume sa deuxième Gauloise, sa mère lui demande d’un regard complice s’il a des devoirs pour la semaine prochaine. Trop marrant Maman.

Arrivés à la maison, le jardin sent le gazon fraichement tondu. Le tas d’herbe dissimulé sous le jeune chêne ira rejoindre les chutes de troène dans le feu de joie qu’on préparera samedi après-midi. Même s’il n’a pas le droit de jouer avec le feu, il adore voir les flammes mordre le bois vert.

Tous les volets de la maison sont baissés, il fait frais à l’intérieur. De passage dans la cuisine, il se fait un chocolat froid et récupère la boite de cookies Hello de LU tandis que sa mère prépare une montagne de filets de sabre pour le dîner – c’est le poisson que personne ne connait et qui ne coute rien – toute la famille va se remplir le bide ce soir. Dans sa grande mansuétude, son père lui autorise à prendre le goûter devant Les Minikeums, mais une fois le Banania englouti, il aura intérêt à libérer le saint poste télé à son géniteur.

17h. Il monte dans la chambre de son frère en espérant que ce dernier joue sur sa Sega Saturn et apprécierait l’arrivée d’un copilote providentiel. Mince, le frangin s’écoute l’Ecole du Micro d’Argent sur sa console. En attendant que le patron termine sa cinquième écoute de l’Empire du Côté Obscur, le jeune garçon se rend dans sa chambre – en bordel – pour gribouiller quelques dessins sur le revers des Procès Verbaux jaune pisse que son père ramène de temps en temps du commissariat. Après un bon quart d’heure à dessiner des Schtroumpfs, son grand frère ouvre d’un coup la porte de la chambre.

– On joue?

– On joue.

La petite télé cathodique dans la chambre du frangin est placée au bord du lit. Selon la tradition, le grand frère s’assoit au bord de son matelas, et le petit frère sur le plancher, adossé au lit. L’objectif du jour, finir une nouvelle fois Guardian Heroes avant qu’un puissant « À table! » ne résonne dans l’escalier. Comme d’habitude ça sera un duo Samuel & Ginjiru, pourquoi changer une équipe qui gagne? Alors que le soleil commence à descendre sur la mer et que sa lumière rouge passe à travers les interstices des volets, les deux frères prennent le temps – comme à chaque fois – de regarder l’incroyable intro en Animé du jeu. Le petit garçon n’a toujours rien compris à l’histoire, mais peu importe, le plaisir est toujours le même, et comme à chaque fois il se dit que ça ferait un super dessin animé.

Les coups d’estoc résonnent à travers le son mono du cathodique, le tout au rythme des boutons matraqués des manettes Saturn. Les pads marquent des traces d’usure, le cordon a déjà commencé à se détacher de la manette et laisse apparaitre les fils. Le grand frère a le pad américain, le petit frère la version japonaise.  Ils en ont vu passer des jeux en si peu de temps. Athlete Kings, Die Hard Arcade, Daytona USA, pour ne citer que les titres multijoueurs.

Cette fois-ci, les deux frangins ont affronté Super Zur, et au milieu de l’ultime affrontement : « À Taaaaaaaaable! »

Dans un excès d’optimisme, les deux bougres demandent un temps additionnel pour pouvoir terminer la partie. Au second avertissement il ne leur restera plus que cinq minutes, et au troisième et dernier avertissement, c’est la voix du père qu’ils entendront. Mais ils n’auront pas à aller jusqu’à de telles extrémités. Dans un éclair éblouissant, le boss tombe face au talent de nos deux héros.

Du bout du doigt il appuie sur le bouton power de la console, à travers le petit hublot il observe le CD ralentir dans le lecteur. En descendant l’escalier pour aller manger, le gamin se dit que ce jeu est vraiment super bien, que ça serait bien qu’il ait une gameboy pour jouer à ce fameux jeu de collection de monstres dont on lui parle à l’école, ou cette fameuse console grise de Sony qui arrive sur le marché. Mais à aucun moment il ne se dit qu’il partagera ses souvenirs quinze ans plus tard à plus de gens qu’il n’y a d’habitants dans sa petit ville.

 

 

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Ce mois-ci j’ai eu l’immense plaisir de jouer et terminer Final Fantasy XV. Et alors que je voyais le générique de fin de ce titre atypique défiler devant mes yeux, je me suis fait la réflexion suivante : j’ai quand même eu de la chance d’être ado à l’époque des Final Fantasy Playstation.

Comme beaucoup de joueurs français, j’ai découvert la série Final Fantasy avec le 7ème épisode sur Playstation. J’ai par la suite acheté presque tous les épisodes de la série, et c’est même grâce à la trad FR de Final Fantasy VI que je me suis lancé dans l’émulation. Oh je vous rassure, ce n’est pas avec Final Fantasy que j’ai découvert le RPG. J’avais déjà tâté de quelques titres sur les consoles SEGA, comme Shining in the Darkness, Shining Force, ou encore Ultima IV sur Master System (qui était super moche mais la jaquette me faisait rêver). J’ai reçu Final Fantasy VII pour le Noël où on m’a également offert une Playstation. J’en ai déjà parlé dans une précédente rétro, mais c’est un jeu que mon frère avait vu tourner chez des amis à lui et il me l’avait vendu comme un truc de malade qu’il ne fallait surtout pas louper. J’ai au final très peu joué à FF7, je n’ai jamais dépassé le premier CD pour être précis. Mais j’ai passé des heures à regarder mon frère jouer. Ce n’était en rien une expérience frustrante, car je trouvais le jeu un peu trop dur pour moi et ça me plaisait de pouvoir suivre l’histoire, admirer ces paysages incroyables et baver devant ces scènes cinématiques du futur. Et puis qu’il était long ! À cette époque je ne terminais que très peu de jeux, j’y jouais quelques heures, je m’amusais comme un fou, mais au bout d’un moment mon esprit vagabond avait envie de passer à une autre expérience, et comme ce qui est loin des yeux est loin du cœur, je ne ressentais jamais le besoin de retourner sur ma partie en cours.

Mais très peu de temps après – j’ai eu ma Playstation pour noël 98 – les magazines que nous lisions, Console+ et depuis peu Playstation officiel, commençaient à nous teaser avec force d’insistance sur un blockbuster comme on en avait jamais vu dans le monde du jeu vidéo, un certain Final Fantasy VIII. FF7 avait fait beaucoup de bruit lorsqu’il était sorti en France c’est indéniable, mais il n’y a rien eu de comparable à la sortie de FF8. C’était hallucinant. Jamais un studio n’avait pu aller aussi loin, on ne pourra jamais faire mieux, piochez dans la liste des superlatifs de communiqués de presse et vous aviez une attente bouillonnante autour de ce huitième épisode. Une attente qui devint pour moi insoutenable le jour de la sortie du Hors-Série Final Fantasy 8 de Playstation magazine avec le CD de démo d’UNE HEURE du jeu. Pour l’anecdote il faut savoir que la quasi totalité des magazines que nous avions à l’époque sont passés au feu lors d’un été (pour faire de la place dans le grenier comme disait mon père). Tous? Naaaaaan. J’ai pris soin de conserver ce fameux numéro Hors-Série que j’ai toujours aujourd’hui. Quand je vous dis que ce numéro m’a marqué. Je pense sincèrement avoir lancé cette fameuse démo de Dollet plusieurs dizaines de fois. Le jeu me paraissait dingue à tant de niveaux. Je rentrais à cette époque dans ma période adolescence, et c’était à mon avis le moment rêvé pour jouer à ce jeu. Comme souvent, j’ai demandé le jeu pour Noël 1999, et alors que ma console était déjà pucée, je ne voulais pas avoir une version Verbatim du jeu, et ce fut le cas pour tous les autres épisodes de la série, car ces boites font pour moi partie du plaisir de jouer à un FF. J’ai donc débuté mon aventure à la moitié de mon année de CM2, et je me suis retrouvé bloqué avant l’été. Comme j’avais mes chouchous dans l’équipe de héros de cet épisode, je jouais principalement avec les trois mêmes comparses et je laissais les autres au placard. Grossière erreur en général dans un RPG, mais encore plus dans c’ui là puisque chez Squaresoft on s’était dit que ça pourrait être marrant de séparer le groupe de manière arbitraire au fil de l’aventure histoire de me laisser me démerder avec un groupe de cancres incapables de rivaliser avec un scorpion ridicule. Du coup pendant les grandes vacances, j’ai fait autre chose, et lorsque je suis rentré au collège, je jouais un peu moins à ma Playstation – beaucoup plus à la Dreamcast que nous avions eu également à Noël 99 – et j’ai laissé Final Fantasy VIII dans un coin de ma chambre.

Jusqu’à ce qu’au détour d’une conversation avec un camarade de 6ème, j’appris que j’avais dans ma classe un fan inconditionnel de SquareSoft et de J-RPG en général. Nous nous sommes naturellement liés d’amitié et il m’invita un jour récupérer un Verbatim de Legend of Dragoon contre le prêt de mon exemplaire de FF8. Lorsqu’il me rendit mon jeu après en avoir fait ce que vous pouvez vous douter qu’il fit, il me demanda de venir avec ma carte mémoire car le petit filou possédait un action replay. Je lui avais dit que je m’étais retrouvé bloqué au début du deuxième CD, et il me proposa de me cracker une save pour que mes personnages soient dès le début au level maximum avec toutes les invocations de débloquées. Comme je n’étais pas encore adepte des jeux à systèmes et que je voulais surtout voir la fin de mon jeu, j’acceptai bien volontiers. J’ai donc repris le jeu de zéro, avec trois personnages complètement crackés, et j’ai roulé sur le jeu… jusqu’au combat final. Oui, encore une fois, le jeu choisissait arbitrairement qui de mes héros allaient affronter le boss de fin. Et comme je n’avais pas la patience de relancer la sauvegarde à chaque fois que je tombais sur un tirage pourri, et que malgré mes efforts je ne parvenais pas à tenir tête à cet ultime obstacle, j’ai abandonné, et j’ai demandé à mon pote de me raconter la cinématique de fin. Oui… c’est moche. Je m’en veux encore aujourd’hui d’avoir été si faible face à un jeu vidéo.

Déçu de mon expérience biaisée sur la 8ème merveille du monde, je me suis juré de ne pas reproduire cette erreur lorsqu’un Final Fantasy IX sortirait. Et lorsque je vis les premiers visuels du fameux jeu, je fut intrigué. Le jeu ne suivait pas l’évolution « adulescent » de l’opus précédent, et me proposait de revenir dans un monte plus féerique aux proportions plus cartoons. Circonspect au premier coup d’œil, je me suis mis à l’attendre comme un dingue dès que j’ai vu qu’il y avait des bateaux volants.

J’adore les bateaux volants, vous l’ignoriez?

Et lorsque Final Fantasy IX est enfin sorti pour mon anniversaire en 2001, j’ai ressorti ma Playstation du placard où je l’avais laissé puisqu’à cette époque je venais de terminer Shenmue et il m’était compliqué de revenir sur ma belle grise vieillissante. Mais à peine une heure passée sur le vieux fauteuil dans ma chambre face à ma petite cathodique qui trônait sur une table basse ronde en rotin, que le constat se faisait de lui-même : j’étais reparti pour un tour. L’ambiance générale me parlait en plein coeur, le système de combat à quatre personnages me facilitait un peu la vie; tout comme le système d’apprentissage des compétences que je trouvais vraiment cool. J’ai tellement été emporté par cet univers que je me suis même mis à dessiner des BDs sur mes cahiers de brouillon mettant en scène ce monde merveilleux. Pour l’anecdote encore une fois, il faut savoir que j’avais intitulé cette fameuse BD « Final Fantasy : la quête d’Anfalmyr »… C’est de là que ça vient mon pseudo, de mon amour pour FFIX. Et, pour la première fois, j’ai terminé un Final Fantasy! Oui, et sans tricher ! Ce fut long, difficile, mais passionnant et j’en suis sorti émerveillé. J’étais devenu assez grand et bon au jeux vidéo pour terminer un FF, et ce fut très probablement le dernier jeu que j’ai pratiqué sur ma Playstation. L’ultime expérience parfaite sur ma toute première console à moi.

Et c’est cet amour sincère pour cette franchise que je n’ai cessé de redécouvrir avec le temps qui a fait que je me suis infligé ce quinzième numéro. Parce que Final Fantasy est un nom qui a une sonorité toute particulière pour moi, là où ça n’évoquera sûrement pas grand chose chez des jeunes joueurs qui ont aujourd’hui l’âge que j’avais lorsque j’ai vu Aéris pour la première fois sur l’écran cathodique de ma télévision. J’ai eu la chance d’avoir un FF monument chaque année; quand on nous habitue à un tel niveau de maîtrise avec cette régularité, forcément ça laisse une emprunte indélébile chez un jeune adolescent. Final Fantasy c’est un peu comme la série James Bond, on préfère toujours celui qu’on a fait lorsqu’on entrait dans l’adolescence. Et cette fibre nostalgique, Final Fantasy XV n’a eu de cesse de me la rappeler à grand renfort d’OST rétro à écouter sur la route.

Et lorsque je parcourais les routes sinueuses et infiniment tristes de ce monde malade en écoutant quelques notes de Final Fantasy VIII, je me disais : j’ai quand même eu de la chance d’être ado à l’époque des Final Fantasy Playstation…

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Quel mois d’Avril mes amis ! Le remake de Wonderboy 3 qui sort dans un enthousiasme général et fait découvrir aux nouvelles générations un game design d’un autre temps; JulienC qui ne fait plus partie de Gameblog; les réseaux sociaux qui commencent déjà à se hyper à l’idée d’une SNES mini; sans oublier le Gameboy qui fête ce mois-ci ses 28 ans ! Quel mois vous dis-je…

Pour commencer, j’aimerais profiter de cet édito pour rendre un petit hommage à Julien Chièze qui vient de quitter Gameblog.fr après dix années d’intense investissement. Je ne me garderai bien évidemment d’y aller de mon petit commentaire, car c’est une affaire donc on ne sait rien et qui ne nous regarde aucunement. Non, je tiens à remercier encore une fois Julien pour avoir si brillamment su donner envie à tant d’anonymes comme nous de se lancer dans l’aventure du podcast. Nombreux sont les podcasteurs de notre génération à avoir eu l’envie de s’essayer à l’exercice à force d’écouter les anciens de Joypad discuter jeux vidéo autour d’une table à repasser. Ce fut pour moi une réelle fierté de recevoir Julien sur les ondes de LaCazRetro pour parler de Secret of Mana. Je le remercie une nouvelle fois d’avoir accepté notre invitation avec tant de simplicité; ce fut un moment très particulier pour moi que d’animer un podcast en sa présence et de suivre avec attention les quelques bons conseils dont il m’a dispensé ce soir-là pour m’améliorer. Ici à LaCaz nous sommes des enfants des podcasts de Gameblog, on s’est formé au sein de sa communauté. J’envoie également plein de bonnes ondes à Traz et Julo pour le challenge qui se présente inopinément à eux; je sais leur talent et je ne m’inquiète pas pour eux.

 

Ceci étant dit, j’aimerais revenir sur la rumeur insistante d’une prochaine SNES mini. Oui, ça n’a rien à voir. Nous revenons à peine d’un micro-phénomène de hype autour de la NES mini, où tous ceux qui voulaient afficher qu’ils étaient au top de la mode de la nostalgie, nous ont spammés avec des photos de boites neuves. On ne va pas se le cacher, ça faisait un peu cher pour un selfie et une soirée à se rendre compte que la NES ça a mal vieilli et que la majorité des jeux de votre enfance ne figure pas dans la sélection arbitraire de trente titres inclus dans le bousin.

Mais la Super Nintendo c’est pas pareil. Là on parle d’une des meilleures ludothèques de l’histoire du jeu vidéo; d’une machine mythique qui aujourd’hui met presque tout le monde d’accord lors des apéros de trentenaires. Là pour le coup, l’excitation semble bien plus légitime.

Mais non.

Aujourd’hui, personne ne s’inquiète de la liste de jeux qui figurera dans cette boite en plastique. Et avec la ludothèque de malade de la SNES, imaginez le nombre hallucinant de hits qui ne feront pas partie de la sélection finale. Nan, aujourd’hui tout le monde se dit qu’il faudra investir day-one dans cette objet dont la cote va assurément exploser quelques jours à peine après sa sortie.

Personnellement, je vois plus ces sorties comme une manière astucieuse pour Nintendo de vendre de beaux objets collector plus que de réellement proposer aux joueurs une manière nouvelle et légale de profiter de son histoire dans un cadre optimal. Il faut voir les choses telles qu’elles sont, voilà des années que sur les ondes de lacaz nous « militons » pour l’arrivée d’un service à la Netflix , pour pouvoir JOUER de manière légale à des offres proches des frontends que nous utilisons depuis plusieurs années maintenant et qui n’ont rien à envier aux offres officielles. De plus, n’oublions pas que ce système de ressorties par collections de jeux nous cantonne toujours aux mêmes titres; les usual suspects qu’on nous ressort régulièrement depuis 20 ans; laissant pléthore de bons jeux d’antan sur la touche. Cette mémoire sélective du jeu vidéo va continuer de plonger tant de bons petits jeux dans l’oubli que ça me rend plus triste qu’autre chose.

Ces mini consoles sont des objets de collection, voire de statut social, mais certainement pas des ressorties. On me rétorquera bien volontiers que je ne suis sûrement pas le public visé et que c’est toujours mieux que rien – et vous n’auriez pas tort – mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est bien triste de se contenter de si peu. D’autant que des propositions alternatives existent (je pense par exemple à cette micro NES à cartouches NFC)  et qu’elles sont à mon sens hautement plus intéressantes. Mais pour creuser un peu plus la question, je vous inviter à écouter notre podcast Hors-Série « Emulation 2 » où nous débattons sur ce sujet.

 

Mais pendant qu’on se perd en conjectures, le Frigo fête ses 28 ans. 28 années d’une lignée de consoles portables à succès planétaire qu’aucun concurrent ne parviendra à bousculer jusqu’à l’explosion des smartphones. Un anniversaire qui laisse aisément supposer que dans deux ans nous aurons droit à une réédition en mode « mini » pour le trentième anniversaire.

Chez moi, on n’a jamais eu le premier Gameboy; et ce n’est pas faute de l’avoir demandé ! Car oui, mon frère avait effectivement demandé la portable de Nintendo à l’époque – nous avions déjà quelques Game&Watch – mais notre SEGAFANBOY de paternel lui offrit une GameGear à la place « Parce que c’est de la couleur, c’est plus puissant et Sega c’est mieux que Nintendo« .  Mais lorsqu’un cousin ou un ami débarquait à la maison avec la bête, même pour des gosses élevés au bleu, il n’y avait pas photo. Trente secondes sur Tetris valaient mieux qu’une semaine sur Columns, un Link’s Awakening faisait bien plus voyager qu’un sympathique Dragon Crystal. J’ai dû attendre la sortie du GameBoy Color ( violet transparent toi même tu sais) avec Pokemon Bleu pour enfin découvrir la qualité de sa ludothèque, ludothèque qui ne cesse de m’étonner encore aujourd’hui.

Ce que j’ai toujours adoré sur le Gameboy, c’est qu’elle vient d’une époque où les développeurs étaient habitués à des standards plus élevés, et les limitations techniques de la machine les obligeaient à penser différemment et à creuser ce qui devait être le coeur de l’expérience de jeu. Un procédé d’épure que j’aime particulièrement et qui a donné des jeux d’une simplicité et d’une pureté dingue. Des jeux qui sont toujours aussi agréables à jouer aujourd’hui.

Alors je te souhaite un excellent anniversaire petite chose magique. J’ai hâte de me plaindre dans deux ans de la pauvreté de l’offre de ta réédition collector trop cool #revival #oldies #tropdesouvenirs #ads

 

Pour conclure j’aurais aimé vous parler du remake français de Wonderboy 3, jeu de coeur pour pas mal de cazeurs (dont Subby qui le speedrun comme un taré), mais je n’ai pas eu le temps de me le faire à l’heure où j’écris ces lignes. Mon impatience est énorme, et ma rage face aux chanceux qui ont eu le presskit en boite de Master System, est intolérable. Vous pouvez toujours retrouver l’avis de notre Punky sur sa chaîne youtube en attendant. Je félicite les gens de Dotemu avec qui nous avons par le passé collaboré pour vous offrir des cadeaux sur le Grand Quiz. Leur nouvelle orientation démarre de bien belle manière et je le souhaite de continuer à nous proposer des titres avec ce niveau de finition. J’aime la philosophie de ces gens, leur manière de respecter le passé et de lui donner le coup de jeune qu’il faut pour le rendre attirant pour le plus grand nombre. Vivement que je puisse m’y plonger !

 

De temps en temps je lis certaines choses dans les messages de notre communauté, des remarques qui me font sourire car elles sont le fruit d’une sorte de projection sur la manière dont marche LaCazRetro.  Pour la même raison qu’on est amené à imaginer le physique d’un podcasteur qu’on n’a jamais vu et d’être étonné de le voir en vrai tant il ne correspond pas à l’image qu’on s’en était faite; certains poditeurs ont une vision assez définitive et pourtant totalement fausse sur la manière dont un podcast se fait, et plus spécifiquement les nôtres. Du coup, pourquoi ne pas vous l’expliquer? Ça sera plus simple.

 

COMMENT ÇA MARCHE ?

Si une saison de LaCazRetro se lance en septembre, elle commence en réalité en mai; où on se réunit pour préparer la saison à venir au lieu de faire ce qu’il nous plait. Premièrement je fais un tour sur l’agenda de la saison à venir et je marque les dates fixes : énigmes, diffusion, premiers dimanches du mois… Car en plus de faciliter la vision à long terme, ça permet aussi de savoir combien d’émissions on peut faire dans cette saison. Par exemple, pour la saison six, en mai on savait qu’on avait la place pour 21 mardi de diffusion, podcasts standards et hors-séries mélangés. À partir de là on peut regarder notre liste top secrète pour la réduire à 21 sujets. Et c’est important de le faire avant les vacances, car un début de saison est toujours lent à démarrer, entre les retours de vacances différents, la reprise du boulot, les enfants qui reprennent l’école, il vaut mieux se débarrasser de cette organisation dès la fin de saison précédente, quand on est encore tous ensemble et dans le rythme. La Saison se prépare à la fin de la saison précédente.

LA LISTE

Définir la liste des podcasts d’une saison est la partie la plus complexe car elle nécessite un équilibre souvent difficile à trouver. Il faut être équilibré dans les genres de jeux, les époques, les plateformes, et les intervenants de ces émissions. Autre difficulté, il faut au moins trois intervenants pour valider un podcast. Aussi fou que ça puisse paraître, c’est très important pour nous de parler de jeux qu’on connaît, et encore plus fou, tous les chroniqueurs de LaCazRetro ne connaissent pas tous les jeux du monde. C’est souvent très drôle de lire des remarques comme « j’aurais bien aimé entendre machin parler du jeu aussi » sans penser une seule seconde que machin n’a peut-être jamais joué de sa vie à ce jeu-là. Et le plus fou, accrochez-vous à votre siège : ce n’est pas un crime. Du coup on se retrouve autour d’une liste de plus d’une centaine de jeux qu’on va devoir réduire, premièrement par le nombre de cazeurs ayant fait ledit jeu, puis après par rapport à son genre, sa plateforme, son époque. À cette réunion, j’ai souvent dans ma liste une sélection de jeux qui vont fêter leurs dix ans ou leurs vingt ans au cours de la saison à venir, au cas où; mais c’est important de ne pas trop se focaliser là-dessus car on ne sait jamais vraiment comment va se dérouler la saison, alors il vaut mieux éviter de bloquer une date six mois à l’avance. Par exemple, cette saison, le podcast ICO devait sortir la semaine de la sortie de The Last Guardian. Outre l’ultime report de ce dernier, nous avons dû également sortir notre podcast plus tôt que prévu car nous avons été dans l’obligation technique de reporter notre enregistrement du hors-série Émulation. Heureusement qu’on n’en a pas fait des caisses pendant l’enregistrement d’ICO en parlant gratuitement de TLG pour faire genre c’est un podcast à donf sur l’actu’. C’est aussi pour ça qu’on ne donne jamais le numéro du podcast pendant l’enregistrement car rien n’assure qu’ils seront diffusés dans le même ordre qu’ils furent enregistrés.

Une fois la liste finalisée, on détermine le premier bloc, les cinq premiers podcasts qu’on va faire dans cette liste, toujours en étant équilibré dans les genres, époques et intervenants. Quand on a fait ça, le plus dur de la saison est fait. Au début de l’aventure LaCazRetro, on planifiait les podcasts quatre par quatre, et même si ça a tenu, c’est clairement pas la bonne méthode car ça nous empêchait de prendre  de l’avance sur des jeux assez longs qu’on aurait aimé refaire avant d’enregistrer le podcast pour raviver les souvenirs. Du coup, non, on ne prépare pas les podcasts en fonction du succès ou non des podcasts déjà sortis. Car en plus de planifier notre liste longtemps à l’avance, le like n’entre absolument pas en considération dans notre préparation. On fait des podcasts sur des sujets qu’on a envie de traiter, et le fait de les définir en amont nous permet de construire une programmation plus variée et intéressante.

LE CONDUCTEUR

La liste est faite, les premiers podcasts planifiés, passons à la préparation des enregistrements. Sur notre site nous avons un forum privé pour l’équipe qui nous permet de planifier tout ce qu’on fait dans l’année, dont un topic émission où sont préparés en détails nos futurs podcasts. Le process est le même, le premier post est un résumé du conducteur où chacun doit se placer. Animateur, Monteur, Une du mois, Pitch, Univers, Gameplay, Esthétique, OST, Revue de Presse, Anecdotes, Argus. Chaque intervenant se place là où il sent qu’il aura le plus de choses à dire, les rubriques se répartissent de la même façon, et très rapidement on a une version alpha du conducteur. On s’échange quelques liens pour les rubriques, certains apportent des précisions sur leur futures interventions, mais en général on fait en sorte de ne pas trop savoir ce que pensent les autres avant l’enregistrement, afin de garder la spontanéité d’apprendre qu’untel déteste le jeu qu’on adore. Lorsque ce premier conducteur est rempli, on passe au Doodle pour trouver une date d’enregistrement où tous les intervenants seront disponibles. Et prenez en compte qu’on fait ça pour cinq podcasts en même temps. Quelques jours avant l’enregistrement, je pose noir sur blanc le conducteur final, un document word où sont développés dans les différentes parties des angles et des questions que je vais sûrement aborder pendant l’enregistrement. Ce qui me permet ne de pas oublier d’orienter la discussion sur tel ou tel sujet, et aux chroniqueurs de savoir avant l’enregistrement à quelle sauce ils vont être mangés. Tous les podcasts sont préparés de cette façon, on ne fait pas de « podcast à l’arrache ».

LE JOUR-J

En grande majorité, on se retrouve sur Skype le dimanche soir à 21h pour enregistrer. On passe un bon quart d’heure à vérifier que les micros marchent comme il faut, que personne n’a de problème technique, que Evaer enregistre bien la conversation; on refait un petit récap’ du conducteur pour être sûr que tout le monde est prêt, et on se lance. On enregistre dans les conditions du direct, en essayant de se reprendre le moins possible ou d’interrompre le flux le moins possible. Car même si on monte à chaque fois les podcasts pour rogner les blancs, les bruits parasites et autre déglutition, c’est important de conserver la spontanéité d’un enregistrement continu. La tentation serait trop grande de marquer des pauses toutes les deux minutes pour vérifier telle ou telle information et la ressortir comme si on la connaissait depuis le début. On pourrait le faire, on n’est pas en direct. Mais à quel prix? Un rythme lent d’une discussion sans cesse interrompue? Non merci. Et qui plus est, si on se vantait de faire des podcasts ultra complets qui vont à l’encontre de notre concept (qui est, si besoin est de le rappeler, d’échanger des souvenirs de joueurs et non de faire des reviews objectives), nos forums seraient pollués par la Haut Autorité du Pixel qui viendrait nous préciser points par points nos différents oublis et approximations. Ce qui est déjà le cas aujourd’hui alors que c’est – again – absolument pas le concept de LaCazRetro.

On termine l’enregistrement entre 23h et minuit, on vérifie les backups, on envoie les liens importants vers le forum et les backups sur notre serveur pour le monteur. On discute d’idées pour l’énigme de cette émission, parfois on continue le débat entre nous pendant une petite demi-heure supplémentaire. On espère que le podcast est de qualité surtout. En général je mets un temps dingue à m’endormir ces dimanches-là car l’excitation du « direct » met du temps à retomber quand même.

LA POSTPROD

Monter le rush, poster l’énigme, envoyer le montage sur le ftp, préparer le fichier xml pour qu’iTunes mette à jour notre liste de podcasts, faire la bannière et le billet du podcast, préparer les posts sur Twitter et Facebook… Toutes ces petites tâches de post-production sont aussi importantes que la préparation des enregistrements. Les finitions sont toujours délicates car c’est ce qui va mettre en forme la sortie de notre podcast pour vous permettre d’écouter l’émission dans les meilleures conditions. Quand le podcast sort, le truc est fini, c’est carré. Être amateur n’a jamais légitimé de faire les choses à moitié.

LA SORTIE

Quand le podcast sort, on est probablement en train de préparer l’enregistrement d’une future émission, et le podcast qui sort a probablement été enregistré il y a trois semaines. On guette les premiers retours de nos plus fidèles poditeurs, on partage le billet sur les réseaux sociaux, et on attend. En général il faut trois jours pour voir le premier afflux de commentaires sur le site, et ça dure pendant quelques jours. Par rapport à d’autres blogs de notre style, je trouve qu’on a beaucoup de commentaires, et c’est quelque chose dont je suis particulièrement fier. Aujourd’hui les gens réagissent plus facilement sur Twitter et Facebook avec un petit mot, mais de moins en moins en laissant un commentaire sur le billet du site. Du coup c’est toujours avec beaucoup de plaisir de vous voir nombreux à partager vos propres souvenirs sur le jeu qu’on traite. Je sais toujours pas pourquoi vous le faîtes plus chez nous que chez les voisins, mais je vous kiffe pour ça.

Vous savez donc maintenant comment se fabrique un podcast de LaCazRetro, du premier brainstorming à la diffusion publique. Ça prend du temps, évidemment, c’est un investissement pour chaque membre de l’équipe, et c’est parce qu’on s’y consacre tous les uns pour les autres qu’on tient le rythme depuis six saisons. L’envie peut être là, mais si l’organisation ne suit pas, on ne peut rien faire. On s’est organisé avec le temps en trouvant les solutions les plus confortables pour tout le monde, pour nous permettre d’optimiser notre temps libre pour faire des podcasts dans les meilleures conditions et ne pas se retrouver à avoir la tête dans le guidon sans voir qu’on fonce droit dans le mur. Par exemple je sais aujourd’hui que beaucoup de nos poditeurs choisissent leurs sujets, qu’ils ne vont pas écouter un podcast parce que le sujet ne leur parle pas plus que ça. C’est normal, je le comprends, mais ça n’empêche que c’est un crève-cœur car on a passé autant de temps sur ce podcast-là que sur un autre, et que notre plus grande satisfaction est de lire un poditeurs curieux nous dire qu’il s’est lancé le jeu pour la première fois parce qu’on lui a donné envie de s’y essayer. Mais on a rarement le temps de se morfondre de voir un podcast qui nous tenait à cœur recevoir bien moins de retours que d’autres, car on est en train d’en préparer un autre, et le meilleur podcast, c’est toujours le prochain.

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